Mère Miranda faisait les cents pas dans son repère. La frustration et l'inquiètude ne cessait de parcourir son corps et son esprit. Un peu avant dix heures, Karl se présenta à elle. C'était sans doute le dernier de ses "enfants" qu'elle attendait à voir ce jour-là.

Évidemment.

_ Je suis tout seul, grogna Karl, demain je reste couché !

_ Heisenberg. As-tu des nouvelles des autres ?

_ Et vous ?

_ Donna est injoignable. Moreau a refusé de venir. Et je n'ai toujours pas de nouvelle d'Alcina non plus.

_ Et c'est ton sale gosse préféré qui vient te voir ! Quelle éducation tu nous donnes vraiment !

_ TAIS-TOI !

Mère Miranda s'élança vers Karl pour le saisir à la gorge.

_ Je pourrais vous faire vivre un enfer à tous les quatre ! Dis-moi pourquoi les autres ne viennent pas ?

Karl grimaça.

_ Je n'en sais rien, cracha-t-il dans l'étouffement, je ne vis pas avec ses tarés !

Mère Miranda relâcha Karl.

_ Et ce zeppelin dans le ciel ?

Heisenberg se reprit rapidement.

_ Des nazis ! Vous comptez leur offrir le pain et le vin, appuya-t-il avec sarcasme, ils sont là depuis hier.

_ Je ne comprends vraiment pas comment ils peuvent se trouver ici...

_ Plus rien ne pourrait me suprendre, mais j'ai déjà prévu quelque chose.

Miranda se retourna.

_ Qu'est-ce que tu me caches encore Heinsenberg ?

_ Quoi ? Il faut mesurer la puissance d'une armée avant de s'y confronter. Sinon on se fera écraser comme des insectes sous leurs bottes !

_ Alors dans ce cas, j'attends de toi une véritable efficacité cette fois-ci !

Heisenberg salua Mère Miranda avec son chapeau, tel un chevalier moqueur, avant de quitter les lieux.

_ Mais essaye quand même de savoir ce que font les autres.

_ OUI, râla-t-il soudainement.


Un long couloir, on pouvait y entendre le bruit d'une radio. Aucune voix ou appel, mais un message en morse qui se répétait et auquel personne ne répondait.

_ Y a quelqu'un qui nous appelle...

Zorin se releva brusquement de son lit, parlant dans un semi-sommeil. Le Doc l'entendit, il se rapprocha d'elle.

_ Vous êtes de retour.

_ J'ai entendu une radio...

_ Vous avez rêvé Lieutenant, lança le médecin.

Le Capitaine était dans la pièce, il repoussa lentement Zorin à se rallonger. L'illusionniste pouvait sentir la douleur dans son corps se manifester petit à petit, de plus en plus en fort, et cela amena rapidement au réveil de sa mauvaise humeur.

_ Je sais ce que je rêve et ce que je ne rêve pas Doc, grogna-t-elle.

Le médecin s'avança vers elle. Il ausculta rapidement ses blessures alors que Zorin refusait toute coopération.

_ Je vous ai refait votre dentition, à vous et au Lieutenant Winkle, vous êtes remise à neuf, vous pourriez au moins faire preuve d'un peu plus de respect envers mon travail !

_ Rip, interrogea Zorin, dans quel état est-elle ?

Doc se tourna sur le côté, Zorin dirigea sa tête dans la direction qu'il indiqua avec son doigt. Il pointait un lit sur lequel reposait la tireuse d'élite. Toute sa mâchoire était enveloppée par plusieurs compresses et bandages. Zorin distingua un rouleau en caoutchouc également sous les bandages, à peine visible. Rip le mordait. Une perfusion avait été mise en place dans sa gorge et attachée à sa bouche pour lui faire avaler du sang frais. Ses poignets étaient eux-aussi recouverts par des bandages blancs, transpercés par plusieurs cathéters également. L'un d'eux fut aussi implanté dans son estomac.

Au moins ses blessures étaient soignées, seulement Rip ne s'était pas encore réveillée de son opération.

