Bonsoir à tous,
j'espère que vous allez bien et que vous profiterez de vos vacances d'hiver (il me semble que c'est la période des vacances en France) si vous en avez. Merci encore pour toutes vos reviews ( notamment celles de Geekbreton 56 et Rosas qui m'ont fait plaisir) auxquelles je répondrai dans la semaine. Il y a eu un cafouillage dans la gestion des chapitres après avoir effacé ceux où j'avais seulement spécifié un retard de publication donc certaines reviews précédentes se sont également retrouvées au chapitre 28. C'est pour ce motif que je tiens à vous présenter mes excuses si je vous répondrai deux fois.
Excusez-moi aussi au sujet de la brièveté de ce nouveau chapitre, néanmoins, je tenais à séparer la réaction de Sirius du reste de la fiction puisqu'il est toujours à Azkaban. Eydura a d'ailleurs parfaitement résumé la situation de Sirius donc je reconnais ne pas pouvoir développer beaucoup de choses sur lui pour le moment, cependant, on continuera de le voir de temps en temps, notamment pour observer ses réactions. J'avoue avoir également une idée en tête durant le séjour de Patmol en prison mais c'est encore trop tôt pour l'évoquer dans la fiction donc on en reparlera plus tard.
Pardon également pour faire pratiquement un résumé des actions survenues durant la journée car je comprends votre lassitude face aux répétitions ou les dialogues mais le patronus est le seul moyen dont dispose Walburga pour parler à Sirius en ce moment. Enfin, cela permet au prisonnier d'être mis à jour au niveau des efforts de ses parents pour l'aider mais aussi pour participer à leur vie familiale. Enfin souvenez-vous que Sirius ne parle pas de vive voix mais réagit aux propos du patronus dans son esprit.
Pardonnez-moi également pour les fautes mais je dois aller chez le dentiste tout à l'heure donc je profite de mon jour de congé pour publier, nettoyer, ranger un peu ou autre.
Bonne Lecture et à très bientôt !
Après cet entretien, Pénélope retourna chez elle tout comme le professeur Rogue et Bataji pendant que les Parkinson rejoignirent leurs enfants. Ensuite, les deux autres couples se retirèrent dans leurs chambres respectives . Une fois seule en compagnie de son époux, Walburga songea à toutes les péripéties vécues aujourd'hui avant de saisir sa baguette pour tenter de contacter Sirius.
Effectivement, la sorcière souhaitait sincèrement maintenir sa résolution de lui envoyer un message tous les soirs, même si, elle n'était pas certaine que son fils les recevrait. Afin de ne pas attirer l'attention des gardes, Milady Black préférait agir la nuit dans l'espoir de ne pas leur faire noter l'arrivée de son patronus, si ces employés restaient dans la salle probablement prévue à leur intention au lieu de patrouiller. Malgré sa fatigue, la sorcière discuta d'abord avec Orion afin de savoir s'il souhaitait également transmettre un message à leur enfant, ce qui lui valut la reconnaissance de son conjoint heureux de ne pas être exclu à cause. Après avoir déterminé ce qu'ils pouvaient dire à leur fils ou non en raison de ses conditions de détentions, la sorcière évoqua son patronus sous le regard admiratif de Lord Black face à l'ourse.
A des centaines de kilomètres de là en pleine mer du Nord, Sirius tentait de s'endormir sous la forme de Patmol pendant que les Détraqueurs étaient manifestement en train de tourmenter les autres détenus. Perdu dans ses pensées, le prisonnier ne parvenait pas à s'expliquer l'absence de visites de la part de ces êtres malfaisants aujourd'hui, néanmoins, il ne comptait absolument pas en parler aux gardes de peur de les inciter à vérifier cette soudaine lubie des Détraqueurs. Toutefois, Patmol ouvrit rapidement les yeux au moment où la voix de sa mère lui parvint. Le cœur battant, l'animagus se redressa sur ses pattes afin d'observer avec avidité le patronus en forme d'ourse tout en écoutant le message de Walburga :
« - Bonsoir Sirius… Commença le patronus.
- Bonsoir Mère. Aboya Patmol.
