Chapitre 6: Le départ

Paquebot Titanic, 10 avril 1912

Point de vue de Sasuko

Je me retrouve en ce moment assis sur mon lit dans ma cabine de première classe, voilà que maintenant que le paquebot a quitté Southampton. Quelques minutes auparavant, j'entendais les passagers hurlaient de joie à bord. C'est vrai que tout le monde rêve de monter à bord de cet immense paquebot de luxe mais en tout cas pas moi. Je posais ma main au niveau de ma poitrine pour serrer davantage mon cœur souffrant. Oui, mon cœur souffrait, tout comme je souffre de l'intérieur tout comme l'extérieur. Tandis que des larmes commencèrent à couler au niveau de mes joues. Soudain, j'entendis la porte s'ouvrir. Je sentis une douce chaleur encombrer mon corps de ses bras. Je leva la tête et vit que cette personne qui me serrer n'était qu'autre que mon grand frère. Lui seul comprenait ma douleur.

-Petite sœur, je suis désolé. Murmura t-il en caressant mes longs cheveux noirs.

-Désolé pour quoi ? Hoquetais-je d'une petite voix à peine audible.

-De n'avoir rien pu faire pour négocier avec père. Je sais que tu déteste les voyages de luxe, et que tu haïs plus que tout ton fiancé.

-Snif…Oui, je le déteste. Il veut que je sois sa femme uniquement pour l'argent. Si tu savais que je rêve d'être libre.

J'aimais beaucoup ces moments mais malheureusement, ce bel instant de réconfort fut gâché par mon fiancé qui entra à son tour dans ma chambre. Mon frère tourna son regard vers lui puis se leva en direction de la porte. J'allais encore être seule avec cet homme. Kabuto s'approcha de moi avec un verre de whisky dont il tenait dans sa main.

-Qu'avez-vous ma très chère ? Vous semblez triste rien qu'en regardant votre si beau visage.

-Ce n'est rien, juste une poussière dans l'œil. Lui répondis-je en essuyant chaque coin de mes yeux.

Il mis ensuite son bras autour de ma taille dont il me rapprocha de lui. Oh mon dieu, que je déteste ce type. Mais malgré moi, je lui déposa un baiser sur sa joue pour le satisfaire. En guise de retour, il me caressa la joue puis mes cheveux.

-À notre arrivée à New-York, nous serons enfin mari et femme. Je vous laisse à présent seule dans votre cabine. Me dit-il avec ce même sourire carnassier que je déteste tant.

Quand il fut parti, je me regarda dans le miroir qui se trouvait sur une table de chevet. En voyant mon reflet, je sentit que bientôt mon destin sera tracé à jamais, des larmes recommencèrent à mouiller mes yeux noirs. Tout ce que je voulais, c'était d'être libre, faire ce que je veux sans personne pour me dire quoi faire ou ne pas faire. Je voulais aussi rencontrer le grand amour. Vous vous demandez surement pourquoi le grand amour ? Eh bien, je souhaite aimer un homme qui m'aime pour ce que je suis réellement à l'intérieur et non pas pour mon statut d'aristocrate. Quelques minutes plus tard, j'entendis la voix de Konan, ma femme de chambre m'appeler.

-Mademoiselle Sasuko, m'appela t-elle en ouvrant la porte. Le déjeuner est prêt, veuillez vous rendre à la salle de restauration de la première classe.

-Oui, j'arrive toute suite merci Konan. Lui répondit-je en retour. J'allais à présent déjeuner avec ma famille en première classe.

Je sortis de ma cabine, par chance je fut attendu par mon grand frère tant aimé avec son épouse. Izumi s'approcha de quelques centimètres de moi pour ensuite prendre mes mains dans les siennes, elle me fixa d'un regard triste dont celui que je connaissais. Elle aussi comprenait ma douleur. Pourquoi ? Parce que mon grand frère lui a tellement parlé de moi et de mon idéologie sur ma vie.

-Tout ira bien ne t'en fais pas. Itachi et moi te soutenons ensemble. Peu importe, nous serons toujours là pour toi, belle sœur. Me réconforta t-elle d'une voix douce.

-Merci Izumi. Ça me réchauffe le cœur, lui répondis-je en retour.

-Mon ange, appela mon frère. Nous devrions vite nous rendre à la salle à manger, sinon j'ai bien peur que ma sœur et moi ayons des ennuis avec notre père.

-Désolé chéri. Lui répondit Izumi.

Elle me lâcha les mains pour ensuite passer son bras autour de celui de mon frère.