Zorin se leva sans prévenir.

_ Il faut que je fume, dit-elle.

_ Hors de question, ordonna le Doc, vous allez me rouvrir toutes vos blessures !

_ Au Diable Doc ! Vous savez que je guéris plus vite que Rip ! Je dois faire mon rapport au Major. Je ne resterais pas couchée plus longtemps.

Zorin repoussa violemment le Capitaine lorsqu'il tenta de la remettre au lit. Et il se plia étrangement à la laisser se remettre debout. Il lui fit même prendre conscience que ses vêtements n'étaient plus en état depuis son dernier affrontement.

_ Lieutenant Blitz ! Revenez-vous coucher !

_ Chut Doktor. Vous allez réveiller Rip, taquina méchamment Zorin.

_ Cessez de me désobéir !

_ Une douche, une clope, le Major puis je reviendrai la voir après, lança-t-elle en partant.

Le loup-garou la suivit tandis que le Doc fut presque sur le point de s'arracher toute la chair de ses doigts et manger le latex de ses gants.

Peu après, derrière son dos, il entendit Rip gémir légèrement dans son sommeil.


_ C'est une superbe maison que vous avez là, mais vous y vivez vraiment seule, demanda Tubalcain.

Dans la pièce principale, le "Dandy man" buvait du thé en compagnie d'une femme silencieuse, dont le visage fut entièrement recouvert par un linceul de deuil, une poupée bavarde sur ses genoux.

_ Arrête de poser des questions et boit ton thé !

_ Le poison a mauvais goût, rigola-t-il.

Les brûlures dans sa gorge et son estomac furent dérangeantes effectivement, mais il ne ressentit pas plus que ça les effets néfastes de ce qui avait été versé dans son thé pour le tuer.

_ Vous n'avez pas de langue, demanda-t-il, quel genre de femme se cache dont sous ce voile noir ?

_ Tu es trop bavard, lança la poupée à la robe de mariée, et meurt s'il te plait !

Tubalcain posa sa tasse. Il sortit une de ses cartes.

_ Bien, tu as tenté de me baiser, maintenant c'est à mon tour d'essayer de te tuer.

Les lumières du salon clignotèrent, la femme et sa poupée disparurent. Tubalcain sentit une abominable chaleur se répandre soudainement sur la toute la partie gauche de son visage avant de sentir sa peau fondre comme si elle brûlait. La douleur dans son estomac devint soudainement plus forte et désagréable, et sa gorge ressentit la sensation d'une perforation brûtale, comme des crocs qui déchirent la chair.

_ Alors... toi-aussi, lança Angie.

Ou bien était-ce Donna qui s'exprima, les deux voix lui avaient semblé se confondre, passer du ton de celui d'une poupée diabolique à celui d'une femme tourmentée.

Tous ça avant que le Dandy man ne perds conscience.


Le zeppelin, Zorin venait de finir de prendre sa douche. Elle gardait encore en mémoire son combat contre ce "panzer roumain". Mais maintenant, elle avait dans son esprit le son de cette radio qui émet un code en morse au bout d'un couloir.

Son uniforme en réparation, Zorin enfila celui qui fut entièrement noir, le bandeau rouge en moins. Elle s'avança alors dans sa tenue respectable et monstrueuse jusqu'à la salle des commandes où se trouvait son chef. Le Capitaine était derrière elle, il la suivait depuis sa sortie de l'infirmerie. Zorin en avait plus qu'assez d'être surveillée comme une enfant. Elle l'ignorait et marchait rapidement devant lui en grognant, la clope au bec.

La soldate entra sans frapper. Le visage en direction de ses écrans, son chef ne se retourna même pas vers elle.

_ Déjà sur le pied de guerre Lieutenant Blitz, dit-il, je n'en attendais pas moins de vous.

_ Je n'ai pas fini mon boulot Major, je dois me rendre à l'usine.

_ Plus tard Lieutenant, s'exclama-t-il, tous nos hommes sont revenus. Le soleil s'est levée à l'extérieur et nous devons envisager la prochaine nuit. Mais je me disais, s'exclama-t-il en retournant enfin pour lui faire face, pourrais-je vous faire confiance lors de cette prochaine nuit ?

