Note : Vous êtes beaucoup à m'avoir demandé une suite, un texte pour chaque année et je dois dire que j'ai assez apprécié l'idée. Voilà donc. Peut-être pas pour les 7 parce que je n'ai pas encore de plan précis ( je ne sais pas si les deux vont s'allier à Voldie ou se débarrasser de lui pour prendre l'ascendant sur ses mangemorts ) ou autre donc je ne sais pas combien il y aura de ''Harry Potter et Wayne Hopkins à Serpentard''.
PS : Désolé pour les fautes, la relecture et correction ne sera pas avant plusieurs jours, sinon, me connaissant, elle ne servira à rien puisque je ne remarquerais pas la moitié des fautes. Bonne lecture (j'espère).
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Warning : Beaucoup de ''puppy-piles'' ici si vous voyez ce que je veux dire. En fait, Harry et Wayne sont très très inconscients. Ils sont jeunes et ont une enfance très étranges, ils ne sont donc pas conscients de certaines choses. Par exemple, s'ils se blottissent contre un de leur camarade, ils ne vont rien voir de mal là-dedans. Rien de sexuel non plus.
Psycho!Harry, Wayne – Broken!Harry & Wayne – Insane!Introverti!Apathique!Harry&Wayne – Protective!Slytherins
Il y a un début de pairing sans vraiment en avoir un. Harry et Wayne sont trop... euh.. inconscient et 'innocents' pour comprendre cela encore. Je pense. Beaucoup de ''puppy piles'' aussi. Harry et Wayne commencent à mettre des noms sur certaines émotions.
Autre chose : Certains noms de livres sont inventés, d'autres existent dans l'oeuvre de J. K. Rowling.
Pairing : Futur WH/HP ( le premier baiser n'aura pas lieu avant la troisième année mais il y a des petites actions mignonnes ). + Léger All/Harry(&Wayne)
Pairings secondaires : OMC/MF
Au fait, Rating M, pas pour le gore puisque rien ne sera vraiment décrit mais il y aura probablement un lemon dans les derniers chapitres. Peut-être avant si cela concerne d'autres pairings
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Musiques utilisées :
Archive – Fuck U
Harry Potter & Wayne Hopkins à Serpentard – 2
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Les vacances d'Été avaient été un délice. Harry et Wayne avaient passé la majorité de leur temps libre au Manoir Potter ( ''Potter-Hopkins !'' ), que ce soit à l'intérieur des murs ou à l'extérieur, parmi les hectares de terrain que possédait la lignée Potter. Les champs étaient beaux et on ne parlait même pas de la forêt qui encerclait le domaine. Elle était magnifique et luxuriante. Des plantes dont ils ne connaissaient même pas l'origine poussaient çà et là. Et il y avait des animaux. Des gentils animaux. Harry était même parvenu à devenir ami avec un loup-garou squatteur. Wayne avait désapprouvé au début, mais au bout de la troisième fois où le loup était revenu blessé ( probablement par des chasseurs ou des sorciers /ou les deux/ ), l'albinos de douze ans avait laissé tomber le sujet et avait été chercher des serviettes humides pour aider à soigner l'homme-loup. Il se trouva que le loup était un jeune homme d'une vingtaine d'année, Jeremy Smoke, un oméga de toute évidence. Le jeune homme avait, tout comme eux, une histoire sombre derrière lui il avait été mordu quelques mois plus tôt et gérait assez mal ses transformations. Ça n'était pas qu'il ne s'acceptait pas en tant que loup - il était après tout un moldu qui avait toujours rêvé d'un monde magique_, c'était juste qu'il avait peur de perdre le contrôle et avec son beau-père alcoolique. . . Jeremy avait tué son beau-père dans un accès de rage lorsqu'il s'était accidentellement transformé à deux jours de la pleine lune. Depuis, il avait fui. Il doutait qu'on le recherchait – après tout, sa mère et lui n'avaient même pas de papiers officiels. Pour le gouvernement, ils étaient juste des clandestins à traquer et à virer. Sa mère avait probablement fui les lieux lorsqu'elle avait découvert son amant. Honnêtement, Jeremy doutait qu'elle ait parlé de lui à la police si jamais elle était tombée sur eux ( ce dont il doutait franchement puisque personne ne savait que son 'beau-père' voyait quelqu'un ). Les quelques premières semaines étaient passées ainsi. Jeremy était toujours bien accueilli bien que Wayne se soit montré un peu grincheux les premières fois et les deux Serpentards jouissaient tout autant que le loup-garou des ''piles de chiots'' (NdA : le terme anglais rend vraiment mieux mais je ne vois pas de raison de mettre un terme anglais ici mêmes si je doute qu'il existe un équivalent français. Je ne veux pas dire câlins parce que.. et bien, je ne suis pas trop sûr de la raison pour laquelle je ne veux pas. Okay, en me relisant je me rends compte que le terme anglais irait vraiment. ). C'était une chose que Jeremy avait tendance à faire à l'approche de la pleine lune et les deux bébés serpents s'étaient rapidement rendus compte qu'ils aimaient cela. Ils aimaient se blottir entre eux et.. et bien.. plus il y avait de monde, mieux c'était. Harry se sentait incroyablement bien lorsqu'il était lové entre Wayne et Jeremy. C'était chaud. Et confortable. Il n'avait jamais ressenti cela. Bien sûr, il s'était déjà blotti contre les adolescents dans le Squat de Londres, mais c'était pour éviter de mourir de froid l'hiver ou la nuit. C'était plus par nécessité et il n'avait pas ressenti cette étreinte comme... quelque chose de si chaleureux qu'à présent. Et c'était étrange et bizarre parce que Harry n'avait jamais ressenti de sentiments de ce genre à part quand cela concernait Wayne et.. et bien cela concernait en parti Wayne mais pas que. Après les trois premières semaines, Harry et Wayne s'étaient finalement mis d'accord sur le fait qu'ils devaient entrer en contact avec un alpha. Ils pouvaient s'occuper d'un loup-garou malgré leur jeune âge, là n'était pas le problème. Le problème était que Jeremy était un oméga et qu'un oméga survivait rarement sans une meute. Et puisque les deux jeunes Serpentards se 'préoccupaient' ( c'était le mot qu'avait dit Jeremy bien que cela paraisse infiniment étrange selon Harry ) de l'oméga, ils devaient faire en sorte qu'il atterrisse dans une bonne meute et pas une meute qui le traiterait.. terriblement mal. Harry avait lu sur les meutes de loup-garous. Il savait que certaines meutes traitaient... vraiment mal les oméga. Principalement parce que les oméga étaient soumis et donc capable de porter des chiots. Harry n'avait pas grand soin pour les humains, bien qu'il en soit un lui-même, mais il aimait les créatures et les animaux. Alors il était de son devoir de faire en sorte que leur loup-garou soit en sécurité.
C'est pourquoi quelques jours après avoir pris leur décision, ils étaient entrés en contact avec un alpha très respecté dans l'Underground, terme utilisé pour faire référence au monde exclusivement inhumain. Pas même deux jours plus tard, l'Alpha de la meute locale, Fenrir Greyback, prenait en charge Jeremy – après un long regard curieux à Harry_, et tous partaient après que Jeremy eut promis d'écrire aux deux Slytherins. Ça n'était pas avant que Jeremy ait rejoint sa nouvelle meute que Wayne et Harry aient pris conscience de ce sentiment de vide. Donc, naturellement, pour faire sans, les deux garçons multiplièrent les ''minutes câlins'' ( minutes qui ressemblaient d'avantage à des quarts d'heure ). Théoriquement parlant, ils avaient déjà instauré cela tout au long de l'année scolaire mais ils n'avaient jamais ressenti le besoin de mettre un mot là-dessus. À présent, il semblait être le bon moment pour le faire. Donc, les deux garçons avaient instauré cela. Peut-être que vu de l'extérieur cela pouvait semblait bizarre mais les deux orphelins ne ressentaient aucune gêne à se serrer l'un contre l'autre et dormir dans un même lit. Harry pensait que Wayne était très chaud. C'était agréable de se rouler en boule et de se laisser envahir par cette douce chaleur. C'était aussi agréable de ne pas dormir seul. Wayne de son côté, pensait la même chose. Il savait que Harry n'avait jamais connu de douces étreintes avant Poudlard. Il savait que l'une des familles d'accueil d'Harry avait été ''correcte'' mais Wayne était – tout comme l'ancienne famille d'accueil_, était conscient que le traitement de l'oncle d'Harry avait laissé des marques et l'avait brisé. Wayne était pareil. Lui non plus n'avait pas connu beaucoup d'étreintes. En fait, il les avait souvent refusé quand ses nombreuses familles d'accueil avaient essayé, ou bien était-il resté rigide. Ça n'était pas son truc, être traîné comme un doudou alors qu'il avait été persécuté dans son orphelinat. Le petit albinos avait du mal à mettre des mots sur ses actions alors, bien souvent, il laissait tomber, mais il pouvait dire une chose avec certitude : ça ne le gênait pas de jouer les doudous si c'était pour Harry. Et pour Jeremy à la rigueur. Mais c'était différent pour le loup parce qu'IL était leur peluche vivante. L'oméga l'avait parfaitement compris et accepté : tout le monde y trouvait son compte. Parlant du loup-garou, il leur avait fait savoir qu'il était bien arrivé à la tanière et qu'il s'intégrait assez bien. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'infâme Fenrir Greyback traîtait très bien sa meute. Soyons honnête, la réputation de Greyback n'était pas si horrible que cela. Certes, il avait été suspecté d'être un partisan de Voldemort mais sans Marque des Ténèbres, impossible de prouver la chose. Il était également suspecté d'avoir mordu beaucoup de petits garçons ( bizarrement, jamais ou presque de filles ) et d'être sanguinaire mais... on disait cela de tous les loups-garous ! Cela ne gênait pas les deux garçons cependant : peu importe si les rumeurs étaient réelles, Harry et Wayne se sentiraient davantage à l'aise.
Le reste de l'Été s'était bien passé. Les deux garçons avaient entretenu la correspondance avec l'oméga et avaient paressé au manoir. Ils avaient aussi été visiter le British Museum et les galeries d'art de Londres et cela avait été merveilleux. Grâce à l'aide de Mika et de Tobi ( tous deux mâles ), les deux elfes de maison du Manoir Potter ( ''Potter-Hopkins !'' ), les deux garçons avaient également pu faire beaucoup de rangement dans la maison et se déplacer dans la grande ville sans changer constamment de moyen de transport. Quoique cela ait été amusant pour eux de prendre le bus et le métro. Harry avait après tout toujours dû se rendre à l'école à pied quand il était chez les Dursley, quant à ses autres familles d'accueil, deux d'entre elles n'avaient pas jugé utile de l'envoyer à l'école ( c'était à se demander pourquoi ils l'avaient pris ) et les deux autres étaient quelques minutes de marche. Wayne quant à lui n'avait pas souvent été à l'école. Bien sûr, il n'avait jamais raté une journée à l'orphelinat et à peu près la moitié de ses familles d'accueil l'avaient envoyé faire son éducation. Il avait même été envoyé en pension par l'une d'elle. Mais il était si facile de sauter les cours et d'aller se promener en ville. De rester loin des méchants enfants qui ne le comprenaient pas et des adultes qui n'essayaient même pas. Il était facile d'éviter ces familles d'accueil, qui ne voulaient rien de plus qu'entendre des cris de joie d'enfants et qui, même en ayant eu vent de son histoire, voulaient des choses impossible. Wayne regarda Harry alors qu'ils descendaient tous deux du Poudlard Express. Le voyage avait été agréable. Ils n'avaient pas été importunés puisqu'ils avaient une nouvelle fois verrouillé l'espace, ne souhaitant pas être embêté par des... personnes indésirables. Quand ils furent sur le quai, quelqu'un les bouscula et Harry tressaillit. Wayne, protecteur, prit la main d'Harry et la resserra doucement avant de le guider vers les calèches tandis que le garde-chasse – Hagrid ? -, interpellaient les premières années. Le trajet jusqu'aux calèches était agréable, tous deux observant les étoiles qui brillaient dans la nuit. Wayne pressa un peu le pas lorsque, en jetant un coup d'œil sur le quai à peine visible, il avisa une rouquine familière. Une Weasley. Il n'avait rien contre les Weasley, il était assez friand des jumeaux tant qu'ils ne s'attaquait pas particulièrement aux Serpentards, mais il savait que Ronald... pas bon. Hors de question que ce gamin vienne les embêter. Et cette fille qui lui ressemblait – probablement sa sœur... pourquoi diable se dirigeait-elle vers les calèches ? Elle était en première année, elle devrait être avec les autres. À cet instant-là, la grosse voix du garde-chasse retentit et la jeune fille se retourna en sursaut avant de retrousser chemin pour rejoindre les premières années, presque à contrecœur. Huh.. comme étrange. Les deux Serpentards de deuxième années s'arrêtèrent devant les calèches pour dévisager les étranges chevaux (ailés) squelettiques qui les tiraient.
Voyant Harry pencher la tête sur le côté, comme si cela lui paraissait familier, Wayne acquiesça pour lui-même :
« Sombral. »
Harry releva si vite la tête que sa nuque craqua et il grimaça.
_ Oh. Oui, je vois.
