Zorin Blitz se réveilla en sursaut.
_ Rêve stupide, grommela-t-elle.
Elle frotta ses yeux et s'alluma une cigarette, son moyen de se retenir de tuer quelqu'un au saut du lit (c'est faux).
Zorin ne savait plus combien de temps elle avait dormi mais en parcourant le zeppelin, elle découvrit que tous étaient déjà debout à son exception. Comment n'avait-elle pu ne pas entendre une armée se lever ? Et plus encore, sa camarade de chambre ne l'avait pas non plus réveillé.
Elle continua de marcher dans les couloirs du puissant appareil volant, continuant à constater qu'elle était belle et bien la seule à ne pas être au travail de reconnaissance à l'extérieur. À grande enjambées, Zorin se dirigea vers le bureau de son chef, sûre et certaine que ce dernier serait encore au chaud, auquel cas, elle serait encore en train de rêver.
Zorin ne cogna pas à la porte, elle l'ouvrit d'un coup sec, les soldats à l'extérieur n'étant même pas présent.
_ Lieutenant Blitz, sursauta le Doc, n'entrez pas comme ça, que faites-vous ici ?
_ Comment ça, s'insurgea violemment la femme musclée, je viens de sortir de mon lit, pourquoi vous ne m'avez pas réveillé ?! Tu m'as shooté espèce de sale rat de laboratoire !
Le médecin nazi transpira vite à grosses gouttes.
_ Non je... Vous étiez surement fatiguée...
_ Arrêtes de te pisser dessus et dit moi la vérité !
Zorin s'avança en vitesse vers le médecin. Il se tenait sur le côté, devant la table du Major. Il se recula et mordit brutalement à sang l'un de ses doigts. Le Capitaine, le loup-garou des nazis, stoppa la Walkyrie avant qu'elle ne le frappe.
_ Vous avez dormi trop près du mur Lieutenant...
Le loup-garou dut une nouvelle fois retenir l'allemande à la forte musculature. Ou elle aurait arraché la tête du gros blond obèse binoclard en costume blanc, qui fut en train de manger nonchalamment son steak.
_ Vous m'avez fait dormir espèce de porc !
Encerclée par les bras du Capitaine Hans Gunshe, Zorin fut tirée en arrière alors qu'elle les força pour s'en libérer. Le Major resta serein et souriant devant elle.
_ Vous me dérangez pendant mon déjeuner Lieutenant. Et vous me remerciez mal de vous avoir accordé une bonne nuit de sommeil sans cauchemar.
_ Arrêtez vos conneries Major ! Mes bonnes nuits de sommeil se comptent comme le nombre de cibles sur lesquelles vous avez réussi à tirer !
_ Exacte, dit-il en plantant sa fourchette dans la viande, et vos remerciements envers moi se comptent comme vos bonnes idées Lieutenant.
_ Sale vermine...
_ Et je voulais vous accordez de rester avec nous aujourd'hui.
_ Je n'ai aucune envie de bosser avec vous aujourd'hui ! Où sont mes hommes Major ?! Nous avions prévu d'intervenir sur ce village hier soir !
_ Toujours aussi têtue Lieutenant Blitz !
_ Dites-moi !
_ BLITZ ! Gronda le Doc.
Major repoussa son assiette. Son geste perturba le Doc. Tournant son fauteuil, le Major utilisa sa télécommande pour activer son écran, révélant la position des troupes.
_ Les Frères Valentines ont pris la zone du lac et de ses moulins. Tubalcain est partie avec un petit groupe dans les montagnes. J'ai ordonné à Winkle d'attendre aux abords du village et à vos hommes de patienter au niveau d'une usine un peu plus loin du village.
Soudainement relâchée par le Capitaine, sous les yeux paniqués du médecin, Zorin s'approcha de l'écran et du fauteuil de son chef.
_ Une usine ? Une usine d'armements ? Demanda-t-elle intriguée.
