Hey ~ ça fait un petit moment n'est-ce pas? Moins longtemps que le précédent chapitre cependant (heureusement). J'espère que vous allez tous bien et... euh... ne faîtes pas attention aux fautes, je viens de finir de rédiger ce chapitre, il est trois heures du matin et je suis crevée donc, voili voilou. J'espère que ça vous plaira tout de même.
Allez, les choses s'accélèrent dans ce chapitre.
Petite note pour vous dire que bien que j'utilise parfois le pronom neutre 'iel' aussi bien à l'oral qu'à l'écrit (et que mes amis sur Discord utilisent majoritairement moi en utilisant des pronoms neutres en s'adressant), je n'ai pas pour habitude d'utiliser les mots comme 'san/saon' ou 'lae' donc ne le prenez pas mal si je fais des petites erreurs de ce côté-là, s'il vous plaît.
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PS : J'ai vraiment besoin d'arrêter d'ajouter de nouveaux OCs dans cette fic. U_U
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Hey, mon anémie est retournée avec vengeance et ma motivation a pris un coup pour le pire. J'aime écrire mais parfois j'ai juste envie de ne rien faire. TT_TT
« C'est ce qui s'appelle avoir le sens de la communauté : quand l'un devient fou, tous le deviennent. » Barnaby.
Harry Potter & Wayne Hopkins à Serpentard 10 – Évasions & Scandale
Précédemment :
_ Apparemment, ils ont pincé le coupable."
Les nouveaux arrivants s'empressèrent de s'asseoir pour entendre les nouvelles. Moon était discrète et timide, elle parvenait facilement à se fondre dans le décor aussi les gens avaient tendance à laisser échapper des choses sans se rendre compte de sa présence. C'était d'autant plus vrai dans le cas des professeurs et autres adultes. Harry ne doutait pas de son abilité à éluder l'attention de professionnels.
"Tu sais qui c'est ?" demanda-t-il d'un ton calme.
Lily lui adressa un regard indéchiffrable puis une expression nerveuse apparut brièvement sur ses traits quand elle posa les yeux sur Wayne. Pourtant, la nervosité laissa place à de la détermination quand elle le regarda à nouveau et répondit:
"Ginny Weasley."
_._._._._._._._._._._
Harry ne réagit pas immédiatement. Il cligna des yeux lentement, enregistra distraitement les injures qui quittèrent les lèvres de ses camarades les plus proches et sentit Wayne se rigidifier contre lui. Harry prit sa main gelée dans la sienne et la serra doucement. L'albinos cessa de respirer pendant un moment – un moment si long que Harry commença à être inquiet- mais il finit par reprendre une respiration normale alors même que ses yeux balayaient la Grande Salle à la recherche de Weaslette.
"Les jumeaux vont être dévastés, fit Harry d'un ton neutre.
_ Furieux serait un terme plus juste," fit Lucian Bole en attrapant un couteau pour couper une tranche de pain à Peregrine.
_ Elle n'est pas là," fit Moon en regardant Wayne. Weasley. Elle a été escortée par des Aurors." expliqua-t-elle alors que Lucian remarquait l'air interrogateur de Harry et s'expliquait.
_ On se voit tous les mardi soir pour discuter études et business. Tu sais qu'ils sont en train d'ouvrir leur magasin de farces et attrapes ?"
Harry hocha la tête. C'était lui qui avait financé leur business après tout alors les jumeaux l'informaient fréquemment sur les avancées des travaux.
"Ils vont bientôt ouvrir d'après ce qu'ils m'ont dit.
_ En décembre, oui, confirma Lucian. Bref, les disputes entre eux et leurs jeunes frères et soeurs, ainsi que Mrs Weasley, n'ont cessé d'augmenter depuis que leur projet s'est concrétisé. Ils vont peut-être être un peu dévastés mais la colère va être majoritairement présente chez ces deux-là."
Harry hocha pensivement la tête.
"Ça m'étonne que tu ne te sois pas encore lancé sur les traces de Weaslette, Wayne." fit Blaise.
Wayne ne répondit pas tout de suite, son regard fixé sur la place vide à côté de Weasley et Granger puis, lentement, il tourna la tête vers les Serpentards formant leur Cour et inclina la tête sur le côté:
"Oh, elle va avoir ce qu'elle mérite. Les dieux de la mort sont toujours justes... Il faut juste savoir être patient. Je ne suis pas pressé."
Blaise cligna des yeux puis cligna des yeux à nouveau. Oh. Wayne et Harry connaissaient les anciens rites et traditions, ils faisaient des offrandes aux dieux. Ils étaient des pratiquants de l'Ancienne Religion. Bien sûr qu'ils croyaient aux dieux de la Mort. C'était just la première fois qu'ils le mentionnaient ouvertement devant eux.