Alors, sans jamais récupérer sa main, qui était enveloppée dans celle de l'albinos, Harry entreprit de monter dans la calèche, Wayne sur les talons. Il ne fallut pas attendre plus d'une minutes avant que deux étudiants de Serdaigle ne les rejoignent et la calèche partit après cela. Les deux Serdaigles de sixième années ne firent plus attention à eux après les avoir salué et semblaient bien plus occupés à jouer les commères :
« J'ai entendu dire que Gilderoy Lockhart allait enseigner ici.
_ Lockhart ? Tu es sûr ?
_ Absolument. Tu n'as pas lu la Gazette récemment n'est-ce pas ?
_ J'étais à l'étranger. Je lisais le NY Time Sorcier. Le journal s'est empilé à la maison et mes parents n'ont pas encore fini de tout lire.
_ Oh je vois. Les hiboux ne pouvaient pas voyager aussi loin sans trop se fatigués et les ont déposé à ton adresse fixe.
_ C'est ça. Donc, Lockhart ?
_ Oui et bien […] »
Harry inclina la tête sur le côté en regardant son camarade. Ils avaient vaguement aperçu l'homme en question lorsqu'ils étaient allés acheter leurs fournitures sur le Chemin de Traverse. Bien sûr, leur rendez-vous fournitures avait été légèrement retardé à cause de l'ingérence du directeur qui semblait essayer de reprendre son rôle de gardien magique ( ce qui était impossible, les gobelins s'en étaient assurés ). Du coup, ils étaient allés faire leurs courses deux jours après la date fixée. Il se trouva qu'ils firent face à ce qu'ils voulaient absolument éviter : la foule. Bien sûr, comme Harry ne ressemblait pas exactement à l'image que le directeur de Poudlard avait dépeinte de lui après la tragique mort du couple Potter, Harry et Wayne n'eurent aucun mal à se fondre dans la masse. De toute façon, la célèbre cicatrice était cachée derrière ses mèches rebelles et il portait un sweat à capuche avec des oreilles de lapin ( NdA : J'aime les sweat avec oreilles de chat/lapin, je trouve que ce serait mignon sur Ryry ). C'était environ une demi-heure plus tard qu'ils étaient entrés dans la boutique de Fleury & Bott. Les deux jeunes Serpentards s'étaient faufilés à travers la foule de sorcières, s'étonnant à peine du nombres de personnes pressées les unes contre les autres, et avaient glissé entre les rayons, amassant çà et là des livres qui ne faisaient certainement pas parti de leur cursus scolaire. Parce que, soyons honnête Histoire de la Magie du Sang et La legillimencie pour débutants n'étaient certainement pas des matières enseignées à Poudlard. Le Duo Mystère savait bien que pour trouver des livres sur la Pratiques de la Magie du Sang ou d'autres branches de la Magie prohibées par le Ministère, ils devraient se rendre dans l'Allée des Embrumes, et c'est ce qu'ils comptaient faire dans l'après-midi. Après tout, ils avaient le temps et, n'ayant pas de gardiens, ils n'avaient aucune restriction à faire face. Harry observait un blond au sourire stupide faire face à un photographe lorsque ses mains se posèrent sur la surface d'un livre. . . . Attendez, quoi ? Oui, certes, nous étions dans une librairie mais.. Le petit brun baissa les yeux vers la table contre laquelle il était appuyé pour vérifier la chose : c'était l'une des seules tables où il n'y avait pas un seul livre. Harry prit doucement ce qui semblait être un livre et se tourna vers Wayne, qui inspectait les livres qui figurait sur la liste des cours de DCFM, écrits par un certain Lockhart,
« Wayne ?
_ Hm ?
_ Je crois que j'ai trouvé un livre invisible. » Avoua Harry.
Wayne leva les yeux de sa liste de fourniture pour tomber sur l'air pensif du petit brun qui semblait tenir quelque chose dans ses mains. Intrigué, l'albinos aux yeux rouges fit un pas en avant et posa ses mains sur celles d'Harry pour sentir le vieux parchemin sous ses doigts pâles. Les deux garçons levèrent les yeux pour s'échanger un regard puis étirèrent un sourire espiègle.
« Ça pourrait être utile. Approuva Wayne.
_ Mais... comment va-t-on lire un livre s'il est invisible ? Le questionna le dernier Potter.
_ Et bien, fit Wayne en penchant la tête. Nous verrons bien. En attendant, je ne pense pas qu'on puisse acheter un livre invisible. » poursuivit-il avec un regard significatif.
Le sourire d'Harry revint à la charge et Wayne prit doucement le livre des mains d'Harry, glissa une étiquette dessus pour le retrouver et le fit rentrer dans son sac d'achats déjà réalisés. Bien sûr, si, quelques minutes plus tard, Harry entendit le propriétaire de la boutique se plaindre d'avoir égaré les 200 exemplaires du Livre invisible de l'invisibilité, aucun ne se déplaça pour faire de remarque. C'était dommage pour l'homme qui était si gentil, mais cela apprendrait une leçon à ses employés : ils n'avaient qu'à faire plus attention. Harry remarqua distraitement que les livres de ce Lockhart étaient plus chers que les autres. Il devait être un écrivain de renommée..
Wayne fit la grimace. Il avait largement de quoi payer ses biens avec son héritage laissés par ses parents mais regardez ça : les livres de ce type étaient à minimum cinq gallions ( alors qu'il s'agissait de livres ''communs'' quand la plupart des livres étaient à un ou deux gallions voir moins. C'est vrai, il avait également aperçu des livres à dix gallions et plus mais il s'agissait de livres rares et/ou dangereux. Wayne ramassa un exemplaire de Randonnées avec les Trolls et fronça le nez de dégoût.
« On pourrait s'attendre à mieux d'un sorcier ayant reçu ''l'Ordre de Merlin, première classe''. Se moqua-t-il.
_ Albus Dumbledore aussi a reçu ce titre, remarqua Harry en lisant l'entête d'un livre de métamorphose. Et ça n'est pas pour autant que nous le respectons. »
Wayne acquiesça avant de replonger dans les rayons, traînant un Harry docile à sa suite. C'est avec réticence qu'ils mirent la main sur le lot de sept livres de Gilderoy Lockhart – tout en pestant sur l'arnaque, avant de ramasser quelques autres bouquins intéressants, de payer et de sortir juste à temps pour voir Lucius Malfoy se redresser et s'arranger les cheveux après s'être fait alpaguer par Arthur Weasley. Wayne regarda avec curiosité le Lord glisser un petit carnet noir entre les pages d'un livre qu'il remit dans le chaudron de la cadette Weasley. Celle qui n'était pas encore à Poudlard. Les jumeaux Weasley leur avait brièvement parlé de leur famille un soir lorsqu'ils s'étaient rentrés dedans dans les couloirs, bien après le couvre-feu. Lesdits jumeaux les avisèrent et leur adressèrent un salut de la main avant de les laisser filer. Harry ne tenait pas particulièrement à croiser Ronald Weasley.
Dès qu'ils furent loin d'eux, les deux garçons vinrent s'installer à la terrasse de Florian Fortarôme et dégustèrent une glace commandée par Wayne. Le garçon aux cheveux blancs avait insisté pour payer leur consommation et Harry n'allait pas s'en plaindre. C'était gentil de sa part de payer. Alors qu'ils regardaient la foule de sorciers – un peu moins importante que quelques heures plus tôt-, évoluer dans la rue, tout en partageant leur coupe glacée, Harry prit son sac d'achats et en sortit un vieux livre poussiéreux.
« Regarde ce que j'ai trouvé au fond des rayons de Fleury & Bott. Je crois que le propriétaire ne s'en souvenait même pas. »
Wayne prit délicatement le livre des frêles mains du Survivant pour observer l'ouvrage. C'était un vieux bouquin qui datait de plusieurs siècles à en croire la petite inscription presque invisible sur le première page. Le papier décrépi des pages bruissaient sous ses doigts alors qu'il les feuilletait avec attention.
« Harry, chuchota-t-il.
_ Oui ? Répondit le petit brun en se penchant en avant.
_ Je crois que c'est un grimoire sur une lignée de nécromanciens. » susurra-t-il.
Les yeux d'Harry s'illuminèrent. Il avait pris depuis peu un intérêt particulièrement pour cette branche de la magie. En fait, c'était Wayne qui l'avait intéressé à cette branche. Il ne voulait pas ramener ses parents ou quelque autre bêtise que cela puisse être. Il ne voulait même pas vraiment ramener de morts à la vie. Il était juste fasciné par l'essence même de cette magie. Il voulait tout en connaître.
Harry fut écarté de ses pensées quand Wayne le secoua doucement en lui chuchotant qu'ils étaient arrivés. Le petit brun se redressa, et s'écarta de son fauteuil humain. Il avait peut-être zoné un peu plus longtemps qu'il ne le pensait s'il avait fini par s'assoupir sur l'albinos. Les deux Serdaigles étaient déjà partis quand ils descendirent à leur tour de la calèche et, après une brève caresse sur l'encolure des sombrals, les deux petits Serpentards se mirent en route pour le château qui se dressait devant eux. Alors qu'ils arrivaient dans le Hall, ils faillirent se heurter à Flint et au reste de l'équipe de Quidditch de Serpentard.
« Hey les p'tits, vous n'êtes pas encore entrés ? »
Harry et Wayne échangèrent un coup d'œil. Ils avaient tout à coup envie de se blottir l'un contre l'autre comme des... chats.
Le petit brun cligna des yeux.
_ Nous sommes devant vous. Répondit Harry, d'un ton plat.
Adrian Pucey pouffa de rire tandis que Miles Bletchley et les autres membres de l'équipe gloussaient. Même Flint afficha un léger sourire. Certes.. la question était peut-être un peu inutile.
_ Peu importe, passez devant les petits.
Harry fit la moue, il n'était pas si p'tit que ça. Wayne lui tapota la tête avec réconfort, quoique l'albinos doutait fortement que son ami grandisse encore beaucoup. Ils s'installèrent à leur table – l'équipe de Serpentard les rejoignant quelques secondes plus tard_, juste à temps pour voir McGonagall débouler avec une file de premières années. Ils reçurent trois Serpentards avant qu'une petite blonde au regard rêveur n'attire leur attention. Harry leva les yeux, pour tomber dans les yeux bleus céruléens de la fillette. Wayne aussi regardait la blondinette, un vague intérêt brillant dans ses yeux carmin. C'était la première personne qu'ils trouvaient réellement digne d'intérêt. L'équipe de Quidditch de leur maison était sympa bien sûr, et digne d'intérêt, mais ça n'était qu'en 'parlant', en restant avec eux et en apprenant à les connaître qu'ils avaient commencé à éprouver de l'intérêt pour les autres, pas juste au premier regard. Ça ne voulait pas dire qu'ils n'étaient pas... bons. Bizarrement, les deux deuxième années en étaient venus à la conclusion qu'il ''aimaient'' l'équipe de Serpentard.
« Quel est son nom ? » demanda-t-il soudainement.
Flint s'interrompit dans sa conversation avec Lucian Bole et Adrian Pucey pour suivre le regard des membres du Duo Mystère et haussa un sourcil, intrigué :
« C'est Luna Lovegood, une sang-pur. Beaucoup pensent que leur famille a été maudite et atteinte de folie mais il y a des rumeurs qui courent.. ils disent que.. que les femmes promises à cette lignée ou provenant de cette lignée sont -
_ Des voyantes.. » murmurèrent les deux vers et argent en seconde année.
Il y eut un bref silence dans leur région avant que Flint ne se reprenne, visiblement surpris.
_ Comment savez-vous ?
_ Ce n'est pas comme si c'était réellement écrit quelque part. Poursuivit Miles. C'est surtout des rumeurs qui courent d'une famille à une autre.
_ Ses yeux. Chuchota Wayne.
Adrian haussa un sourcil.
_ Quoi ?
_ Ses yeux, reprit Wayne.
_ Ils sont bleus, cerclés d'argent. Expliqua Harry.
Ça n'était pas une hypothèse non certifiée mais on disait que tous les voyants avaient des cercles argentés dans leur yeux. Et quels yeux... Quand les yeux de la jeune fille se posèrent sur lui, Harry sentit l'acceptation chaleureuse et un lien sembla les lier tous les deux – tous les trois en comptant Wayne. C'était comme.. Harry n'était pas vraiment sûr : il n'était pas bon avec les sentiments mais... peut-être.. comme – comme un animal de compagnie ? ( NdA : En fait, le lien est un lien de 'jumeaux magiques'. C'est plus comme un relation frères-soeur mais Harry ne sait pas comment définir cela puisqu'il ne le connaît pas. Sa relation avec Wayne n'est pas tout-à-fait la même chose de même que sa relation avec ses autres camarades. ). Harry avait eu un animal de compagnie avant Hedwige. Et bien, techniquement, ça n'était pas réellement un animal de compagnie. C'était juste une souris qui l'avait suivi lorsqu'il s'était échappé de l'orphelinat après avoir été une fois de plus ramené pour être un enfant ''adorable mais trop calme''. Harry ne comprendrait jamais. De son avis, les adultes étaient stupides. Il avait entendu beaucoup de parents dans les rues ou à Privet Drive se plaindre de leurs enfants, parce qu'ils faisaient trop de bruit ou n'écoutaient jamais. Il avait appris que pour ne pas être battu par l'oncle Vernon, il devait écouter la tante Petunia. Au final, ses familles d'accueil n'avaient tout simplement pas su assumer un enfant 'traumatisé' par son passé. Du moins, pour les familles qui ne l'avaient pas laissé tomber après l'avoir encore plus malmené. Sous la table, la main d'Harry vint trouver celle de Wayne. Le susnommé le regarda un instant avant de serrer sa main en réconfort.
