Vous pouvez retrouver ces histoires sur AO3 sous le même nom. Il y a toutes les explications là-bas mais y'en a pas vraiment besoin en soit.

Principe : Drabbles sur un couple (Kensei/Shuhei)

Disclaimer : Rien n'est à moi sauf l'histoire.

Les chapitres peuvent se suivre si vous le voulez


Il n'était pas le genre à refuser un défi


Bienveillance

Kensei n'était pas la personne la plus bienveillante du monde. Il n'était pas méchant pour autant, mais sa difficulté à mettre des mots sur ses émotions, et tout simplement, son caractère n'en faisaient pas l'homme le plus bienveillant qu'ait connu Hisagi Shuhei. Mais dans de rares occasions, il s'avait l'être. Comme cette fois où, après un rude entraînement, il avait supporté Shuhei pour le ramener dans leurs quartiers – bien que ce soit sa faute s'il avait été dans un piteux état – le noiraud avait su voir la bienveillance dans son geste. Et c'est tout ce qui avait compté sur l'instant.


Perfusion

Shuhei était hanté. La guerre contre les quincys était terminée et pourtant, il en faisait des cauchemars. Il se tenait là, devant un silo translucide, le corps de son capitaine – le corps de son amant – reposant à l'intérieur. Ses cheveux flottaient dans le liquide transparent qui remplissait l'ensemble. Sa peau était un mélange de rouge et de la couleur pâle qui caractérisait tant Kensei. Des dizaines et des dizaines de tubes étaient rattachées à son corps, perfusant un sang artificiel produit à partir d'un échantillon gardé par Mayuri. L'image était restée gravée dans sa mémoire, hantant son esprit déjà malmené.


Infection

– Aïe !

– Tout ça, c'est ta faute. Alors, arrête de gigoter et tiens-toi en place.

Tch. T'es le pire infirmier qu'il m'ait été donné de rencontrer.

– Ça n'est pas moi qui ai décidé de triturer une plaie sans m'être nettoyé les mains.

– Oui, bah, c'était jamais arrivé avant !

– Oui, comme « ça n'arrive qu'aux autres ». C'est ta faute alors, pour la dernière fois, arrête de bouger.

Kensei ne s'était pas douté qu'il finirait avec une infection d'un des piercings de son cartilage parce qu'il avait désinfecté une petite écorchure sans s'être lavé les mains. Déjà qu'il avait fait l'effort de nettoyer ça !


Vocation

– Pourquoi est-ce que tu es devenu un shinigami, Shuhei ?

– Pour la même raison que j'ai fait ce tatouage.

Kensei se tourna sur le côté pour faire face à son amant. Ça leur arrivait, parfois, de s'allonger dans leur lit – oui leur lit, – et de juste parler. Comme à cet instant. Aucun d'eux n'était versé dans les déboires de sentiments, mais de temps en temps, c'était agréable.

– Et cette raison, c'est… ?

– Toi.

– Moi ? Tu as vraiment construit ta vie autour de moi, hn ?

Kensei ne savait pas quoi penser, ça lui tiraillait l'intérieur du ventre qu'il ne vive pas pour lui.


Sexy

S'il y a bien une chose que Kensei aimait dans le monde des humains, c'étaient les fringues. C'était pratique et efficace, sans prise de tête. Mais ce qu'il aimait encore plus, c'était voir Shuhei retirer un par un chacun de ses vêtements. Une fois, le plus jeune s'était introduit dans sa chambre, chez les vizards et s'était effeuillé. La chemise pourpre avait glissé le long de ses épaules et de ses bras ; le débardeur noir avait dévoilé des abdominaux saillants ; le jean noir avait fait place à des cuisses incroyablement fermes et ô ce boxer ! Ç'avait été divinement sexy.