Zorin atteignit la cuisine et sa très forte odeur de sang. C'est là qu'elle aperçut la bouteille de vin dans sa bassine de sang, garnie de reliefs en argent. Intriguée, elle la saisit et la déboucha d'un coup sec. Zorin sentit l'intérieur, ses narines se rétractèrent immédiatement avec une expression de dégoût.
_ Du sang et du vin...
Zorin réagit, la bouteille toujours en main, alors que des pas lourds et rapides résonnèrent au loin. Elle quitta la cuisine, passa l'autre pièce et emprunta les escaliers qui menaient aux sous-sols du château Dimitrescu.
Alcina pouvait sentir son cœur battre à une vitesse alarmante, jusqu'à se cogner contre les parois de sa chair. La façon dont Daniela l'avait appelé ne pouvait être que parce que ses filles n'avaient pas réussi à contrer un danger ou que l'une d'entre elles avait subi quelque chose qu'aucune des trois ne pouvaient surmonter, pas même l'ainée.
Elle arriva par l'autre côté des sous-sols, en passant par la salle de dégustation, alors que Zorin venait de passer par la cuisine. En voyant la destruction des meubles dans le salon, elle devint encore plus inquiète et enragée. Est-ce qu'un des lycancs de son stupide frère avait osé franchir les portes de son château ? Même si c'était un accident, elle n'hésiterait pas à s'en prendre à son "frangin" si ce dernier devait se révéler être le responsable de ce carnage.
Alcina suivit les traces de sang, ainsi que les mouches éparpillées sur le sol, mortes. Et puis, elle reconnut l'odeur du sang de ses filles et entendit le bruit de la bourrasque froide de l'extérieur.
_ Non, Sainte Mère Miranda pas encore, commença-t-elle à pleurer légèrement.
Et elle parvint jusqu'au couloir.
_ MES FILLES, hurla-t-elle.
La rage et la peur montèrent en flèche dans le cœur de la comtesse qui ne savait pas vers qui courir en premier. Rien que de devoir enjamber Daniela, les yeux grands ouverts vers le plafond, parce que Cassandra baignait dans son sang, alors que le froid était toujours en train de se répandre sur le dos de Bela, lui fendit le cœur et augmenta son désir de tuer la chose qui avait causé ça.
Elle souleva le corps de la cadette, pour constater avec horreur l'état de son visage que les mouches tentait, en vain, de remettre en état.
_ Qui vous a fait ça mes chéries...
Alcina déchira sans retenue la manche de sa robe puis mordit à pleines dents sa chair. La puissance de sa mâchoire projeta du sang sur le mur alors qu'elle déchira une partie de son bras. Avec ses doigts, elle écarta brutalement la chair pour que le sang coule et que la régénération ne fasse pas son œuvre. Elle tendit son bras à une Cassandra inconsciente, dont les mouches réagirent et commencèrent à grignoter le sang, mais pas rapidement.
Au loin, Bela ouvrit les yeux et aperçue sa mère, l'odeur de son sang l'avait aidé à retrouver son chemin jusqu'à la réalité. Elle aurait voulu se jeter dessus, mais en la voyant essayer de ramener sa sœur cadette, elle se rappela des derniers évènements et réfréna ses instincts. Elle se détourna plutôt de la scène, les larmes aux yeux, la main sur sa bouche pour couvrir ses propres hurlements.
Comment avait-elle pu céder sous la torture et trahir sa mère auprès cette femme ?
_ Bela ?
La blonde sursauta en poussant un cri. La main gigantesque de sa mère sur sa tête, elle pouvait l'entendre la rassurer. Elle se retourna, la cadette était sur le dos de sa mère et la benjamine sous son bras.
_ Tu peux te lever, lui demanda-t-elle.
Bela renifla et essuya ses larmes en hochant la tête. Elle sentait l'étranglement dans la voix de sa mère et vit la colère dans ses yeux.
Bela passa le froid en se cachant derrière sa mère mais il lui fut impossible de bouger son corps comme avant, le froid l'avait beaucoup trop touché et la torture ne cessait de lui revenir en mémoire. Sa mère allait probablement mettre ses sœurs à l'abri dans leur chambre avant de courir après cette femme. Bela savait que sa mère lui donnerait l'ordre de rester auprès de ses soeurs, seulement elle l'avait aussi en travers de la gorge, tout comme elle.
