Bonsoir à toutes ! Je poste le chapitre 12 un peu en coup de vent parce que bébé est malade ici et qu'il a besoin de contact plus plus !

Je tenais tout de même à vous remercier pour vos nombreux commentaires. Merci de faire cet effort pour moi ça Mr touche !

Je vous souhaite une agréable lecture et vous dis à demain !


Hermione.

– Et bien, sourit ma mère en me jetant un petit sourire tendre, je suis ravie de voir que vous avez parfaitement cerné ma fille.

J'ai envie de dire que c'est faux, qu'il ne me connait pas le moins du monde, mais ses paroles me restent en mémoire, et je ne peux nier qu'il a su me qualifier parfaitement. Je ne le lâche pas des yeux, et quand nos regards se croisent, ils ne se lâchent plus pendant plusieurs secondes. J'ai l'impression que nous sommes dans une bulle de coton, la conversation de mes parents autour de moi me semble lointaine et je n'en saisis pas le sujet.

– Qu'en penses-tu, Hermione ? dit mon père, ce qui m'extirpe de ma contemplation.

Je secoue doucement la tête, confuse. Quand mon père s'ne rend compte, il me sourit et répète patiemment ce qu'il vient de me dire quelques secondes plus tôt :

– Je disais que la prochaine fois, vous devriez venir dîner. Je vous ferai l'une de mes spécialités.

– Oui, je réponds, évasive, pourquoi pas !

Je sens que mes parents ont mille et une questions à poser à Malefoy et je réalise que notre stratégie est ridiculement limitée. Nous ne nous sommes pas mis d'accord sur notre rencontre, sur nos projets, nos points communs… Avant que mon père ne se lance dans un interrogatoire digne du MI5, je me tourne vers Malefoy et lui propose :

– Je te fais visiter la maison ?

Il a l'air surpris, mais finit par hocher la tête. Nous reposons nos tasses de thé sur la table basse et je me lève promptement avant de me diriger vers les escaliers pour commencer notre visite par l'étage. Malefoy sur mes talons, nous abandonnons mes parents qui nous regardent filer, un petit sourire en coin dessinés sur leurs lèvres. Je monte les marches deux à deux et nous nous retrouvons dans le couloir qui dessert trois chambres et une salle de bain. J'avance en silence jusqu'à la dernière porte qui n'est autre que celle de ma chambre et je pousse Malefoy à l'intérieur avant de la refermer derrière lui.

– Il faut qu'on se mette d'accord sur notre histoire, je chuchote, même si mes parents ne sont pas le genre à écouter aux portes.

– C'est toi le génie, il rétorque.

– C'était ton idée tout ça, je réplique en faisant des allers-retours avec mon doigt entre lui et moi. Sans parler de ce goûter chez mes parents.

Je suis verte. Il a le culot de me laisser tout inventer alors que si nous en sommes là, c'est complètement de sa faute. Je suis sur le point d'exploser quand il se détourne de moi pour commencer l'inspection de ma chambre d'adolescente. Je ne l'ai occupé que très peu, pour dire vrai, après mon entrée à Poudlard. Je rentrais rarement pour les vacances scolaires, et même l'été … j'étais souvent chez les Weasley. Avec le recul, je réalise le sacrifice qu'ont fait mes parents de me laisser ainsi quitter leur monde pour en conquérir un autre qui leur était complètement inconnu.

L'endroit est resté le même. Des couleurs claires, douces, dans des tissus chaleureux. De la laine, du lin, de la flanelle. Malefoy arpente la pièce et je vois son regarde s'arrêter sur les trois cadres photos qui règnent en maître sur mon bureau. Une photo d'Harry, Ron et Moi en sixième année, assis au bord du lac. Une autre de mes parents à leur mariage. La dernière représente Ginny et moi, en train rire aux éclats à la coupe du monde de Quidditch peu avant ma 4ème année. Ce sont toutes des photos moldues, immobiles. Je ne pouvais pas prendre le risque d'entre mettre des magiques. Malefoy ne fait aucun commentaire et continue son inspection. Du bout des doigts il frôle le couvre-lit en laine, puis jette un œil par la fenêtre. Je l'entends lancer un juron.

– Qu'est-ce qu'il y a ? je demande en m'approchant.

– Il y a deux journalistes planqués dans le bosquet, juste là, dit-il en pointant un doigt dans la direction concernée.

En plissant les yeux, je peux en effet voir deux hommes cachés derrières des arbres à quelques mètres de la maison de mes parents. Ils tiennent entre leur main des appareil photos volumineux. Je suis coincée entre la colère de les voir rôder si proches de chez mes parents et la joie de voir que malgré tout, notre plan fonctionne.

Soudain, sans crier gare, Malefoy passe une main autour de ma taille et m'attire contre lui. Je me retrouve le nez contre son torse et je suis obligée de lever les yeux pour le regarder. Il pose l'une de ses mains sur ma joue tandis que ses doigts se perdent dans mes cheveux. Je suis confuse, et tellement surprise que je ne réagis pas immédiatement. Quand je reprends mes esprit, Malefoy me maintient fermement contre lui.

– Qu'est-ce que tu fabriques ? je siffle entre mes dents.

