Note de l'auteur : Un grand merci à Jenny4594, sevrogue, et au reviewer anonyme pour leurs reviews ! Voilà la suite et fin de cette histoire ! (J'ai repris je ne sais combien de fois ce chapitre. Il y avait toujours quelque chose qui ne me convenait pas. Voilà la dernière version en date)
Aucun rapport, mais j'ai visiblement enfin à nouveau les alertes mail qui fonctionnent. Miraculeusement. Ou juste parce que j'ai changé d'adresse mail, peut-être. Mais je peux maintenant à nouveau être tenu au courant de ce qu'il se passe par ici. Je croise les doigts pour que ça tienne dans la durée. Parce que sinon ça n'était vraiment pas pratique.
Bonne lecture !
Chapitre 4
-On peut savoir ce que tu fabriques, Severus ?
Le Maître des Potions releva le nez de sa Gazette du Potioniste.
La salle des professeurs était quasi déserte à cette heure tardive. Severus avait terminé ses corrections près d'une demi-heure plus tôt, et profitait à présent du calme pour avancer dans ses lectures. Et cela avait bien fonctionné... Jusqu'à être rudement interrompu.
Il haussa un sourcil à l'attention de la directrice, qui était installée dans un fauteuil un peu plus loin, une tasse de thé à la main. Ou peut-être le breuvage était-il du whisky. Mais il n'avait pas envie de le savoir. Il avait arrêté d'essayer de comprendre le degré de consommation d'alcool de sa collègue.
-Je lis, rétorqua-t-il en haussant un sourcil.
-Avec Hermione, précisa Minerva.
-Hermione ? Répéta-t-il. Je ne crois pas avoir vu Miss Granger depuis quelques heures. Aux dernières nouvelles, elle avait une retenue à superviser. Un Serdaigle, il me semble.
-J'aimerais bien savoir ce qu'il se trame entre Hermione et toi, déclara enfin la directrice.
Severus se contenta d'un bref murmure agacé, puis reprit la parole.
-Bien que je ne vois pas en quoi cela te regarde, murmura-t-il, je peux t'assurer qu'il ne se passe absolument rien entre Miss Granger et moi, Minerva.
Cette dernière renifla, et le fixa comme un gamin qui aurait essayé de lui mentir.
-Et qui dois-je croire ? S'enquit-elle. Toi, les regards que vous échangez, ou toutes ces heures que vous passez ensemble, enfermés dans vos bureaux respectifs ?
Severus se renfrogna.
-Je ne vois pas du tout où tu veux en venir, Minerva, articula-t-il. Maintenant, si tu le permets, j'aimerais finir ceci.
Il agita sa Gazette.
- À moins que tu aies des connaissances au sujet de l'utilisation de l'écorce de Sequoia dans les potions d'invisibilité ? Reprit-il juste après.
Minerva roula des yeux, puis soupira d'un air exaspéré.
-C'est bien ce que je me disais, termina Severus en reprenant aussitôt la lecture de son journal.
Il garda les yeux ostensiblement fixés sur les pages devant lui, ignorant volontairement les coups d'œil appuyés que ne cessait de lui jeter sa collègue.
Lorsqu'il quitta la salle professorale près d'une demi-heure plus tard, Minerva le dévisagea à nouveau d'un air suspicieux. Il se contenta d'un bref signe de tête, puis referma la porte derrière lui.
La mi-juin approchait à grands pas. Et tandis que la majorité des élèves révisaient pour leurs examens, les deux professeurs étaient une fois de plus penchés sur le problème épineux de certains ingrédients pour le moins ésotériques.
-Hmm.
-Oui ?
-Non, rien, marmonna Severus. Je me demandais juste d'où Miss Parkinson sortait toutes ces idées. Je plains très sincèrement son futur maître d'apprentissage.
Il tourna la page du grimoire devant lui, puis soupira.
-Ah ! Voilà.
Il nota soigneusement l'information trouvée sur son parchemin, puis se tourna vers sa collègue.
-Les propriétés correspondent-elles à ses calculs ? S'enquit-il.
-Montrez-moi cela ? Fit Hermione.