Lucian et Theo reportèrent leur attention sur Wayne.
"Donc tu ne vas... rien faire à son sujet ?"
Wayne leur offrit un regard innocent.
"Pourquoi ferai-je quoi que ce soit à son égard ? Ce serait un crime. Je ne suis pas un criminel."
Les Serpentards reniflèrent avec amusement. Même Harry esquissa un rictus. Ces gars-là le connaissaient trop bien.
"Plus sérieusement, je compte laisser faire la Justice. Droguer quelqu'un avec un philtre d'amour – l'Amortentia en plus de ça- est un crime sévèrement puni.
_ Oui, mais Weasley est mineure.
_ En effet, ça ne veut pas dire qu'elle ne va pas être punie. Elle ne sera pas envoyée à Azkaban -
_ Tant mieux, souffla Harry. Je ne souhaiterai pas ça à mon pire ennemi.
_ Mais elle va tout de même être lourdement condamnée." poursuivit Wayne avec un rictus malicieux.
Avec un peu de chance, le Wizengamot n'écoutera pas Dumbledore quand le directeur essaiera immanquablement de défendre Weaslette en disant qu'il s'agissait d'un ''malentendu''. Il n'y avait aucun doute dans l'esprit de Wayne: Albus Dumbledore allait forcément tenter d'interférer d'une quelconque façon que ce soit.
Mais soyons clair sur la chose; si la Justice décidait de suivre l'exemple du directeur de Poudlard et de ne rien faire au sujet de cette petite garce, Wayne invoquerait son droit et exigerait réclamation pour ce qu'elle avait fait à Harry.
Aucun ne vit l'ombre de Wayne s'agrandir et s'élargir alors que la conversation reprenait plus calmement.
Wolf poussa un soupir épuisé alors qu'il quittait la chambre 205 et rejoignait Cobra dans la cafétariat de l'hôpital. Son employé en était à sa troisième tasse de café en moins de deux heures et Wolf était très légèrement inquiet pour cellui-ci (ce n'est pas une faute, c'est ce que j'ai trouvé sur internet en cherchant un terme neutre pour ''celui-ci''/''celle-ci'' mais je pense que je vais accorder au masculin tout en utilisant 'iel' pour rendre les choses plus claires lors de la lecture.). Cobra avait tendance à boire trop de caféine quand iel était stressé. La dernière fois que le langue-de-plomb avait ingéré trop de caféine, iel avait fait un cours séjour à l'hôpital et avait inquiété tous ses collègues, Wolf et Gerbil plus que les autres.
"Est-ce qu'il s'est réveillé ?" l'interrogea Cobra avant que Wolf n'ait eu le temps de le réprimander.
Le boss du DM possa un soupir.
"Pas encore. Enfin, il a ouvert les yeux il y a une quinzaine de minutes mais il était fiévreux et délirant. Il a perdu conscience après avoir avalé un peu d'eau."
Cobra hocha la tête d'un air fatigué. Les deux langues-de-plomb s'étaient séparés la veille alors que Gerbil était lévité pour être transporté d'urgence à l'hôpital. Cobra s'était jeté à la poursuite des infirmiers. Wolf aurait bien aimé suivre mais il devait faire part de leurs découvertes au DMLE, l'affaire était urgente. Il s'était donc rendu au bureau des Aurors et avait attendu Madame Bones à son bureau. Quand elle était apparue, il était devenu évident que le bureau de la chef du DMLE serait trop petit et ils avaient convergé (Wolf, Bones et les Aurors de cette dernière) vers la salle de conférence. Là-bas, une fois tous installés autour d'une table ovale, Madame Bones avait part des résultats de leurs fouilles et Wolf avait immédiatement suivi avec ses propres découvertes, avançant la confession d'un de ses hommes ainsi que ce qui était arrivé quand il avait essayé de donner le nom de la femme qui l'avait séduit. Il avait ensuite révélé ce que Cobra lui avait appris quelques minutes seulement plus tôt, par miroir interposé: à savoir qu'après les scans magiques performés par des médicomages, il était devenu évident que Gerbil avait été pris pour cible par des sortilèges destinés à le rendre plus sensible aux suggestions de la criminelle tout en l'empêchant de parler sans souffrir d'une douleur terrible.
Les regards sombres qui lui avaient fait face lui avait assuré que Gerbil serait innocenté si jamais ça devait aller jusqu'au procès de son côté – il était, après tout, une victime également.
