C'est complètement furibond que Draco rentra chez lui, suivis de près par la jeune Hope.
- Te rends tu comptes de ce que tu as fait ?!
Hope haussa simplement les épaules, peu conscientes du "crime" qu'elle venait de commettre.
- Un impardonnable ! Et un Crucio en plus ! Mais qu'est-ce qui t'es passé par la tête, bon sang de bois ?!
- Elle a voulus s'en prendre à ton fils alors j'ai cru qu'…
- Tu ne devrais rien croire du tout, la coupa-t-il. Désormais tu te mêles de tes histoires ! Je sais parfaitement défendre mon fils ! Je suis son père, je sais comment lui venir en aide alors laisse-moi faire au lieu de t'immiscer partout, est-ce bien claire ?! Que je ne reprenne pas à faire une chose pareille. Maintenant va dans ta chambre je ne veux plus te voir.
La brune croisa les bras et resta bien campé sur sa position, refusant d'obéir au maître de maison.
- Je ne suis ni t'a fille, n'y une enfant Draco. Ça fait longtemps que j'ai dépassé le stade d'être congédié dans ma chambre. Je suis désolée d'être intervenu, mais je ne supporte pas la maltraitance sur enfant, comme beaucoup de gens je crois. J'ai simplement fait ce qu'il me semblait juste…
Le blond la fixa un moment. Il devait bien reconnaître que voir son ex-femme souffrir pour les horreurs qu'elle fait vivre continuellement à leur propre fils avait était, non pas agréable ou plaisant, mais plutôt comme un juste retour des choses.
- C'est bon, oublions ça. Ne recommence juste pas…
Hope s'approcha doucement jusqu'à poser sa main sur son épaule.
- Tu es un bon père Draco, j'en suis certaine. Puis elle partit à l'étage sans demander son reste, partant simplement lire un livre en attendant l'heure du soupé.
Draco alla directement dans son bureau. Il devait encore finir de rédiger son fichu dossier sur le parchemin érotique (de Satan). Décrire les différents sors utiliser dessus pour le créer, ceux employée pour stopper la magie de l'objet. C'est épuisé d'avance qu'il poussa la lourde porte de son bureau. Draco se saisi d'un petit paquet de parchemin rangé dans son armoire et regarda autour de lui la petite pièce sombre qui s'offrait devant ses yeux.
La pièce n'était pas très grande, et les couleurs noir, vert et bleu cobalt n'aidait pas vraiment à éclairer la pièce, mais le blond s'en moquait, ces couleurs l'apaisaient.
Le bureau n'était pas très rempli. Une vieille armoire d'Amboine bancale aux miroirs moucheté par le temps habillé le mur de gauche, un tapis quelques peu délavé habillé un planché ancien mais sein. Sur le mur de droite une cheminée en pierre volcanique dans laquelle un feu doux brulait apportait un peu de chaleur et de lumière au bureau aux abords austères.
Et au centre, en face de l'âtre, un meuble en acajou qui lui servait également de secrétaire finissait de remplir la pièce. Pas de bibliothèque immense ou de seconde porte menant à un laboratoire de potion. Une pièce simple, dans une maison simple, pour vivre une vie simple. C'était son nouvel adage depuis qu'il avait perdu le manoir au profit de son ex-femme. Plus de forfanterie. Il possédait seulement ce dont il avait besoins.
Le blond se pencha sur son rapport, grignotant le bout de sa plume afin de se remémorer chaque détail de son examen du parchemin enchanté. Ligne après ligne, son parchemin se noircissait d'information.
Il était tellement focalisé sur le remplissage de son cinquième parchemin qu'il sursauta et renversa son encrier sur son rapport à l'entente d'un bruit d'accoue contre du verre. Ce fut en jurant comme un moldu ivre que le blond releva à peine la tête pour voir une laponne le fixer de ses grands yeux d'or. Toute sa contrariété le quitta d'un coup.
Blaise lui avait répondu.
Se relevant d'un pas pressant en lançant un sort pour réparer les dégâts de l'encrier, il alla ouvrir la fenêtre pour le grand volatil. La chouette s'engouffra au chaud en laissant tomber sa lettre au pied du Malfoy. Draco la saisit et la décacheta tout en retournant s'installer derrière son pupitre puis entama sa lecture.
« Mon cher Draco,
Je suis ravi de voir que tu te souviens encore de mon existence. (J'espère que tu notes bien toute l'ironie de cette phrase)
Le professeur Snape a eu une fille ? Avec Black ? Vraiment Malfoy, ta vie est des plus trépidantes. Je regrette seulement de ne jamais être présent quand les choses semblent s'emballer dans la mauvaise direction pour toi. C'est pourquoi tu seras heureux, je pense, d'apprendre que ma très chère employeuse a enfin décidé de m'accorder quelques jours de repos. Je devrais déjà être en route pour la bicoque dans la quelle tu vie quand tu recevras ma lettre.
