Bonjours

j'espère que vous allez bien, voici le chapitre 4 enfin ! J'espère comme a chaque fois qu'il vous plaira, cette fois ci, on développe mon univers avec l'arrivée d'un nouveau personnage et autres surprises.

N'hésitez pas a laisser des reviews ou a suivre l'histoire c'est toujours sympathique.

Sur ces mots, je vous laisse et vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 4 : Le roi des rats

Toujours adossé au muret, George laissa son regard se perdre sur le chemin de traverse. De là où ils se situaient, ils pouvaient apercevoir Gringotts ainsi que les boutiques l'entourant. Le chemin de traverse était bondé de monde et l'après-midi touchait à sa fin.

- Je pense que c'est plutôt simple Lewis, il faut trouver un endroit où on peut poser nos affaires et dormir. Dit-il en prenant ses affaires et se levant, ses yeux suivant une famille de trois enfants entrant dans le Chaudron Baveur.

Lewis fit de même et ils partirent à la recherche d'un lieu où dormir. Mais alors que la nuit tombait et que le chemin de traverse se vidait, les deux amis comprirent vite que la tâche allait se révéler plus ardue que prévu : aucune maisonnette n'accepta en son sein deux jeunes de douze ans sans le sou pour une nuit et qui n'avaient pas de réelle explication à part qu'ils se soient fait littéralement abandonner. Vers vingt et une heures, les deux jeunes venaient encore d'être refusés dans une maison. Ils commençaient vraiment à désespérer et, plus par dépit que réel espoir, ils s'engagèrent dans l'allée suivante. Plus ils avançaient dans cette allée, plus la nuit semblait tomber, un léger brouillard troublant leur vue. Un bruit fendit soudainement la ruelle, faisant sursauter les deux garçons.

- Pardon ! dit Lewis, venant de taper dans une bouteille qui s'était éclatée sur le mur d'en face.

George secoua la tête et se rasséréna. Ils continuèrent leur avancée dans la ruelle, cherchant de l'œil une possible porte. Rien ne brisait le silence cette fois, si ce n'est, quelque fois, les crissements d'un rat détalant.

- George ? on est où là ? demanda Lewis.

- Aucune idée Lewis… aucune idée… répondit George.

- Tiens, tiens, tient… Qu'avons-nous là ? dit une voix qui semblait appartenir à un vieux fumeur quinquagénaire.

- Oh oui, qu'est-ce qu'on a… qu'est-ce qu'on a ?! repris une petite voix fluette.

Deux corps sortirent alors de la brume. Les deux amis se rapprochèrent, faisant front commun face à ces deux zouaves.

- On ne veut pas d'ennui. Scanda Lewis d'une voix qui se voulait ferme mais d'où transperçait la peur tout en reculant.

Il faisait noir autour d'eux et le brouillard de plus en plus compact semblait étouffer les bruits aux alentour. Ils étaient isolés et sans défense dans un lieu inconnu à la merci de ces étrangers.

Se rapprochant, les deux adversaires sortirent leurs baguettes :

- Allez, pas de mouvements brusques ! Vous allez bien gentiment nous donner vos biens et il n'y aura pas de blessés ! reprit la voix la plus grave qui appartenait au corps le plus proche dont l'ombre se mouvait dans la brume. Il sortit de celle-ci faisant sursauter les deux amis. Ce n'était pas un enfant de cœur : de taille petite avec une tête de bouledogue et son aspect patibulaire, le regard méchant et pervers, les deux amis étaient terrorisés. Il sourit lorsqu'il les vit commencer à trembler : un sourire carnassier, sadique. Une vague de froid s'empara des deux jeunes adolescents. Le deuxième arriva peu après. C'était un grand maigre, les bras décharnés. On aurait dit qu'il était complètement desséché et ses yeux globuleux et irrités paraissaient sortir de leurs orbites.

- Allez, soyez gentil et tout se passera bien les enfants, les rassura faussement le grand avec sa voix fluette.

Les deux amis se regardaient, ne sachant quoi faire. Ils avaient eu un entrainement à main nues mais Zultan leurs avait bien dit que ça ne leur servirait pas à grand chose contre des ennemis armés mais que c'était pour perfectionner leur duel contre des créatures et êtres n'ayant pas de baguettes magiques.