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Plus tard ce soir-là, quand ils furent tous confortablement installés dans la salle commune, après avoir souhaité la bienvenue aux nouvelles recrues, Harry repensa à la fin du Tri. Ginnevra Weasley – Agathe Delarue leur avait dit que c'était son nom_, avait semblé dévastée par sa répartition à Gryffondor et avait adressé à la table des vert et argent un regard empli de regret. Harry ne savait pas pourquoi et Wayne, après avoir adressé un regard noir dans le dos de la rouquine, lui avait dit de ne pas s'en préoccuper. Harry avait acquiescé: de toute façon le destin de cette fille ne le concernait pas. Le chemin jusqu'à la salle commune avait été peuplé de discussion : la majorité critiquait le choix du professeur de DCFM. La majorité semblait croire qu'il était un incompétent et une fraude en plus d'être stupide et incroyablement narcissique, d'autres, une minorité, pensait qu'il était incroyablement beau et courageux. Quand on leur avait posé la question, Wayne et Harry avaient été concis et direct : l'homme était un demeuré de première catégorie. Il fallait l'interner avant qu'il ne blesse quelqu'un. Cela leur avait valu le regard noir de quelques jeunes filles mais aussi beaucoup de regard approbateurs. Puis, Wayne s'était assis sur un fauteuil et avait tendu la main à Harry pour le faire asseoir sur ses genoux. Inconscient des regards curieux des premières années, le petit brun posa sa tête contre le torse de son ami et nicha son nez dans le cou de celui-ci. L'un des bras de Wayne s'enroula autour de sa taille et il enfonça son nez dans la chevelure en bataille de son ami. Harry soupira d'aise et se lova contre l'albinos, toujours inconscient des regards de part et d'autre de la salle.
« C'est moi où ils sont encore plus câlins que l'an dernier ? » Dit innocemment Adrian.
Marcus secoua la tête. Cela ne servait à rien de faire ce genre de subjection avec Wayne Hopkins et Harry Potter. Ces deux-là étaient tout-à-fait différents du commun des mortels et ne correspondaient à personne avant eux. Aussi, émettre des hypothèses sur leur relation était inutile puisque, de l'avis du préfet, ces deux-là étaient encore trop inconscients et 'innocents' pour s'intéresser à ces choses-là.
03.09.1992
Wayne et Harry prenaient le petit déjeuner à la table de leur maison, en compagnie de l'équipe de Quidditch ainsi que quelques élèves de leur année. C'était un événement anodin mais cela le fut moins lorsqu'un Gryffondor aventureux se glissa vers la table des vert et argent. Wayne plissa le nez lorsqu'il reconnut la rouquine de la répartition. C'était la cadette Weasley, la dernière de la Fratrie ( ouf ) et Wayne ne l'aimait pas. Ça n'était pas parce qu'elle ne cessait de regarder Harry, non. C'est parce qu'elle ressemblait davantage Ronald qu'à ses frères aînés, les jumeaux Fred et George. . . . Bon d'accord, peut-être un peu beaucoup aussi pour ça. Wayne n'aimait pas comment la fillette tournait autour de son ami. Harry était à lui, elle n'avait qu'à se mêler de ses affaires. Ce qui le rassurait était que, bien que Harry soit totalement inconscient de l'intérêt que lui portait la fillette, il ne semblait pas vouloir partager son temps avec elle. Selon lui, elle était ennuyeuse. Pas qu'il ne lui ait jamais parlé directement, mais il avait dû apprendre prendre des raccourcis rallongés pour l'éviter quand elle était décidée à le traquer dans les couloirs.
Et maintenant elle était là, face à eux.
_Tu es Harry Potter ? demanda abruptement la petite Ginny.
_ Il doit y avoir erreur sur la personne. Répondit Harry d'un ton plat. Je suis Harry Hopkins.
À sa table plusieurs personnes s'étranglèrent avec leur bouchée/gorgée, choqués, avant d'éclater de rire. Dans son innocence, Potter ne se rendait probablement pas compte de ce qu'il venait d'insinuer.
La fillette avisa leurs mains liées sous la table et rougit de colère avant de se détourner et partir sans un regard.
_ Rude. Commenta Wayne, en observant le départ de la rouquine.
Ça n'était pas lui qui allait la retenir. Pas même un jour depuis son arrivée et elle essayait déjà d'accaparer l'attention d'Harry. Heureusement, elle ne semblait pas avoir compris que Harry Hopkins et Harry Potter étaient une seule et même personne. Il semblerait que Harry ait été convainquant.
Harry haussa les épaules et se contenta de hocher la tête lorsque Adrian lui demanda s'il voulait de la confiture de fraise. Il pourrait s'inquiéter plus tard.
03.12.1992
Harry fit la moue alors que l'infirmière lui répétait une énième fois qu'il devait rester allongé aussi longtemps que possible. Weasley ne s'en tirerait pas comme ça. Dès que l'infirmière eut tiré les rideaux autour de lit de Harry et fut repartie à son bureau, Wayne, qui était resté au chevet d'Harry depuis son arrivée à l'infirmerie, quitta son fauteuil près du lit du blessé et monta sur le lit pour s'allonger à côté du petit brun. Harry avait un bandeau autour de la tête. On lui avait appliqué un baume sur le crâne pour le guérir de la commotion cérébrale mais Wayne refusait de quitter son ami ainsi, aussi vulnérable.. Weasley allait souffrir une fois que Wayne lui aurait mis la main dessus. Le rouquin avait tout de même été sévèrement puni pour ses actions. McGonagall et Snape étaient furieux. La directrice adjointe n'avait même pas réagit quand Snape avait débarqué dans la Grande Salle à l'heure du déjeuner et avait retiré une centaine de points à Gryffondor à cause de Weasley. Quand les lions avaient hurlé au scandale, McGonagall les avait fait taire d'un regard sévère et les Gryffons avaient compris que quoi qu'ait fait Ron, la perte de points était entièrement justifiée. Il n'avait pas fallut longtemps pour que l'histoire fasse le tour du château : Weasley avait pris Harry au dépourvu, dans un de ses moments où le garçon se perdait dans son esprit. C'était à cet instant qu'il avait frappé, profitant également de l'absence de Wayne – ce dernier était un peu devant avec l'équipe de Quidditch, Harry ayant dû retourner sur ses pas pour récupérer un essai dans le bureau de ce bon à rien de Lockhart. Harry venait tout juste d'arriver au niveau des escaliers quand il sentit des mains se plaquer dans son dos et le pousser en avant. Sachant ce qui allait arriver, Harry ferma les yeux. Il pouvait être habile avec la magie sans baguette mais même lui avait ses moments de panique et cela lui rappelait trop un épisode d'un accident passé avec Dudley. La chute, elle arriva au ralenti et en fait, Harry ne ressentit presque aucune douleur avant d'atteindre le sol. Puis elle débarqua, se déchargea dans son corps quand sa tête heurta violemment le sol et il sentit un liquide s'écouler derrière sa tête. Trop occupé à regarder la scène depuis le haut des marches, comme hypnotisé, Ronald ne remarqua pas que les cris des Serpentards avaient attiré l'attention des plus hautes... instances. Bien sûr, Wayne et l'équipe de Serpentard s'étaient retournés dès qu'ils avaient entendu le cri de surprise d'Harry et le son de plusieurs choses ( un sac et un corps ) dévalant les escaliers : ça n'était tellement pas habituel d'entendre Potter crier.
Wayne écarquilla les yeux d'horreur lorsqu'il vit le corps de son ami valdinguer dans les escaliers et il resta figé de stupeur et d'effroi quand le petit corps frêle se brisa contre les marches froides et dures. Ce ne fut que quand il stoppa sa chute au bas des marches que son cerveau se remit en marches et il se précipita auprès du petit brun, sans attendre les autres Serpentards qui, de toute évidence, le suivaient. Il s'accroupit à côté de son ami et posa la tête sur ses genoux lorsqu'il comprit qu'il était inconscient.
« Harry. »
Harry ne réagit pas. Wayne ferma les yeux et suréleva un peu la tête brune. Son esprit devint brumeux quand il nota la présence de sang. Il aimait le sang et le sang de Harry était si joli. Il y en avait sur ses mains et sur ses doigts ! Et quand Wayne se pencha en avant pour frotter sa joue contre la chevelure de son ami, il en eut aussi bien quelques gouttes sur le visage. Il s'apprêtait à plonger dans une douce folie quand son attention revint sur Harry et qu'il se secoua. Harry était plus important. Et c'était le sang de Harry. Le sang de Harry devait rester dans le corps de son ami. L'albinos hocha la tête pour lui-même, ignorant ses aînés qui étaient à côté de lui. Il leva les yeux vers le haut des escaliers pour voir que Bole et Bletchley avaient été en mesure d'attraper Ronald alors qu'il s'apprêtait à fuir – et à rentrer dans les professeurs McGonagall et Snape_, lesquels venaient d'arriver sur les lieux, alertés par les cris.
Harry avait été transporté par Flint bien que Wayne ait été réticent à le lâcher. Pour la première fois, Wayne avait compris un autre sentiment qu'il éprouvait parfois lorsque Harry n'allait pas bien ou était en danger – ce qui n'arrivait heureusement pas si souvent puisqu'ils étaient bien trop intelligents pour se mettre en danger même quand ils faisaient de mauvaises choses. L'inquiétude. C'était ce que Bletchley lui avait dit en tout cas, et comme Bletchley était empathe, Wayne pensait pouvoir lui faire 'confiance' à ce sujet. Sur ce sujet au moins. Wayne ne savait pas trop quelles étaient les autres sanctions que les professeurs avaient infligé à Weasey mais il espérait que la belette ( Malfoy semblait aimer assez le rouquin pour lui donner un surnom affectueux ) avait été expulsée. Quoiqu'il en doutait sincèrement. Oh, il savait que McGonagall en serait capable et que Snape l'exigerait sûrement, mais avec le vieux sénile... il pouvait au moins espérer qu'un des héritiers en ait parlé à leurs parents. Il savait que certains pères -ou même mères_, étaient au Conseil des Gouverneurs de Poudlard.
Ce fut un léger mouvement qui le sortit de ses pensées et il ouvrit les yeux pour voir que Harry était réveillé et l'observait avec un regard perdu. Wayne le mit rapidement au courant de tout ce qui s'était passé et de l'identité de son agresseur. Harry faisait la moue quand il eut terminé. D'autant plus que le petit brun venait d'apprendre qu'il devrait au moins rester trois jours à l'infirmerie ! Le petit brun soupira de dépit, mais au moins, Wayne était avec lui. En parlant de ça...
Harry raffermit sa prise sur la chemise de l'albinos et tira un peu dessus. En réponse, Wayne baissa un peu la tête lorsqu'il se pencha vers Harry avec un regard curieux et le petit brun leva la sienne pour poser ses lèvres sur la joue pâle de l'autre garçon. Quand il se retira, il était coquelicot et un léger rosissement saupoudrait les joues de l'abinos. C'était la première fois que l'un offrait un baiser ( sur la joue ) à l'autre. Bien sûr, il était déjà arrivé que Wayne pose ses lèvres dans la chevelure de Harry ou inversement, mais jamais sur la joue !
« Miles m'a dit que tu avais été le premier venir. Merci d'avoir réagit aussi vite, Wayne. »
Quand Harry revint en cours, il faisait encore la moue. À cause de Weasley, il n'avait pas pu assister à l'ouverture du club de duel comme le reste de l'école. Heureusement, Adrian lui avait montré ses souvenirs. Apparemment, Malfoy s'était fait un devoir de montrer à Weasley que c'était une mauvaise idée d'attaquer un Serpentard puisque toute la maison veillait sur chaque serpent. Pour cela, Malfoy avait envoyé un Serpent sur Weasley et l'insupportable rouquin ( selon Flint ) avait passé au moins un quart d'heure à courir, traqué par la bête, et stoppé juste avant que le serpent ne le morde. Quel dommage ! Harry se demandait quel effet cela faisait, d'être mordu par un Taïpan du Désert. . . . Et bien, le serpent invoqué par Draco était en fait un Oxyuranus scutellatus d'après Gemma Farley, qui avait une fascination presque malsaine pour tous les reptiles dangereux. Harry savait qu'il avait une bonne raison d'apprécier la préfète de septième année.
Le petit brun se laissa traîner hors de la salle de cours de DCFM par Wayne, ignorant les petites bestioles qui sautillaient encore n'importe où. On aurait pu croire qu'après la première séance, l'homme n'aurait pas recommencé... et bien non. Il y en a qui n'apprennent jamais.
Ce soir-là dans la salle commune, c'est un Duo drainé et en manque d'énergie qui se laissa tomber sur l'un des canapé. Miles et Adrian ne pouvaient presque plus respirer tant ils riaient de l'expression choquée et incrédule de Flint lorsque les deux deuxième années se roulèrent en boule contre lui, plus tactiles que jamais auparavant. Marcus roula des yeux. Il n'était pas un doudou, nom d'une chouette ! Pourtant, le cinquième année ne les vira pas. Il grogna à peine lorsque Harry bougea et se lova un peu plus contre son ventre, Wayne suivant le mouvement dans le dos du petit brun. Le duo s'était allongé en 'cuillère' et avait posé leurs têtes sur les genoux du préfet mâle de 5è année. Quand ce fut l'heure de se coucher en revanche... Disons simplement que l'on découvrit, si ça n'était pas déjà le cas, que Marcus Flint avait un cœur.
