Bonjour à tous
Cela faisait longtemps que je n'avais pas posté de nouveau chapitre et bien le voila ! N'hésitez pas a dire en review si l'histoire vous plait ou a juste laisser un message ou aimer cette dernière, c'est toujours un plaisir que d'être lu. Sur ces mots je vous souhaite une bonne lecture dans le monde fabuleux de la Magie.
Chapitre 5 : rentrée à Poudlard
À une heure indéterminée pour George, celui-ci se fit réveiller par Tyler qui lui indiqua :
- Il est dix heures, il y a de l'eau de pluie que j'ai fait chauffer dans le tonneau là-bas. Profite en pour te rincer. J'ai demandé à ce qu'on vous amène du savon. Quand vous aurez fini je vous amènerai à la surface !
Malgré son masque, on pouvait sentir une pointe de tristesse percé dans sa voix, sûrement dû à l'idée de se retrouver de nouveau seul.
- Merci Tyler, répondit George en souriant tristement, compatissant.
Lewis fut réveillé par leur conversation. Le feu de la colonne d'égout continuait de brûler et d'illuminer le hall de la gare désaffecté. Après une courte toilette de fortune qui ne les dépaysait pas plus que ça étant donné qu'ils devaient se rincer dans la rivière quand ils étaient au Manoir Flint, les deux compères prirent leurs affaires.
- C'est bon vous êtes prêts ? fit Tyler.
- Oui je pense que l'on est prêt à partir... Encore merci pour tout Tyler, je ne sais pas ce que l'on aurait fait sans toi !
- Oh, simple ! Vous vous seriez fait dévaliser et n'auriez jamais atteint Poudlard car vous seriez entrain de vous vider de votre sang dans une ruelle sombre et froide de l'allée des embrumes ! Répondit-il avec le plus grand des calmes avant de reprendre : bon, vous me suivez !
Les futures deuxièmes années ne répondirent pas et suivirent Tyler et la torche qu'il tenait, et s'engagèrent dans un véritable labyrinthe : ils tournèrent à gauche puis à droite, prirent des virages, montèrent dans des escaliers et tombèrent sur une grille qui menait à un autre escalier d'où provenait de la lumière et une multitude de bruits connus aux jeunes sorciers.
- J'imagine que c'est ici que l'on se quitte... Je vous ai amené sur le quai 9 ¾ … dit d'une voix remplie de tristesse le jeune maudit.
- Merci encore pour tout mon pote, on se revoit un de ces quatre ! dit Lewis en lui faisant une accolade avant de passer la grille et monter les escaliers, heureux d'être de nouveau à la surface.
George fit de même pour les au revoir, il eut quand même une pensée pour ce pauvre garçon qui serait de nouveau seul avec ses rats. Une fois la grille dépassée, il gravit les escaliers quatre à quatre et rejoignit Lewis qui venait de retrouver la bande du dortoir Serdaigle.
- Ouah les gars vous avez changé depuis l'année dernière, vous êtes plus… sec ! C'est un biceps que je vois la Lewis ?
- Mon ami, tu n'as pas idée de ce qu'on a vécu !
Les amis montèrent dans le train et s'installèrent dans un compartiment où ils racontèrent à tour de rôle leurs étés et les deux amis finirent sur leur drôle d'aventure.
- Et là un gars…
- Silver ! je t'ai enfin trouvé ! Sale petit rat, déjà carapaté dans son terrier ? Sache que cette année, c'est Serpentard qui gagnera la coupe des quatre maisons, et ce n'est pas tes petites actions d'apprenti détective à la noix qui empêcheront ça ! Interrompit Meyer, à la tête de sa petite bande, dont Ame qui avait les yeux vers le sol.
- Les Reptiles, allez voir ailleurs si on y est ! De toute façon, avec George, on est sûrs de gagner cette année ! répondit Christopher en se levant et se plaçant devant la porte.
- Ouais, c'est ce qu'on verra les volailles. Cette année, on vous plume ! annonça-t-il fièrement, les rires des Serpentards le confortant dans son jeu de mot.