– Je leur montre combien nous sommes amoureux, rétorque-t-il en collant son front contre le mien. Ils font faire quelques photos de nous en train de s'enlacer et s'en aller.

Je ne sais pas à quel moment son pouce a commencé à me caresser la joue mais quand je m'en rends compte, il pose sont autre main sur ma hanche et me presse un peu plus contre lui. Il nous décale subtilement pour que nous soyons bien en face de la fenêtre, et m'adresse un regard menaçant.

– Souris un peu, ordonne-t-il.

– Arrête de me donner des ordres, je réponds.

– Tu es censée être heureuse, je te rappelle.

– Vraiment ? Tu ne fais rien en ce sens.

Une expression outrée nait sur son visage, et ça m'arrache un sourire amusé. J'ai compris que malgré cette mascarade, Malefoy n'aime pas l'idée de ne pas être le petit ami idéal. Comme si son égo en prenait un coup. Nos fronts sont toujours collés l'un à l'autre et je peux sentir son souffle chaud contre mon visage. Soudain, sa main jusqu'alors posée sur ma joue glisse lentement jusque dans ma nuque et je le sens, plus que je ne le vois, se rapprocher de moi avant que ses lèvres ne se posent sur ma joue brûlante. Il s'attarde près de mon oreille et je l'entends murmurer :

– Je n'ai pas pour habitude de ne pas satisfaire mes compagnes.

– Tu vas devoir travailler dur alors, parce que je suis très exigeante.

Je le sens sourire contre ma joue.

– J'aime relever les défis, Granger. Ca ne me fait pas peur.

Sa main sur ma hanche se déploie jusque dans le creux de mes reins et me serrer davantage contre lui. Nos corps sont l'un contre l'autre et plus qu'un espace ne nous sépare. Je peux sentir son cœur battre dans sa poitrine, son parfum hors de prix, son odeur musquée. Nous restons ainsi de longues minutes, et je sens mes muscles se détendre au fur et à mesure que le temps passe. Je me laisse aller contre son torse, et je pose finalement la tête contre sa poitrine avant de venir nouer mes mains dans son dos. Il ne peut pas être le seul à jouer le jeu après tout, je dois aussi y mettre du mien.

Nous sommes finalement interrompus par la voix de ma mère qui nous appelle derrière la porte de ma chambre. Je m'écarte précipitamment de Malefoy et jette un coup d'œil dans le miroir sur pied avant d'aller ouvrir à ma mère. Celle-ci me sourit et regarde par-dessus mon épaule. Malefoy est là, appuyé nonchalamment contre la fenêtre, les mains dans les poches, comme si de rien n'était.

– Ton père va bientôt partir au travail, je me suis dis que tu aimerais lui dire aurevoir.

– Bien sûr maman, on arrive.

Ma mère hoche la tête et tourne les talons.

– Ton père travaille le samedi ? demanda Malefoy, curieux.

– Il est inspecteur de police.

Drago ouvre des yeux ronds, et je ris sous cape. Ça ne m'étonne pas, c'est toujours l'effet que ça fait. Même moldu, mon père est imposant et intimidant. Quand il interroge les suspects, il ne joue jamais le rôle du gentil flic. Nous descendons au rez-de-chaussée et prenons finalement congé de mes parents. Avant que nous quittions la maison, mon père me propose à nouveau de venir dîner avec Malefoy. Je n'ai pas le cœur à refuser, mais je n'ai pas non plus envie d'imposer un repas de famille à mon faux petit ami. Malgré tout, Malefoy adresse un sourire à mon père avant de répondre à ma place :

– Pourquoi ne viendriez-vous pas dîner à la maison le week-end prochain ?

– A la maison ? demande ma mère, interloquée. Vous vivez ensemble ?

Je jette un regard noir à Malefoy qui a de toute évidence fait une gaffe, mais celui-ci ne se démonte pas et répond simplement :

– J'ai toujours mon appartement, mais je passe en effet beaucoup de temps chez votre fille.

Mes parents se regardent d'un air entendu avant que mon père n'hoche la tête :

– Très bien, a la semaine prochaine alors.

Nous nous embrassons une dernière fois et nous finissons par quitter la maison douillette et chaleureuse de mes parents pour nous enfoncer dans la neige et le vent glacial du mois de décembre. Quand nous passons le portail, les deux journalistes qui planquaient non loin de là se précipitent sur nous et nous accablent de questions :

– Vous étiez là pour présenter Mr Malefoy à vos parents, Miss Granger ?

– Comment ont-ils pris la nouvelle à propos du passé sombre de votre petit ami ?

– Est-ce que vous avez prévu de vous marier ?

– Vos vies professionnelles sont-elles réellement compatibles ?

– Est-ce que vous êtes d'accord avec l'interview de Dean Thomas dans Potins Magiques ?

Si jusqu'alors, je n'avais pas réellement prêté attention aux journalistes, je m'arrête net quand j'entends la dernière question. Une interview de Dean Thomas dans Potins Magiques ? Mon sang ne fait qu'un tour et je jette un coup d'œil à Malefoy qui a l'air crispé. Son regard m'intime de me taire, et j'obtempère tandis que je le laisse me prendre par la taille et nous faire transplanner en silence.