Bonjour à tous,
Je suis très contente de voir que la suite vous plaise autant. Par contre, je m'excuse si j'ai mis plus de temps que prévu à poster ce chapitre ( je n'ai pas encore recommencé à travailler donc j'en profite pour passer plus de temps sur les fictions) mais il me semblait important de le modifier après avoir noté sa longueur et ses répétitions. J'essaie de limiter les passages rébarbatifs: flash-back ou résumé de la première partie, néanmoins, bon nombre de lecteurs ont abandonné la fiction en cours de route ou commencent directement la lecture depuis cette partie. donc il est normal de mettre à jour tout le monde.
J'essaie cependant de raccourcir les flash-back donc vous trouverez certaines différences avec les chapitres de la première partie, néanmoins, cela ne change rien au contexte, ni à l'essentiel des propos entre les personnages. Alors, vous pouvez sauter le flash-back, si vous avez déjà lu la première partie.
Je précise encore une fois que le langage des enfants n'est pas toujours soigné et que c'est volontaire tout comme leurs fautes de syntaxe, grammaire ou autre. J'essaie de les rendre le plus naturel possible, même si, parfois je suis contrainte de leur donner un langage un peu plus élevé selon le contexte de certains chapitres.
Je voudrais aussi remercier Adenoide et Lord Manerelli pour leurs reviews qui m'ont vraiment fait très plaisir. En ce qui concerne Pansy: je confirme Lord Manerelli qu'elle fera bien évidemment partie de cette seconde partie elle aussi, néanmoins, nous n'aurons pas la réponse sur son statut définitif avant 1991, voire, début de l'année 1992. Je ne sais pas encore combien de chapitres fera cette seconde partie, cependant, je pense que les années 90 et l'adolescence d'Harry ainsi que de ses amis sera évoquée dans la troisième partie.
En ce qui concerne les cracmols: Adenoïde je suis d'accord avec toi au sujet de l'aveuglement des sorciers sang-purs qui ne se rendent pas compte "d'affaiblir" les caractéristiques de leurs descendants à force de se reproduire entre eux. Ces sang-purs là (ça ne concerne pas tout le monde) se sentent supérieurs aux autres et ne se remettent pas en question. Ils continuent donc de pratiquer l'endogamie au sein de leur groupe. On dirait que le monde magique est une société renfermée sur elle-même dans chaque pays donc j'ai l'impression que les sorciers n'ont pas trop d'échange entre les différentes communautés (sauf les commerçants comme Parkinson, des touristes ou des sorciers désireux de quitter un pays pour s'installer dans un autre).
Dans le livre, j'ai toujours considéré la Grande-Bretagne sorcière est plutôt repliée sur elle-même sauf durant la Coupe de Quidditch ou le Tournoi des Trois Sorciers puisque des sorciers étrangers sont alors présents.
C'est un peu comme dans de nombreux villages jusqu'au XXe siècle dans la vraie vie puisque la majorité des gens n'avaient pas alors la possibilité de se déplacer énormément avant l'essor des transports en commun, l'exode rural, l'industrialisation... Par exemple, j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer des personnes âgées mariées entre cousins germains, voire, cousins de deuxième ou troisième degré parce qu'ils ne se déplaçaient pas vraiment de leur village entre les années 30, la seconde guerre Mondiale, voire, les années 50 et donc ils ne trouvaient personne d'autres ou tombaient amoureux entre eux. Ensuite, ce phénomène a bien évidemment diminué puisque les enfants se sont déplacées d'avantage (permis de conduire, essor de la voiture, travail en ville) et ont rencontré d'autres personnes.
En ce qui concerne la fiction, certains cracmols comme Ridge ou des sorciers commencent à se poser des questions (par exemple Parkinson en parle à Pansy après avoir entendu les ragots de Ridge au sujet des risques lors de mariages consanguins, les Black constatent les capacités de Nymphadora qui est une métamorphomage alors que c'est une sang-mêlée) mais ils n'ont pas encore saisi toutes les nuances du phénomène.