Les deux voleurs, avec leurs habits rapiécés, se rapprochaient de plus en plus en les entourant quand une voix chargée d'une arrogance folle fendit l'air et déclama :

- Mais que voici… Deux sorciers accomplis contre deux jeunes agneaux, ne pouvant faire usage de leur baguette ! Quel duel équitable ! Vous devez être tellement fier de vous Leraull et Hyrda !

- Toi ! S'exclama la voix grave.

- Lui ! Trembla le second.

- Moi ! reprit la voix, moqueuse.

Une ombre vola alors dans la brume : des déchets surgirent des ombres et s'attaquèrent au plus petit alors qu'un couvercle de poubelle fauchait le plus grand.

Le petit à la voix grave fulmina :

- Ta tête est mise à prix ! allez, montre-toi mon souriceau ! il décocha plusieurs sorts, des jets de lumière rouge partirent dans la brume alors qu'il tentait vainement de toucher ce nouvel énergumène.

L'ombre continua sa course. Lewis lâcha George et courut vers la grande perche qui commençait à se relever avant de l'assommer avec le couvercle qu'il attrapa le plus vite possible. Complètement sonné, le grand machin s'affala sur le sol. Cependant, le bruit de cet acte stupidement héroïque fit retourner le petit. Un air mauvais s'inscrivit sur son visage, bien qu'on puisse distinguer une peur de plus en plus grandissante maintenant que son partenaire de crime était à terre. L'agresseur leva sa baguette quand une canette vide frappa son poignet, le forçant à la lâcher. Un corps fendit la brume et sauta sur l'adversaire avant de le rouer de coup et de le laisser tomber sur le sol, inerte.

Le gagnant se releva, il faisait la même taille que Lewis soit 1m 55. il n'avait pour vêtement qu'un simple débardeur délavé orange, un pantalon de la même couleur, le tout surmonté d'un manteau de fourrure. Un masque des Anonymous cachait son visage mais il était facile de voir qu'il avait des cheveux coupés très court. Il se releva et se dirigea vers eux.

- Bon bah, si je comprends bien, vous n'avez pas de piaule et vous n'êtes pas du coin… Vous avez de la chance, je me sens d'humeur miséricordieuse ce soir… je vous accueille pour cette nuit dans mon royaume ! Suivez-moi !

Les deux jeunes se regardèrent et ne voyant pas d'autres options, prirent leurs affaires et suivirent leur étrange sauveur. L'étranger s'engageait dans les allées avec une telle facilité que George se dit qu'il devait vivre ici depuis des années pour se diriger si facilement dans ce labyrinthe de maison. Il leurs indiquait à certain moment de ne pas faire de bruit et s'arrêtait puis repartait, sans qu'une quelconque raison soit visibles pour Lewis et George. Les deux amis ne comprenaient pas : on ne voyait rien dans ces ruelles, la lumière de la lune ne perçait pas la croute de brume. Il y avait peu de bruit dans le quartier, si ce n'est l'écho de leurs propres pas. Après 5 minutes à voyager dans ce quartier où tout se ressemble, l'inconnu se dirigea vers un cul-de-sac. Il partit jusqu'au fond et souleva une plaque d'égout avant de jeter un regard à travers son masque aux sorciers et de leur lancer, amusé :

- On se retrouve en bas ! en sautant à pied joint dans la bouche d'égout.

Lewis et George grimacèrent mais s'empressèrent de le suivre, ne voulant pas avoir de nouveau affaire aux deux zouaves de tout à l'heure.

Ils furent surpris et soulagés de sentir alors un toboggan qui semblait les emmener jusqu'aux profondeurs de la ville.

Arrivé en bas, George enleva la poussière de son pull et regarda autour de lui, Lewis arriva très rapidement après lui. Frigorifiés, ils se dirigèrent vers la seule source de lumière et de chaleur du coin, une poubelle en feu. Ils posèrent leurs affaires à coté et cherchèrent du regard leur étrange sauveur.

Lewis fut le premier à le voir alors qu'il se dirigeait vers l'opposée.