# Parce qu'il ne les réveilla même pas. Il soudoya simplement Adrian avec des cartes de collection de Chocogrenouille ( faisant efficacement taire son rire ) pour transporter l'un des deux garçons. #
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Harry dialoguait avec des voix dans un couloir isolé lorsque Wayne vint le rejoindre.
« Regarde ce que j'ai trouvé dans les affaires de Weaslette. »
Harry détourna son attention du mur d'où semblait provenir la voix pour tomber sur un petit carnet noir.
_ Qu'est-ce que c'est ? Attends, pourquoi et comment t'es-tu trouvé à proximité des affaires de la fille ?
La fille... c'était ainsi que Harry se référait à elle. Ça n'était pas spécialement méchant, c'est juste qu'il ne se souvenait pas de son nom et que, de toute façon, cette fille ne lui revenait pas. Il n'aimait pas la façon dont elle regardait Wayne. C'était la même façon dont Haymitch regardait Gaëtan avant de le virer du Squat, deux jours plus tard, parce qu'il ne ramenait pas assez de choses pour survivre dans les rues. Harry n'avait jamais revu Gaëtan. L'adolescent pouvait aussi bien être mort qu'adopté pour ce qu'il en savait. Ce n'était pas qu'il en avait grand-chose à faire de l'autre garçon, il ne l'avait pas vu depuis bien des années et ne l'avait connu que quelques mois mais.. et bien.. Gaëtan avait partagé son pain avec lui le premier soir où Harry avait trouvé refuge au Squat.
_ C'est un journal. Un journal magique. Je l'ai testé. Il est rempli de magie sombre. Je ne sais pas comment Weaslette a pu mettre la main là-dessus.
Un déclic se fit dans l'esprit d'Harry.
« Oooh ~ Tu te souviens de cette fois-là, sur le Chemin de Traverse ? »
Weaslette avait eu le culot de récupérer le journal. Le Duo n'était pas encore tout à fait certain de comment elle s'y était pris mais cela devait être lorsqu'ils étaient hors de la salle commune parce que la fillette ne connaissait pas leur mot de passe... et bien, si elle avait été fourchelangue, elle aurait effectivement pu entrer mais ça n'était pas le cas, évidemment. Wayne et Harry avaient pris de l'intérêt pour le journal de Riddle. Un certain Tom Riddle. C'est que... le journal bourré de magie sombre parlait ! Il répondait. Très intéressant.
Wayne et Harry étaient lovés l'un contre l'autre dans le lit du premier, les mains liées ensemble et lisant un manga populaire qu'ils avaient réussi à se procurer avant leur retour à Poudlard.
« Nous devons récupérer le journal, confia Wayne tout en regardant les images du bouquin. Qui sait ce que cette petite sotte pourrait décider d'en faire.
_ Humm. »
Le garçon aux cheveux blancs détourna son attention du livre qu'il tenait dans ses bras tendus pour leur permettre de lire à tous les deux, seulement pour trouver Harry somnolant contre lui. Avec un léger sourire, le garçon ferma le livre et le posa sur sa table de nuit. Tant pis, ils liraient la suite de Berserk(1) un autre jour. Le garçon observa quelques instants son ami, endormi, pressé tout contre lui. Les cheveux noirs de Harry avaient encore poussé et lui arrivaient presque dans le cou à présent. Wayne ne pensait pas comprendre un jour comment l'autre garçon parvenait à les maintenir en dégradé épique et stylisé sans utiliser ni charmes, ni ciseaux. D'un geste de la main de l'albinos, la lumière de la lampe de chevet s'éteignit et Wayne roula sur le côté pour envelopper un bras autour de la taille du plus petit et poser un baiser sur le front de celui-ci.
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Quand Potter descendit brusquement les escaliers menant aux dortoirs et attrapa le bras de Hopkins – qui l'avait attendu sur un fauteuil de la salle commune_, pour filer sans un mot hors de la pièce, les Serpentards surent que quelque chose se passait. En même temps, après les trois premiers cas(2) de pétrification, tout le monde était sur le qui-vive. Miss Teigne, Nick Quasi-Sans-Tête et Colin Crivey avaient d'abord été attaqués et l'on avait retrouvé la veille le corps pétrifié de Pénélope Deauclaire dans le couloir de l'aile ouest du deuxième étage. Être à Poudlard dans une telle atmosphère n'était guère rassurant, encore moins quand Potter et Hopkins s'absentaient aussi souvent. Ils n'iraient pas dire qu'ils étaient inquiets, non... juste... et bien... concernés. Bien qu'ils soient en deuxième année, les deux garçons n'étaient pas plus grands que les petites recrues et semblaient toujours si... fragiles d'une certaine façon. Terence n'aimait pas trop savoir deux des leurs – le Duo en plus de cela, seuls dans les couloirs, mais au moins, il pouvait se rassurant en sachant qu'aucun ne laisserait l'autre hors de sa vue, et encore moins depuis l'accident /attaque!/ d'Harry. Les Serpentards avaient pris plaisir à s'en prendre vicieusement aux Gryffondors – ceux qui regardaient le Duo d'une façon qui ne leur plaisait pas_, durant les cours de potions ou de métamorphose pour les faire échouer. Ça n'était tout de même pas leur faute s'ils ne pensaient pas à protéger leur travail durant les pratiques ? Marcus soupira profondément et s'étira les muscles avant de se redresser.
« Pratique de Quidditch les gars ! Allons-y. »
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Wayne se laissa traîner, sans poser de question, sachant très bien que Harry lui répondrait dès qu'ils seraient hors de portée des tableaux espions. C'était le Baron Sanglant qui leur avait parlé de la particularité de certains portraits ou plutôt, de leur proximité vis-à-vis d'un certain directeur. Harry était en soi heureux de ne pas encore avoir eu de rencontre avec le professeur Dumbledore mais il n'était pas assez stupide pour penser qu'une telle chose durerait. Ils atteignirent le deuxième étage au bout de cinq minute et Harry les dirigea dans le couloir désert. Wayne savait pourquoi personne n'y passait jamais : au bout du couloir, il y avait les toilettes des filles du deuxième étage, rebaptisé officieusement les ''Toilettes de Mimi Geignarde''.
« Harry, pourquoi allons-nous vers les toilettes des filles ?
_ J'ai trouvé l'entrée ! Couina Harry, presque excité et si différent de son habituel ton plat et morne.
_ L'entrée ? Répéta Wayne, intrigué.
_ De la célèbre Chambre des Secret ! Wayne, depuis que cette histoire de pétrification a commencé nous fait des recherches là-dessus.
_ Oh tu veux dire.. la Chambre Secrète de Salazar Serpentard.
_ Oui ! S'exclama Harry, d'un ton enjoué, en guidant son ami. La Chambre des Secrets. »
Il y eut un bref silence alors que Wayne se laissait entraîner puis il rattrapa le pas de son ami et marcha à ses côtés, leurs mains toujours liées. Il se demandait encore parfois comment Harry parvenait à avoir l'air aussi excité en gardant un visage blanc.
_ Et comment l'as-tu trouvé ?
_ J'ai suivi les voix.
_ Les voix ?
Harry fit la moue lorsqu'il vit le regard sceptique de Wayne.
_ Pas les voix dans ma tête, j'ai dépassé ça depuis longtemps. Elles provenaient des murs.
Wayne secoua la tête. Il savait que ça n'était pas des voix imaginaires provenant de la tête d'Harry, parce que Harry avait déjà vécu cela avant – il parle des voix dans la tête, pas des voix dans les murs_, et qu'il n'avait pas réagit de la même façon. C'était la voix dans sa tête qui lui avait suggéré le feu pour se débarrasser des Dursley quand il essayait désespérément de se défaire des chaînes à ses chevilles. Harry lui avait raconté sa vie d'avant, tout comme Wayne l'avait fait. Wayne savait que ça n'était pas juste des 'voix'. Harry entendait quelque chose depuis la rentrée. Quelque chose de potentiellement dangereux pour eux. Et Wayne s'était juré de protéger Harry quoiqu'il arrive.
De plus, il devait admettre qu'il était vraiment curieux de voir la 'Chambre des Secret'. Elle était réputée introuvable. L'un des secrets les mieux gardés de Poudlard. Et honnêtement, même si ça avait été drôle la première fois, il fallait vraiment stopper ce problème de pétrification. Ça n'était pas drôle s'ils ne savaient même pas ce qui causait tout cela. De plus, à part Crivey, aucun des étudiants pétrifiés n'avaient fait quoi que ce soit contre eux donc Wayne ne trouvait pas cela très productif pour eux. Quand ils entrèrent dans les anciennes toilettes des filles, ils prirent grand soin de saluer Myrtle Warren, sachant que s'ils l'ignoraient comme ils le faisaient avec les étudiants geignards et ennuyeux, elle pleurerait encore plus fort et risquerait d'attirer l'attention. Quoiqu'ils en doutaient un peu.. tout le monde était habitué aux cris plaintifs de Mimi Geignarde, mais mieux valait garder un profil bas et rester respectueux, ainsi, Warren ne parlerait sans doute à personne de leur.. petite excursion. Le petit brun s'arrêta devant les robinets et avisa le serpent sculpté sur l'un d'eux.
« Ouvre-toi. » siffla-t-il.
Il avait vaguement hésité à dire des choses comme ''Sésame, ouvre-toi'' mais avait décidé d'aller au plus simple. À vrai dire, il -
_ Tu... commença Wayne avec quelque chose ressemblant à du choc et de l'envie. Tu es fourchelangue ?
_ Hum ?
Harry détourna les yeux du robinet qui s'ouvrait pour dévoiler l'entrée de la Chambre des Secrets pour observer le regard carmin de son ami.
_ Fourchelangue. Tu parles la langue des Serpents.
Harry fit une pause et ses yeux s'écarquillèrent brièvement avant qu'il ne regagne un visage impassible ( ou presque, il y avait toujours une petite émotion quelconque qui traînait quelque part sur son visage, ses lèvres ou dans son regard, lorsqu'il était seul avec Wayne ).
_ Je ne savais pas. Huh.. c'est utile en tout cas. Je me demandais pourquoi j'avais réussi à l'ouvrir tout-à-l'heure alors que seuls des fourchelangues étaient censés en être capables.
_ C'est génial Harry. Susurra le plus âgé, dans le silence de la pièce. C'est merveilleux.
Le petit brun se mordit la lèvre inférieure puis acquiesça solennellement. C'était une merveilleuse chose. Cela leur serait certainement utile dans le futur. Bien sûr, Harry savait déjà qu'il pouvait parler aux serpents, il l'avait fait quand il était plus jeune : quand l'oncle Vernon l'enfermait dehors la nuit. Il avait souvent parlé aux serpents, mais quand il avait appris que le monde magique existait, il avait pensé que c'était une chose courante et en fait, il en était presque venu à oublier ce fait. Alors, bien sûr, quand lui et Wayne avaient fait des recherches sur la Chambre des Secrets, Harry n'avait même plus songé à cette étrange capacité. Il n'avait pas cru que ces deux faits-là étaient liés.
« Vous reviendrez, n'est-ce pas ? »
Les deux Serpentards se détournèrent de l'entrée pour fixer le corps flottant et translucide de Myrtle qui les regardait avec un air curieux. Ce qui les intrigua davantage c'est que le fantôme semblait rougir. Ce qui était impossible. Elle était morte après tout.
_ Vous – vous n'êtes pas comme les autres garçons. Les autres – les élèves, ils se moquent toujours de moi. Même le professeur vampire est méchant avec moi.
Les lèvres de Wayne se recourbèrent en un bref sourire amusé alors qu'il captait la référence à Snape et il hocha la tête avec approbation. Il n'avait pas grand chose contre l'homme, en fait, il l'appréciait presque et il ne pensait même pas que appeler quelqu'un un ''vampire'' soit une insulte mais il reconnaissait que leur chef de maison ressemblait vraiment aux clichés typique que les moldus se faisaient des vampires.
_ Bien sûr Mimi. Répondit Harry, adressant un sourire resplendissant à la fille fantôme.
Mimi rougit et sourit timidement avant d'aller se réfugier dans ses toilettes.
_ Je ne dirais pas que vous étiez là, sinon ils ne vous laisseront plus revenir et je serai encore toute seule.
Harry et Wayne échangèrent un regard complice. Et bien, cela effaçait tout problème qu'ils auraient potentiellement pu avoir autrement.
_ Merci Mimi. Nous reviendrons te voir bientôt.
Un rire cristallin leur répondit et les deux garçons se penchèrent vers l'entrée. Wayne grimaça faiblement. C'était trop sombre pour y voir quoique ce soit, mais s'il devait parier, il dirait que ça descendait en toboggan. Du coup, le garçon s'assit au bord et tendit la main pour l'inviter à le rejoindre. Harry plissa les yeux mais prit la main de son ami et avança prudemment jusqu'à lui. Wayne bougea subtilement pour lui permettre de s'asseoir entre ses jambes et il passa ses bras autour de la taille du petit brun ( à peine plus petit que lui mais plus petit quand même ) pour le retenir et ne pas être séparé de lui. Il nota avec satisfaction le teint rosé qu'arboraient les joues d'Harry avant d'approcher ses lèvres de son oreille :
« Prêt ?
_ Oui. »
Et ils tombèrent. Wayne leur donna un peu d'élan avant qu'ils ne tombent dans le trou. Comme prédit heureusement, le 'chemin' semblait être un tuyau et ils glissèrent sans soucis tout au long de la descente. Harry semblait profiter pleinement du voyage, souriant à la vitesse et la fraîcheur qui frappait son visage tandis que les bras de Wayne se resserraient brièvement autour de sa taille. Yup, c'était merveilleux.
