Chapitre 8: Promenade

12 avril 1912, cabine de première classe

Point de vue de Sasuko

J'étais assis face à mon miroir, je m'étais mise en robe de nuit pour dormir, en ce moment je brossais ma longue chevelure noire tout en écoutant la douce mélodie de ma boîte à musique. En brossant les cheveux, je repensa encore à Naruto, surtout au moment où nous avons failli nous embrasser dans une des positions les plus dérangeantes. Mes joues devinrent rouges pivoines, qu'est-ce qui nous a pris à faire ce genre de chose alors qu'on venait à peine de se rencontrer. Kabuto entra dans ma chambre toujours accompagné de son stupide sourire. Je fronça mes sourcils quand il croisa mes pupilles noirs.

-Je comprends votre tristesse ma chère. Et j'ai ce qu'il vous faut. Il se permit de s'avancer vers moi.

Il me tendit un petit coffre bleu velours dont il ouvrit en disant :

-Au début, ma mère voulait que je vous l'offre lors notre arrivée à New-York pour célébrer nos fiançailles mais j'en pouvais plus d'attendre. Alors acceptez cette merveille en guise de mon amour.

-Oh mon dieu mais c'est…m'écriais-je en voyant le bijou trônait dans sa boite.

Je fus subjugué par la beauté de ce collier, avec son un énorme diamant bleu en forme de cœur. Kabuto l'accrocha autour de mon cou. Mais très vite, ce bijou perdit sa beauté, ce collier était trop lourd à porter. Mais mon fiancé fixa nos reflets.

-J'espère qu'il vous plaît. Ce diamant était autrefois porté par Louis XVI avant que la Révolution Française éclate, le diamant fut porté disparu en 1793 puis retrouvé des années plus tard au milieu du XIXe siècle dont il a été taillé en forme en cœur. On le surnomme désormais…

-Le Cœur de l'Océan. Fini-je par dire. C'est très beau et…si royal.

-Vous avez raison, c'est normal qu'il soit royal. Nous sommes des rois, Sasuko. Vous saviez aussi que moi, que je n'ai rien de plus précieux à offrir que l'amour que j'éprouve pour vous. Je vous en prie, ouvrez-moi votre cœur ma douce Sasuko.

Il me caressa la main tandis que je posai mes fins doigts sur ce diamant bleu. Jamais je m'étais senti aussi mal à l'aise.

Rêve

Je me retrouva à l'avant du paquebot, devant se trouvait Naruto. Il m'accueillit avec un sourire chaleureux faisant chavirer mon cœur. Nos mains se relièrent, nous grimpâmes sur les barreaux du navire, Naruto écarta mes bras dont ses doigts s'enlacèrent aux miens. En face de nous, le soleil se coucha, le vent souffla sur nos visages. Il n'y avait rien de plus beau qu'un coucher de soleil. Naruto m'accrocha un collier autour de mon cou, je baissa les yeux et à ma surprise se trouvait un magnifique cristal bleu. Nos regards s'encrèrent encore, nos visages se rapprochèrent jusqu'à ce que nos lèvres se touchent. Nous nous embrassâmes passionnément.

Mais plus tard, j'entendis des cris, des hurlements de peur et de détresse, le paquebot se brisa en deux avant de s'engouffrer au fond de l'Océan Pacifique. Allongée sur une planche en bois, je voyais autour de moi des milliers de cadavres gelés flottant dans l'eau. En face de moi, je vis Naruto, les yeux fermés, les cheveux couverts de neige. Je toucha sa joue mais je tiqua une douleur, lorsque je sentis que son visage était glacé. Dans l'eau, je ramassa un étrange bout de papier étant écrit comme message « Les 1 500 victimes du naufrage tragique du Titanic, la nuit du 15 avril 1912. »

Fin du rêve

Je me réveilla en sursaut, mon visage transpirait dû à la frayeur, mes longs cheveux noirs étaient en désordre. Mon cœur battu de soulagement quand j'appris que ce n'était qu'un rêve à la fois beau et à la fois effrayant. Je me demandais alors si ce cauchemar était une prédiction du futur ou à moins que ce soit tout simplement un mauvais rêve. J'aperçu la lumière du jour malgré les rideaux fermés. Je me leva du lit pour me diriger vers ma table de nuit, je commença à faire ma toilette à l'aide de Konan.