Pour ce qui est de Kreattur, il ne peut rien dire aux autres car Regulus lui a ordonné de ne pas le faire. En revanche, il a pu lui désobeir et le sauver uniquement parce que Walburga lui avait ordonné de ne pas écouter les ordres de ses enfants en cas de bêtise et de les protéger. Enfin, Narcissa a très mal agi donc elle va sûrement s'en mordre les doigts plus tard, même si, je ne compte pas forcément la maltraiter. Par contre, je pense que je n'aurai pas de pitié pour Lucius XD.
Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas encore la famille Parkinson: la mère de Pansy est mongole donc Pansy est eurasienne. La petite fille a trois frères: Patrick junior, Kenneth et Kendrick ainsi que des cousins. Parmi ses cousins: on verra seulement Théodore Nott ( sa mère est la sœur jumelle de Patrick Parkinson) et Robert-Bruce Mac Kintosh (surnommé Toorj) dont la maman est la soeur de Naraantuya Parkinson. Pansy a également un autre oncle qui s'appelle Bataji qui a une femme et des enfants. Enfin, il y a une autre personne dans la famille Parkinson mais on en parlera plus tard.
Contexte historique: nous sommes dans les années 80 donc je voulais rappeler aux plus jeunes lecteurs que les smartphones n'existaient pas encore. Je suis certaine que beaucoup n'ont jamais vu une banquette avec la petite commode pour y poser le téléphone donc je préfère vous avertir.
Bonne Lecture et à très bientôt !
Pendant ce temps, Patrick Parkinson demanda à sa fille de téléphoner au professeur Rogue pour l'aviser que le petit-déjeuner était prêt puisque le sorcier ne désirait pas réveiller la maisonnée en arrivant à l'improviste. Les trois maisons étaient équipées de cheminées reliées au réseau de cheminette, néanmoins, Severus avait montré à la fillette comment utiliser le téléphone afin de l'inciter à agir comme ses futurs camarades d'école en présence des moldus: aussi, le professeur exigeait qu'elle l'appelle au téléphone lorsqu'il était chez lui. Pansy se rendit donc dans le couloir où se trouvait le seul téléphone de la maison pour le moment et qui était positionné sur un meuble spécifique composé d'un mini table de chevet ainsi qu'une banquette. La fillette s'assit sur cette dernière puis elle composa rapidement le numéro :
« _ Allô? Répondit Severus comme il l'avait également enseigné à la fillette.
- Bonjour Professeur, c'est Pansy à l'appareil. Dit aussitôt la fillette puisqu'elle se rappelait des consignes du sorcier.
- Bonjour Miss Parkinson. La salua Severus.
- Je voulais vous dire que le petit-déjeuner est prêt.
- Très bien Miss Parkinson : j'en déduis que votre famille est levée et que Lord Black mais aussi les deux Ladies se sont donc préparées pour se rendre à l'hôpital après le petit-déjeuner ? Demanda Severus.
- Oui tout le monde est levé : Nymphadora m'a dit que ses parents et Lord Black sont également prêts donc ils nous rejoindront avec Regulus pour le petit-déjeuner dans quelques minutes. Répondit Pansy.
- Comment va Milady Serena : est-elle en mesure de se rendre à l'hôpital en voiture ? S'enquit Severus qui se demanda si le voyage extrêmement long depuis la Mongolie n'avait pas fini d'affaiblir la malade, voire, s'il fallait réserver une ambulance pour lui permettre d'effectuer le trajet dans de meilleures conditions.
- Je pense que oui Professeur car Serena s'est levée elle aussi donc ma mère et Milady Black sont en train de l'aider à préparer sa valise pour l'hôpital.
- Très bien Miss Parkinson : dites à vos parents et Lord Black que je vous rejoindrai d'ici quelques minutes. Par contre, je ne viendrai pas par le réseau de cheminette mais à pied donc ne soyez pas surprise par la sonnette tout à l'heure. Recommanda Severus.
- D'accord Professeur. Conclut Pansy._ »
Severus salua la fillette et raccrocha. Ensuite, il saisit son trench-coat (c'était toujours celui que le sorcier avait obtenu grâce à un sortilège de métamorphose avant de se rendre à Inverness quelques jours plus tôt) ainsi que son parapluie puisqu'il devait encore s'habiller comme un moldu.