- … Je suis désolée de te réveiller à cette heure-ci mais je n'osais pas t'envoyer un patronus en plein jour de peur que les gardes ne puissent l'intercepter… S'excusa d'abord la voix de Walburga sous le regard de Sirius qui avait repris forme humaine.
- Ne t'inquiètes pas Walburga : je suis tellement heureux d'entendre ta voix que vous pouvez me réveiller en pleine nuit sans problèmes. De plus, les autres prisonniers crient tellement fort que personne ne peut t'entendre en ce moment. Murmura le prisonnier dans sa tête et qui oscillait toujours entre le tutoiement, le vouvoiement ou encore les termes Mère, Maman, voire, Walburga pour nommer sa mère après toutes ces années de séparation.
- … Je voulais d'abord te dire que nous pensons à toi ton père et moi. Orion veut même tenter d'apprendre le sortilège du Patronus lui aussi afin de pouvoir te parler directement puisqu'il ne peut pas le faire pour le moment. Franchement, je t'assure qu'il tient énormément à toi… Affirma le patronus car la sorcière désirait répéter régulièrement ces propos à son fils afin de le rassurer au sujet de l'attitude de son père.
- Je pense à vous deux moi aussi car vous m'avez non seulement redonné de l'espoir, l'envie de vivre mais surtout : vous m'avez fait comprendre que je n'étais pas seul. De plus, je tiens également à vous deux, même si, je ne le montrais pas auparavant. Confessa Sirius de manière maladroite dans son esprit car il n'avait pas été habitué à manifester ses sentiments au sein de sa famille.
- … Nous voulons aussi te donner plusieurs bonnes nouvelles… Poursuivit le Patronus.
- De bonnes nouvelles : dis moi-tout Mum ! Se laissa échapper Sirius empli d'espoir.
- … Tout d'abord, ton père a rapidement retrouvé une personne très chère à ton cœur grâce au Professeur qui la connaissait déjà et savait comment contacter rapidement sa famille. Continua le patronus.
- Vous avez déjà retrouvé mon petit Harry… Réalisa Sirius fortement ému, voire, même empli de gratitude à l'égard de Severus Rogue pour avoir aidé ses parents à retrouver rapidement Harry.
- … Nous n'osons pas t'en parler longuement à travers le Patronus car les murs d'Azkaban ont des oreilles, néanmoins, Odorok ou nous-même t'en dirons plus, si l'un de nous trois obtient un droit de visite. Poursuivit le Patronus.
- Je comprends votre prudence, même si, je vous expliquerai ou à Odorok en cas de visite que vous ne devez pas vous inquiéter car personne ne vous entends à cause des cris des autres détenus. Affirma aussitôt Sirius qui continua cependant de répondre au patronus dans sa tête et non de vive voix.
- … En tout cas, nous pouvons t'assurer que cette personne est heureuse au sein de sa famille manifestement très unie d'après ce que nous avons pu constater lorsque nous avons reçu la visite de cette jolie tribu ce matin. Ton père va maintenant veiller sur cette famille en toute discrétion afin qu'elle ne soit jamais dérangée par des importuns donc tu n'as aucun souci à te faire au sujet de cette personne. Développa le Patronus.
- Merci à vous Père pour vous être non seulement assuré du sort de mon filleul mais surtout pour veiller sur lui dés aujourd'hui… Dit aussitôt Sirius dans son esprit.
- … Les parents de cette personne sont très présents pour elle donc elle reçoit tout l'amour et l'affection dont un enfant a besoin. Reprit le Patronus tout en insistant sur le pronom personnel féminin dans l'espoir de dévier les soupçons si quelqu'un entendait ses propos
- Merci à la sœur de Lily et son mari car ce sont sûrement eux qui s'occupent du petit puisque le professeur vous a aidé à les trouver. Songea Sirius conscient du fait que Rogue et Lily vivaient dans la même ville durant leur enfance. _ »
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En son for intérieur, le détenu regretta de nouveau ses moqueries, voire, ses préjugés à l'égard du sorcier mais aussi de Pétunia Evans car le premier avait fait fi de leur ancienne rivalité afin d'aider ses parents et la seconde s'occupait réellement d'Harry : aussi, cette moldue ne ressemblait absolument pas à la mocheté insipide jalouse de la magie de Lily décrite par Patmol dans le dos de son épouse. Après avoir entendu ces propos, Sirius ressentit un profond soulagement au sujet du sort de son filleul donc un poids oppressant fut aussitôt retiré de ses épaules. Ensuite, il se ressaisit pour écouter le reste du message :
« _ … Le frère de cette personne veille également sur elle en tant que grand-frère, ce qui nous a rappelé ta petite enfance en compagnie de Regulus avant votre rivalité. Reprit le patronus.