Marcus Flint ne l'admettrait jamais, mais il commençait à être légèrement inquiet. Ces maudits gamins lui donneraient une crise cardiaque ( ou une crise de nerfs peut-être ? ) un jour. Avisant les autres membres de l'équipe de Quidditch, qui venait de rentrer de leur détention avec McGonagall pour avoir fait une bataille de boules de neige avec les jumeaux Weasley à l'INTÉRIEUR du château ( 'What the fuck ?!' ), il héla l'un d'eux :
« Adrix, tu as vu le Duo aujourd'hui ? »
Adrian Pucey leva les yeux pour voir l'un de ses plus proches amis et fronça les yeux en voyant l'inquiétude briller dans son regard.
_ Pas depuis la fin des cours, non, répondit-il lentement.
Marcus porta son attention sur les autres membres de l'équipe.
_ Pas depuis la fin du déjeuner. Ils sont partis assez rapidement, répondit Bole en haussant les épaules.
_ La dernière fois que je les ai vu, commença Terence avec hésitation. C'est quand Harry a attrapé Wayne et qu'ils ont quitté la salle commune.
_ Je les ai croisé dans les couloirs il y a deux ou trois heures. Les informa Miles.
Adrian n'avait pas l'habitude de voir son meilleur ami aussi inquiet pour quelqu'un d'autre que lui-même ( Marcus ), lui, ou ses plus proches amis, mais il devait avouer que le Duo semblait produire cet effet-là sur presque chaque personne qu'ils rencontraient – hormis quelques exceptions qu'il se garderait bien de mentionner.
_ Je les ai vu au deuxième étage, intervint une voix froide et calme.
Tous les membres de l'équipe se tournèrent pour faire face à Nott, Théodore Nott jr, lequel était entouré par ses aînés, Silver Travers, à présent en dernière année et Alex Dolohov, dans la même année que Marcus. Travers avait passé moins de temps en leur compagnie depuis la rentrée septembre mais Marcus comprenait : c'était l'année des ASPICs et Silver avait toujours été un peu perfectionniste. Alex Dolohov était quant à lui de charmante compagnie et d'excellents conseils quoi qu'un peu trop calme et silencieux. C'était peut-être pour cela qu'il s'entendait aussi bien avec Nott.
« Tu sais où ils allaient ?
_ Réfléchis un peu Flint, se moqua Travers. Tu crois qu'on serait là si on savait où ils avaient disparu. »
Adrian se mordit les lèvres devant le ton sec de l'aîné. Il ne savait pas trop ce qui s'était passé entre les deux mais Silver et Marcus, qui s'étaient toujours très bien entendus, avaient été distants l'un envers l'autre depuis presque deux ans. Le poursuiveur n'était pas sûr que même les principaux intéressés s'en soient rendus compte. S'il devait réellement y réfléchir, il dirait que c'était ainsi depuis cette fameuse soirée de.. ooh ! Oui, maintenant qu'il le mentionnait, il pensait se souvenir d'être tombé sur ces deux-là s'embrassant avec.. empressement. Il avait été plutôt heureux à l'époque, pensant que Marcus avait enfin avoué ses sentiments ( Marcus le tuerait s'il entendait cela ) ou que Silver avait enfin fait le premier pas, mais le lendemain, quand rien n'avait changé, Adrian avait froncé les sourcils. Rien n'avait changé, non, cela avait même semblé empirer. Adrian n'avait pu que les observer se déchirer de plus en plus et aujourd'hui, ils se parlaient à peine. Ne sachant pas quoi faire, il ne pouvait que les regarder se mentir à eux-même et se trouver des excuses pour ne pas se parler.
C'était... infiniment frustrant.
_ C'est quoi ton problème Travers ?! Cracha Marcus.
Silver fut momentanément surpris par l'éruption de son cadet mais n'eut pas le temps de se reprendre : le capitaine de l'équipe de Quidditch avait déjà quitté la salle commune. Il fallut quelques secondes de plus avant que Travers ne se précipite à sa suite. Un sourire digne des jumeaux Weasley étira les lèvres du fils Pucey. Ça ne le rassurait pas trop que Marcus soit parti seul – d'autant plus qu'ils ne savaient toujours pas où étaient les deux p'tits_, mais au moins, ces deux-là résoudraient peut-être leur problème relationnel.
Theodore observa silencieusement l'entrée de leur salle commune puis se détourna pour regarder ses deux aînés.
« Qu'est-ce que c'était ? »
Dolohov et Pucey échangèrent un regard puis, ne se sentant pas trop de faire un cours sur les relations conjugales et/ou éducation sexuelle, ils haussèrent les épaules :
« Tu comprendras quand tu seras plus grand. »
.
« Flint ! . . Flint ! »
Silver soupira de frustration quand le poursuiveur de l'équipe de Serpentard ne ralentit pas et tourna à un angle, ses pas rapides traduisant toute sa colère, son ressentiment ( envers lui ) et son inquiétude ( pour le Duo ). Finalement excédé, Silver accéléra et parvint à dépasser l'autre garçon alors qu'il l'appelait – pour la première fois depuis presque un an_, par son prénom et le plaquait contre le mur le plus proche. Marcus Flint était bien taillé, il n'y avait pas un doute là-dessus mais il avait presque plus la carrure d'un athlète que d'un boxeur. Silver était alors un peu plus impressionnant et n'avait aucun mal à maintenir le plus jeune contre le mur malgré le regard noir de celui-ci.
« Quel est ton problème Marcus ?! » L'interrogea-t-il brutalement.
Le regard de l'héritier Flint se fit d'autant plus noir et il se rebella un peu contre son agresseur, lequel le retenait toujours d'un bras, contre le mur.
_ Mon problème ? Ce serait plutôt à moi de te poser cette question. Tu m'ignores du jour au lendemain et tu me poses cette question ?
La voix de Marcus était incrédule, mais Silver était observateur, il avait reconnu le ton blessé du cinquième année. Son regard s'adoucit un peu et il desserra brièvement sa prise sur son camarade.
« Tu étais ivre, commença le plus âgé et, devant l'air confus de Flint, il poursuivit. Tu étais ivre et, bien qu'ayant bu plusieurs verres, je n'étais pas sous l'emprise de l'alcool. »
La tête que fit Marcus en entendant cela était comique à voir mais Silver ne rit pas il était trop tendu pour cela. Ça n'était pas facile pour lui d'avouer une telle chose. Il n'y était pas habitué. Ça n'était même pas le fait d'être homosexuel – ou bisexuel pour tout dire_, mais d'avoir été attiré par l'un de ses meilleurs amis, et ce depuis des années maintenant. Le monde sorcier était différent du monde moldu. Certes, les homosexuels ne s'affichaient pas non plus ouvertement – sauf certains bien sûr_, mais l'homosexualité était tout de même beaucoup mieux acceptée ici que dans le monde moldu à cette même époque. Après tout, certaines choses impossibles dans le monde moldu l'était tout-à-fait dans le monde sorcier(3). Silver avait été stupide. Il n'avait pas remarqué les changements chez Marcus. Il n'avait pas compris que c'était sa faute. Marcus avait toujours été grande gueule, mais depuis qu'il l'évitait, le comportement du poursuiveur était devenu plus violent, plus agressif. Marcus, et bien... c'était le seul enfant qu'il avait réellement pris sous son aile. Il avait deux ans de plus que l'autre Serpentard et, pour une raison quelconque, Silver s'était tout de suite senti proche de l'autre. Honnêtement, il n'avait pas voulu admettre ses.. err.. sentiment, deux ans plus tôt. C'était trop tôt, Marcus était à peine en troisième année à l'époque mais, avec son héritage à peine passé, les instincts avaient pris le dessus sur le contrôle de l'héritier Travers et il avait embrassé le plus jeune. C'était une erreur : Marcus l'aurait détesté. Et maintenant.. il se rendait compte que c'était une erreur de l'éviter pour cela. Il avait fait bien plus de mal en agissant ainsi. Maintenant il la voyait, cette douleur dans les yeux de son cadet. Son regard s'assombrit et, lentement, il retira son emprise sur le corps de l'autre et posa sa main sur la joue du joueur de Quidditch. L'héritier Flint avait la peau douce. Cela lui avait manqué, de ne plus entretenir de contacts physiques avec l'autre garçon. Marcus pencha inconsciemment la tête en avant, s'abandonnant complètement au contact de son aîné.
_ Qu – Qu'est-ce que tu veux dire ? Parvint-il finalement à dire.
Silver haussa un sourcil. C'était la première fois depuis longtemps qu'il l'entendait bégayer. Le plus âgé se pencha un peu plus au dessus de l'autre et murmura contre ses lèvres :
« J'étais parfaitement conscient de mes actes ce soir-là. L'alcool ne m'a pas fait faire quelque chose que je ne voulais pas. Quand je t'ai embrassé... c'était tout-à-fait volontaire. »
Et pour prouver ses dires, Silver posa ses lèvres sur celles de Marcus.
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There's a look on your face I would like to knock out
See the sin in your grin and the shape of your mouth
All I want is to see you in terrible pain
Though we won't ever meet I remember your name
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Quand ils retournèrent dans les toilettes, Harry et Wayne étaient sales et exténués. Il s'avéra que le Basilic n'avait plus essayé de les tuer/manger après la seconde tentative où Wayne avait finalement craqué et l'avait temporairement aveuglé avec un lumos assez puissant. Le roi des Serpent se nommait 'Saassha' d'après Harry et ils avaient promis de revenir visiter la créature.. un de ces quatre. Honnêtement, Wayne trouvait tout de même maladroit d'être obligé de fermer les yeux par peur (peur?) d'être tué ou pire, pétrifié ( oui, dans ce sens-là ).
« Oh. Fit l'albinos en regardant autour de lui, dans les toilettes. Regarde ça. »
Harry tourna la tête et suivit le regard de son ami pour tomber sur un carnet noir. Un petit carnet noir très familier.
« C'était très méchant de sa part. » intervint une voix geignarde.
Les deux Serpentards se redressèrent pour voir Mimi flotter au dessus du cabinet qu'elle aimait tant hanter.
_ Qu'est-ce qu'il y a Myrtle ? Demanda Harry.
Le ton plat de sa voix aurait irrité n'importe qui mais à présent, tout le monde était plus ou moins habitué et même Myrtle, qui venait de faire sa connaissance, se trouvait davantage rassuré par le ton de sa voix, elle qui avait toujours été moquée et critiquée pour tout ce qu'elle faisait.
_ Je pleurai tranquillement dans les toilettes quand cette petite fille est venue et a jeté un journal sur moi. Ça n'était pas très gentil.
_ En effet, approuva Harry, se souvenant très bien de tous les objets que Dudley lui avait jeté dessus quand il était plus jeune.
À présent Dudley n'était plus un problème. Pas plus que l'oncle Vernon. Ils ne pourraient plus jamais lui faire du mal..
_ Est-ce que cette fille était une Weasley ? Demanda à son tour Wayne tandis qu'il observait les reliures du journal.
C'était bien le même journal magique qu'il avait dérobé à la cadette Weasley quelques semaines plus tôt.
_ Cheveux roux et tâches de rousseurs ? Fit pensivement Myrtle. Oui, c'en était définitivement une.
Myrtle se souvenait des Weasley. Ils avaient défilé dans Poudlard par portée de trois ou quatre voire plus. La seule exception était la précédente génération : celle d'Arthur Weasley. Il n'y avait eu que trois enfants. Il n'avait eu qu'un frère, Billius et celui-ci était mort quelques années plus tôt, sans jamais avoir de femme ou d'enfant. Myrtle se souvenait bien des Weasley, il y en avait eu un lorsqu'elle était étudiante à Poudlard. Il avait eu deux de plus qu'elle. Il était l'un des rares à ne pas s'être moqué d'elle. En fait, il l'avait même aidé à ramasser ses affaires éparpillées au sol lorsqu'un méchant Poufsouffle l'avait bousculé dans les couloirs et était parti en riant. Mimi avait eu le béguin pour lui jusqu'à ce qu'il soit diplômé de Poudlard. Myrtle avait été tué cinq mois plus tard. Septimus(4) avait même assisté à son enterrement, bien qu'il se soit à l'époque déjà fiancé à une Black.
_ Oh je vois. Fit Wayne. Merci de nous avoir prévenu, Myrtle.
Le fantôme rosit à nouveau puis agita la main en direction des deux garçons.
_ Vous êtes différents des autres. Vous êtes gentils.
Harry n'irait pas dire qu'ils étaient gentils, mais Myrtle avait raison. Ils étaient différents des autres. Ils ne s'associaient pas non plus avec les gens 'normaux' - part peut-être les membres de l'équipe de Serpentard, mais encore une fois, qui a dit qu'ils étaient normaux ?
« Nous reviendront bientôt. »
Et, avec un dernier salut, les deux Serpentards quittèrent les lieux pour retourner dans leur salle commune. Après tout, le dîner n'était pas avant au moins une demi-heure.
Ils ne s'arrêtèrent qu'une seule fois sur leur chemin menant à la salle commune des Serpentards, ce fut à proximité du tableau de Salazar Serpentard, gardant l'entrée de l'antre des serpents. Parce qu'il y avait des bruits suspects. Bizarre. Est-ce que quelqu'un était en train de se faire tuer sans son consentement ? Wayne et Harry échangèrent un regard. Si c'était le cas ils devaient aller voir ! Encore plus si c'était une personne qu'ils appréciaient. Ils n'allaient pas permettre à une personne qu'ils appréciaient de mourir sans son consentement... et sans le leur. Les autres ne les concernaient. Mais pas ceux qui leur 'appartenaient'. Eux, ils n'avaient pas leur accord pour mourir. C'était comme ça. Et pas autrement.