- Il est fier de sa vanne le petit lézard, hein ? Ferme la porte et répond même pas. Ça n'en vaut pas la peine. Soupira Hunter, plongé dans un texte sur les arcanes et les runes. Christopher obtempéra et les Serpentards repartirent.
Les conversations reprirent et s'enchainèrent. Ça discuta horaire de cours, nouvelles années, les bêtises à faire dans l'année, le Quidditch, les profs et les premières années. Le voyage se passa sans encombre même si les nouveaux préfets et dernières années passaient et regardaient dans les wagons inquiets, à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un…
Vers dix-huit heures, le train arriva à destination. Les Serdaigles sentirent leur ventre gargouiller : les compagnons de dortoirs avaient partagé une partie de leur repas avec les deux loustiques mais au prix que les cinq Serdaigles sentaient leurs ventres se contracter de faim. Pressés, ils suivirent les indications des préfets et prirent leurs affaires avec eux.
- Alors c'est comme ça que l'on va à Poudlard maintenant ?
- Oui seulement les premières années y vont en barque, c'est pour ça qu'on arrivera avant eux.
En disant cela, ils sentirent que la voiture se mit en mouvement et commença à accélérer et décoller du sol. Les amis se répartirent de chaque côté afin de voir le sol s'éloigner progressivement du sol. Derreck se sentit mal et ouvrit la fenêtre afin de vomir. Il avoua alors qu'il avait le vertige.
- C'est un comble pour un aigle... soupira-t-il.
- Oh Derreck ! Tu m'as donné une idée ! Vous vous rappeler que depuis l'année dernière on cherche un nom pour notre groupe ? on a qu'à s'appeler la Nuée ! s'exclama George, complètement insensible au mal-être de son ami.
- La Nuée ? demanda Lewis.
- C'est le nom qu'on donne à un groupe d'oiseau. Étant donné qu'on est des Serdaigles, on peut s'affilier aux oiseaux ! Maintenant, chacun de nous doit penser à trouver un nom d'oiseau...
- Ok, je te suis ! Moi je serai le Corbeau ! Approuva Hunter.
- Moi je serai le Condor, j'ai découvert cette espèce en Amérique du Sud cet été ! dit Christopher.
- Moi... Ce sera le Pingouin, pour montrer que je ne sais pas voler ! dit Derreck entre deux gerbes de vomi.
- Fais attention Derreck t'en fous partout. Dit Lewis avec un air dégouté. Eh bien moi je serai un hibou Malgache parce que je ne dors pas et que j'ai des origines malgaches.
- Dans ce cas je serais le Faucon, dit George, car je suis celui qui pense le plus vite et voit le plus loin dans les deductions.
- Ça va George, ta tête passe encore la porte ? Tu vas pouvoir expérimenter ça tout de suite, on arrive. Riposta Derreck, encore vert.
Il avait raison, le château sortait de l'obscurité qui s'installait progressivement, les torches et autres flambeaux brillaient dans la nuit et les voitures arrivaient et déposaient les élèves devant le Portail de Poudlard qui menait à la cour. On leur expliqua qu'il restait vingt minutes avant l'arrivée des premières années et qu'ils devaient se rendre dans leur dortoir pour déposer leurs affaires.
Les amis prirent donc leurs affaires et se dirigèrent vers leur dortoir avec l'étrange sentiment d'habitude revenant. Heureusement un des préfets avait répondu à l'énigme du heurtoir et depuis la foule de Serdaigles continuait d'entrer dans le dortoir, empêchant la porte de se refermer et de donner une autre énigme. Ils virent que sur le panneau de liège de la salle commune était affiché les dortoirs et qu'ils avaient le même que l'année dernières. Cela arrangeait ces derniers car il était idéalement situé au troisième étage de la tour donc pas trop loin mais pas trop près de la salle commune. Et leur position dans la tour ouest faisait qu'ils n'étaient pas réveillés par le soleil et profitaient de ce dernier le plus possible le soir.