Je ne pourrais pas rester plus d'une semaine, j'espère que ce temps serra suffisant pour t'aider à mettre en ordre toutes ces histoires. Je sais déjà qu'avec Astoria ce n'est pas facile tous les jours (Scorpius m'envoie régulièrement des lettres lui).
J'ai par ailleurs de bonne nouvelles a se sujets. Je ne t'en dis pas plus pour te faire la surprise mais tu devrais pouvoir facilement récupérer la garde de ton fils.
A bientôt, B. Zabini »
Draco reposa le parchemin et fixa la cheminée en face de lui. Blaise allé rentrer. Son meilleur ami et confident allé rentrer. Draco sauta de sur sa chaise avec un grand sourire qui mangeais la moitié de son visage et appela un elfe de maison.
- Maître a appelé Pixyt ?
- Oui. Je veux que tu prépares une chambre pour Blaise, tu as le droit d'utiliser ta magie pour créer une chambre supplémentaire dans la maison.
Le petit elfe inclina la tête et repartit dans le caractéristique craquement du transplanage. Draco se dirige alors vers sa petite cuisine et commença à préparer un repas. Depuis qu'il vivait seul avec juste un elfe de maison il s'était mis à faire certaine chose de lui-même.
Ou presque.
Jetant des sorts sur les instruments de cuisine il leur ordonna de préparer un bon poulet rôti avec une julienne de légume et une poêlé de champignon, et pour dessert une délicieuse tarte au citron meringué. Il finissait tout juste de faire refroidir la tarte que le feu de sa cheminé se mit à fortement gronder.
- Il y a quelqu'un ? Demanda la voix rocailleuse de Blaise
- Je suis dans la cuisine, rejoints moi, j'ai préparé le repas.
Le basané apparut à la porte, fixant son ami blond d'une étrange manière.
- TU as préparé le repas ? Demanda se dernier incrédule avant de rire.
- Voilà la donc à quoi te sers ton temps libre, a faire la popote. Fais attention Draco, dans peu de temps tu voudras faire les repas à la façon moldu et avoir les mains recouvertes de nombreuses substances indéfinissables.
Le blond ignora son ami et fini de dresser la table. Un clac et le petit elfe de Malfoy s'avança vers le jeune chercheur.
- Pixyt vous a préparer une chambre monsieur, voulez-vous que j'y installe vos bagages laissé devant la cheminé ?
Le brun hocha la tête et reporta son attention sur son ami. Il lui sembla que le petit lord était épuisé, fait peu étonnant quand on songeait à l'histoire dans laquelle il se trouvait plongé malgré lui alors que sa vie était déjà bien compliquée.
Une femme qui l'avait trompé et pillé, emportant dans son départ leur fils unique qu'elle maltraitait, son emploi parfois plus dangereux qu'il ne le devrait et maintenant cette jeune fille sortit de nulle part qui disait être la fille de Snape et de la Némésis de ce dernier ? Dans cette situation, si le blond n'avait pas s'emblait si accablé, il aurait eu encore plus de raisons de s'inquiéter.
- Ne pourrais-tu pas simplement utiliser ton elfe pour faire les repas ?
- Scorpius aime bien quand je fais moi-même la cuisine, et de temps en temps il vient la faire avec moi. Je crois… Je crois que ça lui fait du bien d'être proche d'au moins l'un de ses parents…
Blaise fixa un instant les assiettes posées sur la table et qui se remplissait par magie, perdu une fois de plus dans ses réflexions.
Scorpius lui écrivait assez souvent, à l'inverse de son ami. Certaines des lettres qu'il avait reçues lui servirait d'ailleurs de preuve plus tard. Il savait qu'Astoria était très éloigné de la figure de la mère aimante, les bleus que portait son filleul en étant la meilleure preuve, mais les coups n'étaient rien comparés à l'indifférence froide dont il été victime dès qu'il rentré au manoir en la seule compagnie de sa génitrice. La blonde ne le regardait même plus une fois le seuil de la porte franchis. Scorpius n'avait alors que les elfes pour s'occuper de lui, ou simplement avoir une conversation.
Ho évidemment dans le monde magique elle jouer parfaitement le rôle de la maman poule pour éviter qu'on ne lui enlève les droits qu'elle avait sur les coffres Malfoy via son fils, mais depuis l'épisode Potter, la situation avait bien changé. Les gens s'étaient peu à peu méfiés des vrais intérêts que portait la jeune femme, et petit à petit ils s'étaient éloignés de celle qui portait aujourd'hui le surnom de Niffleur.