XXXXXX
Une minute plus tard, le sorcier sortit de sa demeure et remonta la rue à pied car il avait garé la voiture de Ted Tonks dans le garage situé dans la cour du pavillon de Pansy. Ce petit trajet permettait également à Severus de passer en revue tout ce qu'il comptait expliquer aux époux Dursley et leur fils afin de les préparer à leur entrevue avec Lord Black cet après-midi ou ce soir au plus tard. Malgré le peu de temps mis à disposition du professeur, ce dernier estimait pouvoir gérer la situation car Lord Black avait conscience que le couple moldu ne connaissaient pas les règles de l'étiquette donc il ne s'attendait pas à ce qu'ils respectent le protocole à la lettre en sa présence. De plus, le vieux Black était totalement accaparé par la maladie de sa fille ainsi que l'arrivée de son petit-fils Altaïr : aussi, il ne devrait pas trop se poser de questions au sujet des Dursley, du moment qu'il était rassuré sur la situation d'Harry le filleul de son fils.
Au bout de quelques secondes, Severus chassa ses pensées et nota alors la rénovation des réverbères présents dans l'Impasse du Tisseur totalement délabrée et désertée par ses anciens habitants depuis des lustres: aussi, il estima aussitôt que les Parkinson avaient du s'en charger ou demander aux elfes de le faire. Personnellement, le sorcier n'y avait jamais prêté attention puisqu'il ne sortait jamais de chez lui, ni ne se rendait dans la rue ou le reste du quartier avant la visite du petit Dursley ce mois-ci. Toutefois, Severus comprenait le désir des Parkinson de s'assurer de la sécurité des enfants lorsque ces derniers devraient rentrer de l'école ou de leurs activités extrascolaires le soir si les gamins décidaient de s'inscrire à des clubs de sports, voire, des cours de musique moldus puisque la petite Parkinson en suivait plusieurs dans le monde magique avant son isolement.
Durant le trajet, Severus finit également par estimer que l'installation de Miss Parkinson, ses deux nouveaux « amis » ou encore de la fille de Lord Black allait certainement provoquer d'autres changement dans l'impasse puisque Milady Walburga Black désirait acheter une maison elle aussi néanmoins, le professeur estima que la présence des Black ne serait probablement pas dérangeante puisque c'étaient des adultes et non des petits braillards capricieux comme ses élèves. De plus, Milady achèterait probablement l'un des pavillons les plus proches de celui de sa fille donc les sorciers resteraient à l'autre bout de la rue : aussi, la quiétude du maître des Potions ne serait probablement pas troublée par des problèmes de voisinage puisque sa propre demeure se trouvait tout au fond de l'impasse. Enfin, la permanence de la fillette à l'Impasse du Tisseur permettrait à Severus de surveiller ses progrès en potions puisqu'il entendait bien la voir développer son potentiel et non le gâcher à cause de sa lubie à l'égard du petit Robert-Bruce Mac Kintosh.
Entre-temps, Pansy était retournée dans la salle à manger où elle constata l'arrivée de Pavel ou encore Altaïr qui la saluèrent puis l'irruption de Nymphadora. L'adolescente salua les trois enfants et Patrick Parkinson également présent avant de se tourner vers son petit cousin. Ce dernier fut aussitôt accaparé par la jeune sorcière au point d'oublier Pavel qui se sentit isolé dans la conversation puisqu'il ne comprenait pas grand-chose à l'anglais pour le moment. En revanche, Pansy réalisa aussitôt sa gêne car elle-même avait subi le même sentiment d'exclusion lorsque les enfants de son entourage (hormis son cousin Théodore Nott, Neville Londubat et Milicent Bullstrode) l'avaient isolé après avoir réalisé que c'était une cracmolle : aussi, elle se désintéressa de la conversation des deux cousins et se tourna donc vers Pavel :
« _ Tu as faim ? Demanda Pansy à Pavel en mongol avant de reprendre en anglais : Are you hungry?
-Yes I hungry. Répondit le petit garçon tout en se remémorant ce que la fillette lui avait déjà enseigné la veille et en essayant d'y associer les paroles prononcées par Pansy maintenant.
- Bravo Pavel c'est presque parfait ! L'encouragea Pansy en mongol.
- Merci mais qu'est-ce qui n'allait pas ? Lui demanda aussitôt Pavel désireux d'apprendre l'anglais le plus vite possible.