_ Nous sommes à l'étape une de la mission Lieutenant. La reconnaissance. La seconde sera l'infiltration des troupes.
_ Oui prendre connaissance du terrain, agir en silence, afin de mieux cerner l'ennemie au moment de l'assaut final.
_ Exacte ! Vous arrivez toujours à me suivre Fraulein Blitz, alors que diriez-vous de diriger la mission avec moi aujourd'hui ?
Zorin croisa son regard avec celui du Major. Mais son œil verdâtre ne s'accorda pas avec ceux du Major, jaunâtres et baratineurs. Elle lâcha son regard et fit demi-tour pour quitter les lieux.
_ Désolé Major, mais je préfère l'extérieur que votre fauteuil, lança-t-elle avant de s'éloigner, je pars pour l'usine !
Rallumant sa cigarette, Zorin enfila son manteau à col de fourrure qu'elle avait laissé la veille dans la pièce et son bonnet noir sur sa tête.
Le Major s'adressa à elle sans se retourner.
_ J'espère que vous nous reviendrez avec la même détermination sur votre visage, Lieutenant Zorin Blitz.
Elle stoppa sa marche et répondit après un court silence, sans se retourner vers lui.
_ Oui, soupira-t-elle, à votre plus grand regret, Major.
Zorin s'éloigna, sortie de la pièce. Le Doc se rapprocha du Major, mais il n'eut pas le temps de prendre la parole avant son chef.
_ Ne vous inquiétez pas Doc. Je savais qu'elle ne resterait pas ici.
_ Major... Je sais que vous craigniez le caractère rebelle et fière de Zorin mais... Pourquoi êtes-vous si craintif à son sujet ces derniers temps ?
_ Vous trouvez Doc ? S'exclama le Major avec une telle intonation que le Doc prit peur.
_ Je... non ! Je voulais dire ... Je ... Je...
_ Zorin Blitz. Notre Walkyrie à l'incroyable force et à la détermination sans faille. Nous l'avons bâti ainsi Doc. Je ne peux pas lui en vouloir d'être contre moi ! Nos monstres ne sont pas des enfants, ce sont des bêtes que nous avons dressées pour la guerre pas pour la vie de famille. Je ne veux pas me débarrasser de Zorin Doc, même si son caractère rebelle pourrait nous mettre en danger, comme toujours, elle reste un élément important, tout comme ces autres camarades. Comme d'habitude, vous vous inquiétez pour vos patients Doc, mais vous pouvez souffler, je souhaite juste que notre petite lionne ne détruise pas sa seule maison.
Entrelaçant ses doigts, le reflet de ses lunettes cachant ses yeux, le Major cacha ses intentions réelles qui s'affichaient sur son visage à son médecin et son loup-garou, qui regardèrent avec lui Zorin quitter l'appareil, sa faux sur l'épaule, à travers les écrans des caméras de surveillance du zeppelin.
_ Il y a un truc qui vole dans le ciel ! T'es aveugle ou quoi ?
Au téléphone, Karl Heisenberg avait une voix tellement forte et portante qu'il faisait grincer les dents de sa sœur ainée qui pouvait se féliciter à chaque fois d'avoir autant de patience avec lui.
_ Oui, il y a sans doute des samcas qui se sont échappées du château et alors, répondu Alcina en tirant une bouffée de son fume-cigarette pour se détendre et ne pas jeter le combiné du téléphone à travers la fenêtre ou la pièce.
_ Je ne te parle pas de tes animaux de compagnies gros cul ! Il y a un vraiment un gros truc dans le ciel ! Un appareil volant ! Un engin dont je me rappelle plus le nom ! Comme un avion mais avec la forme d'une grosse courge jaune !
_ Donc tu vois des courges jaunes dans le ciel ?
_ Rhaaaaa ! Arrêtes de te foutre de ma gueule ! Est-ce que tu as vu quelque chose de suspect ces derniers temps ?
Alcina prit une autre bouffé de tabac avant de répondre.
_ Non.
_ Je suis sûr que tu mens, grogna-t-il.