Quand j'y pensais, mon frère avait vraiment de la chance par rapport à moi. De une, étant un homme, il était l'héritier de ma famille, de deux, il était un homme très respecté et obéissant, enfin de trois, il est marié à la femme qu'il aimait. Six auparavant, cet union était d'abord un mariage forcé qui fut après transformé en amour quand Itachi et Izumi se sont rencontrés pour la première fois. Depuis, leur amour était devenu plus fort. J'aurai tellement aimé avoir un vie si simple que la sienne. Mais par la chute de l'entreprise et la ruine de mes parents, mon destin est tracé. Selon mon père, mon mariage avec Kabuto était le seul moyen à échapper à la pauvreté.

-Le 11 avril 1912 vers 12h10, une passagère de première classe embarqua à bord du navire. Cette femme était d'une personnalité extravagante. Et bien sûr, tout le monde la surnommé insubmersible Madame Tsunade Senju ou tout simplement Madame Tsunade.

-Enfin ce n'est pas trop tôt mon garçon ! Moi qui croyais que j'aillais rester à poiroter ici comme un piquet. Tenez ! Prenez mes valises et monter les à ma cabine !

-Toute suite Madame.

-Le lendemain après-midi, nous avions quitté le continent du Royaume-Uni. Tandis qu'il nous restait plus que la mer comme compagnie.

Point de vue externe

À la vue magnifique de l'Océan, le Capitaine Yamato observa avec bonheur le fonctionnement du paquebot. Hayate Gekko, l'un des officier du navire vint donner des nouvelles sur le navire.

-Le navire avance merveilleusement bien, Capitaine.

-Oui. Faites lui prendre la mer M. Gekko, je veux vooir à quel point le Titanic peut être rapide. Ordonna le capitaine.

-À vos ordres.

Hayate donna l'ordre aux membres de l'équipage d'accélérer le navire à sa vitesse maximal.

Pendant ce temps à l'avant du bateau, Naruto, Sai et Kiba admirèrent le paysage s'offrant devant eux. Le vent de la mer souffla sur leurs visages. Le blond se pencha en avant, le brun aux triangles rouges en fit de même alors que l'artiste dessina sur son cahier la magnifique vue du jour. Soudain, Naruto et Kiba virent un dauphin sauter dans l'eau. Stupéfaits, ils interrompirent leur ami en pleine séance de dessin. Ils l'invitèrent ensuite à se pencher plus à l'avant afin de regarder les créatures aquatiques sauter chacun leur tour.

-Regardez les gars ! Vous avez vu les gars ! Il y a un autre qui vient de sauter ! S'excita Naruto en pointant un des dauphins du doigt.

-C'est la première fois de ma vie que je vois un dauphin ! Il faut absolument que j'en dessine un comme souvenir ! S'exclama Sai à son tour tout souriant.

-Hey les gars ! Regardez je vois de la statue de la Liberté ! Intervint Kiba en pointant du doigt l'horizon.

-La statue de la Liberté !? Où ça ?! Demanda Naruto en tournant sa tête de droite à gauche.

-Là-bas ! Mais en toute petite bien sûr ! Rigola Kiba face au visage de son ami blond.

-T'es bête Kiba ma parole ! Rigola Sai à son tour à la blague du brun. Quand on sera arrivé à New York, je dessinerai de nouvelles œuvres d'arts, en commençant par la statue de la Liberté. Je visiterai toute la ville et ensuite je voyagerai dans l'Amérique entière. Et vous les gars, vous avez déjà des projets ?

-Eh bien moi j'irai voir tous les films américains au cinéma. Ensuite je visiterai tous les musées existants en Amérique, ensuite j'irai dans tous les bars à faire la fête. Pour finir je pense que je me trouverai une ravissante femme, l'épouser et avoir des enfants. Répondit Kiba en riant.

-Cool au moins tu as des rêves à réaliser. Et toi, Naruto ? Demanda Sai.

-Moi…bah…je voyage juste pour rentrer chez moi. Mais sinon, je veux bien t'accompagner à ton futur voyage américain. Comme ça je pourrai te guider et raconter l'histoire de chaque ville où on ira. T'es pas d'accord ?

-Si Naruto le dit, alors on voyagera en Amérique tout ensemble. Pourquoi ? Parce qu'on est les meilleurs amis du monde. Hurla Kiba en prenant les épaules de ses meilleurs amis.

Les trois jeunes hommes rirent ensemble dans la joie et la bonne humeur. Naruto monta sur l'estrade du paquebot, il leva les bras puis ferma les yeux pour sentir la sensation du vent sur son visage. Sai et Kiba continuèrent à admirer le paysage de la mer. C'était alors une belle journée ensoleillée pour ces trois jeunes vagabonds rêveurs.

Et voilà le chapitre 6 ! Enfin ! Désolé pour le retard, j'avais un manque d'inspiration mais maintenant j'en ai. Prochain chapitre "Une rencontre inattendue".