- Il manque le verbe mais c'est pas ta faute : c'est la mienne parce que je t'ai pas encore montré ça sur tes livres. S'excusa Pansy.
- T'inquiètes pas : c'est pas grave. En plus, on n'a pas eu le temps de voir grand-chose hier et puis c'est plus difficile d'apprendre des verbes que des mots. Modéra Pavel.
- Oui mais je crois que ce sera plus facile pour toi d'apprendre les verbes en anglais que les verbes en russe pour moi : Maman a commencé à m'apprendre ces trucs mais j'ai du mal avec ce qu'elle appelle déclinaisons. Avoua Pansy.
- Ah j'ai compris pourquoi c'est difficile pour toi mais t'inquiètes pas: je te montrerai comment ça marche en russe et toi tu me montreras les verbes en anglais. Proposa Pavel sous le regard satisfait de Patrick Parkinson heureux de voir les deux enfants s'entendre toujours aussi bien.
- D'accord, on fera ça après manger si on sort pas. Dit Pansy.
- J'aimerai bien voir les verbes mais aussi sortir pour voir le reste du quartier… Avoua Pavel.
- Nous irons certainement visiter le quartier Pavel et peut-être même le centre commercial aujourd'hui mais je ne sais pas si nous le ferons ce matin ou cet après-midi car nous devons d'abord nous organiser pour savoir qui va accompagner Serena à l'hôpital et lui tenir compagnie ce matin. Intervint Patrick.
- Oui je comprends. Dit Pavel.
- Est-ce que tu as bien dormi ? Demanda ensuite Pansy au jeune garçon.
- Oh oui : j'ai bien dormi car personne ronflait dans mes oreilles ! Affirma Pavel.
- Mes frères ou Altaïr ronflent ? S'enquit Pansy curieuse puisque les garçons avaient dormi dans la même chambre lors de leur séjour à Moscou.
- Tes frères non mais Altaïr oui, même si, il ronfle pas aussi fort que des garçons avec qui je dormais dans mon dortoir. Révéla Pavel.
- Tu dormais pas avec Altaïr en Mongolie ? Demanda Pansy tout en évitant de prononcer la parole orphelinat pour ne pas lui faire de peine.
- Non : il est venu bien après moi à la pension et puis c'était pas un orphelin comme moi mais un placé donc il dormait dans une chambre avec d'autres garçons qui attendaient le retour de leurs parents comme lui. Expliqua Pavel.
- Oh… Euh ta chambre te plaît ? Demanda aussitôt Pansy peinée pour lui et désireuse de changer de sujet.
- Oh oui : c'est génial d'avoir une chambre à moi comme avant ! Affirma Pavel. _ »
Effectivement, le petit garçon abasourdi avait cru vivre un rêve éveillé à son réveil ce matin donc il lui avait fallu quelques minutes pour réaliser qu'il s'agissait bien de la réalité et que la période du dortoir commun à l'orphelinat mongol était décidément révolue grâce aux Parkinson. En son for intérieur, Pavel était conscient des aspirations des parents de Pansy, néanmoins, sa conversation avec la fillette la veille ou encore son attitude l'avait rassuré sur le fait qu'elle n'attendait rien de lui en échange de son installation à l'Ouest. De plus, le jeune garçon avait remarqué que les époux Parkinson semblaient vraiment tenir compte de l'avis de leur fille : aussi, le petit russo-mongol s'estimait en sécurité et que personne ne le forcerait à se marier plus tard puisque Pansy ne songeait pas à ce genre de choses entre eux.
En raison de la discrétion des deux adultes, Pavel ne pouvait donc pas se douter que ses craintes étaient infondées depuis le début puisque Naraantuya avait contraint son mari à effectuer un serment inviolable afin qu'il s'engage à jamais forcer leur protégé à épouser Pansy contre son gré :
Flash-back :
En son for intérieur, Patrick comprenait la colère de Pansy contrainte de partir du monde magique d'ici peu, néanmoins, le sorcier était conscient de la nécessité de son sacrifice, sinon, toute la famille serait mise au ban de la société par sa faute si elle restait officiellement avec eux. L'éloignement de Pansy sauverait donc le magasin mais surtout l'équilibre de ses trois frères puisqu'ils ne seraient pas marginalisés par les autres sorciers si leur cadette était censément morte. De plus, Parkinson estimait également que sa fille serait bien mieux chez les moldus qui lui apprendraient un métier, plutôt que, de rester chez les sorciers avant de finir dans la misère après la mort de Papa.