_ C'est parce que je suis allée sauver la peau du rossignol que vous me dites ça ?

_ Nous avions convenu que vous vous rendriez à l'usine la nuit dernière. Mais vous semblez avoir visitée un autre endroit.

_ Et vous pouvez désormais barrez le château de vos cibles, il n'y a plus rien d'intéressant maintenant là-bas ! En plus de sauver notre tireuse d'élite, j'ai égalemnt rentabilisé mon exploration. La prochaine nuit sera encore meilleure !

_ Lieutenant Blitz, parla-t-il fortement derrière son sourire, pensez-vous accomplir le travail de vos autres camarades ?

_ Je pense être la plus efficace.

Le Major eut un petit rire agaçant.

_ Lieutenant Zorin Blitz, votre fierté et votre manque de modestie réussiront toujours à remplacer l'humour infantile de notre regretté Adjudant Schrödinger. Ils ont pourtant déjà causé votre perte Lieutenant, nous devrions refaire deux fois les mêmes erreurs. Même si cela, rigola-t-il, ne nous apportera pas l'absolution pour autant !

Zorin fronça les sourcils, mordit sa cigarette et serra le poing.

_ J'irais à l'usine avec mes hommes cette nuit, répondit-elle sèchement.

_ Au fait Lieutenant, interpella le Major avant qu'elle ne le quitte.

_ Oui ?

_ Les frères Valentines ne sont pas revenus de leur mission. Ainsi que le Lieutenant Tubalcain. Je ne veux pas que vous meniez l'enquête à leur sujet, est-ce entendu ?

_ Il n'y aucun risque là-dessus Major, répondit-elle.


Le souci avec les rêves, c'est qu'il n'était pas toujours d'accord pour que nous puissions exécuter nos propres volontés. Ou nous en donner l'illusion.

Rip avait déjà eu mille cauchemars avec "Samiel". Cela commençait avec de la taquinerie, puis de la moquerie, avant de la méchanceté, des insultes ensuite, suivit de bousculades, accompagnés de coups plus tard, et se terminant sur une morsure par delà laquelle, s'enchainait des actes de violence dans l'intérieur même de son corps.

Alors qu'elle était piégée sous lui depuis des heures, elle entendit une voix se rajouter à son enfer personnel.

_ Puis-je me joindre à vous ? Je m'ennuie tellement ces derniers temps.

Rip s'agita mais rien ne pouvait la sortir de cette orgie d'horreur dans lequel elle fut plongée de force, avec Samiel et Lady Dimitrescu qui s'en servir immédiatement de jouer pour leur divertissement personnel.

L'enfer est fait de tortures éternelles n'est-ce pas ?

Après les viols et les spectacles humiliants, Rip se réveilla en sursaut dans son lit, les larmes aux yeux, la terreur sur son visage, puis la panique lorsqu'une cage l'empêcha d'ouvrir la bouche.

_ Hé ! Tout va bien mon petit rossignol, rassura immédiatement Zorin en s'approchant d'elle afin qu'elle ne rouvre pas accidentellement ses blessures, le Doc t'enlèvera bientôt ton mors de cheval.

Rip ne savait pas si elle devait se montrer sereine en compagnie de Zorin. Son esprit l'accusa vite de ses cauchemars, tout en sachant au fond d'elle-même que ce ne fut pas totalement sa faute.

Voir pas du tout.

Zorin lui remit ses lunettes sur le nez.

La chasseresse se rendit compte alors de tous les tuyaux et matériaux médicales qui recouvraient son corps, ainsi que le haillon énorme dans sa bouche dont elle désirait plus que tout la disparition. Mais cela signifiait aussi que le Doc avait refait sa dentition.

Zorin était assise en face d'elle. Elle fumait dans le bloc médicale, derrière le dos du médecin, en attendant que sonne l'heure d'aller retrouver ses soldats.

Elle n'avait pas sommeil.