_ Qui est rentré ici Bela ?
_ Quelqu'un qui est venue la chercher, répondit-elle.
_ Rip ! Rip van où es-tu ?!
Zorin avait parcouru les différentes geôles à la recherche de la tireuse, mais dans son état, Rip ne pouvait pas lui répondre. Zorin retrouva la jeune allemande dans une cage, inconsciente, suspendue par un seul bras, le second bras vers le sol, avec le poignet ouvert en train de remplir petit à petit la bouteille de vin posée à terre.
_ Une habitude chez toi de te faire vider de ton sang ?
La rouille et sa force permirent à Zorin de briser la chaine qui retenait Rip. Elle rattrapa son corps, la tête de la soldate retomba dans le creux de son coup, ses bras sur ses épaules. L'illusionniste retira son gant de nouveau. Son pouce posé sur le front de Rip, elle provoqua ce rêve de sensation de chute afin d'amener une décharge électrique dans l'esprit de Rip pour qu'elle se réveille immédiatement. En cas d'absence de réaction, elle la porterait.
Mais Rip revint bien en sursaut à la réalité. Sitôt réveillée, elle reconnut l'odeur de tabac, d'huile de moteur et de sueur de sa camarade allemande.
_ Zorin ? C'est toi ? Tu es venue me chercher ?
_ Mon repas pourrait-il arrêter de se mettre dans le frigo d'un autre ?
Rip sourit, eut une expression de soulagement pendant que Zorin soupira.
Zorin remis son gant alors que Rip glissa de son corps pour se remettre sur ses pieds. Mais bien vite, elle fut gagnée par le manque de sang et manqua de tomber de nouveau dans l'inconscience.
L'ayant posée en arrivant, Zorin saisit la bouteille de Sanguis Virginis qu'elle avait gardé en main et lui tendit.
_ Tiens il parait que c'est bon !
Rip lui arracha la bouteille des mains et le bu cul sec. Et puis recracha aussitôt le contenu.
_ C'est du vin ?! Pourquoi il a le goût de sang ?!
_ Ouais je me demande ce que ça donne avec de la bière.
Zorin tira la main de Rip et lui redonna ses lunettes. Pendant que la vue de Rip se remit en place et qu'elle essaya de refermer son uniforme et son manteau avec les boutons restants, Zorin se coupa le bras et laissa son sang couler dans un verre qui trainait dans les environs avant de le tendre à Rip. Cela redonna quelques forces à la soldate.
_ Qu'est-ce qui t'as pris de partir en éclaireur toute seule, gronda Blitz.
_ J'avais froid, j'en avais marre d'attendre.
Une fois le verre finit, Rip toucha sa dentition. Elle espéra que le sang de sa camarade fasse repousser ses dents mais il n'en fut rien. Zorin remarqua les canines en moins, se rappelant effectivement que les trois filles avaient chacune eu une canine couverte de sang accrochée à leur cou lorsqu'elle les avait combattues tout à l'heure.
_ C'est bien la première fois que tu désobéis à ton chef toi, lança Zorin en allumant sa cigarette, même si ça se comprend, souffla-t-elle silencieusement.
_ Où est mon mousquet, demanda Rip en regardant autour d'elle.
_ On s'en fout, on se casse dehors avant que les mouches me retombent dessus !
_ Zorin attends, Rip saisit le manteau de sa camarade, je ne veux pas partir sans mon mousquet !
Zorin se retourna violemment, saisit Rip par la gorge et la claqua contre le mur.
_ Je viens de passer un sale quart d'heure à essayer d'écraser trois petits moucherons ! Alors ne me fais pas perdre mon temps à vouloir récupérer ton jouet !
_ S'il te plait, pleura Rip, je ne veux pas partir sans !
_ On s'en va ! Où je te laisse mourir ici !
_ Alors... laisse-moi mourir ici...
Zorin lâcha Rip avec colère. Rip vint alors immédiatement se coller contre son dos.