Leurs mains s'effleurèrent tandis qu'il lui passait le parchemin, et il sursauta imperceptiblement.
Il se pencha par-dessus sa collègue tandis que cette dernière inscrivait furieusement une série de chiffres et de symboles, le grattement de sa plume étant le seul bruit dans le calme de son bureau.
-Une petite erreur de calcul, commenta-t-elle. Il faudra qu'elle ajuste la température si elle ne veut pas que ça explose.
-Ou la quantité d'émail de dents de tatou, fit Severus d'un air pensif. Et tout cela, pour une potion anti-vergetures. Les jeunes potionistes ne savent vraiment plus quoi inventer...
Sa collègue éclata de rire.
Et tandis qu'elle se retournait pour lui faire face, Severus ne put que songer qu'elle était incroyablement belle dans la lumière du petit matin. Des cernes étaient encore présents sur son visage. Mais l'inquiétude avait disparu. Son chat se portait beaucoup mieux, notamment grâce à une connaissance de Severus qui avait bien voulu examiner le félin. Ce dernier avait été mis au régime, entre autres, et promettait de vivre encore quelques longues années.
-Parce que vous êtes vieux, peut-être ? S'enquit-elle en souriant.
Severus émit un bref grognement.
-Beaucoup trop vieux pour certaines choses, marmonna-t-il. Comme survivre à la fin de cette année scolaire. Certains cornichons commencent très sérieusement à se croire tout permis. Particulièrement des Gryffondors.
-Oh vraiment ? Fit-elle. Encore et toujours des Gryffondors, n'est-ce pas ?
Elle s'était à présent complètement retournée, après avoir abandonné le parchemin sur son bureau. Elle se tenait droite, ses yeux fixés dans ceux de Severus. Et pourtant, elle faisait encore facilement une tête de moins que lui. Mais cela n'enlevait rien à la présence qu'elle dégageait.
Le professeur de potions déglutit.
-Hermione, bafouilla-t-il.
-Quoique vous pensiez au sujet des Gryffondors, Professeur, vous devez tout de même admettre qu'ils sont au moins capables de prendre les choses en main. Contrairement à certains autres.
Elle s'était emparée du poignet droit de l'homme, et dessinait désormais des arabesques du bout des doigts.
-Comme foncer dans le tas sans réfléchir ? Murmura-t-il d'une voix rauque.
-Hmm, acquiesça-t-elle. Et surtout éviter de se poser sans cesse la même question, alors que la réponse est évidente.
Elle se redressa un peu plus. Autant qu'elle pouvait sans se relever complètement. Leurs chaises étaient proches, et Severus pouvait déjà sentir le souffle de la jeune femme sur son visage. Et lorsqu'elle l'embrassa, il ne sut comment réagir.
Ses lèvres étaient douces, et elle sentait une fois de plus les vieux ouvrages, l'encre et le parchemin. Il ferma brièvement les yeux, priant pour que tout ceci ne soit pas tout droit sorti de son imagination. Peut-être un effet secondaire de tous ces Doloris qu'il avait reçu durant la guerre.
Mais lorsque ses paupières se levèrent enfin, elle était toujours là. Le menton relevé comme si elle le défiait, et une question bien présente dans son regard.
-Si j'ai mal compris, hésita-t-elle. Oh Merlin, Severus, je suis vraiment dés...
Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase. Une main glissa vers sa taille, et l'autre vint se perdre dans son ample chevelure, tandis qu'il l'embrassait à son tour.
Leurs chaises grincèrent, alors qu'ils tentaient de trouver une posture confortable. Mais Severus se fichait éperdument de la douleur dans son dos ou dans sa nuque. Seules comptaient les lèvres de la jeune femme, incroyablement douces, et ces mains qui glissaient lentement le long de sa robe de sorcier...
-Cinq points en moins pour Gryffondor, et Serpentard, fit une voix à l'entrée de la pièce.
Les deux professeurs se séparèrent aussitôt, et tournèrent la tête pour découvrir Minerva McGonagall, les bras croisés, qui les observait d'un air pincé.