Christopher ouvrit la porte de leur dortoir et les cinq amis reprirent leurs lits habituels, tout en déposant leurs affaires devant le poêle allumé. Après un léger check-up de la chambre, qui consistait à la vérification des planques (c'est à dire si les caches du plancher et des murs de la salle de bain étaient toujours ouvertes ou si elles avaient été réparées), ils descendirent vers la Grande salle pour le repas, sous la demande des préfets. Il ne fallut pas le demander deux fois pour que la Nuée, affamée, ne suive le reste de la foule bleue et bronze. L'absence des premières années laissait de la place sur les bancs que s'empressèrent de remplir les deuxième et troisième années avant d'être repoussés par les élèves plus âgé, profitant de leur force pour se tailler une place sur les bancs. Lewis jeta un œil sur les autres maisons : de nombreuses têtes de septième année avaient disparues et rendaient plus simple la reconnaissance d'autres têtes, plus familières. Il reconnut d'ailleurs la tignasse de Thomas Pill à Poufsouffle. Chez les Griffondor, Seni avait déjà commencé à chanter qu'elle avait faim et tapait avec ses couverts sur la table. Les préfets Gryffondor tentaient tant bien que mal de la stopper. Lewis, voyant l'action, se mit à rire légèrement mais s'arrêta rapidement :
- Elle est encore là elle ? dit-il froidement.
Loup blanc venait d'arriver et s'était installée à une place que venait de laisser deux élèves plus âgés en la voyant. Elle se servit un verre d'eau et, remarquant les Serdaigles, leva son verre vers eux, un sourire malicieux aux lèvres, puis leur décocha un clin d'œil avant de se désintéresser d'eux et de parler avec ses deux gardes du corps.
- J'espère qu'elle s'étouffera avec son eau, reprit sombrement Lewis.
À cet instant, les professeurs arrivèrent. Il était facile de discerner une nouvelle tête parmi eux, sûrement le remplaçant du professeur de Défense contre les Forces du mal. L'année dernière, ils avaient eu un vieux sorcier qui ne leur avaient demander que des exposés. Rogue était toujours là avec son air désintéressé et condescendant et McGonagall commençait déjà à parler avec ses Gryffondors, attitude que Flitwick copia rapidement avec les Serdaigles, leur demandant comment s'étaient déroulé leurs vacances et d'autres broutilles sans véritable importance. Le directeur arriva et, dans la plus pure tradition poudlardienne, tout le monde se leva tandis que les professeurs partirent s'installer à leur place. Un brouhaha impatient venant de derrière la porte indiqua que les premières années étaient arrivés. Le professeur Dumbledore fit un geste de la main et les portes s'ouvrirent, laissant la figure géante d'Hagrid sortir du Noir ainsi que McGonagall, ce qui subjugua Lewis qui jurait l'avoir vu trente secondes plutôt avec les Gryffondors. George, bien entendu, avait compris qu'elle avait utilisé ses capacités d'animagus et prit le chemin de miss Teigne. Les premières années, impressionnés, avançaient dans l'allée sous le regard des autres élèves. La cérémonie du choixpeau commença, comme d'habitude, sans aucun incident. Mais George ne pouvait s'empêcher de remarquer le comportement étrange du concierge. Il semblait peu à l'aise, dérangé, sur ses gardes... ce qui était sûr, c'est que quelque chose ne tournait pas rond. De plus, George remarqua que le bas des vêtements de Hagrid ainsi que ceux de Rusard étaient mouillés et sales. La présence d'une algue sous les bottes du garde forestier permit à George d'affirmer mentalement qu'ils étaient passés par le lac. Dès la fin de la cérémonie, Rusard partit voir le directeur qui s'assombrit au fur et à mesure de la conversation. George brûlait d'envie de savoir ce qu'il se passait. Il fit mine de s'intéresser aux nouveaux venus mais pas grand-chose dans les conversations ne retint son attention. Vint enfin le discours d'entrée du directeur. Ce dernier se leva, épousseta sa robe et sa barbe et s'approcha de son pupitre. Sa mine était sérieuse, il replaça ses lunettes sur son nez et commença par son habituel discours avant d'enchaîner soudainement :
- J'ai de bons espoirs pour la promotion 1983, cette année, certain nous on rejoint et d'autres quittés. Bienvenue dans votre seconde maison chers élèves, nous allons essayer de faire en sorte qu'elle vous soit la plus sympathique possible. Cette année, les Gryffondors remettent leur titre en jeu, bonne chance à vous pour gagner la coupe des quatre maisons. Les jours d'essai pour le Quidditch seront affichés dans le hall, les nouveaux capitaines d'équipe vous en feront part. Pour les cinquièmes et septième année, bonne chance. C'est une année difficile et intensive qui se présentent devant vous que vous réussirez, je n'en doute pas, si vous travaillez assidument. Je me permets de vous annoncer la fin des travaux du nouvel observatoire dans le parc en face du Pont. Malgré tout, je me dois de vous faire part d'une nouvelle plutôt… troublante.