Alcina se leva de sa chaise avec colère.
_ J'en ai plus qu'assez de ton comportement sale gamin ! Je pourrais venir te botter les fesses si je ne voulais pas laisser mes filles toutes seules ici !
_ Alors dis-moi la vérité !
_ JE N'AI VU PERSONNE !
_ Je suis sûr que tu me racontes des conneries... Il y a des intrus ici et ils se cachent dans le ciel ! Si jamais je découvre que tu m'as menti je te ferais la peau salope !
_ Oses le faire et je te donne en pâté à tes chiens mécaniques sale gamin !
Alcina raccrocha avec rage, à la limite de briser son téléphone.
_ Quel idiot, pesta Alcina.
Continuant de fumer, elle quitta la pièce. Des rires se faisaient entendre dans la chambre. Plus elle avançait, plus elle pouvait distinguer les paroles de ses trois filles. Mais leur impatience de s'amuser avec leur nouveau jouet était un risque pour la comtesse qui craignait qu'elles n'abîment ce qu'elle considérait comme une pierre précieuse à la rareté inégalée.
Lorsqu'elle atteint la chambre, ses filles étaient en train d'ausculter Rip. La vampire artificielle était encore inconsciente. Suspendue au mur, la comtesse leur avait donnée l'ordre de ne pas utiliser les crochets afin de ne pas abîmer son joyau, mais des attaches en fer qui entouraient solidement ses poignets. Lady Dimitrescu observa la vampire enfin à sa hauteur. Elle était impatiente de voir ce que donnerait le sang de Rip dans un vin issu de ses vignes, mais elle pensait aussi au fait que la vampire n'avait pas un sang illimité, et qu'elle devra également prendre soin à ce qu'elle ne soit pas complètement drainée, ainsi qu'elle ne finisse pas en pièce par les dents de ses filles.
Toutefois, Alcina ne pouvait pas en vouloir à ses petites mouches d'avoir envie de jouer.
Cela faisait tellement longtemps que ses filles n'avaient eu quelque chose avec qui s'amuser et qui les enchante autant que Rip van Winkle.
Et cela lui donna le sourire.
_ Soyez gentils avec elle les filles. Je pourrai en faire le meilleur vin qui soit grâce à son sang.
_ Quand est-ce qu'on pourrait jouer avec elle Maman, demanda Daniela avec ennui, le képi de Rip sur sa capuche.
_ Mais c'est moi qui l'ai capturée, grogna Cassandra.
Dans ses rêves, elle ne percevait que du noir et du bleu foncé, et aussi du rouge. Mais c'était un rouge collant, qui retenait son corps dans une mer de sang gluante et de cadavres sous le joug d'un œil géant dans le ciel. Elle entendit les aboiements des chiens au loin, les ordres du maitre dans sa tête, jusqu'à penser comme lui, et que le feu la consume entièrement.
Rip van se réveilla en poussant de faibles gémissements et la vision floue. Immédiatement, elle sentit l'air frais sur sa tête et constata l'absence de son képi, mais surtout la position inconfortable de son corps, ses bras tirés vers le haut et ses jambes pendant dans le vide. Rip eut du mal à revenir dans la réalité alors que s'exprima la femme en face d'elle.
_ Oooh ? La petite chauve-souris a du mal à revenir de son sommeil on dirait ?
En entendant la voix d'Alcina, Rip revint plus rapidement à la réalité, alors que la morsure et le combat lui revinrent.
Elle secoua sa tête, ferma fort les yeux et une fois revenue, Alcina lui glissa ses lunettes sur son nez. Rip distingua alors l'imposante femme, ainsi que ses trois filles, assises toutes les trois sur le lit, dont la brune qui tenait son mousquet et la rousse qui portait son képi sur sa capuche.
Rip s'agita et constata enfin sa situation, accrochée au mur, les pieds loin du sol et soumise à l'ennemi.
_ Mais, s'insurgea Rip, relâche-moi sale garce ! Rendez-moi mon mousquet !
