Hello there !

Je vous propose un chapitre riche en émotions cette semaine, j'espère que vous l'apprécierez ;)

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Réponse(s) aux lecteur.ice.s

Ekalkas : Que ton message est doux, je suis très heureuse que mon début d'histoire te plaise ! Merci également pour ton retour sur les points de vue parallèles, ça me rassure car j'avais peur que ça ne soit pas assez explicite (surtout que la mise en page sur Fanfic est pas terrible). Contente également que tu apprécies l'atmosphère un peu sombre (je sais que ça peut tiquer certaines personnes). J'espère que la suite te plaira ! Et pas de soucis pour le doublon, ça fait deux fois plus de douceur ;)

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Chapitre 7 : Inside Out

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Hermione se leva sans réveiller Malefoy, profondément endormi sur le sofa.

Désorientée à n'être habillée que d'une culotte et d'un t-shirt, elle chercha d'urgence de quoi se couvrir les jambes. Son rythme cardiaque monta, elle ne retrouvait pas sa tenue de la veille. Elle se contenta alors d'un des pantalons du Serpentard qui trainait sous un meuble. Hermione l'enfila si nerveusement qu'elle l'extirpa brutalement des bras de Morphée.

- Par Salazar, Granger, pourquoi te lèves-tu aux aurores ? marmonna Malefoy avec la voix rauque du matin. J'aimerais dormir.

- Dormir ? DORMIR ? cria-t-elle en mettant un vêtement bien trop grand pour elle. Au diable ton manque de sommeil. Je me réveille sur toi, en culotte, avec TON t-shirt qui plus est ! Par Merlin, tu es en caleçon !

- Relax, on a un peu trop bu hier, bâilla-t-il en s'étirant. On s'est endormi ivre mort sur le sofa, pas de quoi s'alarmer.

- Un peu trop bu ? Pas de quoi s'alarmer ? répéta-t-elle en commençant à paniquer. Peu importe qu'on se soit saoulé, on est à POIL l'un sur l'autre, Malefoy ! Oh la la…

- J'en déduis que tu ne te souviens de rien, soupira-t-il en se relevant.

- Pas vraiment, j'ai beaucoup de mal à m'en rappeler. Par Merlin, je n'aurais pas dû te suivre là-dedans, je savais que c'était une mauvaise idée.

- Et bien pour te répondre, je ne t'avais jamais vue autant entreprenante, Granger, dit-il d'un air malicieux. C'était si… incroyable !

- Oh non. Non. Ne me dis pas qu'on a couché ensemble !

Hermione bouillait tellement qu'elle pouvait presque sentir de la fumée sortir de ses oreilles. Elle avait si honte ! Cela n'avait pas l'air de gêner Malefoy, qui, pour toute explication, se contenta de ricaner. Ainsi, il profitait de son état de faiblesse pour coucher avec elle.

Un sourire moqueur continuait de traverser son visage. Après s'être revêtu d'un pantalon, Malefoy se rapprocha d'elle avec une allure de prédateur. Elle recula instinctivement et tendit ses bras vers lui. Elle était prête à le repousser violemment en cas d'attaque. Contre toute attente, il s'arrêta juste devant elle, frôlant ses mains.

C'est à ce moment-là qu'Hermione eut un éclair de lucidité. Il la provoquait, c'était évident.

Issu d'une famille de sorciers qui prônait avec fierté la pureté du sang, Malefoy n'aurait jamais osé la toucher, même par abus de pouvoir. De plus, il lui avait suffisamment martelé à Poudlard qu'elle n'était qu'une Sang-de-Bourbe insignifiante, que sa seule existence le dégoûtait. Cette aversion l'avait en outre poussé à la torturer avec sa tante. Pourquoi changerait-il aujourd'hui ?

Plongée dans ses réflexions, elle ne remarqua pas le visage de Malefoy, à quelques centimètres du sien.

- J'ai compris, tu te fiches de moi, déclara soudainement Hermione. Comment pourrais-tu avoir une relation avec moi ? Tu me hais depuis l'enfance. Mon simple contact suffirait à te rendre stérile, et m'embrasser te conduirait au suicide !