L'ambiance de la salle perdit sa gaité et les élèves se concentrèrent sur le discours du directeur.
- Le garde forestier et notre cher concierge m'ont informé que quelqu'un s'est infiltré dans l'école, chose que je n'explique pas. En attendant la fin de l'enquête, les règles des préfets et la charte de l'établissement doivent être suivit à la lettre, pas de soirées clandestines et pas de sorties non autorisées après le couvre-feu. Je ne veux personne en dehors des dortoirs en dehors des horaires de cours, c'est loin d'être une blague jeunes gens. Sur ce, bon début d'année à tous et sachez que je ferai tout ce qui est de mon possible afin de clarifier cette affaire !
Il partit juste après son discours, un grand silence s'étant abattu sur la salle. Très rapidement les préfets ont demandé aux premières années de se rassembler. La Nuée se retrouva et partit direction la tour Serdaigle, tout en commentant le discours.
- Vous pensez qu'il va trouver l'intrus ? demanda Hunter
- Mec, c'est Dumbledore, il va avoir fini avec ça dans la semaine par Merlin ! répondit Lewis.
- Moi en tout cas, j'ai hâte d'aller voir le nouvel observatoire. dit Christopher.
- T'aimes l'astronomie ? s'interrogea Derreck.
- Tu ne savais pas ça ?! Il a des chaussettes avec le système solaire et un livre sur l'astronomie dans son sac ! s'exclama George, surpris.
- Tu fouilles dans mes affaires ! S'horrifia Christopher, choqué par ces affirmations.
- Non, pas du tout ! tu portes ces chaussettes, elle dépasse de ta robe ! Et ton livre sortait de ton sac dans le train. C'est juste de la déduction basée sur des faits, j'en ai conclu que tu aimais l'astronomie ! Se défendit George.
- Ouais bah les gars je vous le dit, fermez votre sac à double tour si vous ne voulez pas que notre grosse tête nationale connaisse tout de vous. dit Derreck en rigolant et en tapant sur l'épaule de George
- Très marrant Derreck ! et sinon…
La discussion continua jusqu'à devant le heurtoir où George sortit la bonne réponse et permit aux élèves de rentrer dans le dortoir. La bande s'installa sur les fauteuils disponibles près du feu pour attendre avec les autres l'arrivée des premières années. En attendant, Christopher faisait son intéressant devant les filles des deuxièmes années avec Derreck, tandis que George lisait le dernier numéro de la gazette du sorcier. Les préfets arrivèrent, content du tour joué aux premières années. Après bien cinq minutes, on entendit un cri et la vingtaine de jeunes premières années déambulèrent dans la salle, les yeux exorbités devant la beauté de la salle azur, les yeux plantés sur le plafond et la fresque de celle-ci. Après ce spectacle, la Nuée retournait au Nid. Christopher jurait même qu'il avait peut-être un plan pour draguer France, une Serdaigle de la même année.
- Toi avec France, mais qu'est-ce que tu racontes, tu ne sais pas différencier le premier du second degré forcement tu penses qu'elle t'apprécie ! répondit Derreck.
- Quoi ! C'est pas vrai ! Pourquoi tu dis ça? Alors ne me dit pas que c'est parce que …
C'est sur cette énième dispute de la bande que se termina cette première journée en deuxième année. Une chose était sûre, c'est que George, dans son lit douillet, profitait à fond du bien-être d'avoir un sommier sous son dos mais surtout était heureux d'avoir retrouvé ses amis et sa maison.