- J'en suis vraiment très heureux pour Harry donc j'espère que ces deux garçons resteront ainsi au lieu de tout ruiner comme je l'ai fait avec Regulus. Reconnut le prisonnier soudainement empli de nostalgie.
- … J'espère sincèrement que vous saurez vous retrouver Reggie et toi lorsque tu seras libéré car vous êtes frères vous aussi. Enfin, nous souhaitons également assister à votre entente progressive avec Serena qui est également votre sœur…
- Je te promets de tout faire pour aider mon frère dés ma libération mais aussi de me rapprocher de lui ainsi que de Serena car je ne veux pas briser encore une fois notre famille, ni te blesser de nouveau Mère. Commenta Sirius qui avait eu le temps de réfléchir à ses actes depuis la visite d'Odorok.
- … Je voulais te dire aussi que cette personne connaît déjà ton existence.
- Harry ne m'a pas oublié ou alors, il sait qui je suis, si ses nouveaux parents lui ont parlé de moi ! Commenta Sirius agréablement surpris dans son esprit
- … Elle serait très heureuse d'apprendre ta libération puisque toute sa famille est convaincue de ton innocence et a compris l'identité du coupable grâce aux explications du Professeur ainsi que de ton père. Expliqua le patronus.
- Harry: merci de me faire confiance malgré les preuves contre moi… Sut seulement dire Sirius très touché durant son monologue intérieur.
- … La famille accepte également de te laisser rencontrer cette personne après ta libération, néanmoins, votre rencontre n'aura pas lieu tout de suite car tu auras besoin de repos et elle doit aussi se préparer pour une telle rencontre : aussi, vous échangerez d'abord des lettres après ta libération.
- Je comprends ce que tu veux dire Mère car Père m'a parlé de ton trouble après ta libération. La rassura Sirius conscient de l'inquiétude de ses parents à son égard.
- ... De cette manière, vous vous rencontrerez uniquement lorsque vous serez prêts tous les deux. Je peux comprendre ton impatience, néanmoins, vous êtes pratiquement devenus deux inconnus au bout de tant d'années donc tu ne peux pas débarquer dans la vie de cette personne sans aucune préparation, ni chambouler son petit monde... Poursuivit le patronus car Walburga avait choisi ses mots avec soins pour ne pas vexer son fils.
- … (hochement de tête de la part du détenu).
- … Crois moi Sirius : je ne savais plus où j'en étais après ma libération donc je sais de quoi je parle à propos de ton besoin de repos. Franchement, c'est ton père et toi qui êtes parvenus à m'aider à reprendre contact avec la réalité, sinon, je ne sais pas ce que je serais devenue. Malheureusement, je ne me suis pas reprise rapidement, ni totalement car nous ne savions pas vraiment ce dont j'avais besoin: aussi, nous ne voulons pas te voir souffrir de cette manière à cause de notre ignorance précédente, ni éloigner cette personne à cause de la précipitation. Révéla le patronus. _ »
En raison des gestes de ses parents pour tenter de l'aider, les explications de son père au sujet des actes de Walburga après sa libération, Sirius comprenait parfaitement l'inquiétude de ses géniteurs. De plus, le détenu lui-même s'était enfin rendu compte de son manque de lucidité ou son agressivité depuis son adolescence par moments: aussi, une période de repos, voire, une thérapie serait probablement nécessaire pour l'aider non seulement à reprendre pied dans la vie réelle mais surtout pour communiquer avec les autres sans aucune agressivité involontaire de sa part.
En son for intérieur, le sorcier ne se vexa donc pas à la requête des nouveaux parents de son filleul probablement désireux de prendre plusieurs précautions en cas de rencontre afin de préserver l'équilibre d'Harry. De toute façon, le prisonnier était enfin rassuré au sujet du sort de l'enfant qui comptait correspondre avec lui donc Sirius estimait pouvoir patienter tout le temps nécessaire avant de le rencontrer en personne. Enfin, leur correspondance lui permettrait de redécouvrir ou plutôt apprendre à connaître son filleul comme le disait Walburga puisque l'enfant ne se souvenait probablement pas de lui et le prisonnier ne retrouverait pas un bébé mais un petit garçon après sa libération.
