Petit mot de l'auteure : je retourne au Louvre aujourd'hui. Ca m'avait manqué.
Jour 22 : Falaise
Contexte : post-livre
Merci à Marina, Angelica, LunaQueen, BlackAngelis, ManonLB et LoupSpell pour leurs reviews !
La vue était splendide, Drago devait bien le reconnaître.
Devant eux s'ouvrait une perspective extraordinaire sur la mer tout autour et qui venait mourir dans des vagues fracassantes au bas de la falaise. Le spectacle était si envoûtant qu'il ne pût s'empêcher de se rapprocher du bord, observant avec fascination l'eau lapis-lazulis trente mètres plus bas – une chance qu'il n'ait pas le vertige !
Il fut tiré de sa contemplation par Luna, qui trépignait d'impatience à ses côtés. Drago lâcha donc un soupir résigné et détourna son attention de la mer au profit de la terre ferme. Il avait maintenant devant lui sa femme, ce qui était plutôt une bonne chose, surtout lorsqu'elle était vêtue de ce manteau beige et sa longue jupe bleu navy qui lui allaient si bien. Elle avait même mis ce béret rouge qu'il aimait tant, pour lui faire plaisir : après tout, ce n'est pas si souvent que nous pouvons nous faire un week-end en amoureux, lui avait-elle dit joyeusement. Autant sortir la totale.
Oui, Drago était plutôt d'accord avec ça. Il avait toutefois une certaine réserve quant au reste, et ce à cause de ce que la blonde pointait avec excitation du doigt.
- Que je me rappelle bien... souffla-t-il calmement. Tu m'as offert un week-end en amoureux, n'est-ce pas ?
- Oui ! Je me suis dit que cela nous ferait du bien de nous retrouver seuls tous les deux, à la campagne.
- Et tu as tout à fait raison. Cependant... tu t'es vraiment dit qu'une maison hantée serait la meilleure destination pour un week-end romantique ?
- Mais... regarde ce manoir ! C'est charmant !
- C'est probablement hanté et nous allons tous mourir.
- Je comprends, répondit dramatiquement Luna. Après tout, tu es un Serpentard, pas un Gryffondor.
- Tu es vraiment en train d'essayer de provoquer ma fierté pour que je te suive dans cette demeure de malheur ?
- Je ne sais pas. Ça marche ?
- … Oui.
.
- Je... je ne l'entend plus. Tu crois que c'est bon signe ?
- Je ne sais pas... tu crois qu'il est parti ?
- J'espère. Toi qui t'y connais en bêtes étranges, tu sais ce que c'était ?
- Absolument pas. Je... tu avais raison, on aurait jamais dû venir ! Et je... c'était toi ?
- Non, non, je... aaaah ! Quelque chose m'a frôlé !
- C'est moi abruti. Aller viens dans mes bras. C'est une maison hantée, c'est normal d'entendre des bruits étranges, mais je suis sûre que tout va bien. D'accord ?
- D'accord.
- Et puis ce n'est que pour une nuit.
.
- J'ai peur.
- Moi aussi. Mais on va aller jusqu'au bout. Tu me l'as promis.
- Je sais. Et tu sais que je tiendrais toutes les promesses que je t'ai faites.
.
- Tu as entendu ?
- Ce truc vient littéralement de faire plus de bruit qu'un scrout à pétard, évidement que j'ai entendu.
- Ce n'est pas parce que tu es hautain que ce truc va t'épargner, Malefoy.
- Non, il m'épargnera pour ma beauté, Lovegood.
- Va te faire foutre.
- Et bien si tu avais choisi une maison normale pour un week-end en amoureux, ça aurait été avec plaisir. Mais là, ça risque d'être compliqué.
.
- Dis... ça fait quoi de mourir à ton avis ?
- Je ne sais pas. Et je ne veux pas le savoir.
- Moi non plus.
- J'ai menti.
- Quoi ?
- Quand je dis que je ne veux pas le savoir. C'est que je ne peux pas. Je ne peux pas mourir.
- Tu m'as caché ton immortalité ?
- Non. Mais je t'ai caché autre chose. Je... je suis enceinte.
- Sé... sérieusement ?
- Oui. Je voulais profiter de ce week-end pour te l'annoncer.
- On se barre. De la maison. De suite.
- Mais je croyais que tu voulais aller jusqu'au bout ?
- Que Merlin se fourre ma fierté où je pense ! Ma femme est enceinte et... la protéger de tout stress est plus important que mon orgueil.
- C'est moi qui te rassure depuis hier.
- Oui.
- J'imagine que protéger ce futur enfant de tout stress serait une chose responsable, non ?
- Oui. Aller, viens, le week-end n'est pas terminé. On peut encore en profiter, dans un endroit qui ne fiche pas autant la trouille.
.
- Aaaah enfin l'air libre !
- Et nous sommes en vie !
- Hourra ! Remarque, ce n'était pas une si mauvaise idée de me l'annoncer là. J'ai tellement eu peur de la maison que je n'ai pas eu peur un instant de ce que devenir père implique.
- Oh, mais ne t'en fait pas, tu as le restant de ta vie pour ça.
Petit mot de fin : Une review = un cadeau de naissance au futur petit Lovegood/Malfoy