On avait aussi découvert qu'elle cumulé les amants d'un soir pour le simple plaisir, et bien que techniquement rien dans les lois n'empêche de mener une telle vie, ce n'était pas le comportement que l'on attendait d'une Lady. Mais le coup de grâce pour cette femme serait pour dans quelques jours seulement. Blaise y avait veillé.
Avec l'aide son employeur il avait accumulé de nombreuses preuves de l'incapacité pour Astoria d'élevée le jeune enfant et compter bien aider son ami à récupérer le garde exclusif de du petit scorpion.
Alors qu'il s'installait à table, répondant à l'invitation gestuelle de Draco, une grande brune apparut au pas de la porte.
- Bonsoir. Blaise Zabini, se présente-t-il en tendant la main vers l'intruse.
- Hope Snape. Enchanté.
La brune relâcha la main de l'homme et s'installa à table, reportant son attention sur le blond.
- Ce que tu as préparé à l'air délicieux Draco, s'extasia la jeune fille en se servant généreusement.
- J'ai recueilli une ogresse. Que Merlin me vient en aide.
Les trois jeunes gens rire de la petite blague et entamèrent le repas. Seul les bruits des couverts et les petits gémissements d'appréciation troubler le calme de la cuisine. Un certain malaise prenait cependant place entre eux. Réflexe naturel en présence d'étrangers pensa Draco.
Blaize se décida finalement à parler, ne supportant plus cette tension.
- Il me semblait que tu avais des choses à me dire ?
Le blond avala sa bouché et hocha doucement la tête. Il reposa ses couverts avant de fixer son ami avec un air grave.
- Comme je te l'ai dit dans la lettre la jeune fille à nos côtés et la fille de mon parrain.
Blaise fixa cette dernière, le regard suspicieux. Il détailla son physique, cherchant une faille quelconque qui pourrait lui indiquer l'usage d'un charme ou bien d'une potion.
- Et donc pourquoi es-tu venu ici ? Il me semble que tu es majeur non ?
Hope sortit alors de sa poche de robe deux boites rectangulaires, l'une semblable aux boites à baguette d'Olivander et la deuxième faisant plus penser à un écrin à bijoux. La brune poussa la première devant Draco, et garda la deuxième un moment dans ses mains avant de la pousser au centre de la table et de l'ouvrir.
En son sein se trouver trois petites sphères de cristal ou une douce brume blanche tournailler, comme si elle était soumise à un vent que seule cette légère fumée pouvait toucher.
- Des Prophetarum. Où as-tu trouver ses merveilles ?
- Elles étaient cachées dans l'un des lieux de culte celte que cette mégère d'Ombrage m'a obligé à visiter. Je ne savais pas vraiment ce que c'était mais j'ai préféré les cacher.
- Tu as plus que bien fais.
-Qu'est-ce que c'est ? Demanda le jeune Lord.
- Ce sont des prophéties. Rare. Vraiment rare.
Blaise se réinstalla dans sa chaise, saisissant une des petites boules qu'il fit jouer entre ses doigts.
- Ce type de prophétie se compte sur les doigts d'une main. Ce ne sont pas de simple prophétie ou si tu arrives à déchiffrer leur sens énigmatique tu peux choisir dans quelle direction va aller ton destin celle-là, c'est ou tout blanc, ou tout noir. Et surtout elles sont toujours par deux ou trois. Ce sont des prophéties qui se réalisent à travers les siècles. J'ai eu la chance lors de mes voyages de rencontrer un éminent professeur qui avait étudié ce phénomène. Ces petites sphères ne sont pas créées pas des sorciers qui y insuffle leur souvenir de la prophétie, celle-là sont faite par la magie elle-même.
- Donc, ce sont des objets que la magie fait et qui dicte un destin qu'il est impossible de changer ?
- Pas exactement. Techniquement ont pourrait changer le destin, mais alors cela briserait la magie de ces sphères et ont ne sais toujours pas si, enfin se sont des créations de la Magie alors aller à son encontre... Personne ne s'y est encore aventurer.
- Peut-on savoir au moins ce que referme ses prophéties ?
- Oui mais il va me falloir un peu de temps pour savoir dans quel ordre elles se déroulent et situer sur quelle sphère nous somme.
Sur ses mots le basané se leva et alla s'enfermer dans la chambre d'ami, oubliant son repas et ses deux interlocuteurs qui le fixait un peu incertain.
- Et donc ? Tu as une autre grande surprise dans cette boite ?
Hope eut un franc sourire avant de soulever le couvercle. Apparut alors aux yeux de Draco La baguette de Sureau.