Au cours de ses réflexions, l'animagus curieux ne put également s'empêcher de se demander si Pétunia et son mari continuaient de résider dans la ville d'origine de Lily puisque Rogue était manifestement parvenu à organiser rapidement une rencontre entre les deux familles. Il songea également que c'était probablement lui qui s'était surtout chargé de convaincre les parents d'Harry au sujet de son innocence. Le prisonnier finit donc par éprouver un peu d'admiration à l'égard de Severus Rogue pour sa droiture car lui-même n'était certain pas d'agir avec autant d'impartialité, si leurs rôles avaient été inversés dans les circonstances actuelles.
Le détenu finit cependant par remiser de nouveau ses pensées dans un coin de son esprit afin d'écouter le reste du message:
« - … La seconde bonne nouvelle te concerne Sirius…
- De quoi s'agit-il Mère ? Demanda aussitôt Sirius dans son esprit.
- … Nous avons enfin trouvé une avocate qui accepte de te défendre. Révéla le Patronus.
- Merlin… Je sais que vous vouliez vraiment m'aider mais j'ai encore du mal à croire que vous soyez parvenus à trouver quelqu'un ! S'exclama Sirius abasourdi.
- … Par contre, nous te demandons de ne pas t'agiter Sirius, ni d'espérer une libération d'ici quelques jours car il nous faudra probablement beaucoup de temps pour obtenir un procès. Je ne dis pas ça pour amoindrir ta joie ou te décourager mais parce que je tiens à te protéger... L'avertit le Patronus.
- Mm, ne t'inquiètes pas Mum car je comprends ce que tu veux dire puisque tu connais mon impulsivité qui me pousse à faire n'importe quoi. Reconnut Sirius songeur.
- ... Tu dois comprendre que le contexte politique mais aussi l'opinion générale ne nous sont pas favorables donc nous devons faire profil bas et agir dans l'ombre pour le moment. Expliqua le patronus.
- … J'imagine fort bien votre prudence car les aurors ne m'avaient pas permis de me justifier après mon arrestation et les gardes me voient encore comme un assassin, un traître, un menteur ou un monstre tout juste bon à donner en pâture aux Détraqueurs. D'ailleurs, les gardiens se sont moqués de moi un jour en disant que mon plan machiavélique n'a pas marché puisque Vous Savez Qui est mort, Harry est en vie et Peter a reçu un ordre de Merlin à titre posthume pendant que je suis coincé ici. Révéla Sirius dans son esprit.
- … La situation n'est pas favorable, néanmoins, l'avocate et ton père ont déjà commencé à élaborer une stratégie pour commencer à chercher les preuves concernant l'absence de ton procès. Ils vont donc agir de manière discrète pour le moment mais je t'assure que cette stratégie fonctionnera car personne ne contestera les recherches de l'avocate, ni d'un investigateur privé, si nul ne se doute de leurs motivations. Le rassura le patronus.
- Je vous crois car Orion a toujours su discerner les qualités ou les défauts d'une personne contrairement à moi qui faisais confiance à ce fumier de Peter. Je suis donc certain qu'il a trouvé une avocate fiable et prête à se battre pour m'aider.
- … Nous ne pouvons pas en dire d'avantage par patronus, néanmoins, nous tenions vraiment à t'assurer que nous allons également tout mettre en œuvre pour influencer l'opinion publique afin d'obtenir ton procès, même si, nous essuierons probablement des attaques de la part de la population ou de la presse au début… Poursuivit le patronus.
- Faites bien attentions à vous, Regulus, notre neveu ou même sa mère dans ce cas car les gens ne voudront probablement pas admettre leur erreur donc ils vont probablement tenter de vous déstabiliser par leurs propos. Insista Sirius inquiet dans son esprit.
- … Ton père te demande de ne pas t'inquiéter pour nous car nous ne retournerons pas au Square Grimmaurd pour le moment : aussi, nous serons loin des attaques de la presse ou même des prétendus braves gens désireux de préserver l'honneur de Pettigrow et sa mère. Insista le Patronus.