_ De si vilains mots dans la bouche d'une si jolie petite fille, taquina Alcina en pinçant rapidement la joue de Rip.
_ Je ne suis pas une petite fille, s'enragea rapidement Rip, grand-mère !
_ Mal élevée, mais tu as l'air d'avoir eu un excellent dentiste ma petite, qui t'a fait de si jolies quenottes ?
Alcina demeura calme malgré le caractère de Rip.
_ C'est ta...MMM !
Alcina força ses doigts à l'intérieur de la bouche de Rip et étouffa son insulte. Elle parvint à écarter de force sa mâchoire et révéler les dents pointues de van Winkle. Alcina poussa un sifflement impressionné.
La soldate essaya de mordre mais ses dents furent bloquées par une masse de chair solide semblable à du cuir très épais. Sentant la tentative d'attaque, Alcina engouffra un peu plus ses deux doigts dans la bouche de Rip en représailles. Rip crut étouffer, que sa mâchoire se brise. Cela lui rappela les expériences horribles du Doc qui avait conduit à sa transformation, avec ses tubes qu'il enfonçait de force dans sa gorge. Les deux doigts l'étouffaient complètement. Elle gémit, convulsa et se tortilla avec peur, se croyant mourir d'asphyxie et qu'elle revomirait tout le sang avalé la veille.
Et tous ça sous les rires amusés des filles de Lady Dimitrescu.
_ Tu as dû mordre de nombreux hommes avec, et surement aussi beaucoup de femmes, et cela a dû être pratique pour qu'une petite fille comme toi puisse obtenir ses galons et s'imposer dans le monde militaire des hommes.
Quand la comtesse retira ses doigts d'un seul coup. Rip toussa plusieurs fois. Plusieurs filets de sa salive finirent au sol, ainsi que sur son uniforme et tout le long de son menton.
_ Va te faire foutre, cracha Rip en reprenant son souffle.
Alcina ne prêta guère attention à ces insultes. Elle était bien loin de ce genre de choses. Essuyant ses doigts avec un mouchoir, elle sourit mesquinement à l'allemande qui se remettait difficilement de ce viol buccal.
_ Tu ne sais qu'être vulgaire petite chauve-souris ?
Alcina saisit les petites joues de Rip et prit soin de nettoyer tout ce qui s'était échappé de sa bouche, laver ses joues, son menton et ses lèvres. Rip serra les poings. Cette humiliation de la part de son ennemi l'insupporta. Le choc précédent ne lui donna pas la force nécessaire pour l'empêcher d'agir ainsi. Une fois lâchée, Rip réussit à se mettre un peu plus en colère.
_ Je vous tuerai... Vous n'imaginez même pas... Je vous déchirerai la gorge...
_ Ah, s'exclama Alcina, tu me parles de morsure ? J'avais à peine pincé ta petite peau fragile que tu avais déjà tourné de l'œil ! Comme effleurer à peine le corps d'une vierge !
Rip rougit intensément. Les morsures... une morsure et c'était la crise catatonique.
Mais pourquoi ?
Elle ne rappelait pas avoir été... aussi souvent... mordue... non ?
_ Je te ... Je te mettrai en pièce, respira-t-elle bruyamment.
Rip lança ses paroles en grognant maintenant comme un animal. Mais cela ne fit que sourire la comtesse qui ne voyait qu'une petite pipistrelle énervée, pas plus grosse que l'ongle de son pouce.
S'approchant de l'oreille de Rip, elle lui chuchota avec ce même air amusé.
_ J'espère pour toi que les nazis ont un esprit de solidarité.
Les grognements perdirent leur intensité. Elle serra juste fortement les dents.
Alcina s'écarta d'elle et retourna vers la porte.
_ J'ai besoin d'un verre. Je m'occuperai de toi plus tard. Faites attention à votre nouveau jouet les filles, pas de cadavre ou pas de dîner pour vous !