_ Je suis désolé. Mais j'y tiens beaucoup trop pour m'en passer. Zorin... Je suis contente que tu sois venue me chercher.
Rip s'écarta d'elle, commença à partir lorsque Zorin l'attrapa par le col.
_ Rossignol infernal ! Restes-là !
Zorin se remémora les souvenirs de Daniela, elle se rappela une armurerie et de la présence d'armes à feu dans la pièce, ainsi que de la cadette, que la benjamine avait vu dans cette pièce, le mousquet dans les mains.
_ Tu as vu leur grand salon en haut ? (Rip hocha la tête) L'escalier, au premier étage y a une porte avec un gros symbole avec des reliefs dorés et dedans, y a une cheminée avec un passage secret, ça mène à leur armurerie, ton jouet est surement là-bas. Mais attends-toi à ce que la sortie se fasse par la fenêtre avec cette perte de temps !
Rip se jeta dans les bras de Zorin, heureuse.
_ Merciiii !
Zorin rougit tout en grognant contre le comportement enfantin de Rip.
_ OÙ ÊTES-VOUS ?!
Rip écarquilla les yeux.
_ Zorin... Tu n'aurais pas tué la mère par hasard ?
_ Quoi les moucherons ont une mère ?
Tous deux quittèrent les lieux, Zorin et Rip remontèrent les escaliers, elles longèrent le couloir et passèrent la cuisine puis la salle à manger avant d'entrer dans le grand salon.
Alcina se tenait au centre, toutes griffes sorties.
_ Vous voilà, s'exclama-t-elle avec une certaine colère.
Zorin écarquilla les yeux à son tour. Tu parles d'un "bug" dans la lecture des souvenirs des filles.
_ La mère des moucherons est un panzer allemand !
_ Zorin... Comment on passe, s'inquièta Rip en reculant.
_ Occupe-toi d'aller chercher ton fusil en bois...
_ Zorin ?
Rip leva les yeux vers sa camarade, elle tenait sa faux entre ses mains et cracha sa cigarette sur le sol.
Un grand sourire venait de se dessiner sur ses lèvres.
_ ... Et prends tout ton temps surtout !
Rip s'écarta.
Zorin Blitz et Alcina Dimitrescu se firent face dans le grand salon. Même si c'était la première fois qu'elles se voyaient, la première impression fut impressionnante pour toutes les deux.
_ Quelle femme grossière tu es avec ton physique d'homme, s'exclama Alcina.
_ Au moins je peux toujours passer les portes sans me baisser, lui renvoya Zorin.
Alcina grogna, c'étaient les muscles de la soldate qui avait blessé ses filles, et elle lui ferait payer à elle puis à Rip d'avoir oser salir sa lignée.
Zorin pensa plus à se battre avec l'adversaire le plus intéressant qu'elle est jamais rencontrée, comment ne pas s'amuser après tout ce temps ?
Zorin se mit à courir et sauta en tendant sa faux vers Lady Dimitrescu. La tentative pour la couper en deux fut barrée par les griffes d'Alcina qui se cognèrent contre le métal. Elles étaient trop solides pour ne pas être coupées en deux et quand bien même, en cas de destruction, se reformeraient tous aussi rapidement. Alcina tenta à son tour un coup de griffes, esquivé par l'illusionniste, puis plusieurs autres à la suite.
Zorin les évitent à chaque fois ou les bloquent avec sa faux. Son corps lui permettait de se tordre, de sauter et de se relever du sol rapidement avant qu'Alcina ne parvienne à la blesser. Alcina pensait se battre contre un léopard. Au prochain coup, Zorin esquive et exécute une parade qui lui permet de planter sa faux dans le flanc de la comtesse. Alcina hurle. Dans la douleur, elle projette violemment la faucheuse contre la rampe de l'escalier. Alcina retire la faux et la jette au sol, sa blessure guérit instantanément.