Malefoy fit un brusque mouvement de recul. Son visage se figea en même temps que tout signe apparent de moquerie. Sa respiration devint subitement hachée, comme si elle lui avait assené un violent coup de poing dans le ventre. Hermione ne comprenait pas pourquoi il restait devant elle, à la fixer de ses iris d'un gris-blanc inexpressif. Il semblait attendre quelque chose, elle se demandait quoi.

Mais le Serpentard ne lui donna pas le temps de faire le tour de la question. Il soupira en hochant la tête, sonnant la délivrance de ce silence dérangeant. Il essuya rageusement le bord de ses yeux et attrapa les quelques vêtements qui trainaient sur son lit.

La porte de la salle de bain claqua, laissant Hermione seule, abasourdie par sa réaction.

Drago était assis par terre en tailleur, sa tête contre le carrelage froid de la douche.

Une eau glaciale ruisselait sur son corps, devenant rouge vif au contact de son bras gauche. Il ne savait plus depuis combien de temps il ressentait une sensation d'apaisement. Paradoxalement, la douleur physique était la preuve irréfutable qu'il vivait toujours.

Vivant, mais perdu.

Drago noya son visage dans ses mains. L'euphorie de la veille avait été engloutie dans les profondeurs de l'oubli. Elle ne se souvenait de presque rien.

Mais lui d'absolument tout.

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En un rien de temps, Granger passa de la vantardise mal placée à une hilarité sans limites.

Drago profita de sa soudaine ébriété pour lui poser des questions auxquelles elle n'aurait jamais répondu sobre. Une en particulier lui brûlait les lèvres depuis longtemps. Avait-elle jeté son dévolu sur Weasmoche ? Drago ne comprenait pas son intérêt pour un sorcier qui, bien que de Sang-Pur, n'arrivait pas à la cheville de la jeune femme. Ni même au petit orteil.

À l'entente de son nom, Granger se décomposa.

- Ce n'est qu'un idiot.

- Ça, je n'en ai pas douté un seul instant, ricana-t-il. Mais pourquoi le penses-tu aussi ?

- Je lui ai envoyé de nombreux signaux, soupira-t-elle. J'ai voulu l'inviter deux fois à des soirées, une en quatrième année et une l'année dernière.

- L'année dernière ? La fête de Slughorn ?

- Celle où tu es soi-disant rentré en douce, plaisanta-t-elle en mimant des guillemets avec ses doigts.

- Roh, c'est bon, bouda-t-il.

- Je croyais qu'après l'épisode de ton poison, il se serait rapproché de moi.

- Tu essayes de me mettre en rogne ou quoi ? s'exclama Drago.

- J'énonce que des faits et arrête de me couper ! se défendit Granger. Bref. Je pensais qu'il serait plus réceptif à mes avances. Je me suis lourdement trompée.

- Il a continué de t'ignorer ?

Granger secoua la tête positivement, les larmes prêtes à couler. Drago se fit violence pour ne pas la prendre dans ses bras et la rassurer. Il voulut lui dire qu'elle ne devrait pas s'en faire, mais il n'était rien pour elle. Seulement un camarade de classe qu'elle déteste, qui lui faisait vivre un enfer. Un ennemi avec lequel elle se saoulait pour oublier la douleur qu'ils éprouvaient chacun de leur côté.

- Mince ! Il n'y a plus rien ! s'exclama-t-elle en secouant la bouteille vide.

- Je vais aller en chercher, soupira Drago.

- Je viens avec toi !

- Quoi ?

- Je viens avec toi ! répéta-t-elle plus fort, certaine qu'il ne l'avait pas entendu. Je vais pouvoir visiter le subliiiiiiime Manoir où l'on me torture, ha ha.

- Ça ne serait pas une bonne idée, dit-il en se mettant debout. Si mon père te voit, il…

- Tut-tut. Cesse d'invoquer ton paternel comme excuse à chaque fois que tu veux t'échapper, dit-elle en se levant à son tour.

- Ce n'est pas ça, c'est…

- Ma décision est irrévocable ! Allons-y ! le coupa Granger en passant le pas de la porte.

- Granger ! Reviens, par Salazar !

Mais elle était déjà au fond du couloir. Drago la rattrapa pour la faire partir dans l'autre sens.

- Granger, demi-tour ! dit-il en lui prenant les épaules.

- Non ! s'exclama-t-elle en se débattant.

- Le cellier est de l'autre côté, espèce de chocogrenouille !

- Oh.