Après-midi du 13 avril 1912, entrepôt des troisièmes classes

Je marcha au fond du couloir menant à l'entrepôt des passagers de troisième classe. Une fois arrivée là-bas, tout le monde cessa de discuter, leurs regards se tournèrent vers moi, une passagère de première classe. Étonnant pour eux de voir une jeune asiatique vêtue d'une robe rouge flamboyant, porter quelques bijoux, des cheveux coiffés en chignon. De nombreux hommes flashèrent sur moi, certes ils me trouvaient belle mais j'étais en ce moment à la recherche d'un beau blond en particulier. En parlant de lui, le voilà assis autour d'une table montrant des dessins à trois enfants, autour de lui se trouvaient trois autres hommes. Le brun avec les tatouages rouges en formes de triangles siffla d'admiration en me voyant. Naruto releva son visage en direction du mien, mes joues se mirent immédiatement à rougir comme une tomate lorsque nos yeux entrèrent en contact. Il s'excusa auprès de ses amis avant revenir vers moi pour notre promenade. Mais n'allez pas imaginer quoi que ce soit, notre promenade consiste juste à nous connaître l'un et l'autre.

Sur le pont du paquebot, nous marchâmes ensemble rien qu'en discutant. Naruto me raconta sa vie de a à z, de son passé jusqu'à aujourd'hui.

-Comme je vous ai dit que j'ai grandi à Chippewa Falls dans l'État du Wiscosin. Je n'ai pas eu une enfance facile à cause de mon environnement. À l'âge de 15 ans, j'ai perdu mes parents, je n'avais ni frère ni sœur, je suis parti. Depuis je ne suis plus jamais revenu. D'abord je suis parti voyagé en Espagne. Là-bas j'ai visité Madrid, Barcelone, Séville, plus tard j'ai rencontré mon ami Kiba. Depuis notre rencontre, on voyage ensemble. Ensuite je suis allé en France, j'ai exploré Paris, ici j'ai rencontré mon autre ami, Sai. Depuis maintenant sept ans je voyage avec eux.

A travers son récit, j'étais admirée par son courage, sa détermination. Malgré sa soit disant pauvreté, il a réussi à réaliser une partie de ses rêves.

-Bon Sasuko, je vous ai raconté ma vie, nous avons marché sur la moitié du paquebot. Maintenant je voudrai que vous parlez de vous. Par commencer d'où venez-vous ?

-Naruto, commençai-je en soufflant un bon coup. Avant je vous dévoile ma vie, je voulais vous remercier hier soir, pas seulement pour m'avoir sauvé la vie mais pour votre discrétion sur ce qui s'est passé.

-Je vous en prie.

Je m'élança enfin lui raconter ma vie, mon calvaire d'enfance jusqu'à aujourd'hui :

-Vous avez sûrement les traits mon visage. Bien pour commencer, je suis née à Konoha au Japon.

-Vous êtes japonaise ? Demanda Naruto stupéfait par mon origine. Incroyable, je vous croyais au début chinoise ou vietnamienne mais là japonaise, je m'y attendais. J'aimerais y aller un jour là-bas. Est-ce que c'est beau au moins ?

-Oui, vraiment très beau. Donc, comme je viens du Japon, autrefois je vivais une vie paisible au petit village de Konoha. Mais, une semaine après mon cinquième anniversaire, tout bascula. Mon père avait décidé que nous quittions notre beau pays pour s'installer et vivre en Angleterre. Plus tard, nous avons voyagé un bord d'un paquebot similaire au Titanic.

Après ce voyage éprouvant, nous avons vécu à Southampton jusqu'au jour du départ du Titanic à New-York. Le but de ce voyage est de me marier avec mon fiancé, Kabuto Yakushi. Depuis l'année dernière, mes parents ont perdu toute leur fortune à la suite de la chute de l'entreprise familiale.

-Quelle genre d'entreprise ? Me demanda Naruto.

-Une entreprise d'architecture. Précisai-je avec un ton lasse.

J'eu soudainement une impression qu'avec lui, je pouvais tout lui raconter, ma vie, mes rêves, mes secrets… Naruto était très attentif à m'écouter. Je continua à parler.

-Naruto, sachez que dans le monde où je vis, seuls mon frère et ma belle sœur comprennent ce que je ressens. Si vous saviez comme je n'en peux plus de cette vie. Je lui montra ma bague de fiançailles en diamant.

-Oh putain ! Ça doit coûter cher ! Hurla Naruto en examinant ma bague.

-500 invitations ont été envoyés au Japon, le mariage aura lieu quelques jours après notre arrivée à New-York. Vraiment en sein de mon entourage, je hurle de détresse. J'ai beau hurler de partout qu'on vienne et personne ne se soucie de moi ! Excepté Itachi et Izumi !

-Vous l'aimez ? Demanda soudainement Naruto comme si de rien n'était.

