Printemps- Sushi Time

Ce matin-là Drago était de très mauvaise humeur. Non seulement il avait vraiment mal dormi mais en plus sa rupture avec Astoria avait pris une telle ampleur dans la presse que c'était totalement ridicule. Il y avait des photos d'eux partout avec des titres risibles

-Rébellion chez les sang-purs !

-Qui pour prendre la place au bras du mangemort ?

-Tromperie, violence la vérité sur la séparation de Malfoy et Greengrace.

il soupira en poussant la porte de l'amphi et toutes les têtes se tournèrent vers lui dans un silence de mort.

Il prit place à côté d'Hermione comme il le faisait depuis le début de l'année.

Elle lui sourit compatissante, elle avait lu la presse ce matin en rageant sur l'indécence de ces soi-disant journalistes.

-Est-ce que ça va ?

Il grogna.

-Ça leur passera, je t'assure crois-en mon expérience ils vont se lasser.

-Quelle bande d'abrutis !

Elle posa sa main sur son bras et lui sourit de nouveau.

-Laisse les dire. Si tu t'en occupes ou qu'ils voient que ça te touche se sera encore pire.

Il lui rendit un demi-sourire.

-Je sais. J'ai mis 10 minutes à sortir de chez moi ce matin, il y avait des journalistes qui bloquaient mon entrée, ils ont aussi bloqué le transplanage autour de chez moi. C'est ridicule. Je ne sais même pas si je vais pouvoir rentrer ce soir.

-Et bien, écoute ce soir viens chez moi, on passera par le réseau des cheminettes, ils ne penseront à venir jusqu'à l'agora de Druids Oak. Ils ne vont pas passer la nuit à attendre devant chez toi. Tu y rentreras plus tard.

-Ça ne te gêne pas ?

Non ça ne la gênait pas, parce qu'elle savait ce que c'était de se sentir espionné tout le temps, de chercher à se cacher en vain et de ne pouvoir rien faire sans se retrouver face à un objectif. L'attention des journalistes c'était calmé depuis qu'elle était à l'université mais elle savait trop bien ce que Malfoy pouvait ressentir en plus de devoir gérer sa rupture.

-Mais non sauf si tu décides d'être pénible.

-Je ne te garantit rien Granger, si tu joues à ta miss je sais tout je ne pourrais pas me contrôler.

Elle leva les yeux au ciel.

-On révisera pour les partiels.

-Sérieux tu n'arrêtes jamais de bosser ?

-Parfois oui.

-Alors je te propose ce soir deux heures de révisions max et ensuite on commande un truc pour le repas. Ça te va ?

-Ok ça marche.

Et c'est ainsi que le soir venu, Drago accompagna Hermione chez elle, la tête enfoncée dans ses épaules pour éviter qu'on le reconnaisse.

Elle posa son sac sur la table et se dirigea vers la cuisine.

-Quelque chose à boire ?

-Si tu as du café je prends.

-J'ai toujours du café Malfoy, je ne peux pas survivre sans caféine.

Il sourit.

-Je sais, je pense même que ton sang est fait de caféine.

-Est-ce que ça le rend plus respectable à tes yeux Malfoy ?

Il la fixa d'un regard froid presque peiné.

-Franchement c'est ce que tu penses, que je suis toujours comme ça?

-Désolée c'est sorti tout seul.

-Ouais mais c'est vrai tu me vois toujours comme ça. On vient de passer 9 mois à travailler ensemble, à se côtoyer et tu crois encore que la pureté de ton sang me préoccupe. C'est sympa !

Hermione rougit.

-Excuse-moi, ce commentaire était déplacé et je sais que tu as changé. Si ce n'était pas le cas je ne t'aurais pas invité ce soir.

Elle posa une tasse devant lui. Il la regarda.

-Bon on s'y met ? lui dit-il.

Elle soupira encore gênée.

-Ok on commence par quoi ?

-Le dernier cours j'ai eu du mal à comprendre la jurisprudence sur le cas Novak contre Palian.

-Ooh oui je peux te l'expliquer je l'ai bien compris celle-là.


Au bout de deux bonnes heures de travail et de quelques litres de café que Drago ou Hermione remettait dans leur tasse au fur et à mesure, ils décidèrent de stopper les révisions.

Drago s'étira les bras en l'air et Hermione se senti troublé de voir sa chemise se lever légèrement laissant voir le bas de son ventre. Elle se leva précipitamment pour ranger les tasses et ramasser ses affaires.

-Bon Granger tu veux manger quoi, c'est moi qui t'invite pour te remercier de me sauver de ces satanés journalistes.

Elle sourit.

-Et bien où va le monde si maintenant les faibles femmes sauvent le grand Drago Malfoy ?

-Hum bizarrement faible femme n'est pas le premier mot qui me vient à l'esprit pour parler de toi.