Et puis le son de cette radio revint soudainement dans ses tympans, plus fort encore. Zorin grogna bruyamment, attirant l'attention de Rip.

_ Y a une radio qui est restée en route, gronda-t-elle, je vais aller voir !

Zorin se leva. Rip afficha un air de surprise et d'incompréhension sur son visage lors de son départ qui ne fut pas remarqué par sa camarade.

L'illusionniste sortit de la pièce. Le son lui semblait extrêmement fort, pourtant les soldats de la garde de jour ne réagissaient pas malgré la teneur du son. De plus, celui-ci provenait d'une pièce bien connu, qui ne fut pas pas la salle de communication habituelle, ou tout autre stand de radio disposé dans le zepellin, qui ne servait plus à grand chose d'ailleurs.

Toutes les radios avaient pris la poussière depuis.

Le son venait de sa chambre. Zorin accélèra sa marche, au plus elle se rapprochait, au plus le bruit devenait fort. Elle ouvrit la porte, il y avait une radio qui l'attendait sur son bureau, émettant du morse. Elle était parsemée de rouille rougeâtre et cramoisi, le micro était sale, recouvert de salive séchée et de poussière, et les écrans crasseux, mais l'appareil fonctionnait toujours, et parfaitement bien semblait-il.

Zorin s'assit immédiatement en face de son bureau, devant l'appareil. Elle prit un papier et traduisit le morse dont elle connaissait le langage, en tout bon soldat.

"Fréquence 6 STOP envoyer En attente des ordres STOP en morse STOP"

Zorin changea la fréquence et fit part du message, le casque sur les oreilles, le doigt sur la poignée. Elle entendit le son familier de la machine de morse, produit par la mise en relation entre le contacteur et la borne M. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas entendu.

Et puis une voix résonna soudainement dans le casque.

_ Lieutenant Zorin Blitz, officier du groupe néo-nazi baptisé "Millénium", en attente des ordres.

_ Allo, interrogea Zorin, qui parle ?

_ Vous ne devez pas aller à l'usine. Vous devez aller sauver Tubalcain Alhambra, le "Dandy man", dans la maison isolée éloignée du village, près de la cascade, dans les montagnes. Ne vous occupez pas des Valentine.

_ Un inconnu qui me donne des ordres... Identifis-toi sale cafard ! Et pourquoi j'irais sauver Tubalcain ?

_ Demandez l'avis au Lieutenant Rip van Winkle, la chasseresse.

_ Qui es-tu sale ordure, grogna fortement Zorin, tu es dans le zeppelin ? C'est toi Hans qui l'ouvre enfin ? Répondez !

_ Choisissez bien votre mission Lieutenant, bon courage.

La radio s'éteignit juste après ça. Plus de morse, plus de grissillement. Plus rien. Zorin essaya d'autres fréquences mais rien ne survint. La radio était comme, complètement hors d'usage, inutilisable. Zorin sortit de sa chambre, elle retourna à l'infirmerie.

Là, elle surprit le Doc en train de retirer le mors à Rip.

_ Que du sang. Rien de solide, ordonna le Doc.

_ Je pourrais manger quoi de toute façon, soupira Rip.

Elle zozota quelque peu mais se réhabitua vite au retour de ses trois canines. En revoyant Zorin, elle repensa à son départ.

_ Tout va bien ?

_ Et toi, lu retourna Zorin.

_ C'est agréable de pouvoir toucher ses crocs. Mais je n'ai pas compris toute à l'heure...

_ Quoi ?

_ Tu disais entendre une radio mais moi je n'ai rien entendu...

_ J'ai l'ouie plus fine que toi sans doute, justifia Zorin.

_ Sans doute...

Zorin refusa de croire que la radio n'avait été entendue par personne, pourtant cette affaire n'avait de cesse de tourner dans sa tête. Qui avait-il au bout du réseau ?

Zorin préfèra parler d'autre chose.

Surtout si personne n'entendait cette radio.

_ Et maintenant mon petit rossignol, tu n'as plus intérêt à te mettre dans la merde comme ça !