_ Oui mère, dirent-elles à l'unisson.
Une fois Alcina disparue et la porte fermée, Cassandra sauta du lit, le mousquet dans sa main. Elle vint directement sur Rip et tapota sa tête avec son arme.
_ Aie ! C'est à moi sale chienne, grogna violemment Rip.
_ Tu connais notre jeu favori, lui demande Bela en rejoignant sa sœur, c'est "voyons voir à quel point elle est vierge celle-là ?". Rigola-t-elle.
_ C'est vrai que c'est un jeu intéressant, sourit Cassandra en reculant le mousquet, mais moi je préfère celui de "si je coupe là ça fait quoi ?".
_ Moi j'aime tous les jeux du moment que c'est amusant, rajouta Daniela en s'ajoutant aux rires déjà présents dans la pièce.
Avec la lumière de la cheminée, Rip vit leur capuche rendre plus sombre le visage des filles et faire ressortir leurs yeux jaunes miels qui indiquèrent clairement leur mauvaise attention à son égard.
Personne ne va venir...
Rip pensa et versa une larme.
La neige craqua sous ses bottes. Zorin se fraya un chemin en suivant les indications des panneaux posés dans le village, sa faux sur l'épaule, fumant sur la route de l'usine. La nuit recouvrait entièrement les lieux. Zorin longea la grande place avec sa statue, puis atteint un lieu espacé aux grands murs fait de pierres. Elle crut voir l'usine au-delà d'une porte, ainsi qu'entendre une rivière.
_ Encore un visiteur ?
Zorin sursauta et se retourna en pointant sa faux. Le Duc, assis dans sa charrette, ne manqua pas d'établir un contact avec elle également. Zorin baissa sa faux, elle ne sentait aucune hostilité de la part cet homme et devina rapidement son métier alors qu'il lui souriait tranquillement.
_ Comment un marchant peut-il faire des affaires en pleine nuit ?
_ Tout peut arriver ici ! Et pourquoi une femme se balade-t-elle avec une faux sur l'épaule ?
_ Elle est plus utile qu'elle en a l'air.
_ Elle m'a l'air efficace en effet. Si ça peut vous intéresser, améliorer les armes est une de mes spécialités et je le fais pour une somme modique !
_ Sympathique mais ça ne m'intéresse pas le scarabé. Dites-moi plutôt comment on fait pour aller à l'usine.
_ L'usine d'Heinsenberg ? Ah ! La rivière et les falaises vous bloqueront le passage hélas. Sauf si une femme comme vous a suffisamment de forces et de moyens pour l'escalade et la nage.
_ J'en ai ! Au revoir alors.
Zorin se détourna du Duc quand il l'interpella une nouvelle fois.
_ Vous voudriez peut-être aussi que je parle à propos de votre amie au mousquet ?
_ Quoi, s'exclama Zorin en retournant vers le marchant, je vous demande pardon ? Vous parlez de Rip ?
_ Une fille grande... Les cheveux noirs bleutés... avec un uniforme allemand... un mousquet sur l'épaule...
_ Oui oui je sais !
_ Nous nous sommes croisés à la fin de la journée. Elle voulait s'infiltrer dans le château Dimitrescu.
Zorin tourna son regard vers l'imposante bâtisse gothique.
_ Pourquoi Rip est allée là-bas, se demanda Zorin à elle-même, elle devait rester aux abords du village... Elle était seule ? Demanda-t-elle au Duc.
_ Oui. Très courageuse comme jeune fille. Vous savez très peu, voir personne, ne revient de là où vivent l'un des quatre seigneurs qui gouvernent ce village.
_ Quoi ?! De quoi vous parlez ?!
_ Oui quelqu'un m'a pour ainsi soufflé que votre amie était tombé entre les mains de ceux qui vivent dans le château, du moins, rigola le Duc, c'est ce que j'ai compris à travers ses miaulements.
De derrière son ventre, il sortit un Schrödinger recouvert de sang.
_ Tenez, je vous le rends.