Les deux garçons se faufilèrent dans l'alcôve, cachés dans l'ombre. Ça.. ça n'était pas tout-à-fait ce à quoi ils s'attendaient. Harry n'avait aucune idée de ce qu'il se passait, mais Wayne avait déjà vu cela lorsqu'il vivait dans les rues. Il n'avait pas compris et on ne lui avait pas expliqué, mais il avait déjà prévu de corrigé cela lorsqu'ils retourneraient dans la salle commune. Après tout, leur chef de maison avait déjà dit que les aînés pouvaient répondre à toutes leurs questions, non ? De plus, si cela pouvait les embarrasser, ça l'arrangeait.
Sans un mot, Wayne attrapa la main libre d'Harry et le traîna à sa suite, sans lui laisser le temps de protester. Ils reprirent donc leur route en silence, ignorant les gémissements et respirations haletantes qui retentissaient.
« Waayne ? Geignit doucement Harry, quand ils arrivèrent devant le portrait de Salazar. C'était quoi ça ?
_ . . . On demandera aux préfets. . . . ou aux concernés. »
Harry acquiesça puis ils entrèrent dans la salle commune après avoir salué le portrait du Fondateur en s'inclinant légèrement.
Salazar Serpentard était toujours plus gentil lorsqu'ils leur montrait autant de respect.
.
Les étudiants de Serpentard n'étaient pas tranquilles. Quatre des leurs avaient disparu. Les deux premiers, ça n'était pas si rares que ça, ils disparaissaient souvent et, bien que les aînés sachent pertinemment qu'ils savaient se prendre en charge, ils ne pouvaient s'empêcher de s'inquiéter pour les deux p'tits, comme des papa poules. Quant aux deux autres... vu leur relation ces deux dernières années, ils pourraient aussi bien être en train de s'entre-tuer. Ils n'étaient pas tranquilles, encore moins depuis que Snape était venu pour les avertir que Justin Finch-Fletchey avait été retrouvé dans le hall, pétrifié et qu'ils étaient tous priés de rester dans leur salle commune jusqu'au lendemain, qu'un repas serait livré dans leur salle, merci bien. Ils avaient été contraint de mentir à leur chef de maison concernant l'absence de quatre de leur camarades afin de couvrir leur disparition. Quelque part, ils soupçonnaient que leur directeur de maison ait vu au travers de leur mensonge mais pour l'instant, ils ne s'en souciaient pas assez. Ils étaient bien trop inquiets ( sans jamais oser l'avouer ) pour leurs camarades. Les verts et argents en étaient à là de leurs réflexion lorsque le portrait bascula et que le Duo Mystère entra dans la salle commune, sales et exténués. Ils avaient de la poussière presque partout et semblaient avoir traversé l'Enfer. Au moins cette fois-ci, n'y avait-il pas de sang sur eux. C'était déjà une bonne chose. Quoique ça n'était pas plus rassurant. D'autant plus que Potter avait dans la main une carcasse d'animal. Normal, quoi.
Finalement, Terence, retrouva la voix :
« Où étiez-vous, les p'tits ? »
Harry leva vers eux de grands yeux innocents et finit par hausser les épaules.
_ À l'aventure.
Honnêtement, parfois Adrian comprenait sa mère quand, dans l'un de ses moments de grande ivresse, elle déclarait détester les gosses. Mais, en fait , il appréciait bien trop la 'bizarrerie' du Duo pour les détester. Même si leur apathie les déroutait parfois.
Finalement, le poursuiveur soupira et agita la main.
_ Vous n'auriez pas, par hasard, durant votre grande aventure, croisé Marcus ou Silver ?
Harry pencha la tête sur le côté quand Wayne resta impassible.
_ Oui, on les a croisé.
Adrian poussa un soupir de soulagement.
_ Je ne crois pas qu'ils nous aient aperçu, rajouta pensivement Harry en inclinant un peu plus la tête sur le côté. Je ne suis pas sûr de ce qu'ils faisaient, continua-t-il en fronçant les sourcils.
Cela intrigua les autres élèves et Adrian ouvrit la bouche en un 'o' comique avant d'étouffer un rire en plaçant une main devant sa bouche. L'innocence d'Harry était toujours si amusante. Wayne affichait un air connaisseur mais ne semblait pas savoir de quoi il s'agissait non plus.
_ Nous demanderons à Flint, l'interrompit Wayne.
Il lui fallut tout le contrôle du monde pour s'empêcher de rire quand il entendit cela. Oh Merlin, cela allait être amusant. Adrian ne cesserait plus jamais de charrier Marcus et Silver à ce sujet. Quoique, Silver n'avait plus que quelques semaines à supporter cela mais Adrian pourrait toujours le voir et le taquiner à ce sujet pendant les vacances ou les réceptions. Adrian ne les laisserait plus jamais vivre en paix. Il savait qu'il se vengerait de cette histoire de placard avec Bruce Décamp lorsqu'il était en seconde année. Il ne s'était rien passé en plus de cela ! Il était juste resté coincé trois heures avec le troisième année. C'est tout !
Les plus jeunes Serpentards s'éloignèrent brusquement et frissonnèrent d'effroi lorsque Adrian commença à rire sombrement en se frottant les mains. Avaient-ils réveillé le psychopathe qui sommeillait en Pucey ?
_ Oui, répondit finalement Adrian, je pense que c'est une très bonne idée.
Wayne le considéra quelques instants et considéra davantage d'attention au sourire fou du poursuiveur avant de hausser les épaules et de traîner Harry à sa suite, histoire de prendre une bonne douche.
Quand ils redescendirent, Flint et Travers étaient assis l'un à côté de l'autre sur le canapé. Comme personne n'était à côté d'eux, le Duo échangea un regard et acquiesça. Quelques secondes plus tard, une touffe de cheveux noirs reposait sur les genoux d'un Marcus clignotant et une chevelure blanche comme neige se posa sur ceux de Travers lequel, pas du tout habitué à cela, sursauta.
« Qu'est-ce que – commença-t-il, mais Marcus l'interrompit.
_ Laisse-tomber. Ils sont comme ça. Le mieux c'est de suivre le courant. »
La preuve, Harry semblait ronronner sous les douces caresses que Flint prodiguait dans ses cheveux. Silver observa quelques instant Hopkins puis haussa les épaules et lissa la chevelure de l'albinos. Il avait les cheveux doux. Ce fut la première chose que remarqua le septième année. Il n'eut cependant pas vraiment le temps de s'interroger là-dessus plus en profondeur.
« Au fait, commença Potter d'un ton plat mais alimenté d'un petit quelque chose s'apparentant à de la curiosité. Wayne et moi vous avons croisé lorsque nous rentrions.
_ Hein ? »
Très élégant, vraiment.
Wayne se tourna vers le ventre du sang-pur.
_ Harry voulait aller vous voir. Il pensait que vous étiez blessés, expliqua-t-il en devinant la moue de son ami. Je lui ai dit que nous vous verrions plus tard.
Tout-à-coup, Marcus le sentit mal et sa main s'arrêta quelques instants, juste assez pour que Harry grogne dans son état de somnolence, puis il reprit comme si de rien n'était. Assurément, cela ne pouvait être -
_ Pourquoi étiez vous collés l'un à l'autre ? Demanda Wayne en leur jetant un regard vicieux.
Marcus jura dans sa barbe imaginaire. Putain de petit bâtard manipulateur. Même si Hopkins ne savait pas exactement ce qu'ils faisaient, contrairement à Potter qui n'en avait vraisemblablement aucune idée, l'albinos avait au moins une brève idée de ce qu'ils fabriquaient dans ce couloir désert.
« Hopkins, parfois je me demande vraiment ce qui me retient de te maudire. » siffla doucement Travers.
Wayne leur sourit vicieusement.
_ Parce que vous n'aimeriez absolument pas le résultat. Je suis pire qu'Harry.
Étant donné qu'ils n'avaient encore jamais eu à faire face à la véritable colère de Potter, ils ne pouvaient qu'espérer qu'aucun des leurs ne mettraient véritablement en colère Potter ou Hopkins ( ou les deux ! Le monde n'y survivrait pas ). Et, sachant que Hopkins n'avait toujours pas mis sa vengeance en marche contre Ronald Weasley, les Serpentards ne pouvaient que se poser des questions. Apparemment, l'albinos avait d'abord décidé de collecter un maximum d'informations sur le rouquin avant de passer aux choses sérieuses. L'action devrait probablement attendre l'année suivante.
Marcus renifla et dessina avec son index, le contour de l'oreille du petit brun.
« Vous êtes trop jeune pour qu'on vous parle de ça. »
Il n'allait pas non plus leur parler de ça, non ? C'était pas son job ! . . . Pourquoi diable avait-il accepté d'être préfet ?
02.06.1993
Wayne n'était pas d'humeur. Il avait fouillé trois fois son sac de cours puis utilisé un charme de fouille afin de vérifier une nouvelle fois son sac mais ce qu'il cherchait n'était pas dedans. Il avait demandé à Harry d'en faire de même, mais rien. Les deux garçons étaient rentrés rapidement dans leur dortoir après le cours d'enchantements. Ils avaient appris par les jumelles Patil que Granger avait été pétrifiée. Ça aurait dû cessé. Harry et Wayne avaient récupéré le journal bizarre quand la Weaslette l'avait jeté dans les toilettes des filles et ils avaient eux-même parlé avec Saassha qui leur avait promis de cesser de faire du mal aux étudiants. Pas qu'ils en aient spécialement quelque chose à faire mais si l'école fermait ils devraient trouver un autre endroit où étudier et ils aimaient bien leur 'maison'.
« Ah, fit mollement Harry en regardant leurs affaires éparpillées. Je crois que Weaslette a utilisé la même méthode que Mr Malfoy. »
Wayne se redressa et envoya un regard plat.
_ Quoi ?
_ Bah, tu sais, Mr Malfoy avait utilisé son 'combat' contre Mr Weasley pour glisser le journal dans le chaudron de Weaslette. Je crois que Weaslette a fait exprès de tomber sur nous ce matin. Quand nos affaires se sont mélangées aux siennes, elle a dû en profiter pour récupérer le journal. Si le journal a autant de contrôle sur elle, il faudra peut-être le détruire quand nous aurons mis la main dessus.
Wayne pencha la tête sur le côté. Cela avait du sens. Il y eut de l'agitation en bas et les deux garçons s'entre-regardèrent avant de décider d'un commun accord, d'aller voir ce qu'il se passait et ils descendirent les escaliers pour gagner la salle commune.
« La Chambre des Secrets a été ré-ouverte ! Fit un élève de sixième année qui venait de rentrer après une excursion en domaine interdit. Une fille a été enlevée ! Apparemment, c'est la fille Weasley. »
Les deux membres du Duo Mystère échangèrent un regard sombre puis se glissèrent en silence hors de la salle commune sans être vus. Mieux valait ne pas inquiéter Flint. Le cinquième année était un peu comme un papa poule. Mieux valait ne pas lui donner de crise cardiaque ( ou une crise de nerfs, allez savoir ) en s'absentant. Il penserait sans doute qu'ils s'étaient déjà couchés ( Nul doute qu'ils ignoraient que les autres élèves de leur année vendraient la mèche en remarquant leur absence dans le dortoir ).
En chemin, ils croisèrent la fille Lovegood, qui les suivit en silence. Harry inclina la tête sur le côté mais ne daigna pas prendre la parole. Ça lui allait si la blondinette venait aussi. Elle était comme eux. Et bien, pas comme eux, mais elle aussi était différente des autres, donc ça leur allait. Après avoir salué Myrtle, et lui avoir demandé si, par hasard, la Weaslette était passée par là, le Trio descendit dans la Chambre des Secrets.
S'il y eut une chose pour laquelle Harry fut reconnaissant, c'est qu'ils n'eurent pas à nouveau à passer par la case ''ATTENTION BASILIC DROIT DEVANT !''. Certes, le Basilic fut tenté de les tuer mais, pour une raison quelconque, la simple présence de Luna suffit à le stopper. Allez savoir pourquoi. Il sembla que la présence de Lovegood ''désenvoûta'' la créature. La partie un peu plus délicate fut quand un garçon répondant au doux nom de Tom Riddle se présenta devant eux et leur fit son numéro :
« Sérieusement, intervint Harry, son regard terne fixé sur les lettres qui flottaient dans le vide. Tu as utilisé un anagramme ? C'est tellement... commun. »
Riddle écarquilla les yeux puis eut l'air excédé et menaça de tuer la pauvre Ginny.
Wayne haussa les épaules.
_ Honnêtement, c'est pas comme si ça nous concernait. L'avenir de cette fille ne m'intéresse pas.
Harry acquiesça.
_ Fred et George seraient un peu triste si leur petite sœur venait à mourir. . . mais ils s'en remettront.
Luna acquiesça d'un air rêveur.
_ Je serai triste aussi. Mais pas aussi triste que quand maman est morte.