- Mm, vous allez donc rester où vous êtes ou vous cachez plus loin. Estima Sirius.
- … Par contre, saches que nous ne t'oublierons pas donc nous allons continuer de nous battre pour pouvoir te rendre visite ou t'envoyer des colis. Enfin, nous comptons acheter une maison avec un grand jardin afin que tu ne te sentes pas enfermé au Square Grimmaurd après ta sortie de prison.
- Vous voulez déménager ? Demanda Sirius surpris par l'attitude de leurs parents car le Square Grimmaurd était pratiquement le fief de la famille Black depuis de nombreuses générations.
- Le Square Grimmaurd restera toujours notre demeure principale, néanmoins, nous ne voulons pas t'imaginer enfermé à la maison dés ta libération car tu auras non seulement besoin de sérénité mais aussi d'espace. Je ne t'en avais jamais parlé mais je t'avoue avoir souffert de différents problèmes dont la claustrophobie ou encore l'agoraphobie après ma libération… Dévoila le patronus.
- … (silence attentif de Sirius qui se souvient des propos rédigés par son père dans sa lettre)
- Je me sentais enfermée chez moi mais j'avais également peur de sortir: aussi, je restais cloîtrée entre mes quatre murs à ruminer dans mon coin avant de faire n'importe quoi. Franchement, Sirius : je ne veux absolument pas te laisser vivre la même chose, ni risquer de te perdre si tu te sens très mal… Affirma le Patronus.
- Ne t'inquiètes pas Mère: je ne ferais rien qui puisse t'inquiéter. Affirma Sirius qui avait noté la préoccupation dans la voix de sa mère.
-… Notre future maison te permettra donc de te reposer en toute quiétude mais aussi de prendre l'air à l'extérieur sans devoir affronter la foule des curieux ou des hordes de journalistes. Ensuite, nous t'aiderons à reprendre pied avec la réalité mais aussi à te réinsérer au sein de la société. Je sais que cela peut te sembler ridicule, néanmoins, je t'assure que tous les anciens détenus dont moi-même ont besoin d'être soutenus…
- Je pense comprendre ce que tu veux dire. Avoua Sirius car lui-même n'était pas certain de pouvoir se confronter aux gens ou même à la foule pour l'instant.
- … Sirius nous voulons aussi te demander de ne pas réagir face aux moqueries des gardes lorsque les gens commenceront à nous attaquer car le Magenmagot va probablement demander à tes gardiens de te provoquer dans l'espoir de te voir riposter, voire, les agresser. Or, une riposte de ta part permettrait à Mrs Bagnold de te déclarer dangereux pour la société afin de justifier l'absence de procès après ton arrestation en 1981. Je comprends parfaitement ton sentiment d'injustice et je le partage mais nous devons vraiment faire profil bas. Recommanda le Patronus.
- Ne t'inquiètes pas Mère: je ne suis plus aussi impulsif qu'avant donc je ne tomberai pas dans leurs pièges… Promit Sirius._ »
Le détenu écouta la suite du Patronus avant de rester sans voix face aux propos de sa mère au sujet de l'envoi d'un colis pour sa cousine Bellatrix, néanmoins, il finit par comprendre le choix de sa génitrice après sa confession :
« _ … Je sais que les actes de Bella sont impardonnables donc je ne cherche pas à obtenir une révision de sa condamnation, néanmoins, je ne veux pas non plus la laisser dans le dénuement total en prison. De plus, je me sens responsable de ses choix car je n'ai pas pu la sauver face à son père puis son mari. Confessa le patronus.
- Que veux tu dire Mère ? S'enquit Sirius.
- … Nous avons tout tenté pour l'arracher des griffes de Cygnus qui la considérait injustement responsable de la mort de son frère jumeau Scorpius, même si, Bella était un bébé au moment de l'accouchement de Druella. Malheureusement, nous n'y sommes pas parvenus...
- Je me souviens qu'il y avait un bébé Scorpius sur la tapisserie à côté de Bella, Andy et cette saleté de Narcissa mais je n'avais jamais réalisé qu'il s'agissait du jumeau de Bellatrix. Cette femme est folle à lier, néanmoins, tu as raison au sujet du fait elle n'est absolument pas responsable de la mort de son frère. Reconnut Sirius songeur.