-Maintenant, j'espère que vous n'avez pas oublié la réunion à laquelle vous étiez convié, et qui a commencé il y a près de … Tempus ! Un quart d'heure ?
Severus ne put que sourire à l'air effaré que prit aussitôt Hermione. Il ne sut vraiment si cela était lié aux cinq points en moins, ou simplement à l'idée même d'avoir oublié une réunion. Mais il la suivit de bonne grâce, ignorant volontairement les regards insistants que Minerva posait sur lui.
Vingt minutes plus tard, Severus était installé à sa place habituelle à la table ronde de la salle des professeurs, tandis que McGonagall leur énumérait le budget prévu pour l'année suivante, et la nécessité d'ajuster leurs programmes de manière adéquate.
Son masque d'Occlumancie était en place. Et tandis qu'il griffonnait distraitement les quelques informations importantes sur un morceau de parchemin, son esprit rejouait en boucle la scène qui s'était déroulée un peu plus tôt.
Ces derniers temps, il rêvait beaucoup. Beaucoup trop pour quelqu'un qui était censé avoir un contrôle de fer sur son esprit. Ses songes étaient peuplés d'une jeune femme à la chevelure incontrôlable. Une jeune femme qui était entrée dans sa vie de manière brutale, et qui s'était peu à peu installée dans son quotidien. Une jeune femme qui l'avait enfin embrassé. Sans prévenir.
Il amena sa main à ses lèvres.
Il pouvait encore presque sentir la bouche d'Hermione contre la sienne, cette caresse délicieuse qui l'avait envoûté plus qu'il n'aurait aimé l'admettre.
A l'autre bout de la table professorale, Hermione ne cessait de lui jeter des regards en coin. Des regards teintés de malice, mais également d'une anxiété belle et bien perceptible.
Minerva n'avait pas commenté la position dans laquelle elle les avait surpris. Mais l'irritation avait laissé place à un amusement certain. Et il était persuadé d'avoir vu Filius lui passer quelques pièces en douce.
Severus renifla. Décidément, ses collègues ne savaient plus quoi inventer pour s'occuper entre leurs heures de travail.
-Je vous ferai suivre tous ces changements par hibou, conclut Minerva. Ne serait-ce que pour m'assurer que tous les aient bien enregistrés.
Elle porta un regard sévère sur Severus, qui se redressa aussitôt. Il roula des yeux. Oui, il avait perdu le fil de la réunion. Et alors ? Il enseignait ici depuis si longtemps. Il se débrouillerait bien une année de plus.
Tous se levèrent. Certains, dont Rolanda Bibine, se précipitèrent vers la sortie. Nul doute que la professeure de vol prévoyait déjà une liste d'achat bien remplie pour renouveler une grosse partie des balais de l'école.
Severus lui-même aurait besoin de quelques chaudrons supplémentaires. Et il faudrait également qu'il revoie son stock d'ingrédients. Sachant que le prix de certains d'entre eux avait fortement augmenté ces derniers mois. Il devrait probablement adapter le programme pour retirer les potions devenues trop coûteuses.
Mais pour l'heure, il avait autre chose en tête.
Il ignora soigneusement le regard appuyé de Minerva, puis se dirigea d'un pas lent en direction d'Hermione Granger.
Cette dernière s'était levée de sa chaise, et rassemblait ses quelques notes. Mais elle était tendue, et se mordillait la lèvre inférieure.
Un sourire tendre étira les lèvres de Severus. Que craignait-elle ? N'avait-elle pas compris ce qu'il ressentait à son égard ? Ou peut-être regrettait-elle leur échange antérieur ?
Il glissa une main dans le creux de son dos.
-Hermione, lui souffla-t-il.
Elle frissonna, et le sourire de Severus s'élargit. De quoi donner des cauchemars à certains de ses élèves, qui ne l'avaient probablement jamais vu sourire de cette manière.
-Je crois qu'il serait judicieux de reprendre nos recherches, murmura-t-il. Qu'en pensez-vous ?
Elle acquiesça aussitôt. Leurs mains s'effleurèrent tandis qu'elle se tournait vers lui.
-Vous avez raison, Severus, fit-elle aussitôt. Nous ne devrions pas faire attendre Miss Parkinson.