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Quand ils atterrirent dans la cage d'escalier en face du sous-sol, les portraits se mirent à hurler.

- Alcoolique !

- Que fais-tu avec une femme avec laquelle tu n'es pas marié ?

- De mon temps, on n'emmenait pas les femmes dans un cellier !

- Ha ha ! Ce sont tes ancêtres, Malefoy ?

- Oui, grogna-t-il.

- Qui c'est celle-là ?

- Hermione Granger, illustre Sang-de-Bourbe, ricana-t-elle en faisait la révérence. Je vais me marier à un Malefoy et donner naissance à un rejeton qui ruinera votre famille !

- Quooiiii ?

- Immonde Traître à son Sang !

- Nous te déshéritons !

- Tu es une engeance !

- C'est à cause de cette souillon de Black ! Elle a perverti son esprit !

Drago dut s'accrocher à la rampe d'escalier tellement il riait.

- Les Malefoy n'ont vraiment pas d'humour, gloussa Granger en pénétrant dans le cellier.

- Tu sais parler aux tableaux, toi, hoqueta Drago en essayant de se calmer.

- J'ai l'habitude. Walburga Black me racontait les mêmes horreurs. C'était tellement facile de l'irriter, ricana-t-elle.

- Comment as-tu déjà rencontré ma grand-tante ? s'étonna-t-il.

La Gryffondor lui fit un clin d'œil en attrapant deux bouteilles. Amusé, Drago les lui prit des mains et ils remontèrent sous les huées.

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Son euphorie ne dura pas. Ses parents les attendaient au rez-de-chaussée.

- Que signifie ce tapage, mon garçon ? grimaça Lucius. Que fait cette Sang-de-Bourbe ici avec toi ?

- Rien.

- Ne sois pas impertinent, Drago. Ramène-la dans sa cellule et rends-moi ces bouteilles par la même occasion. Tu…

- Mon amour, ne serait-il pas plus sage pour vous d'aller vous reposer ? intervint Narcissa.

- Je dois sévir, ma douce, dit-il en se tournant vers elle. C'est mon devoir.

- Vous le ferez demain. Vous serez en pleine possession de vos capacités, dit-elle en lui prenant la main. Je m'occuperai personnellement de la Sang-de-Bourbe.

- Narcissa…

- Venez avec moi, nous devons converser de quelques informations que j'aie omis de vous partager.

- Qu'il en soit ainsi, soupira Lucius en s'éloignant avec elle.

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Drago souffla profondément en refermant la porte de sa chambre. Si seulement son anxiété pouvait s'échapper dans l'air. Soudain, un bruit sourd fit trembler les murs.

- Ah zuuut ! J'ai fait tomber des livres de l'étagère !

- Par Salazar, Granger, que fais-tu encore ?

- Je voulais attraper ça !

Elle lui montra son jeu de bataille explosive.

- Tu sais y jouer ?

- Non pas vraiment, gloussa-t-elle. Enfin, on s'en fiche !

Elle s'assit sur le tapis devant la cheminée éteinte. Drago soupira en souriant et la rejoignit.

Le Serpentard lui rappela les règles.

- Le but de ce jeu de cartes est de faire le plus de paires possible dans un temps limité. Elles explosent au bout d'un moment si tu n'es pas assez rapide.

- Plutôt simple. Je vais rajouter une règle amusante, dit-elle en débouchant une nouvelle bouteille.

- Laquelle ?

Rougissante, la jeune femme lui expliqua ce qu'elle avait en tête.

- À chaque fois que l'un de nous deux perd une partie, il ou elle doit retirer un vêtement qu'il ou elle porte.

Drago lui fit les yeux ronds.

- Quoi ?

- La seule limite que j'aimerais donner, c'est de s'arrêter au caleçon pour toi et à la culotte pour moi, continua-t-elle dans sa lancée.

- …

- Ha ha, tu en fais une de ces têtes ! Tu voulais qu'on oublie dans quelle merde on est, non ? C'était bien tes mots, si je ne m'abuse ?

- Très bien, allons-y, soupira-t-il, un brin intéressé. Il est hors de question que je perds contre une débutante, Granger !

- Tu devrais te méfier, je suis pleine de surprise, ria-t-elle.