Malgré tout, Luna savait que Ginny ne mourrait pas aujourd'hui. Elle savait que le temps n'était pas encore venu pour sa camarade. Elle était vaguement contente de savoir cela mais ça n'était pas comme si elle et Ginny étaient vraiment amies : Ginny se servait d'elle parce qu'elle était la seule sorcière de son âge à vivre à proximité et que prendre en pitié une 'folledingue'' sans amie la faisait se sentir mieux. C'était okya, Luna savait que c'était dans la nature des gens d'agir ainsi. Ça ne la gênait pas vraiment. Elle ne réagit pas vraiment quand le Duo Mystère procéda à déchiqueter le souvenir de Tom Riddle sous les yeux d'un Basilic amusé puis offrit audit Basilic un énorme lapin qui bondit hors de vue dans l'espoir de s'en sortir vivant.
Harry fit la moue.
« Pourquoi un mignon lapin, Wayne ?
_ Tu préférerais que ce soit toi à la place du lapin peut-être ? Lança sardoniquement l'albinos avant d'attraper la main du petit brun et de commencer à le traîner vers la sortie. Allez Lovegood on remonte.
_ Il faut ramener Ginny. »
Wayne s'arrêta et se retourna pour étudier la blondinette avant de se tourner vers Harry.
_ Faut-il vraiment ?
Harry haussa les épaules.
_ Nous aurons des ennuis si nous ne le faisons pas.
_ Cette fille n'est qu'ennuis.. grommela Wayne en jetant un regard noir au corps inconscient de la cadette Weasley.
Pour faire bonne mesure, le garçon tendit le journal un peu déchiqueté à son ami qui s'éclaircit la gorge :
« Mika ? »
Un 'pop' retentit et un petit elfe en costume noir et bleu apparut devant eux.
« Que peut faire Mika pour Maître Harry et Maître Wayne ?
_ Mika, voici Luna. C'est notre nouvelle amie.
_ Mika est enchanté de rencontrer nouvelle amie de Maître Harry et Maître Wayne.» Répondit l'elfe en regardant curieusement la jeune voyante.
Celle-ci lui envoya un regard curieux accompagné d'un doux sourire.
« Enchanté Mika.
_ Mika, reprit Harry. Peux-tu ranger ceci dans la bibliothèque du Manoir ? Section S-2.
_ Mika va le faire immédiatement ! Répondit la petite créature avant de prendre précautionneusement le journal et de disparaître.
_ Bon, une bonne chose de régler. »
Malheureusement, Ginnevra Weasley se réveilla avant qu'ils ne puissent l'abandonner dans les toilettes et ils durent l'amener à l'infirmerie. Avec son réveil précoce, ils furent contraints de rester avec elle, beaucoup à l'agacement de Wayne et Harry. Surtout que la cadette ne cessait d'alterner entre pleurnicheries et remerciements.
« Harry mon garçon. »
L'œil gauche d'Harry se crispa et Harry se rencogna un peu contre Wayne. Dire qu'il avait réussi à garder profil-bas pendant presque deux ans..
Wayne renifla mais se garda bien de jeter un regard noir au directeur. Ils avaient réussi à éviter une rencontre avec le directeur pendant presque deux ans... tout ça c'était la faute de cette petite peste !
_ Monsieur le Directeur ? Répondit poliment Harry, de sa voix habituellement plate.
_ Ah je t'en prie Harry, appelle-moi professeur Dumbledore.
Wayne fronça le nez. Cet homme semblait avoir un penchant malsain pour les enfants, c'était certain rien qu'à la façon dont il regardait Harry. Son Harry. Wayne refréna un grondement. Ce vieil homme n'avait pas intérêt à tenter quoi que ce soit sinon il se ferait un plaisir de se débarrasser de lui tout comme il s'était débarrassé de ses deux persécuteurs à l'orphelinat. En un peu plus violent. Il avait pratiqué depuis.. peut-être un peu plus comme le troll, l'an dernier. Oui, ce serait une merveilleuse œuvre d'art.
_ Harry mon garçon -
Wayne nota la façon dont Harry tressaillit et se souvint de ce que lui avait dit son ami. Harry détestait qu'on l'appelle ainsi. Son oncle l'appelait toujours ainsi. Et il aimait spécialement l'appeler ainsi quand il le battait.
_ J'aimerai te parler au sujet de ce qu'il s'est passé.
Wayne intervint avant que Harry n'ait pu penser à quelque chose.
_ Harry est épuisé, monsieur le directeur. De plus, la fille Weasley en sait probablement plus sur toute cette histoire, non ?
Harry, qui évitait de regarder dans les yeux de son directeur depuis qu'il avait appris que l'homme était connu pour être bon dans les arts de l'esprit, remarqua que le pétillement de ses yeux bleus avait diminué, mais pas encore disparu. Le jeune garçon regarda sa main, liée à celle de Wayne et, pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés dans la Chambre des Secrets, il laissa un sourire étirer ses lèvres. C'était bon de savoir que, quoi qu'il fasse et où qu'il aille, Wayne serait toujours là, avec lui. À douze ans, on ne pensait pas vraiment à ce genre de choses, mais Harry n'était pas n'importe quel enfant de douze ans. Honnêtement, même si Harry avait été en mesure de voir un médecin lorsqu'il était enfant, Wayne doutait que quelqu'un ait pu remarquer quelque chose de mal avec son ami. Harry était tout simplement trop bon à cacher les choses qu'il souhaitait maintenir secrètes. En occurrence, cacher son problème mental ( et moral ) était l'une de ces choses-là. Ça ne le gênait pas. Lui-même n'était pas complètement bien dans sa tête.
_ Ça ne prendra pas longtemps, insista le vieil homme. Je peux même vous poser ces quelques questions ici.
Le professeur Dumbledore n'attendit pas la réponse des deux garçons et s'assit sur le lit d'à côté, faisant face aux deux jeunes Serpentards.
' Bon, avec ça on peut-être sûr que Marcus est mort d'inquiétude. ' songea Wayne en caressant doucement la petite main de son meilleur ami. ' Ou peut-être est-il encore trop occupé avec Silver ? '
.
« Comment veux-tu que je me calme ? Les p'tits ont disparu et tu veux que je me calme ?
_ Marcus... essaya de le tempérer Travers. Tu te comporte comme une maman poule.
_ TOI ! »
Tous les Serpentards alentours, regardaient la salle avec amusement bien que les premières et seconde années soient un peu plus incertains. C'était ainsi depuis presque une heure. Après tout, le Duo avait disparu depuis plusieurs heures. Ils n'avaient pas réagit au début, ne s'étaient pas inquiétés après tout, ils disparaissaient souvent sans rien dire pendant les après-midi qu'ils avaient de libre, mais jamais encore ils n'avaient disparus aussi longtemps. Surtout pas avec l'annonce de la pétrification de Granger. Non, ils n'étaient pas tranquille. Surtout que, le Duo avait l'habitude de se mettre en danger. Et les professeurs ne s'inquiétaient jamais ! . . . Bon, pour être honnête, le Duo n'avait jamais donné de raison aux professeurs de s'inquiéter, comme s'ils faisaient en sorte de rester hors du radar des enseignants. En fouinant un peu, pendant sa patrouille, Farley avait appris qu'une Gryffondor de première année, Ginnevra Weasley, était portée disparue et qu'un autre message inquiétant était apparu sur un mur dans l'un des couloirs du second étage.
Albus Dumbledore n'était pas un homme heureux. Il avait toujours eu en tête une idée fixe sur ce qu'était le Plus Grand Bien. Même après s'être séparé de son bien aimé Gellert Grindelwald. Il avait toujours veillé à réaliser leur grand Rêve. Toujours ! Lui et Gellert avaient pour but de dominer les moldus, mais c'était pour le Plus Grand Bien. Les moldus n'étaient pas dangereux par nature, mais ils pouvaient le devenir. Albus avait toujours gardé en tête les valeurs que lui et Gellert défendaient. Gellert s'était trop éloigné de leurs objectifs, mais Albus avait su gardé la tête sur les épaules. Il n'était pas le méchant de l'histoire. Tom était le méchant ! Celui qui devait disparaître. Gellert s'était perdu en chemin, mais il reviendrait. Il servait son châtiment dans une prison, seul et abandonné, mais il reviendrait sur le droit chemin ! Gellert avait cessé de croire en leur devise du Plus Grand Bien. Il avait commencé à parler de juste se débarrasser de leurs plus grands détracteurs parmi les moldus. Albus ne voulait pas les tuer. Il pensait que tout le monde avait droit à sa seconde chance. Et ils auraient leur seconde chance dans la servitude. Gellert ne voyait pas les choses comme ça. Albus songea qu'il devrait lui faire rencontrer Mr et Mme Granger. C'était un couple charmant, qui avaient très bien pris la magie bien qu'ils aient eu l'air désorientés au début. Il y avait des moldus qui n'auraient pas besoin d'être asservis. Mr et Mme Granger étaient de parfaits exemples. Ils étaient bons et généreux et très ouverts d'esprit quoiqu'un peu réfractaires quant aux orientations sexuelles. Mr et Mme Granger étaient des catholiques pratiquants. Mr Granger semblait n'avoir aucun avis sur la question mais Mme Granger était tout-à-fait contre l'homosexualité. Lorsque le sujet avait été amené sur la table, Mr Granger avait dû calmer sa femme alors que celle-ci rougissait, comme si le simple sujet la mettait hors d'elle. C'était là que le caractère aimable de Mme Granger s'arrêtait. C'était là que Mme Granger devrait être rééduquée. Hermione Granger était lointainement liée à sa mère sur ce sujet. C'était pour cette raison que Albus lui avait donné plusieurs livres sur la culture sorcière pour quelle prenne conscience que plusieurs choses prohibées dans le monde moldu, étaient parfaitement acceptées dans le monde sorcier. Comme l'homosexualité. Ça n'était pas quelque chose que l'on 'affichait' vraiment, mais c'était accepté comme n'importe quel couple hétéro. C'était l'un des rares principes sur lesquels les sorciers étaient en avance par rapport aux moldus, pas que Albus ait réellement compris l'avance des moldus sur le monde magique. Albus ne voulait pas tout de suite dévoiler le monde magique aux moldus, il voulait attendre que les sorciers soient à leur pleine puissance et que la communauté magique anglaise se soit débarrassée de Tom. Ou plutôt, que Harry, ait vaincu Tom. Il savait que dans une petite ville japonaise, les moldus, sorciers et créatures magiques vivaient en parfaite harmonie, mais ça n'était pas ce que voulait Albus. Ce que Albus souhaitait, c'était dominer les mondes moldu et sorcier. C'était son vœu le plus cher. Mais pour cela, il fallait d'abord que Harry réalise son travail. Tuer Tom. Albus avait peaufiner ses plans pendant des années. L'année passée, il avait convaincu son vieil ami Nicolas de lui prêter la Pierre Philosophale, lui assurant qu'elle serait bien plus protégée qu'à Gringotts, où elle prospérait depuis des années. Il savait qu'avec l'arrivée d'Harry à Poudlard et les rumeurs qu'il avait divulgué dans les bas-quartiers d'Angleterre, les choses commenceraient à bouger et que Voldemort se montrerait. La marque de Snape l'avait légèrement brûlé quelques semaines avant la rentrée 1991 puis plus rien. Snape et lui avaient soupçonné Quirrell dès le début bien qu'il ait fait comme si de rien n'était durant les trois premiers mois. Albus n'allait pas mentir, il ne savait honnêtement pas si cette histoire d'attaque de vampires était réelle ou non, mais ce qu'il savait, c'est que Quirinus était passé d'un professeur décent à une pathétique excuse de professeur. Même pas fichu de faire une phrase entière sans bégayer.
Quand Harry avait été envoyé à Serpentard, Albus avait été terrifié. Le garçon était.. complètement apathique. Ça n'était pas ça qui l'avait terrifié bien que cela lui ait fait froncé les sourcils. C'était sa répartition. Serpentard ! Le garçon était censé aller à Gryffondor ! Le fait que le garçon ne montre aucune réaction l'avait irrité. Il savait que le garçon ne serait pas heureux chez le couple Dursley, mais de là à être totalement désintéressé du monde autour de lui. . . Albus voulait un enfant malléable et désintéressé, mais pas complètement apathique ! Et bien, il n'aurait qu'à envoyer une lettre au couple Dursley. Il suffirait de baisser la pension et cela devrait être assez pour leur faire changer de comportement. Au moins un peu. La chose qu'Albus ignorait était que les gobelins, ces petits êtres malins, avaient récupéré l'argent envoyé sur demande d'Harry après avoir découvert le monde sorcier. Récupéré dans la voûte Dumbledore puisque les Durley étaient morts et enterrés et que l'argent provenait de la voûte de confiance d'Harry apparemment. Mais ça, Albus ne le savait pas. Il avait été fou d'inquiétude l'année dernière, quand la pierre et Quirrell avaient disparu. Ça n'était pas censé se passer comme ça ! Harry, ou quelqu'un, était censé l'arrêter ! Il avait cru que Voldemort avait retrouvé un corps et avait fait beaucoup de tapages pendant des semaines avec cela. Jusqu'à ce que finalement Severus ne lui dise que sa marque ne l'avait pas brûlé depuis presque un an. Fausse alerte ? Mais dans ce cas, si ça n'était pas Voldemort... qui avait la pierre ? Nicolas avait été très en colère contre lui. Il lui restait assez d'elixir pour vivre encore quelques années mais pas beaucoup plus.