- Malheureusement, Cygnus était dépité par le fait de ne pas avoir de fils : aussi, il a pris sa propre fille en grippe avant de la martyriser. Sirius : je ne veux pas te troubler en te racontant tout ce que nous avons subi durant notre enfance, ni Bellatrix mais tu as probablement deviné l'origine de sa folie. Ensuite, ses problèmes se sont aggravés après son mariage car son mari s'est montré aussi cruel que Cygnus, même si, il ne la frappait pas et se limitait à lui reprocher ses difficultés pour devenir mère...
- Je n'aurais jamais imaginé que Rodolphus agisse de cette manière car il semblait très amoureux d'elle, voire, attentionné et gentil lorsque ce fumier venait la voir au Square Grimmaurd. Avoua Sirius abasourdi tout en songeant au comportement de Lestrange durant les visites de ce type.
- … Je peux imaginer ta surprise puisque ce fou furieux a su tous nous manipuler y compris Druella qui était soulagée de savoir sa fille mariée à un homme censément gentil contrairement à Cygnus. Toutefois, je peux t'assurer que nous avons enfin compris la situation lorsque Bella nous a enfin avoué son dépit après avoir appris la naissance du second enfant de Narcissa…
- Les femmes sang-pures sont censées donner au moins un héritier à leur mari donc je suppose que ma cousine a du subir des remontrances de la part de son mari. Estima Sirius.
- … Je n'en ai pas encore parlé avec Andromeda, néanmoins, je tiens à préciser que nous n'étions pas en état de sortir ton père ou moi donc nous n'avions jamais vu ce qui se passait au Manoir Lestrange avant l'année 1980. Autrement, nous serions intervenus afin de ramener ta cousine au Square contre son gré avant de l'envoyer en sécurité au Canada loin de Cygnus, si nous avions compris ses problèmes…
- …
- ... Bella nous a révélé que son mari ne la frappait pas, néanmoins, il ne cessait de lui reprocher sa prétendue tare puisqu'elle ne parvenait pas à tomber enceinte, même si, un examen approfondi avait confirmé la bonne santé de ta cousine. Pire encore, Rodolphus lui faisait toujours des remontrances à ce sujet mais il ne s'était pas lui-même soumis à un contrôle afin de vérifier que le problème ne venait pas de lui. Enfin, l'orgueil de cet idiot l'empêchait de commander une potion bébé afin de ne pas ébruiter leurs problèmes. Bref, ta cousine subissait les reproches de toute sa belle-famille mais elle refusait de quitter son mari afin de ne pas subir la honte provoquée par une répudiation ou pire encore à ses yeux, les reproches et les coups de son père, si Cygnus parvenait à trouver sa cachette...
- Les fumiers ! S'époumona Sirius sincèrement choqué par les gestes des Lestrange ou encore de son oncle Cygnus.
- … Au bout d'un moment, ta cousine a définitivement basculé dans la folie avant de vouer un culte inconditionnel à Tu-Sais-Qui lorsque ce fou furieux s'est manifestement chargé de réduire Rodolphus en miettes après avoir entendu ses insultes à l'égard de ta cousine. Ensuite, Lestrange a cessé de s'en prendre à sa femme après avoir subi les tortures infligées par son maître…
- Je ne devrais pas dire ça mais c'est probablement la seule bonne chose que Voldy a du faire dans sa vie. Estima Sirius.
-… Sirius, je peux t'assurer que ta cousine n'a pas toujours été folle, ni violente car c'était une enfant très gentille pendant son enfance. Bella faisait également de son mieux pour ses cadettes ou encore sa mère malgré sa propre peur face à Cygnus : aussi, je me sens coupable de ne pas avoir su la protéger d'avantage face aux gestes de son père ou ceux de son mari... Confessa le Patronus.