_ Excuses-moi, dit-elle avec peine, mais je déteste me languir pendant des heures sous moins vingt degrés sans rien faire !

Zorin souffla sa fumée. Elle aurait torturé Rip pour cette perte de temps dans le château, mais elle remit cela à plus tard. Sa main occulaire lui démangeait pourtant, mais pas pour Rip, pas pour l'instant.

_ Zorin ? C'est vrai que Luke, Jan et Tubalcain ne sont pas rentrés ?

Zorin écarquilla les yeux.

_ Qui te l'as dit ?

_ Le Doc.

Zorin serra les dents et pinçant sa cigarette.

_ Oui, ils ne sont pas revenus. Ils reviendront sans doute demain ou jamais, c'est pas important.

_ Si c'est important ! C'est nos camarades !

_ Nos... ? Tu vas me faire croire Winkle que tu tiens à "tes camarades" ? Alors que tu as eu les mêmes pensées que nous jusqu'à ce que ça soit ton tour !

_ C'est quand mon tour est arrivé que j'ai su à quel point on aurait pu avoir mieux si on était resté ensemble jusqu'au bout !

_ Tu n'es pas né dans la bonne patrie pour ça, Rip. Pas combattue dans le bon camps. Ni servie le bon patron.

_ Alors pourquoi t'es venue me sauver ?

Un silence.

_ Parce que je n'aime pas partager mon repas, voilà tout, répondit la sorcière.

_ Tu mens, cracha Rip.

Zorin se leva, étrangement nerveuse.

_ Tu as besoin de dormir toi, j'ai une mission la nuit prochaine, gronda-t-elle.

_ Attends Zorin ! Je ne veux pas qu'on les abandonne, supplia Rip en changeant soudainement de ton.

_ C'est des hommes Rip ! Ils sauront se débrouiller tous seuls ! La nuit va tomber dans quelques heures, ils seront là demain matin !

_ Je ne pense pas, Tubalcain est allé seul dans un endroit isolé, ses hommes me l'ont dit. C'est qu'une petite maison il parait, c'est juste lui donner un coup de main.

_ MAIS POURQUOI TU VEUX QUE J'AILLE LE SAUVER ?!

_ Parce qu'on s'est retrouvé dans le même estomac et qu'il est important pour moi maintenant !

Rip se mit à pleurer. Zorin broya sa cigarette entre ses doigts, sa moitié de visage tatouée dans l'ombre de la colère.

_ Tu me dégoûtes...

_ Je t'en prie Zorin, fais-le juste pour moi alors ! S'il te plait ! Zorin ! Zorin !

Zorin sortit de la pièce sans répondre, laissant Rip. Ses pas l'emmenèrent jusqu'à sa chambre, où la radio l'attendait encore, silencieuse.

La vampire s'allongea dans son cercueil, repensant aux paroles de Rip. Elle n'était pas dans son état normal pour penser ainsi, selon elle, juste encore dans l'estomac de Samiel.

Et qui lui avait parlé toute à l'heure également ? Pourquoi cette radio ici ? Maintenant ? Ce village ? Ce panzer roumain avec ses moucherons ?

_ Pourquoi tout ça arrive ? Je suis encore dans ce foutu cauchemar ou quoi ?

Zorin ne savait pas quoi faire, mais plutôt comme la situation ne fut pas dangereuse mais ennuyante.

Décevoir Rip ou désobéir à son chef ?

Zorin se frotta le visage, les deux mains qui le recouvrait plongèrent sa vision dans le noir, son esprit lui rappela alors les paroles d'une autre.

_ Enfer et damnation...


_ Je pensais qu'il y avait des villageois, demanda un soldat nazi à son confrère, de garde de jour comme lui, pourquoi personne ne sort la journée ?

_ Espèce d'idiot, tu crois vraiment qu'il y a des villageoies ? C'est une putain d'illusion, y a personne d'autres que nous ici !

_ Pourquoi tu dis ça, paniqua l'autre.

_ Hé ! Tu crois qu'on verra des âmes en peine ici ? On est entre monstres là !