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Entourés de bouteilles d'alcool désormais vides, les deux jeunes sorciers jouèrent aux cartes jusqu'à une heure qui aurait fait pousser des cheveux bruns à Lucius. Les vêtements tombèrent les uns après les autres au fil des parties, chacun gagnant à tour de rôle, puis arriva la finale.

L'effervescence augmenta d'un cran. Concentrés à l'extrême, aucun des deux ne voulait céder du terrain à l'autre. Contre toute attente et ne sachant pas comment ils avaient réussi, ils finirent sur une égalité parfaite. Drago enleva son t-shirt, mais Granger, déjà en sous-vêtement, entreprit de retirer son soutien-gorge.

- Tiens, j'en ai plus besoin désormais, dit-il en lui tendant son t-shirt. Je ne regarde pas.

- Quel gentleman ! s'esclaffa-t-elle.

Granger le prit et l'enfila. Elle le remonta un peu, nouant le bout, laissant apparaître son ventre.

- À défaut de voir mes seins, ria-t-elle.

Drago tourna la tête vers elle. La Gryffondor s'était assise à côté de lui, ses cuisses nues le frôlèrent, lui donnant une vague de frissons. Elle rapprocha son visage du sien tandis qu'iI admirait la scène au ralenti.

Il contempla ses discrètes taches de rousseur autour de son nez, ses pommettes rosies par l'alcool et la bouche légèrement entre-ouverte. Granger lui câlina gentiment le nez avec le sien, comme une invitation. Le contact avec sa peau chaude était agréable. Ses beaux cheveux bouclés lui caressaient les joues. Hypnotisé, Drago était tout à coup attiré par ses lèvres, qu'il imaginait être les plus douces du monde.

Il lui prit timidement les épaules, la reculant lentement. Il la fixa droit dans les yeux, cherchant son approbation et, en guise de réponse, la jeune femme fondit sur lui, l'embrassant à corps perdu. Toute l'éducation de Drago, le choix de ses partenaires, la pureté du sang, la chasteté avant le mariage, vola en éclat, oubliée. Il n'avait jamais autant désiré les lèvres de celle qu'il aimait provoquer. Il ferma les paupières, sombrant avidement dans toutes les sensations qu'elles lui procuraient.

Dans un soupir brûlant, Granger approfondit leur baiser. Leurs deux langues se rencontrèrent, se titillant, se caressant langoureusement. Parfois, il entrouvrit brièvement les yeux pour l'admirer. Elle était magnifique. Elle lui faisait oublier où ils étaient. Son contact l'avait transporté dans un autre univers, loin de toute cette peur, de cette souffrance. Ils passaient un bon moment ensemble que ça lui semblait si naturel, si simple.

Granger rompit leur baiser pour se relever, entraînant Drago avec elle. Malgré les quelques secondes qui s'étaient écoulées, ses lèvres étaient déjà impatientes de retrouver les siennes. La Gryffondor ne lui en donna pas l'occasion, le poussant sur le sofa juste derrière lui. Elle se mit à califourchon sur lui, les jambes de part et d'autre de son bassin. Fasciné, Drago observait la scène en contreplongée. Il admirait son ventre rebondi avec de petits grains de beauté épars, les contours de ses seins qui apparaissaient timidement sous son t-shirt.

Il ne savait que faire de ses mains, hésitant à la toucher. Granger l'avait remarqué. Elle les lui attrapa gentiment et les posa affectueusement sur ses hanches, l'incitant à caresser son corps à moitié nu. Drago découvrit alors ses formes rondes irrésistibles. Chaque centimètre de peau parcourue lui donna des fourmillements électriques au bout des doigts.

Brûlante de désir, la jeune femme se pencha vers lui pour continuer leur baiser, puis tout en douceur, elle commença à onduler son bassin contre l'érection naissante de Drago. La sensualité que lui procurait sa langue, les picotements d'excitation qui montaient dans son bas ventre mélangé à l'alcool décuplaient ses sensations. Il en voulait plus, beaucoup plus. Il se cambra légèrement pour renforcer le contact entre leurs deux intimités et soupira sous la volupté. Il avait tant envie d'elle et il sentit qu'elle aussi le convoitait ardemment.

Puis tout s'effondra, comme s'il avait pris un seau d'eau froide sur la tête.

Le visage de Granger, déformé par la douleur, se superposa à celle tordu par le plaisir qu'elle lui présenta à cet instant.