En effet, le sorcier était terrorisé à l'idée du futur destin de Pansy si elle restait dans leur monde puisque les lois ne protégeaient absolument pas les cracmols contre leur fratrie sorcière en cas de désaccords lors d'une succession. L'inquiétude du sorcier n'était pas sans fondements car Patrick s'était renseigné un peu partout au sujet des cracmols, ce qui lui avait permis d'apprendre que la loi permettait aux sorciers d'exclure un frère ou une sœur cracmol de la succession parentale, même si, les parents avaient laissé un testament en faveur de cet enfant : aussi, Patrick ne voulait absolument pas imaginer sa fille jetée à la rue par ses frères, si ces derniers la tenaient responsables de leur marginalisation par le reste de la société sorcière puisque personne ne voulait se marier avec le frère ou la sœur d'un cracmol.
Ensuite, le sorcier avait appris par hasard que les prostituées de l'Allée des Embrumes ou du bordel adjacent étaient pratiquement toutes des cracmolles qui avaient été abandonnées là-bas durant leur enfance et non dans un orphelinat moldu… Cette découverte avait provoqué de nombreux cauchemars à Patrick au sujet de Pansy en train de mendier ou pire encore, de faire le trottoir dans l'Allée des Embrumes, s'il ne faisait rien pour l'aider à trouver sa voir chez les moldus dés maintenant. Ensuite, la discussion entre Patrick et le cracmol Michael Prewett au sujet des difficultés des cracmols puis les conseils de ce type avait permis à Parkinson de trouver une solution satisfaisante pour la fillette, voire, même un autre petit cracmol.
Patrick en avait donc parlé à son épouse Naraantuya qui en apprit ainsi un peu plus sur les cracmols britanniques grâce à son récit. La sorcière abasourdie avait aussitôt plaint la petite Mafalda Prewett probablement blessée par l'attitude de sa mère apeurée par la magie et de celle ses frères manifestement jaloux face à ses capacités puisque les deux gamins n'étaient pas des sorciers contrairement à elle. Ensuite, Parkinson avait également révélé le résultat de ses recherches sur les couples « mixtes » formés par un moldu et un sorcier après sa conversation avec Michael Prewett avant d'expliquer à son épouse que si certains conjoints moldus acceptaient la magie au point d'envoyer leurs enfants sorciers à Poudlard, il n'en allait pas de même pour d'autres parents moldus qui préféraient quitter leur famille plutôt que d'affronter la situation. Ces gens finissaient donc par divorcer de leur mari ou épouse cracmol(le) puisque la répudiation s'appelait divorce chez les moldus.
Enfin, Patrick avait confessé son inquiétude au sujet de leur fille :
« _ Naraantuya, tu sais que je me fous de la pureté du sang donc je n'ai rien de particulier contre les sorciers sangs-mêlés, les nés moldus ou les moldus tout court, même si, ces derniers me font peur. Commença Patrick.
- Oui je sais. Répondit sa femme.
- Toutefois, je ne souhaite pas assister au divorce de Pansy ou la répudiation de ses enfants par leur père moldu si les gamins font de la magie devant lui et que ce type ne l'accepte pas. Avoua Patrick.
- Nul ne sait si le futur mari de Pansy sera un moldu, un cracmol ou un sorcier à moins qu'elle ne finisse par épouser Robert notre neveu. Dit Naraantuya.
- Je ne crois pas que Robert deviendra notre gendre car ce gamin va aller à Poudlard contrairement à notre fille donc ils ne se verront pratiquement plus hormis durant les vacances scolaires : aussi, ils finiront certainement par s'intéresser à d'autres personnes avant d'oublier leur lubie enfantine. Estima Patrick.
- Je suis d'accord avec toi mais Nalaa ne partagera pas ton avis car elle rêve encore de marier nos deux enfants. Confessa la sorcière.