La seconde année d'Harry s'était passée à peu près de la même façon mais Albus avait été heureux de constater que le garçon semblait s'ouvrir aux autres, quand bien même il s'agissait presque uniquement de Serpentards. Il avait essayé de familiariser le garçon avec le jeune Ronald mais le garçon Weasley ne savait pas s'y prendre apparemment. Au moins Harry s'était-il rapproché des jumeaux. C'était déjà ça. Le problème dans tout cela, c'était que le garçon était constamment collé au gamin Hopkins. Albus se souvenait vaguement de Nathaniel Hopkins. La famille Hopkins ne remontait qu'à quelques décennies en termes de générations sorcières, peut-être un siècle... Nathaniel Hopkins et ses parents avaient été neutres durant les deux précédentes guerres. Cela embêtait Albus. À part la fille Lovegood et les garçons Weasley, la plupart des camarades proches d'Harry étaient neutres ou inclinés sombres. Heureusement, l'aventure de cette après-midi avait mis fin à ses doutes. Après tout, le garçon était allé sauver la petite Ginny. Certes, en compagnie du gamin Hopkins, mais tout de même. Il aurait préféré qu'Harry forge une solide amitié avec le jeune Ronald mais au moins, les Hopkins étaient neutres et c'était déjà cela. Albus pourrait travailler avec cela.
Après avoir expliqué que Harry, Wayne et Luna étaient arrivés dans les toilettes des filles après avoir parlé avec le Baron Sanglant qui lui-même avait parlé à Mimi et avaient trouvé l'entrée déjà ouverte ( d'accord, c'était un mensonge puisqu'elle était fermée à ce moment-là ), les trois jeunes sorciers purent enfin quitter l'infirmerie. Luna les avaient suivi dans leur explication modifiée sans poser de question et avait juste suivi le courant. Le dîner n'allait pas tarder à arriver et les trois voulaient absolument prendre une douche, donc ils se donnèrent rendez-vous dans le hall.
Une quinzaine de minutes plus tard, ils entrèrent ensemble dans la Grande Salle et ne se séparèrent que quand ils furent arrivés à leurs tables, ignorant les chuchotis et les regards fixes. Apparemment, l'histoire avait vite fait le tour de l'école. Quoique, les trois étudiants ne savaient pas à quel point elle était proche de la vérité, surtout étant donné qu'ils avaient donné peu d'indices sur ce qui s'était passé à l'intérieur de la Chambre. Wayne et Harry avaient dit que le Basilic avait accidentellement avalé le journal quand Wayne l'avait balancé et était tombé presque raide mort. Personne ne pourrait jamais nier cela à moins d'être fourchelangue et d'entrer dans la Chambre. Quand Albus avait suggéré d'y retourner, Harry avait immédiatement refusé. Pas par peur ou traumatisme, comme le pensait le directeur, mais simplement parce qu'aucun des enfants ne voulait donner le libre accès au directeur et que, si jamais le vieil homme descendait là-bas, il aurait compris que leur explication était un gros mensonge et que le Basilic était encore bel et bien vivant. Quoi que au moins, le directeur aurait été pris en charge avec cela. Wayne et Harry levèrent les yeux de leurs assiettes vides pour tomber sur les regards curieux de leurs camarades de maison.
Wayne haussa un sourcil :
« Et bien ? »
Instantanément, les vert et argent se remirent en marche, mais pas pour se détourner comme ils avaient l'habitude de le faire lorsqu'ils étaient surpris à fixer quelqu'un ou quelque chose trop longtemps, non. Les deux pauvres secondes années furent bombardés par les autres élèves de leurs années :
« Est-il vrai que vous avez été dans la Chambre des Secrets ?
_ Que vous avez combattu un monstre ?
_ Est-ce vrai que vous avez sauvé cette traîtresse à son sang ? »
Harry tiqua. Wayne le remarqua. Harry se fichait des status de sang. Littéralement. Il n'en avait rien à faire. Qu'on l'insulte là-dessus le laissait totalement indifférent. Qu'on insulte quelqu'un qu'il connaissait à peine le laissait aussi indifférent mais..
« Quoi ? On ne l'a pas sauvé, on l'a juste ramené. Ça nous aurait causé trop de problème si elle était morte.
_ Nous voulions juste récupérer quelque chose qu'elle avait pris. »
Les verts et argents les dévisagèrent longuement. . . Ils se disaient aussi. Ça ne leur ressemblait pas de sauver quelqu'un qu'ils connaissaient à peine. De plus, connaissant Hopkins, le gamin aurait sans doute été en faveur de laisser mourir la fille belette. Après tout, l'albinos se souvenait parfaitement de l'intérêt que la Weaslette avait montré pour ''Harry Potter''. Il avait été étonné qu'elle ne revienne pas les embêter mais en avait déduit que Ronald n'avait pas pris la peine de parler avec sa sœur et que les jumeaux avaient préféré lui faire croire que le Harry qu'elle avait rencontré était réellement ''Harry Hopkins''. Ce qui, selon Wayne ( ou plutôt, selon les Serpentards ), était le cas.
Il y avait cependant quelques bons points à ''l'aventure'' vécu par Harry, Wayne et Luna. Les trois étudiants avaient remporté soixante-quinze points chacun, classant Serpentard en première place pour la Coupe des Quatre Maison ( c'était déjà le cas avant ) et Serdaigle détrônant Gryffondor en seconde position.
Hedwige fit un passage éclair dans la salle pour déposer une lettre et un petit paquet que Wayne récupéra pour ne pas déranger Harry, lequel scrutait actuellement sa part de tarte à la melasse.
« C'est de Jeremy, chuchota Wayne. Il dit que lui et la meute de Greyback se dirigent vers le nord et qu'ils devraient passer à proximité du village dans quelques jours. Il dit qu'ils viendront peut-être dire 'salut'. »
Wayne ne leva pas les yeux vers la table donc il ne remarqua pas la soudaine tension dans le maintien des aînés mais ceux-ci – les plus proches en tout cas_, s'étaient tendus à la mention de Greyback. Le nom n'était pas si rare que cela mais le terme 'meute' dans la même phrase laissait place à peu de doute quant à l'identité de ce Greyback. Salazar ! Comment les p'tits avaient-ils fait pour faire la connaissance de cette bête sanguinaire ? Et en ressortir tout aussi humain ! . . . Du moins, aussi humains qu'ils l'étaient avant cela. Ils ne posèrent pas de question cependant : cela ne les concernait pas. De plus, ils préféraient faire comme s'ils ne venaient pas juste de les entendre parler tranquillement du loup-garou le plus connu de Grande-Bretagne. Certes, il n'y avait jamais eu réellement de preuves contre Greyback, mais tout de même.. la seule raison pour laquelle lui et sa meute étaient en liberté était parce qu'ils avaient des contacts haut-placés... ça et aussi parce que les Aurors n'étaient pas foutus de les attraper et que le Ministère ne voulait pas perdre la face. Oui, mis à part cela, 75 % des Serpentards voulaient entrer dans ce même Ministère incompétent après leur graduation. Pathétique oui... N'allez pas les désespérer avant même qu'ils n'aient mis un pied dans ce même Ministère.
« Harry, réveille-toi. Souffla doucement Wayne, assis sur le lit de son ami. Harry ? … Le train part dans dix minutes. »
Contrairement à la majorité des personnes qui se réveilleraient en sursaut en entendant cela, ou à une minorité qui continueraient à pioncer, Harry, lui, se réveilla et se redressa... lentement. Calmement. Presque sereinement en fait. Il bâilla une fois à s'en décrocher la mâchoire et sans mettre la main devant la bouche, puis une seconde fois, ayant cette fois-ci le bon réflexe. Puis ses yeux papillonnèrent et finirent par s'ouvrir.
Puis le jeune garçon se redressa et lui adressa un regard morne et empli de sommeil.
« Ne dis pas de bêtises, Wayne. Il est neuf heures. Le train part dans plus de deux heures et demi. »
Les lèvres de l'albinos se recourbèrent en un sourire provocateur.
_ Je sais.
Avec cela, il lui ébouriffa les cheveux puis se redressa et se rendit dans la salle de bain pour s'arranger les cheveux, ayant déjà fait sa toilette une dizaine de minutes plus tôt. Harry jeta un coup d'œil autour de lui et vit que les autres lits étaient encore couverts par les rideaux, indiquant que Zabini et Nott dormaient encore. Harry regarda longuement les rideaux puis haussa les épaules. S'ils voulaient dormir encore, il les laisserait faire. Après un dernier regard, le garçon attrapa des vêtements propres dans son armoire et se dirigea vers la salle de bain.
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« Alors les p'tits, vous allez faire quoi pendant les vacances ? »
Cette question, posée par Adrian, fit lever les yeux des deux secondes années. Ceux-ci échangèrent un regard plat puis haussèrent les épaules.
_ Partir à l'aventure ? Suggéra Wayne, bien qu'il sache pertinemment que Harry et lui gardaient cela pour les cours.
_ Attaquer la section interdite de la bibliothèque. Rajouta Harry, à peine une seconde plus tard.
En y repensant, Harry était heureux que Wayne ait été avec lui lorsque le directeur Dumbledore l'avait interrogé. Bien qu'il ait eu une histoire de couverture avec les gobelins, lesquels s'étaient chargé de créer un personnage pour gérer la garde d'Harry et Wayne, il préférait que cela reste secret et, grâce à Wayne qui avait toujours maintenu l'attention de Dumbledore trèèès éloignée de ce sujet là, le vieil homme n'en savait encore rien. Lui qui avait voulu l'interroger sur les Dursley depuis des mois...
Adrian et Terence secouèrent la tête d'un air amusé, mais Marcus portait une expression un peu plus sérieuse :
« Essayez de ne pas vous mettre en danger, d'accord ? »
Même si le visage d'Harry était niché contre l'épaule de Wayne, personne ne manqua son sourire. Il était tellement rare de le voir sourire, même quand Wayne était à proximité de l'enfant ( dans un lieu public ) alors, naturellement, cela attira leur attention. Harry songea que si sa mère avait été vivante, elle aurait probablement eu le même genre de comportement que Marcus. Un sourire timide étira ses lèvres malgré lui. Ça allait, il pourrait s'y habituer.
« D'accord. »
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1/ Au début, je voulais mettre Naruto, puis je me suis dit, pourquoi ne pas faire correspondre les dates et je me suis souvenu de ce manga que j'ai commencé à lire l'an dernier. Il a été commencé en 1989 et est toujours en cours. Les graphismes sont super !
2/ Je ne me souviens plus de l'ordre des attaques et je n'ai pas le livre sur moi pour l'instant donc désolé.
3/ ''choses impossibles dans le monde moldu possible dans monde sorcier'' = Mpreg
4/ Je n'ai pas réussi à trouvé la date de naissance de Septimus Weasley mais étant donné que Arthur est né en 1950, je pense qu'il n'est pas improbable de placer sa naissance ( pour cette fiction ) entre 1925 et 1927.
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ça n'était pas censé dépasser les 10 000 mots... mais je suis contente du produit rendu. ^^
Réponses aux reviews :
Resumption : Ooh non, tu n'es pas la seule. Il est actuellement 3h du matin pendant que je tape la réponse à ta review. Je crois que le sommeil commence enfin à venir. Bien sûr, j'espère que tu as aimé.
Lady Shasha Phantomhive : Oui, oui, il y en a une ! Mais la suite va tarder un peu plus cette fois-ci. Et la 3è partie sera sans doute un peu plus comme la première partie, niveau longueur.
LolitaUp : Yup, je vais le faire !
History : Merci à toi ! Touffu ? Il a été relâché, mais il va peut-être réapparaître – ou sera au moins mentionné_, dans le 3ème chapitre.
Yaoii : Ké ké ké merci beaucoup ~
CelesteDiam1789 : Merci ! J'espère que cela t'as plu.
Shishi-sama76 : Hé hé hé merci beaucoup =)
Guest : Merci ^^
Lesaccrosdelamerceri : Salut ~ Vraiment ? Merci !
Lerugamine : Yey merki ~
Iroko : Heya ~ Tout d'abord, merci pour ton commentaire. Pour répondre à tes questions : Tout d'abord, oui, tu vas encore avoir le plaisir de les voir pelotonnés l'un contre l'autre – et contre d'autres_, parce qu'ils sont extrêmement tactiles. Ensuite, Dumbledore est déjà cinglé mais il sera encore présent à Poudlard un long moment. Je ne sais pas encore combien de temps et je ne sais pas encore ce qui lui arrivera mais j'y réfléchis. Je sais que Harry et Wayne comptent anéantir sa réputation. Quant à Snape, ouais, pour l'instant c'est ça mais je crois qu'il avait quand même eu certains doute lorsqu'ils ont trouvé le Troll et les doutes seront toujours présents – et un peu plus perceptibles dans la suite normalement. Snape n'est quasiment pas présent dans la 2° partie mais il va réapparaître. Et.. ouais, les Serpentards sont définitivement protecteurs. Y a pas assez de fic où les aînés de Serpentards sont protecteurs vis-à-vis d'Harry. Y en a.. mais pas beaucoup.
Lilas Chupa : Yooho ! Voilà voilà !
Kuroe17 : Yup, il va y avoir un chapitre pour presque toutes les années. À peu près. Dépendra de ce qui se passera avec Dumbledore, le Ministère et Voldy.
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Hélas, je n'ai pas encore commencé la 3ème partie et je risque d'être un peu occupée les prochaines semaines donc je pense que la prochaine mise-à-jour ne sera pas avant au moins un mois, avec de la chance. Pour celles qui suivent Gages, je préviendrais sur le recueil quand je mettrais la 3° partie et si jamais je publie plus tôt. Bye-bii !
Publié le : 09.04.2017