-Pardon ? Qu'est-ce que vous avez dit ?

-Est-ce que vous aimez ce type ? Me redemanda le blond cette fois avec un sourire.

Non mais ça va pas la tête ! Pour qui il se prend celui-là à rentrer dans ma vie privé.

-Qu'est-ce qui vous prends à me poser ce genre de question ?! Je n'ai pas à vous répondre ! Vous ne me connaissez pas, je ne vous connais pas !

-C'est bon pas la peine de s'énerver juste pour une simple question, hi, hi, hi. Répliqua Naruto en riant.

Je fulmina de nouveau contre lui, il était temps pour de lancer une contre attaque. Il allait moins rigoler ce prétentieux de blondinet.

-Vous voulez que je vous dise, vous êtes stupide, grossier et si agaçant ! Vous n'êtes qu'un baka !

Au lieu de nous disputer, nous nous lançâmes ensemble dans un éclat de rire. Naruto ria de mes grossièretés dont moi aussi. Tout en continuant à rire, je serra sa poignet de main en continuant de l'attaquer :

-Naruto ou devrais-je plutôt dire M. Uzumaki, ça été pour moi un honneur de faire votre connaissance.

-Et puis, vous m'avez insulté.

-C'est exact, et vous le méritiez. Il est temps pour moi de partir. Fini-je de dire avant de partir. Mais je me retourna rapidement lorsque je compris l'inverse. Attendez une minute, ce n'est pas à moi de partir mais plutôt à vous de partir puisque vous êtes sur la moitié du paquebot appartenant aux premières classe.

-Ah ouais, c'est qui la personne grossière maintenant ? Hi, hi, hi.

Malgré mon air de déterminée, j'admets ma défaite face à lui. Entre nous deux, c'était toujours lui qui remporter la victoire comme hier soir lorsqu'il m'a sauvé la vie. Mais son carnet dont il tenait depuis tout à l'heure attira ma curiosité. J'eu soudainement une idée pour me venger : le lui piquer afin de fouiller ce qu'il cache dedans.

-Qu'est-ce que vous trimballez dans votre carnet ? Des écrits ? Des dessins ? Lui demandai-je en tournant chaque page. Vous êtes quoi au juste ? Un écrivain ? Un artiste ?

En tournant chaque page, j'aperçu de magnifiques dessins, bien faits, bien soignés. Mon envie de me venger disparue soudainement face à la beauté des dessins faits en crayon en papier.

-Naruto…vos dessins sont plutôt bons…même très bons. C'est de vous toutes ces œuvres ? Vous êtes un excellent artiste.

-Merci…mais ce talent ne vient pas de moi. C'est de Sai Picasso que j'ai appris à dessiner. M'avoua Naruto en se grattant la nuque.

En entendant ce nom, mon cœur sauta un battement, mes yeux s'écarquillèrent, chaque membre de mon corps trembla d'excitation. Ai-je bien entendu ce nom à moins que ce soit un rêve.

-Vous…vous avez dit…Sai Picasso ? Ma voix tremblait en lui posant cette question.

-Oui, pourquoi ? Vous le connaissez ? Me demanda Naruto à son tour en voyant mes pupilles brillaient.

-Oui ! J'adore ses œuvres d'arts ! Et en plus je suis sa plus grande fan !!! Kyaaaa ! Dites moi où je peux le rencontrer !!! Oh mon dieu !!! J'étais toute excitée en ce moment.

-Vous pouvez le rencontrer ici, il voyage avec moi et un ami en troisième classe. Si vous vous voulez je peux vous le présenter. Me proposa le blond.

En réponse je sauta dans ses bras. Naruto fut d'abord étonné avant de me caresser le dos. Nous restions dans cette position durant cinq minutes.

En réalisant que j'étais dans ses bras, je me dégagea très rapidement toute gênée en rougissant comme une tomate. J'aperçu que lui aussi rougissait, il était si adorable avec cette couleur aux joues. En reprenant notre souffle chacun, Naruto me montra les différents dessins qu'il a fait. Il me montra des paysages, des petits objets, des personnes, en particulier des femmes. Je voulais vraiment savoir du comment il a pu voyagé partout malgré sa pauvreté. Il m'expliqua qu'il gagnait de l'argent grâce aux œuvres qu'il vendait avec son ami l'artiste. Nous parlâmes ensemble durant tout le reste de l'après-midi. Des heures plus tard, il continua à me raconter ses aventures à travers les nombreux pays que lui et ses amis aient visité. J'étais très attentive à son histoire, moi aussi je rêvais de voyager à travers le monde depuis toute petite.

