Et bonjour !

J'ai l'impression d'être une infâme voleuse d'avoir écrit et de publier cette chose, mais mes deux compagnonnes de conneries PerigrinTouque et Lawiki m'ont donné le feu vert et m'ont même (beaucoup trop) encouragé à écrire ceci sur notre Dofy national. Comment résister ? Surtout quand elles me donnent des bases et des idées de prompts aussi drôles !

Je vous souhaite donc la bienvenue dans ce souillage pur et simple de Doflamingo et de son entourage. Venez donc avec moi vous vautrer dans le crack et l'irrespect complet en suivant les incroyables aventures de Maman Dofy et sa pauvre famille qui doit le subir au jour le jour !


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Trafalgar Law était un jeune homme sérieux, placide et tout ce qu'il y avait de plus banal. Bien dans ses baskets du haut de ses vingt-trois ans, ses cernes marquées, son expression d'émo sadique et ses tatouages de rebelle pouvaient tendre à nous laisser paraître le contraire, mais il se sentait comme un garçon parfaitement équilibré dans sa vie et dans sa tête. Vraiment.

Son entourage et particulièrement ses amis lui faisaient pourtant souvent la remarque qu'on ne croisait pas tous les jours un jeune homme aussi froid et détaché, aux tels élans sadiques et qui s'avérait être capable du pire lorsqu'on lui cherchait des noises d'un peu trop près. Et qu'avoir une passion morbide pour les cadavres pouvaient être plus ou moins mal vu aux yeux de la société, également.

Mais Trafalgar Law s'en foutait comme de la dernière dent de lait du bébé de leur voisin, qu'on se le dise.

Il était assez intelligent et suffisamment mature pour comprendre de lui-même qu'il n'y avait pas plus sain d'esprit que lui malgré tout ce que ces mauvaises langues pouvaient dire. Tant qu'il se sentait heureux et épanoui au jour le jour et qu'il ne lui venait pas une pulsion d'égorger quelqu'un dans une ruelle sombre, tout allait pour le mieux.

Mais il était également assez intelligent et suffisamment mature pour réaliser que si on grattait un peu son passé et son environnement familial, il s'en sortait tout de même bien.

Vraiment bien.

Même sa cœur Lamy, de quatre ans sa cadette, s'en sortait merveilleusement bien. Car à la différence de Law, elle n'avait pas son QI largement supérieur et n'était pas particulièrement plus mature que les jeunes de son âge. Et malgré tout, elle acceptait leur originalité familiale avec une aisance et une candeur exemplaires et le vivait tout aussi bien que lui au jour le jour.

Et Dieu seul savait à quel point ça n'aurait éventuellement pas pu être aussi simple pour d'autres personnes peut-être moins flegmatiques qu'eux.

Oh certes, leur père y était certainement pour quelque chose. Leur père exemplaire et aimant, toujours là pour les choyer et veiller sur eux en toutes circonstances, à les accompagner patiemment et avec ce doux sourire attendri à chaque étape de leur simple vie de jeunes sans histoire.

Oui, Rosinante Donquixote était sans conteste un père incroyable. Papa poule, étouffant d'amour parfois, maladroit comme pas deux et un véritable danger public s'il ne se concentrait pas deux minutes, mais un véritable exemple de vertu et d'éducation sans faille.

C'était à se demander comment un homme aussi respectable avait bien pu finir avec leur mère.

Au jour le jour, Law n'en prenait pas vraiment conscience. Il était tellement habitué à cette situation, après tout. C'était son quotidien et il avait appris à faire avec, avec ses hauts et ses bas, son étrange routine et ses rebondissements spectaculaires.

Pourtant il ne fallait pas croire : il lui arrivait d'avoir des sursauts de lucidité.

Comme cet après-midi où il rentra de ses cours, particulièrement épuisé de sa journée qu'une énième nuit blanche la veille n'avait pas arrangée. Il rentrait enfin chez lui en traînant des pieds et avec la ferme intention de piquer un petit somme avant l'heure du dîner.

Mais il eut déjà un doute sur cette douce possibilité avant même d'ouvrir la porte de leur jolie maison en plein centre de la ville. Car s'il entendait déjà la télévision de l'extérieur, il savait pertinemment d'avance que cela allait être compliqué d'avoir du calme pour pouvoir se reposer.