_ ... (silence attentif de Sirius)
- ... Enfin, je ne peux pas oublier que malgré sa folie, Bella a tout fait pour éviter la mort de ton frère en 1979 puisqu'il ne pouvait plus servir leur maître dans son état. Nous ne pouvons pas t'en dire plus à ce sujet pour le moment mais je tiens vraiment à lui procurer un peu de réconfort. Se justifia le Patronus…_ »
Sirius resta sans voix un moment, néanmoins, il ne se permit aucunement de critiquer les gestes de sa mère déjà assez fragilisée par ses propres troubles ou encore sa culpabilité à l'égard de sa nièce. De plus, sa cousine semblait avoir non seulement souffert toute sa vie mais surtout protégé son frère Regulus face à Voldemort: aussi, le prisonnier estima qu'un panier de nourriture ou de linge destiné à Bellatrix ne ferait de mal à personne. Perdu dans ses pensées, Sirius ne put s'empêcher de songer au contraste entre la gentille Bella martyrisée par les hommes et la furie Lestrange durant les combats. Quoique, sa fureur face à ses adversaires de sexe masculin s'expliquait peut-être par son désir inconscient de punir les hommes afin de se venger d'eux après avoir subi les coups de son père ou les remontrances de son mari ?
Enfin, il écouta la dernière bonne nouvelle de sa mère :
« _ … Reggie a fait de nouveaux progrès aujourd'hui car ton frère a bougé ses doigts avant de tendre son bras donc nous espérons qu'il continuera sur cette voie…
- C'est une excellente nouvelle Mère donc j'espère le voir continuer ainsi moi aussi. Avoua Sirius sincère.
- … En fait, ton frère a eu peur des gestes de la personne dont nous avons précédemment parlé, ce qui l'a poussé à réagir…
- Il a eu peur d'Harry ? S'exclama Sirius surpris dans sa tête.
- ... Mais rassure toi car cette personne n'a rien fait de mal en voulant serrer la main de ton frère : c'est juste que Regulus a non seulement peur des adultes mais surtout des petits garçons donc il a tenté de retirer sa propre main pour ne pas être effleuré… Expliqua le Patronus.
- Ah, je comprends sa réaction face aux gestes d'Harry puisque Draco s'était montré très agressif envers lui l'autre jour. En tout cas, je suis heureux que mon filleul ai pu aider mon frère, même si, c'est la peur qui a provoqué sa réaction. Affirma Sirius qui se souvenait des propos rédigés par ses parents dans leurs lettres.
- … Ce premier geste nous avait agréablement surpris puis ton frère nous a laissé sans voix au moment où il a réagi de nouveau moins d'une heure plus tard, non pas à cause de la peur cette fois-ci mais pour tenter de retenir la petite auprès de lui après l'avoir vue s'éloigner un instant…
- Non: Reggie a donc réagi deux fois en un seul jour ! S'exclama Sirius abasourdi.
- ...Ton frère semble apprécier de plus en plus cette petite donc il n'aime manifestement pas la voir s'éloigner de lui trop longtemps : aussi, Regulus a tendu son bras pour la retenir à ses côtés avant de recommencer à plusieurs reprises durant la journée... Dévoila le Patronus.
- Dans ce cas, j'espère qu'il continuera de fréquenter cette petite puisqu'il semble vraiment l'adorer pour réagir de cette manière ! Maintenant que vous m'y faites penser: je me souviens que Reggie aimait énormément passer du temps avec une fillette lorsque nous nous rendions au club d'équitation. Je ne me rappelle plus du nom de cette gamine, néanmoins, il l'appréciait beaucoup… Se souvint Sirius songeur. _ »
Enfin, le prisonnier écouta les dernières recommandations de sa mère avant de se rallonger afin de réfléchir à toutes les nouvelles obtenues ce soir. C'est donc le cœur plus léger qu'il se permit de songer à l'avenir puisque son filleul était en sécurité, son frère semblait commencer à sortir de sa catatonie et ses parents faisaient de leur mieux pour lui obtenir un procès.
Voilà, j'espère que cela vous a plu.
Je reconnais que le chapitre est court, néanmoins, je ne voulais pas noyer la réaction de Sirius dans le chapitre précédent, ni le prochain. Il me semblait aussi important de continuer de donner de l'espoir à Sirius afin qu'il ne se sente pas oublié par ses parents, ni ne sombre de nouveau dans la dépression à cause de son emprisonnement injuste ou encore sa solitude.
La suite n'est pas encore écrite mais j'espère vous retrouver très bientôt !