- Ta sœur croit encore que son fils Robert souhaitera épouser Pansy plus tard alors que c'est une cracmolle et lui un sorcier ? Demanda Patrick surpris par l'aveuglement de Nalaa.
- Nalaa estime que Robert-Bruce aura des petites amies à Poudlard mais que personne ne songera sérieusement à l'épouser à cause d'elle puisque ma sœur est une cracmolle. C'est pour cette raison qu'elle estime que Pansy serait donc parfaite pour Robert. Confessa Naraantuya.
- Je comprends le raisonnement parfaitement logique de ta sœur, néanmoins, notre neveu n'est pas un fiancé fiable pour notre fille car son père ne nous a donné aucune garantie au sujet de leur mariage plus tard. Répliqua aussitôt Patrick.
- Pat : tu ne voudrais quand même pas obliger Archibald à effectuer un serment inviolable pour qu'il force Robert-Bruce à épouser Pansy plus tard ? Je refuse d'influencer la vie d'Archibald de cette manière et d'obliger ces deux enfants à rester ensemble jusqu'à la fin de leurs vies, si ce n'est pas leur souhait ! Protesta sa femme.
- Non bien entendu : je ne pensais pas forcer qui que ce soit à épouser notre fille et encore moins à cause d'un serment inviolable. La rassura Patrick.
- Bon, je suis rassurée.
- Par contre, ce Michael Prewett m'a donné un conseil qui pourrait aider Pansy mais aussi un autre petit cracmol probablement malheureux et qui réside dans un orphelinat en ce moment. Tenta Patrick.
- Ah bon ?
- Oui alors voilà… Commença Patrick avant d'approfondir le discours_ »
La sorcière écouta le récit de son époux qui souhaitait acheter une maison afin d'installer Pansy dans un quartier moldu en compagnie d'un petit cracmol et une nounou cracmolle. Naraantuya ne savait pas si les deux enfants finiraient par s'aimer, voire, se marier un jour ou non, néanmoins, un petit cracmol bénéficierait également de l'aide des Parkinson tout en obtenant de nombreuses opportunités en Grande-Bretagne dont le niveau de vie était bien plus élevé qu'en Mongolie. La sorcière ne fréquentait pas beaucoup les moldus en Mongolie, cependant, sa jumelle Nalaa lui avait souvent affirmé qu'ils vivaient dans des conditions matérielles bien moins favorables qu'en Grande-Bretagne. Certaines choses jugées basiques ici ou chez les sorciers mongols étaient en revanche considérées comme un grand luxe par les moldus mongols. Apparemment, c'était la même chose chez les moldus d'Europe de l'Est, de Mongolie Intérieure ou de la Chine d'après Nalaa.
Naraantuya n'était pas en mesure d'expliquer les conditions du régime communiste à son mari puisque la sorcière elle-même n'avait pas compris toutes les explications de sa jumelle. Toutefois, elle confirma les propos de Michael Prewett car Nalaa se plaignait souvent de la pauvreté et des conditions de vie difficile des moldus lorsqu'elle vivait parmi eux à Oulan-Bator. Patrick fut rassuré par cette confirmation puis il reprit la parole :
« _ Naraa, je connais le monde moldu encore moins que toi donc je ne sais pas comment agir : tu penses pouvoir trouver un orphelinat si nous allons en Mongolie ? Interrogea Patrick.
- Je ne sais pas mais Dolgormaa pourrait sûrement nous aider car elle connaît un peu les moldus puisque sa sœur vend une partie de ses produits auprès de ces gens à Altaï. Estima Naraantuya en songeant à Dolgormaa leur belle-sœur puisque c'était la femme de Bataji.
- Altaï : c'est bien la ville moldue la plus proche du village sorcier où nous allons nous approvisionner quand nous sommes en Mongolie ? Demanda Patrick songeur.
- C'est ça donc je suppose qu'il doit y avoir quelques petits cracmols à l'orphelinat d' Altaï, sinon, nous irons en chercher à Oulan-Bator après que la belle-sœur de Bataji nous ai expliqué comment les trouver. Proposa Naraantuya.
- Mm, bonne idée donc nous irons en Mongolie d'ici peu ! S'exclama Patrick.
- Attends Pat : je veux cependant une promesse de ta part. Modéra Naraantuya.
- Laquelle ?