En réalité, leur élève avait déjà presque terminé son projet. Il lui restait juste la dernière étape de sa potion, à savoir l'ajout des quelques ingrédients étranges. Comme les poils de sourcils de tatou. Et une fois qu'elle aurait leur accord, elle pourrait terminer sa potion anti-vergeture. La dernière étape avant de faire parvenir son dossier de recherche à ses potentiels Maître d'apprentissage.
Plusieurs étaient déjà intéressés, et il ne faisait aucun doute que la jeune femme trouverait chaussure à son pied.
Ils quittèrent la salle professorale. Lorsque Severus referma la porte derrière lui, il eut un rictus à l'attention de Minerva, qui ne les avait pas lâchés du regard.
Ils n'échangèrent pas un seul mot tandis qu'ils avançaient dans les couloirs, en direction du bureau de la professeure d'Arithmancie.
La main de cette dernière tremblait tandis qu'elle ouvrait ce dernier. Mais lorsqu'elle referma la porte derrière eux, Severus perçut le murmure caractéristique d'un puissant sort de verrouillage.
Il ajouta un bouclier pour décourager qui que ce soit de les déranger.
Puis, sans attendre, il attrapa la jeune femme par les épaules, la tourna vers lui, et il l'embrassa.
Et elle répondit immédiatement à ce baiser.
Il gémit contre ses lèvres, et la laissa un instant prendre le contrôle, avant de la plaquer doucement contre le mur de la pièce. Ses lèvres glissèrent ensuite plus bas, sur sa mâchoire, et dans son cou.
Il mordilla sa peau, suffisamment pour laisser une marque.
Et Hermione n'était pas en reste. Ses doigts jouaient avec les boutons de sa longue robe professorale, et défaisaient déjà les premiers.
-Tu as beaucoup trop de vêtements, Severus, protesta-t-elle alors qu'il lui mordillait la mâchoire.
Elle frissonna, puis gémit alors qu'une main glissait contre sa cuisse.
-Cette robe m'a tourmenté toute la journée, admit-il. Surtout depuis...
-Depuis l'accident de potions ? Termina-t-elle. J'avais envie de sentir tes mains sur ma peau, Severus. Tu es beaucoup trop noble pour un Serpentard.
Il l'embrassa à nouveau, grognant contre ses lèvres.
-Je ne suis pas noble, s'offusqua-t-il. Absolument pas.
Il l'attrapa par la taille, puis la plaqua à nouveau contre le mur.
-C'était ton objectif depuis le début, Miss Granger ? S'enquit-il.
-Absolument, Professeur, plaisanta-t-elle. Mettre l'horrible professeur de potions dans mon lit. Mais évidemment, il a fallu que tu sois difficile à approcher.
-Comme un Serpentard, Hermione. Comme un Serpentard.
Elle sourit.
-Alors, laisse-moi exprimer mon côté Gryffondor.
Elle n'attendit pas de réponse de sa part. Le prenant par la main, elle l'attira jusqu'à une porte dissimulée derrière une tapisserie.
Severus n'eut guère de temps pour observer les appartements de la jeune femme. Il nota juste qu'il n'y avait finalement que peu de rouge et or. Et beaucoup plus de vert qu'il n'aurait pu le croire.
Ils basculèrent conjointement dans un lit aux draps frais. Et il perdit le dernier contact qu'il lui restait avec le monde extérieur.
Lorsque Severus reprit conscience, les lumières chaudes de la fin de journée s'étiraient en ombres longues et paresseuses. Il était allongé dans une chambre dont les murs ocres étaient presque entièrement masqués par des étagères couvertes de livres.
Il s'étira longuement, et soupira tandis que ses jambes s'emmêlaient dans les draps.
Il avait sérieusement besoin d'une douche. Mais il n'avait guère envie de mettre fin à cette parenthèse délicieuse. La réalité viendrait bien trop vite les rattraper.
La jeune femme dans ses bras était encore assoupie.
