Petit mot de l'auteure : ce soir, c'est la nuit du FoF ! Un mot toutes les heures, et ce toute la nuit... venez nous rejoindre !
Jour 3 : Accepter
Contexte : à vous de l'imaginer. J'ai fait exprès de rester floue, donc vous pouvez voir la scène à venir dans n'importe quel tome
Merci à Marina, Leia, LunaQueen, SoraaKami, ManonLB, Angelica et BlackAngelis pour leurs reviews !
Elle pleure. Encore. Cela l'agace fortement – ne peut-elle pas pleurer ailleurs que dans les couloirs ? Il y a des gens qui y passent, là, des gens qui n'ont pas envie de subir ses larmes. Mais non, elle, elle pleure, assise sur sa pauvre marche d'escalier, comme si le reste du monde n'existait pas.
Alors, comme chaque soir, Drago la dépasse sans vraiment la regarder – à force, il n'y a rien de nouveau. Il ne lui jette qu'un regard furtif ; pas grand chose, deux ou trois secondes. Mais ces deux ou trois secondes lui suffisent pour remarquer une chose inhabituelle.
Ou plutôt deux : un bleu et, lorsque le foulard qu'elle portait autour du cou glisse sur ses genoux, une marque rouge autour de celui-ci.
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Il devrait partir.
Après tout, Luna Lovegood, il en a un peu rien à faire. Qu'elle pleure ne lui fait ni chaud ni froid. Il n'a jamais supporté les larmes de gamines.
Sauf que voilà, il y a certes des larmes, mais il y a aussi un bleu et une marque rouge.
Alors il s'assoie à côté d'elle.
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- Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien.
Drago n'est pas idiot. Il sait bien qu'il n'y a pas « rien » comme elle le dit. Elle ment, par lassitude, par fatigue de devoir minimiser la réalité, elle ment aussi peut-être par peur. Drago ne sait pas. En tout cas, il insiste, reformule sa question :
- Qui t'as fait ça ?
Elle ouvre la bouche à la recherche d'un mensonge qui, ils le savent tous les deux, ne tiendra de toute façon pas la route. Alors Drago la coupe avant même qu'elle ne parle :
- Ma mère aussi n'avait rien. Ou quand elle avait, c'était de la maladresse, une chute, un escalier. Mais au final, qu'importe la raison, ça ne changeait rien au fait qu'elle avait des bleus et des foulards pour les cacher. Alors ne me répond pas « rien ».
Luna ne répond en effet pas « rien ». A la place, elle dit :
- Ce n'est pas aussi grave que ça en a l'air. Et puis... je l'aime. C'est... c'est le seul à ne pas me traiter de folle.
- Aimer ne signifie pas tout accepter. Et encore moins mettre ta vie en danger. Tu es une serdaigle, non ? Alors tu dois être en mesure de comprendre que ta vie est plus importante que tout le reste.
La blonde sert son foulard entre ses doigts, essaie de réfléchir, pleure de nouveau.
- Ca ne me ressemble pas, tout ça. D'être aussi... désemparée.
- Et ça ne me ressemble pas de parler à des Serdaigles. Et pourtant, me voilà. Alors si je suis capable de ça, tu peux bien aller voir les professeurs et signaler ce qui t'arrives ?
Il ne dit pas que si elle ne le fait pas, il s'en chargera lui-même. Cela serait mieux pour l'estime de la petite qu'elle trouve le courage de s'en occuper elle-même. Celle-ci a d'ailleurs serré les points, si forts que ses doigts sont devenus blancs.
- J'irais. Mais... tu m'accompagneras ?
Drago se demande alors dans quoi il s'est lancé. Il avait d'autres choses de prévu, à vrai dire. Mais si c'est pour éviter une jeune femme subisse la même chose que sa mère, il suppose que ce changement de programme est une bonne chose.
Petit mot de fin : Une review = un pétage de c**** aux violences conjugales.