Drago la repoussa, la stoppant net. Il ne pouvait pas faire ça, il ne pouvait pas lui faire ça. Granger était complètement saoule, n'avait plus aucune limite, aucune barrière. Elle ne savait plus où elle était ni ce qu'elle faisait et avec qui. Il se persuada qu'elle n'aurait jamais fait ça avec lui en étant sobre.

Interrogative, elle pencha la tête sur le côté, toujours avec un sourire radieux au travers de son visage. Il la prit délicatement dans ses bras et l'invita à s'allonger contre lui. Granger se laissa faire, soupirant d'aise. Drago attrapa un plaid qui se trouvait sur le rebord du sofa et le plaça sur eux. Prenant son torse pour un coussin, la Gryffondor tomba rapidement dans le sommeil. Il la suivit de près, entortillant autour de ses doigts fins ses beaux cheveux bruns.

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Il entendit Granger tambouriner à la porte de la salle de bain.

- Malefoy, je t'en prie ! Raconte-moi la soirée d'hier, s'il te plait…

Drago soupira.

- Malefoy, je suis désolée pour tout à l'heure. J'étais énervée que tu ne me dises rien !

Il se releva pour couper l'eau de la douche. Granger continua à frapper à la porte.

- Malefoy ! Je t'en prie, j'ai besoin de savoir, sanglota-t-elle.

- J'arrive, marmonna-t-il.

Drago soigna délicatement son bras gauche avec un onguent et ajusta son bandage. Une fois fini, il enfila le caleçon et un pantalon qu'il avait emportés avec lui. Encore déçu de l'attitude de Granger, il soupira tristement avant de sortir de la salle de bain.

La Gryffondor l'attendait par terre, assise devant la porte. Elle endossait toujours le t-shirt qu'il lui avait prêté la veille et le pantalon qu'elle avait mis à la hâte. Le temps se figea pour Drago, qui ne put s'empêcher de l'admirer. Il la trouvait si belle. Même si elle avait une mine épouvantable, quand bien même si elle portait des vêtements deux fois trop grands.

Embarrassé, Drago décoiffa ses cheveux humides.

- Que fais-tu par terre, Granger ? lui demanda-t-il en rompant le silence pesant.

- Je n'ai plus la force de tenir sur mes jambes, sanglota-t-elle

- Relève-toi, je t'ai connue plus combative que ça, répliqua-t-il en lui tendant la main.

Surprise, elle la détailla pendant quelques secondes avant de la prendre.

- Que s'est-il passé hier ? murmura-t-elle.

Drago tiqua, il ne savait pas quoi lui répondre.

Devait-il lui dire la vérité ? Qu'elle, Hermione Granger, la Miss Je-Sais-Tout, la personne qu'il a traitée de Sang-de-Bourbe pendant des années, qu'il avait malmené, maltraité, torturé, était tellement ivre qu'elle avait eu envie de lui pendant une soirée ?

- On a volé des bouteilles à mon père, on a beaucoup bu et on a joué à la bataille explosive jusqu'à quatre heures du matin, lui dit-il en fixant son Nimbus 2001, tant ses yeux noisette le perturbaient.

- C'est tout ? J'ai des souvenirs comme quoi on avait fait autre chose, mais je ne sais pas si…

Soudain, quelqu'un frappa à la porte de la chambre.

- Drago, ton père veut te voir. Ne le fais pas attendre, il est extrêmement remonté. Miss Granger, préparez-vous également, je dois vous montrer votre nouveau travail.

Ils entendirent le bruit caractéristique des escarpins s'éloigner dans le couloir.

Drago pesta. Il sécha ses cheveux d'un coup de baguette, arracha une chemise noire d'un cintre et la mit en quatrième vitesse. Plus il était lent, moins son père serait clément.

- Tu vas être puni à cause des bouteilles ? s'inquiéta Granger.

- C'est certain, marmonna Drago en ajustant sa cravate. Mais pas que.

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Le rapprochement entre eux s'amorce bien mais ils étaient tous les deux bourrés :O Pauvre Drago qui se retrouve avec une Hermione qui ne sait pas trop ce qu'il s'est passé... Tristesse.

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J'espère que ce chapitre avec ces quelques gouttes de citron vous a plu. Je vous retrouve pour un nouvel épisode... bientôt. ;)

Des bisous !