- Je voudrais que tu fasse un serment inviolable où tu devras me jurer de ne jamais forcer le gamin et Pansy à se marier ensemble s'ils ne le veulent pas plus tard. Tu pourras tenter de les pousser l'un vers l'autre grâce à des petites phrases, des situations propices pour les rapprocher comme les jeux, les sorties, les voyages ou autre mais pas plus. Commença Naraantuya
- ...
- Il n'est pas question non plus que tu dévoiles ouvertement ton projet à notre fille ou à cet enfant. Tu dois également me jurer de fournir une bonne éducation à ce petit garçon, de le soutenir financièrement jusqu'à ses vingt-cinq ans et de ne jamais le jeter dehors, ni le renvoyer à l'orphelinat si Pansy devait finir par s'intéresser à quelqu'un d'autre que lui. Conclut Naraantuya.
- Mm…
- Pat : tu nous as toujours dit qu'une promesse c'est bien mais un serment inviolable c'est mieux. Rappela sa femme.
- Tu souhaite juste que je te jure de m'occuper de ce gamin, de le soutenir financièrement ou autre jusqu'à ses vingt-cinq ans et que je ne le force pas à épouser Pansy ? Résuma Patrick qui avait compris les craintes de sa femme .
- C'est ça : on ne joue pas avec la vie des gens et encore moins celle d'un gamin donc j'accepte ta proposition uniquement pour aider Pansy mais aussi un petit garçon à obtenir une vie meilleure.
- Naraa : tu n'as pas besoin de t'inquiéter car je compte bien évidemment envoyer ce gamin à l'école moldue ou le soigner en cas de besoin tu sais ? Déclara son mari.
- Oui mais tu espère que cet enfant finisse par épouser notre fille, cependant, nous ne pouvons pas obtenir de garanties à ce sujet car l'amour ne se commande pas et ne s'achète pas non plus. Aussi, je refuse de voir ce gamin s'habituer à une vie sereine en Angleterre puis de t'imaginer le renvoyer en Mongolie, si notre fille ne veut pas de lui ou si ce gamin aime une autre personne plus tard. Insista Naraantuya pas du tout désireuse de provoquer la souffrance d'un enfant innocent.
- Je comprends ce que tu veux dire mais ne t'inquiète pas car je ne compte absolument pas blesser un autre gamin. Franchement, je me sens déjà assez mal comme ça à l'égard de notre fille, même si, j'agis ainsi pour notre bien à tous donc il n'est pas question de faire souffrir d'avantage Pansy ou le petit. Répondit le sorcier avant de pousser un soupir.
- Bien...
- Par contre comment va-t-on justifier notre décision auprès de Pansy ou de ce gamin ? Demanda Patrick.
- On peut tout simplement leur dire que nous voulons donner un nouveau compagnon de jeux ou un ami à Pansy mais pas un frère puisqu'elle en a déjà trois. Proposa Naraantuya. _ »
Fin du Flash-back
Ensuite, Patrick chassa ses pensées afin de répondre à la question de Pavel surpris par l'absence de Bataji. Le sorcier expliqua aussitôt à son protégé que le mongol reviendrait d'ici peu puisqu'il avait profité du décalage horaire pour retourner en Mongolie et s'occuper de sa propre famille ainsi que de son bétail. Pavel songeur finit par acquiescer avant de saluer les frères de Pansy enfin descendus puis les enfants se redressèrent à la vue de Lord Black, les Tonks et Regulus.
De son côté, Orion observa avec satisfaction la parfaite synchronisation des garçons (hormis Altaïr conscient qu'il n'était pas obligé de s'incliner à sa vue lors de chaque rencontre puisque c'était son petit-fils) et Parkinson qui s'inclinèrent pendant que Pansy effectuait une révérence comme l'exigeait l'étiquette en présence d'un Lord. Or, le patriarche Black tenait particulièrement aux règles, même si, il ne souhaitait pas non plus transformer les personnes en laquais serviles ou en elfes de maison en sa présence.
XXXXX
Toutefois, les réflexions du Lord furent aussitôt interrompues par Altaïr qui se précipita sur lui pour le saluer.