- Le Ministère l'a consigné après la bataille, à cause de sa puissance et de son lien particulier avec la Mort. Et en consultant le registre pour connaitre son histoire, je suis alors tombé sur le nom de son propriétaire… Toi.
Draco n'arrivait pas à lâcher la petite baguette du regard, ressentant comme un lien magique qui lui ordonnait de prendre le morceau de bois en main.
C'est complétement happé par la magie émise par la baguette qu'il s'en saisi, créant dans la demeure un vent de lumière éblouissant qui fit trembler les fondations de la petite maisonnée.
Harry fixa encore un instant le carnet. Hésitant entre le bruler ou le garder comme preuve du crime commis par Severus. C'est toujours hésitant sur la marche à suivre, mais bien décidé à faire quelques choses pour cette pauvre enfant qu'il sorti des anciens apparentements de l'espion et se dirige vers la sortit du château. Toute cette histoire le dépasse, il ne peut rien faire seul. Et comme une évidence le nom de son amie lui apparait.
Mais bien sûr, Mione sera quoi faire !
Atteins d'un regain d'énergie, Harry place le carnet dans sa poche et transplane pour le ministère. Il frappa un rapide coup à la porte du bureau ministériel avant de rentrer. Hermione était plongé sur des documents qu'elle signait les uns après les autres.
- Tu ne prends même plus le temps de les lire intégralement avant de les signer ?
- Ils ont tous étaient lu deux fois avant signature, comme à chaque fois. Ça fait plaisir de te voir. Qu'est-ce qui t'amène ici ? Demanda la brune en se levant pour saluer son ami.
- Une histoire aussi folle que nos aventures de jeunesse.
- Raconte-moi je suis impatiente, lui ordonna-t-elle gentiment en souriant.
- Hé bien tu ne vas jamais me croire mais Snape à eut une fille. Avec Sirius. C'est incroyable hein ? C'est même carrément impossible et pourtant j'ai vu la gamine ce matin. Je sais même comment elle est née et… Mione ? Ça ne va pas ?
Harry regardait sa sœur de cœur un peu surpris. A la place de trouver un visage surpris ou bien choqué il n'avait devant lui qu'un visage barré d'une grimace de gêne et un peu désolé. Même si le brun avait toujours été un peu long à comprendre les choses, cette fois il fit très rapidement les déductions qui s'imposaient.
- Attends une seconde. Tu étais au courant, et tu n'as pas jugeais bon de me prévenir ? Siffla froidement le survivant.
- Je n'ai pas vraiment eut le temps depuis hier. Tu sais bien que mon emploi du temps est quelque peu chargé.
- Et un appelle par cheminette ? Ou même une putain de chouette ?!
- Harry, moins fort, on va nous entendre.
- La belle affaire ! Que tous nous entendent, je n'en ai strictement rien à faire !
- Ecoute je n'ai juste pas voulus t'inquiéter. J'ai juste voulus bien faire une fois de plus, pour que t…
- Comment ça une fois de plus ? Que me caches-tu d'autre ? Tu sais pourtant que je ne supporte pas les mensonges ! Tout ce que nous avons subi à cause de nombreuses cachoteries ne t'a pas servi de leçon ?!
La brune se mordit la lèvre, se rendant compte de sa gaffe. Elle se glissa lentement derrière son bureau, bien consciente que ce n'était qu'une maigre protection contre l'homme face à elle, mais refusant de rester proche de son ami au risque d'être blessé par sa magie lorsqu'elle éclaterait sous la colère.
- J'ai fait ça pour le bien de tout le monde d'accord ? Je ne l'ai pas fait par plaisir.
- Mione qu'est-ce que tu as fait putain ?
- Il se peut que… J'ai refusé de soigner quelqu'un et… à cause de ça deux personnes sont mortes…
Harry fixait d'un regard incendiaire celle qui allait bientôt ne devenir plus qu'une connaissance.
- Qui Hermione ? Demanda-t-il froidement, ses yeux lançant un avertissement sans équivoque si elle lui mentait encore.
Un long silence s'installa, seulement percé par les respirations des deux présents dans la pièce. Harry ne quittait pas la Ministre du regard attendant désespérément la réponse à la question, et redoutant dans le même temps les futurs mots qu'Hermione prononcerait.
Ce ne fut qu'après cinq interminables minutes que cette atmosphère fut brisée par un murmure à peine audible et qui pourtant sonna comme un cri aux oreilles du Vainqueur. Un cri ignoble, entre désespoir et colère profonde.
Un sentiment fort et violent qui le pris jusqu'aux tripes à l'entende de deux pauvre petits mots.
- Severus Snape…