George s'approcha de l'étranger quand il le vit lever sa main. Enfin sa main… C'est un bien étrange mot pour désigner ce qui lui servait de main. Il possédait en effet une étrange extrémité composée de matériaux de récupération tel que des clous, des boulons, des morceaux de canette, ou bien encore des agrafes. Il la frotta contre le mur et des étincelles jaillirent et tombèrent sur le sol qui, d'un coup, s'embrasa. Le feu progressa tel une langue dans toute la salle. Le garçon sauta alors sur une caisse en bois et déclama, alors que les flammes dansaient et se reflétaient sur son masque

- Mes amis, bienvenue dans mon royaume ! Je suis Tyler, le roi de cet endroit et des rats !

George regarda tout autour de lui et s'exclama, comprenant soudain où ils étaient :

- Une gare souterraine abandonné ?!

- De quoi George ? répondit Lewis, ne comprenant pas cette exclamation impromptue.

- On est dans le hall d'une gare ! Regarde les colonnes, il y a des voies plus loin ! où somme nous Tyler ? et comment tu as fait pour faire embraser tout ça…

- Nous sommes en dessous de Kings cross, mais au niveau de l'ancienne gare complètement oubliée et abandonnée. J'en ai fait mon secteur et je l'ai aménagé.

Lewis s'approcha des voies éclairées par la lumière.

- Les voies… ce … ce sont des égouts ?

- Oui, les humains ont utilisé les anciennes voies comme chemin pour transporter les égouts… Les seuls praticables sont les deux au fond. Ils balancent tellement de conneries que leur eau est inflammable : produits chimiques, huiles usagés, pétrole utilisé… tout y passe et moi je récupère tout. D'ailleurs il y a une usine de savon qui déverse ses eaux usées pas très loin et dont les eaux sont curieusement vachement inflammables. répondit Tyler de la façon la plus naturelle du monde, tout en enlevant son bras métallique.

- Et c'est quoi ça ? demanda George en désignant la main de métal, trop curieux pour voir son manque total de tact.

- Mon gant, je l'ai créé moi-même mais faut que je l'améliore… L'autre connard l'a un peu abimé. Mais reparlons des choses sérieuses : vous ! Que faisait deux jeunes sorciers complètement perdus dans l'allée des embrumes sans moyen de se défendre ?

George leur raconta leurs aventures, et très rapidement la glace fut brisée, et une amitié fut créée entre les sorciers et le jeune garçon des rues.

- Hahaha, il vous a sérieusement laisser plantés là, haha haha c'est vraiment trop ridicule désolé mais attendez-vous…, reprit-il plus sérieusement, n'avez pas mangé ? allez, c'est moi qui régale ! il claqua des doigts et deux gros rats bien gras sortirent d'un mur en amenant des sandwich triangles. Ils viennent d'en haut et ils sont vachement propres donc n'ayez pas peur. Expliqua-t-il.

- Comment tu fais ça ?

- J'ai été maudit lorsque j'avais 5 ans par un mage pour punir mes parents… Je suis devenu un homme rat ! et je les contrôle. Ma mère m'a abandonnée… Elle me trouvait ignoble… et donc depuis je met des masques pour ne pas provoquer la peur au gens. Depuis je suis là ! dit-il en riant jaune.

Les deux jeunes gens se regardèrent, ne sachant que répondre, avant de s'excuser pour avoir amener ce sujet.

- Ne t'inquiète pas, tu ne pouvais pas savoir. Mais vous ! Racontez-moi ! c'est comment Poudlard ? je n'ai jamais pu y aller…

Après ce petit aparté, les trois amis parlèrent jusqu'à pas d'heure, lui décrivant Poudlard le plus fidèlement possible, avec les profs sévères mais à leur écoute, le château et ses escaliers totalement fous, les classes, le parc…

Après plusieurs heures de fou rire et de discussion, Lewis reprit son sérieux et dit :

- On doit partir pour prendre le Poudlard express à onze heures… tu pourras nous amener ?

- Oui, pas de problème ! allez vous coucher, je vous réveillerai, vous inquiétez pas ! Vous voulez peut-être des couvertures ? il doit rester des cartons propres… dit-il en se levant et en allant chercher dans ce qui ressemble être son abri, un assemblage de tôle et de carton.

- Non ne t'en fais pas on a l'habitude, on va dormir là, il fait assez bon, répondit George

- Comme vous voulez, répondit le roi en baillant, en partant dans son abri s'enrouler autour de journaux et de carton.

Après plusieurs minutes à attendre, allonger sur le sol avec sa valise comme oreiller. George se laissa bercer par la danse et le crépitement du feu et s'endormit dans un sommeil profond.