Sa chevelure était encore plus emmêlée que d'ordinaire. Mais il avait aussi découvert qu'elle était incroyablement douce. Plusieurs fois il avait enfoui ses mains dans cette dernière, pris par la passion. Et les soupirs de plaisir d'Hermione avaient été suffisants pour qu'il note soigneusement cette réaction dans son esprit.
Cela faisait des années qu'il ne s'était pas autorisé à s'abandonner dans les bras d'une femme. Beaucoup trop longtemps.
Mais Hermione s'était présentée à lui, et avait peu à peu fait tomber ses boucliers. Jusqu'à ce qu'il cède. Et l'issue avait été ô combien agréable.
Il jeta un coup d'œil au félin qui était endormi contre le pied du lit. Il était certain d'avoir avalé plusieurs poils de cette affreuse bestiole depuis qu'il était entré sur son territoire. Mais ils allaient bien devoir apprendre à cohabiter l'un avec l'autre.
Puis il ferma les yeux, et vint enfouir son nez dans le cou de son amante.
-S'verus ?
-Hmm, rendors-toi, marmonna-t-il. Personne n'a besoin de nous avant quelque temps.
-Miss Parkinson n'était pas censée venir nous voir en fin de journée ? Souffla-t-elle en se blottissant contre lui.
Il jura, puis attrapa sa baguette à tâtons pour lancer un tempus.
-Dix-neuf heures vingt-cinq, soupira-t-il. Il nous reste un peu plus d'une demi-heure pour être présentables.
Hermione s'était redressée et le fixait désormais avec un sourire, une main calée contre sa tête.
-J'ai quelques idées pour occuper tout ce temps, déclara-t-elle.
-Oh vraiment, Miss Granger ? Ne devrions-nous pas en profiter pour au moins prendre une douche ?
Elle lui caressa le visage, puis vint effleurer ses lèvres. Severus ferma les yeux tandis que la main de la jeune femme descendait sur son torse, puis bien plus bas.
Ils finirent par combiner les deux activités. Et Severus se jura qu'il ne verrait plus les douches de Poudlard de la même manière.
Quelques semaines plus tard, l'acariâtre professeur de potions profitait enfin d'un Poudlard vide de tous les cornichons habituels. Un Poudlard vide était un Poudlard merveilleux. Un Poudlard suffisamment rare pour être précieux. Mais il était actuellement occupé à préparer ses bagages.
Il referma sa malle d'un coup de baguette, puis vérifia une dernière fois l'état de sa salle de classe. Tout était en ordre. Tout était déjà prêt pour la rentrée.
Mais pour l'heure, Severus était en vacances. Enfin. Et les prochaines semaines allaient être particulièrement intéressantes.
Un hibou s'engouffra par la porte de la pièce. Un volatile aux plumes tachetées et au caractère hargneux, qui s'était plus ou moins habitué à lui au fil du temps.
-Acrux ? Encore une lettre de Parkinson ?
Le hibou essaya de lui mordre un doigt. Mais, habitué à son comportement, Severus sauva habilement sa main, et parvint tant bien que mal à dénouer la missive attachée à la patte du volatile.
-Je serai en France les prochaines semaines, annonça-t-il. Je contacterai Miss Parkinson par mes propres moyens.
Le hibou s'envola sans demander son reste.
Severus déplia la lettre sans attendre, reconnaissant immédiatement l'écriture serrée de son ancienne élève.
-Des nouvelles, Severus ?
-Miss Parkinson a enfin un maître d'apprentissage, répondit-il sans relever les yeux. Adhilais Alshaïn. Elle n'avait pas les meilleures fréquentations durant la guerre, mais elle est douée. Très douée. Parkinson a bien choisi.
Il enroula la missive, puis la rangea soigneusement dans sa robe. Et enfin, il se tourna vers Hermione, qui venait tout juste d'entrer dans sa salle de classe.
La jeune femme avait revêtu une robe d'été légère, qui amenait à l'esprit de Severus des pensées qui n'avaient rien à rien avec les cornichons auxquels il enseignait le reste de l'année.
Il l'attira vers lui, et l'embrassa.
Il était en vacances, et il n'avait plus envie de songer au reste.
FIN
Merci de m'avoir lu, et peut-être à bientôt pour une autre histoire !