Il ouvrit la porte d'entrée en soupirant, pénétrant dans l'antre familiale et se mangeant les hurlements enjoués et la musique kitch hurlées par la télévision dans le salon juste à côté.

- Je suis rentré, annonça-t-il platement.

- Salut Loulou ! lui répondit la voix enjouée de son père venant de la cuisine à sa droite.

- Salut Law, lâcha une voix bien plus grave, profonde, presque sifflante et qui grondait pourtant assez fort pour couvrir cette stupide télé qui crachait il ne savait quelle nouvelle émission de fitness débile.

Il poussa un grognement d'agacement et se décida à aller négocier immédiatement une petite baisse de volume. Dès que ses chaussures furent ôtées et son sac de cours négligemment abandonné dans l'entrée spacieuse, il pénétra dans le salon. Et malgré la presque banalité de la scène qui lui tomba sous les yeux, il haussa tout de même un sourcil.

Doflamingo Donquixote semblait être en pleine séance de Zumba, en témoignait ses mouvements légers et rythmés, son magnifique ensemble débardeur/mini-short rose qui laissait largement apparaître son immense carrure aussi élancée qu'effrayante et ses poils de jambes semblables à une forêt amazonienne qui auraient fait frémir tous les gorilles du coin. Enchaînant sagement les pas de danse sans se départir de son sourire ravi et visiblement sans quitter la télévision des yeux malgré ses éternelles lunettes rouges qu'il ne quittait jamais, Law sentit immédiatement son regard glisser sur lui.

Et mettez cela sur le compte de la fatigue si vous le voulez, mais à cet instant, Trafalgar Law se prit un étrange sursaut de lucidité en pleine face. Il réalisa alors l'incongruité de la situation et à quel point absolument rien n'allait dans cette scène.

Mais il haussa rapidement des épaules, se vautrant bien vite dans son habituelle apathie et revenant à sa routine familiale qui rendait cela pourtant parfaitement normal.

- ... Bonjour, Maman, lâcha-t-il mollement. Est-ce qu'il serait possible que tu baisses un peu le volume, histoire que je me repose un peu ? J'ai eu une bonne journée merdique.

- Mais moi aussi j'ai eu une journée merdique, Law ! siffla Maman Dofy sans se départir de son immense sourire et en prenant une position qui fit détourner le regard de son fils : le dos collé au sol et les jambes levées et s'écartant beaucoup trop pour la survie de l'humanité, se mettant à battre l'air en rythme de son émission. Le bébé du voisin a encore pleuré une bonne partie de la journée. J'ai été obligé de me déplacer pour que ça s'arrête enfin !

- Oh... Lui et ses parents sont encore en vie ? s'enquit-il platement, pas vraiment intéressé.

Un rire un peu fou lui répondit.

- Je pense. En tout cas, la mère avait l'air en pleine forme quand je l'ai vu charger sa bagnole à la vitesse de l'éclair juste après mon passage. Ah mais oui, ça me fait penser : CORA ! ON VA AVOIR DE NOUVEAUX VOISINS !

- Encore ?! entendirent-ils râler de l'autre côté.

- Bon, c'est très bien tout ça, s'impatienta le brun. Mais pour le son de la télé ?

- Je ne sais pas Law : tu as de quoi m'acheter cette faveur ?

À cet instant précis, il sut que la partie était perdue d'avance.

- ... Tout dépend de ce que tu veux, soupira-t-il malgré tout.

- T'as 4000 berrys ?

- ... Tu sais bien que non.

- Alors t'es bon pour les boules quies, lui répondit-il alors que son sourire malsain s'élargissait de plus belle.

Law lui envoya son regard le plus blasé avant de faire demi-tour.

- Merci Maman.

- Oh mais de rien mon petit chéri adoré !

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Dooonc... Pourquoi j'écris ça moi, déjà ?

Hehem. Sinon. La publication se fera complètement aléatoirement mais j'ai déjà trois ou quatre idées en stock. Remercions le cerveau incroyable de Lawiki qui lui fait voir Maman Dofy jusque dans ses doux rêves !

Des bisous les ptits chous !