Elle s'avance avec ses griffes. Blitz esquive de nouveau, les griffes déchirent le bois, elle rampe en vitesse sur le sol, atteind sa faux et pare le prochain coup à temps. Seulement elle reste bloquée au sol cette fois-ci. Il y a effectivement une différence de force considérable entre la mère et ses loupiots. Un jeu de force s'engage. Zorin ne parvient pas à la repousser. En plus de ça, Alcina parvient à bloquer sa faux avec une main pour la coincer au sol et utiliser l'autre pour tenter de transpercer sa tête. Zorin relâche sa faux d'une main. La barre se claque contre son sternum. Elle est encore plus écrasée et esquive avec difficulté le premier coup griffe. Alcina est lente et ne peut se baisser plus au risque d'une chute et d'être bloqué au sol à son tour. Le temps de porter son second coup, Zorin retire son gant de la main de la droite avec ses dents et lui montre son troisième oeil.
Zorin provoqua une courte mais forte hallucination visuelle, comme un coup de poing dans l'oeil. Alcina se recule en panique. Des tâches violettes et des lettres gothiques envahissent sa vision. Zorin se relève, son ennemie lui tourne le dos alors qu'elle se frotte frénétiquement les yeux. Elle court, saute et plante sa faux dans le dos de la géante.
Bela se tenait recroquevillée devant le feu. Elle entendit le début de la bataille, frustrée, jusqu'à ce que sa mère pousse un second cri de douleur, plus important que le premier. La blonde se relève, sa mère lui avait dit de surveiller ses soeurs, mais elle ne pouvait plus rester assise à l'écart du combat, pas en sachant ses deux femmes semer le chaos dans leur château. Sa soeur cadette était complètement défigurée, la benjamine dans un coma incertain et il était hors de question que sa mère soit blessée à son tour.
Bela sortit de la chambre. Dehors, elle surprit sa mère en train de se relever du sol et tirer violemment la faux de son dos, lui coûtant de la chair et du sang, avant de se reconstituer rapidement par la suite. Elle se dirige vers Zorin et décida de la tuer avec la faux. Zorin comprends assez rapidement que la vitesse et les coups de sa faux seront bien plus brutaux et tranchants dans les mains d'Alcina. Les deux premières esquives sont juste, la troisième lui tranche la poitrine.
_ Zorin !
Bela reconnait la voix, c'est celle de leur proie.
_ Toi !
Rip et Bela s'entendent et se reconnaissent d'une extrémité à l'autre de la pièce. Mais aucune ne pouvaient traverser la pièce sans devenir une victime collatérale du conflit.
Zorin s'effondre à genoux, Alcina tente de l'achever par une autre coup mais elle réagit et roule sur le côté, sifflant bruyamment l'abominable douleur dans son corps. Il était bien loin d'avoir le même facteur de guérison que la châtelaine. Heureusement, la faux se plante brutalement dans le marbre à la suite de son esquive, assez longtemps pour que Zorin puisse frapper le poignet de la lady avec son poing droit et lui faire lâcher l'objet. Alcina ressort ses griffes qui s'étaient rétractées pour utiliser l'arme, considérablement agacée et recommence à essayer de transpercer la vampire artificielle.
Zorin esquive deux fois, puis profite du troisième coup pour saisir violemment l'un des bras d'Alcina. Ainsi la comtesse l'entraine avec elle et la soulève vers le haut, permettant à Zorin de quitter sa position horizontale. Alcina poignarde le dos de Zorin. Zorin hurle à son dos, et sous le coup de la douleur, décide de planter ses crocs au travers du tissu de la robe, dans la chair noble de Lady Dimitrescu. Zorin aspire frénétiquement le sang, Alcina frisonne, son sang guérit referme la plaie sur la poitrine de la soldate.
_ Mère !
Bela court vers Zorin, Rip s'élance vers elle. La tireuse saisit un des vases bleutés et utilise la force transmit par le sang de Zorin, mais la force d'un seul coup, pour le soulever et le briser sur la tête de Bela. Le verre et le choc font mal, très mal. Bela cris, pleure et finit à genoux, crache du sang et des mouches mortes sur le marbre.
_ Tu finiras dans MES trophées !
Bela arracha le collier pourvu de la canine de Rip de son cou avec une forte colère.