En son for intérieur, Orion ressentit encore une fois une immense surprise face à la spontanéité et l'affection naissance du petit garçon à son égard alors que personne n'avait jamais agi ainsi à sa vue. Le sorcier estima que son petit-fils n'avait heureusement pas vécu la même enfance dramatique que lui-même, Walburga et ses frères donc il était probablement plus enclin à ce genre d'émotions. Orion abasourdi ne songea cependant pas à repousser Altaïr qui l'enlaça :
« _ Good Morning Grand-Pa ! S'écria Altaïr heureux d'avoir enfin rencontré ce grand-père maternel qui ne le repoussait pas contrairement à son père et son grand-père paternel dégoûtés par son statut cracmol.
- Good Morning Altaïr. Répondit le patriarche toujours surpris mais touché par l'affection de l'enfant.
- Tu as bien dormi ? Demanda l'enfant.
- Oui et toi. S'enquit l'adulte tout en posant maladroitement sa main sur l'épaule de son petit-fils comme pour s'assurer qu'il était bien réel.
- Oui j'ai bien dormi mais pas longtemps donc je me suis vite levé pour vous voir Granny et toi ! Avoua l'enfant.
- Ah bon : tu voulais nous voir ? Reprit Orion sincèrement curieux.
- Oui, on s'est jamais vu avant et j'ai plus de papa, ni de grand-père à part toi. C'est pareil pour Granny : j'ai plus qu'elle parce que les autres veulent pas de moi ! Vous : ça vous fait rien que je suis cracmol donc vous voulez pas me chasser, ni Maman alors je veux passer du temps avec vous ! Affirma Altaïr sincère avant de s'accrocher à son grand-père sans se douter de toucher profondément l'adulte.
- Ne t'inquiète pas Altaïr: Granny et moi ne te chasserons jamais, ni ta mère donc nous passerons beaucoup de temps ensemble afin de rattraper tout ce que nous n'avons pas vécu auparavant. Le rassura Lord Black le plus simplement possible sous le regard de Serena et Walburga enfin descendues. _ »
Lord Black songeur estima que ses propres fils auraient probablement voulu entendre ce genre de choses eux aussi, notamment lorsque Sirius avait eu peur d'être marginalisé à cause de sa répartition à Gryffondor ou encore au moment où Regulus craignait de blesser son père en lui avouant ses regrets pour son enrôlement chez les Mangemorts. Au cours de ses réflexions, Orion constata encore une fois tout ce que sa pudeur, son ignorance au sujet de l'importance des marques d'affection paternelle mais aussi sa peur de répéter les gestes de ses parents lui avaient fait manquer ainsi qu'à ses fils cadets qui n'avaient pas reçu de gestes tendres de sa part. Certes : le sorcier ne songeait absolument pas à se transformer maintenant en une nounou débordante d'amour comme dans certaines fables, néanmoins, il se promit d'apprendre à montrer ses sentiments ainsi que son affection à son petit-fils, ses fils et sa fille Serena.
Quelques secondes plus tard, les réflexions du Lord furent interrompues par l'arrivée de Bataji depuis le réseau de cheminette mais aussi la sonnette donc Patrick alla ouvrir au Professeur Rogue.
Voilà, j'espère que ça vous a plu: comment trouvez-vous ce chapitre?
Je sais que tout le monde attend la rencontre entre Harry et Orion, néanmoins, je refuse de bâcler le début de la relation entre Orion et son petit-fils, les retrouvailles de Serena avec ses parents ou encore l'installation des enfants donc je vous demande encore un peu de patience.
En ce qui concerne la suite, j'avoue que je ne sais pas encore si Altaïr va accompagner sa mère à l'hôpital car ça risque d'être long (attente d'être prise en charge, examens médicaux) avant qu'elle soit installée dans une chambre, même si, je ne pense pas décrire toutes ces choses. Le petit pourrait peut-être accompagner sa mère pour se rassurer un peu sur le fait qu'elle sera entre de bonnes mains puis la laisser avec les adultes pendant qu'il restera avec Patrick Parkinson.
Je ne sais pas non plus si les gamins vont visiter le quartier avec Patrick et Bataji, voire en compagnie d'Orion, jouer avec les cadeaux portés par les Black ou aller voir les chevaux chez les Parkinson donc on verra bien ce que la Muse va m'inspirer.
A bientôt !