Elle rit.

-Mais dis donc un compliment !

-Une constatation nuance ! Et tu veux souper quoi alors ?

-Surprend-moi !

Il leva un sourcil.

-Un défi, j'adore. Voyons voir ce que Miss Granger pourrait aimer ?

Il s'installa sur le canapé à l'autre bout d'elle.

-On oublie les salades, je ne pense pas que tu sois le genre à faire attention à ta ligne.

-HEY, dis tout de suite que je suis grosse ?

-Non juste que je pense que tu n'as pas besoin de faire attention. Et je pense que tu es quelqu'un d'entier, tu aimes les bonnes choses, le vin, la bouffe.

-Hum sache que j'aime les salades et que je préfère une pizza en bonne compagnie plutôt qu'un repas gastronomique avec des gens invivables.

-Ok mais je ne te vois pas avec une pizza ce soir et je ne sais pas encore si tu me considères comme une bonne compagnie.

Il se leva ouvrit la fenêtre du salon, la brise entra dans la pièce, la température extérieure était agréable.

-Il fait beau j'irais sur quelque chose de frais, que dirais-tu de sushi avec une bière japonaise ?

-Ohh merveilleuse idée. Dommage que tu sois suivi par des paparazzis je t'aurais emmené dans mon resto préfère.

Il rit.

Et elle était toujours surprise à l'entendre rire. Ce n'était pas le rire moqueur qu'elle avait entendu des dizaines de fois à Poudlard, C'était un rire franc. La première fois qu'elle l'avait entendu elle était resté bouche-bée.

-En effet, je préfère passer une commande, toi et moi dans un restau juste tous les deux en ce moment et demain à la une tu te retrouves mariée avec moi. Pas sûr que ton rouquin apprécie !

-En effet je ne pense pas qu'il aime l'idée.

Il passa commande et sortit sur le petit balcon.

-Et si on mangeait là, Granger ?

-Il n'y a pas la place.

-Mais si regarde on met des coussins à terre, et puis une petite table et une lumière histoire de voir ce que l'on mange et voilà.

Il avait fait apparaitre au fur et à mesure les coussins, la table et la lumière.

-Ça te va ?

Elle lui sourit.

-Ça me va parfaitement.

Il s'assit d'un côté de la table.

-Alors Granger à part étudier tu fais quoi de ta vie ?

-Je ne fais pas qu'étudier je te signale !

-Et bah c'est ce que je te demande !

-Et bien je sors, pas mal, un peu trop parfois dit-elle en riant.

-J'ai cru comprendre oui, je t'ai vu l'autre jour avec Ginny et Daphné.

-Ne m'en parle pas j'ai eu un mal de crane le lendemain.

-C'est ton sex on the beach qui t'a retourné la tête ?

Elle rit

-Pas le premier mais peut être les 4-5 suivants.

-Par Merlin, Granger, 5 Sex on the beach…. Bravo !

Elle rit au sous-entendu.

-Pas si sage la Gryffondor, hein Malfoy ?

Il sourit.

-Et donc à part boire des mixtures au nom suspect tu aimes quoi ?

-Voyager, je suis partie en France l'été dernier, j'ai adoré.

-Hum So Kate.

-Quoi ?

-Tes escarpins à Noel chef Daphné, des So Kate maison Louboutin.

Elle le regarda interloquée.

-Mais comment tu connais le nom de mes chaussures ?

-Le luxe Granger ça me connait et ses superbes escarpins vertigineux sont un vrai produit de luxe.

Elle sourit.

-Je n'en reviens pas que tu ais remarqué mes chaussures.

-Tes chaussures et tes jambes lui répondit-il.

-Quoi ?

-Oh ça va Granger quand on met ce genre de chaussures c'est pour mettre ses jambes en valeur et rassure-toi, ça a très bien marché.

Elle rougit et la sonnette la sortit de son malaise.

-Laisse j'y vais ce sont les sushis lui dit-il.

Elle respira, qu'est ce qui se passait là. Est-ce que Ginny et Daphné avaient raison ?

Il réapparu avec un sac et installa les plats sur la table, il la regarda.

-Sérieux Granger arrête de rougir comme ça, c'était juste un compliment, prends-le, au pire dis merci et passe à autre chose.

Elle murmura :

-Merci, c'est juste que je n'ai pas l'habitude d'en recevoir alors de toi ….

Il lui tendit une paire de baguette.

-Quoi Weasley ne te complimente jamais ?

Elle fit signe que non avec la tête.

-Et le balafré ?

-Si, mais plus mon intelligence que mon physique murmura-t-elle.

-Et bien ils sont bien plus abrutis que je le pensais alors.

Il leva son verre de bière.

-À ta santé et aux compliments que ces andouilles ne t'ont jamais fait !