-Naruto, l'interrompit-je dans son histoire. Pourquoi ne puis-je pas être comme vous ? Naruto me regarda de ses pupilles bleues azurs attendant la suite. Je veux dire, voyager dans le monde, faire ce que l'on veut sans personne pour nous dire ce qu'on doit faire ou ne pas faire.

-Si vous souhaitez, une fois arrivée à destination de New-York, nous irons dans un parc d'attractions : manger des friandises, jouer à des défis, même faire des montagnes russes jusqu'à en vomir. Et ensuite, nous irons nous promener à la plage.

-C'est beau et à la fois drôle ce que vous dites, mais nous le ferons même si nous ne faisons qu'en parler.

-Bien que nous le ferons. Nous pourrons aussi monter à cheval.

-Attendez, vous voulez dire, de monter une jambe de chaque côté ? M'enquis-je de savoir.

-Quoi, on ne vous l'a jamais appris à faire ça ? Me demanda Naruto étonné.

-Non jamais, répondis-je en riant. Vous pourrez m'apprendre ? Je lui demanda en reprenant mon sérieux.

Pour me répondre, Naruto hocha la tête. Je voulais apprendre plus de choses à faire dans le monde extérieur comme lui. Je voulais apprendre de nouvelles expériences que je n'ai jamais fait entant que femme.

-Alors, apprenez à monter comme homme.

-À fumer comme un homme.

-Oui et à cracher comme un homme.

-D'accord, alors venez. Naruto me prit par la main et m'emmena dans un endroit du bateau où personne ne nous verra mais je supplia en même temps.

Naruto s'en fichait de mes supplications tout en continuant à courir sans lâcher ma main. Une fois arrivé, il me proposa de le regarder comment faire, il prit un élan avant de cracher au loin.

-Ahhh ! Mais c'est dégoûtant ! Fais-je si dégoûtée.

-Allez, à votre tour. Me dit Naruto sur le fait de m'apprendre à cracher. Je cracha un tout petit crachat sur le sol. C'était lamentable, fis t-il pas convaincu.

Naruto me montra de nouveau la façon de cracher le plus loin possible. Je recommença de nouveau, le blond me félicita de mon deuxième. Après cet exercice, nous continuons à discuter sur notre avenir, nos rêves. Il me racontait des blagues pourris mais je les trouvais toutes drôles. Inconsciemment, ma main vint se poser sur le genoux du beau blond, il releva ses yeux vers les miens avant de poser sa paume sur la mienne. Nos mains se caressèrent l'une et l'autre, à l'intérieur mon cœur battu tellement vite, mais pourquoi ? Je n'en savais rien. Naruto continua la caresse, il posa sa deuxième sur ma joue dont il effectua également une caresse, je ferma mes yeux emporté par cette douce chaleur émanant de sa main.

-Sasuko ! S'éleva une voix que je reconnus toute suite.

Naruto et moi arrêtâmes rapidement nos caresses, devant nous se présentait ma famille et quelques passagers de première classe.

Mon père s'approcha de nous avant de prendre mon bras de façon sévère, bon sang il me faisait mal.

-Je peux savoir ce que tu faisais avec cet homme ?! Me demanda t-il de sa voix sévère. Je te rappelle que tu es fiancée et bientôt tu me marieras ! Ce n'est pas le moment de flirter avec un autre que tu connais à peine !

-Mais père je…commençai-je avec une voix tremblante.

-Fûgaku, calme toi. Ne t'en fais pas. Je pense plutôt qu'il se faisaient un câlin d'amitié. N'est-ce pas ma chérie ? Me demanda ma mère avec une voix douce.

Je répondis par un petit ''oui'' timide. Par hasard, mon père me relâcha doucement. Je décida de présenter l'homme qui m'a sauvé la vie aux autres passagers. Les autres furent enchantés de connaître mon sauveur surtout Madame Tsunade. Mais j'eu une vague impression que mon père le regardait d'une façon dégoûté, comme s'il était un vulgaire insecte qu'il faut écraser sur le champ. Soudain, le son de la trompette annonça l'heure du dîner.

-C'est pas vrai ! Pourquoi faut-il toujours qu'ils annoncent le dîner de cette façon ?! Hurla Madame Tsunade.

-Bon, papa, maman si on allait se préparer pour ce soir.

-Oui c'est une excellente idée, ma fille. Répondit mon père avant de prendre le bras de ma mère.

Je fis un signe de main à Naruto avant de me diriger à ma cabine. Au moins, ce soir je le reverrai. J'étais déjà impatiente de le revoir.

Review ?