Sa vision est instable, sa tête lui tourne et le sang recouvre son visage. Mais fortement animée par la rage et complètement contrôlée par celle-ci, Bela se relève et court, ou plutôt titube, jusqu'aux escaliers alors que Rip décide de profiter de l'unique moment stable du combat pour courir jusqu'à l'étage.
_ Bela !
En en la mordant, Zorin infecta Alcina d'illusions qui brouillèrent sa vue, comme le vampire qui paralyse sa proie pour pouvoir se nourrir d'elle. Son esprit s'égare, elle perd durant un instant sa concentration sur le combat et s'écarte de la réalité jusqu'à ce que résonne la voix de sa fille ainée dans son esprit. Alcina revint alors à la réalité. Elle retire brutalement ses griffes du dos de Zorin mais la douleur n'est pas suffisante pour faire lâcher la vampire. Alors la main de son bras mordu saisissant le t-shirt abimé et elle balance son corps dans les airs et le claque violemment contre le mur de l'escalier. Les crocs lâchent prise en arrachant la chair, mais Zorin reste accrochée. Alcina se tourne alors, prends de l'élan et claque cette fois-ci son corps contre le mur situé au-dessus de l'entrée vers la salle à manger.
Au second choc, tous deux desserrèrent leur prise.
Alcina se recule. Elle regarde son bras, son facteur de guérison à considérablement ralentis. Zorin se relève, avance et arrache d'un coup sec sa faux du sol puis se dirige vers Alcina.
_ Jamais bu un sang aussi puissant !
Alcina grogne.
_ Je te donnerai en pâture aux lycans pour avoir osée boire le sang de la lignée des Dimitrescu !
_ Vas-y mon petit Maus, vient me mettre en pièce !
Alcina s'élance de nouveau sur Zorin. Tous se lancent dans une série d'attaques et d'esquives de coups, les griffes se cognant à plusieurs reprises contre le métal, encore et encore, sans qu'aucun coup ne touche l'autre. Mais il devient clair que la soldate avait pris l'avantage sur la comtesse qui finit une nouvelle fois par être blessée lorsque Zorin lui trancha la poitrine à son tour.
Alcina s'effondre à quatre pattes après avoir poussé un déchirant crie de douleur, aux pieds de l'ennemie.
Zorin tournoya sa faux entre ses mains avant de s'approcher d'elle.
_ Il fut un temps où j'aurais encore joué avec vous...
Zorin souleva sa faux et la porta au-dessus de sa tête, sa cible : la tête d'Alcina Dimitrescu.
La faux tomba, Zorin se prit un violent coup de poing dans l'estomac. Son corps fut projeté au loin. Dans la violence du choc, sa faux lui échappa des mains et son dos vint se cogner contre la table à manger. La force fut telle que celle-ci qu'elle fut projetée contre le mur du fond et la porte de la petite cour.
Grâce au sang ingéré d'Alcina, Zorin revint du choc et parvint à se redresser, ses blessures guérissant rapidement pour le moment. Seulement sa faux était dans l'autre pièce, près de la comtesse. Alcina avait réussi à trouver un moment pour envoyer sa colère dans le corps de Zorin Blitz, mais cela sera son dernier geste de force sous cette forme.
Car par le manque de sang et les blessures endurées, son corps craqua.
Alcina se mit à se tordre et crier de douleur alors que ses yeux virèrent au rouge sang et que le craquèlement de sa peau devinrent visibles. Malgré ce nouveau comportement, Zorin marcha quand même vers son adversaire dans le but de récupérer son arme. Mais son unique oeil valide finit par observer la transformation et Zorin ralentit ses pas. Alors que d'étranges tentacules blancs sortirent de son dos, ainsi qu'une longue queue à la pointe touffue et d'immenses ailes blanchâtres.
Elle perçut même d'étranges appendices, sous formes d'extensions de chair pourvues de canines, et d'autres dents qui sortirent de part et d'autres de sa peau. La chair gagna en une telle épaisseur que cela causa la déchirure des manches et du bas de la robe d'Alcina dont le visage ne fut animée que par l'envie de dévorer celle qui l'avait insulté, elle, ses filles, son château et la lignée des Dimitrescu.
Ses canines s'allongèrent, elle se jeta directement sur Zorin.