Puis il avait cessé de faire les cents pas et avait pivoté pour faire face à Amelia Bones, un rictus victorieux aux lèvres. Il lui avait alors annoncé que malgré son état, Gerbil était parvenu à prononcer -en parti- le nom de celle qui l'avait rendu complice d'un crime grave: une Weasley.
Certes, il y avait plusieurs femelles Weasley encore en vie mais les deux qui venaient immédiatement à l'esprit (et étaient le plus susceptibles d'avoir empoisonné le Survivant) étaient Molly Weasley et sa fille Ginevra. Il y avait eu des rumeurs à l'époque, quand Arthur Weasley s'était tout à coup intéressé à Molly Prewett. On disait que Molly Prewett avait un intérêt pour les philtres d'amour et c'était vrai, mais Wolf n'y avait à l'époque pas porté grand intérêt, pensant qu'il s'agissait là de simples rumeurs. Maintenant il s'interrogeait.
Ça et il devint ensuite clair que Ginevra, dite ''Ginny'' Weasley était connue pour suivre Harry Potter de loin dans les couloirs de Potter.
Wolf n'en entendrait parler que plus tard, mais après que leur entrevue ait été ajournée et alors qu'il se rendait à l'hôpital pour s'enquérir sur l'état de Gerbil, Amelia et son équipe retournaient à Poudlard.
En reprenant les interrogatoires tout en posant des questions un peu plus centrées, Amelia apprendrait que Miss Weasley avait la mauvaise habitude de se trouver là où Mr Potter passait le plus clair de son temps; s'il réécrivait ses fiches de révisions près du Lac Noir en compagnie de ses amis, Miss Weasley serait vue assise sur un banc non loin. Si Potter cherchait un livre à la bibliothèque, Miss Weasley entrerait à son tour dans la librairie de Poudlard et prétexterait chercher un livre mais ressortirait ultimement sans en avoir emprunté aucun. Quand le jeune Potter mangeait avec ses amis dans la Grande Salle, la plus jeune enfant Weasley passerait son temps à l'observer tout en rêvassant.
Miss Ingenium et Ludwig, deux de ses camarades à Gryffondor révélèrent que Ginny Weasley se serait montrée violente avec elles quand elles auraient complimenté les yeux du Survivant et les aurait menacé de violences physiques si elles venaient à interagir avec le jeune Lord.
À la fin de la journée, Amelia avait suffisamment de témoignage pour faire escorter Ginevra Weasley au Ministère et éventuellement l'interroger sous véritaserum. Elle envoya quelqu'un, Kingsley pour qu'il informe Arthur des récents développements. Kingsley serait suffisamment attentionné pour ne pas juste lui balancer tout ça à la figure et il était également un vieil ami de l'homme.
Il est vrai que Shacklebolt avait un jour été membre de l'Ordre du Phoenix (elle avait entendu dire que cette organisation n'avait jamais réellement été démantelée) mais il avait résilié son adhésion à ce groupe quand Dumbledore s'était révélé moins blanc que sa barbe. Son raisonnement était que s'il voulait faire plus, il n'avait qu'à passer plus de temps à son travail – chose qu'Amelia essayait justement d'éviter depuis des années parce que Kingsley travaillait trop.
L'homme réapparut quarante minutes plus tard, les traits tirés par la fatigue.
"Miss Weasley était très réticente à me suivre. J'ai dû finir par l'immobiliser afin de l'escorter hors de Poudlard.
_ S'est-elle montrée violente ?" demanda Amelia en observant l'égratignure que Kings arborait à la joue.
Son Auror esquissa un sourire qui ressemblait davantage à une grimace.
"J'ai fait face à pire mais oui, elle s'est montrée violente. Physiquement et verbalement."
Amelia hocha la tête. Ça ne ferait que s'ajouter à la liste des charges qui pesaient contre elle. Parce que croyez-le ou non mais la tentative de drogue/empoisonnement ainsi que le harcèlement n'étaient pas les seuls crimes de la jeune femme.
"Rentrez chez vous, Kingsley. Allez vous reposer. Ces derniers jours ont été chargés."
Son collègue et ami renifla avec amusement et hocha la tête.
"Vous aussi, boss."
Harry était en train d'essayer de faire descendre Squirrel de sa tête quand quelque chose lui barra le chemin alors qu'il s'apprêtait à entrer dans la Grande Salle. Levant les yeux, il fronça les sourcils quand il avisa la personne qui lui faisait face. Weasley. Wayne n'allait pas être content. En fait, Wayne ne serait pas content si Harry était blessé et il le serait encore moins si cela se produisait des suites d'une confrontation avec Ronald.
Le petit brun posa un regard vide sur le rouquin.
Ron frissonna. Il s'était levé avec un but précis quand fe grands yeux verts dénudé de vie le dévisagèrent en retour. Si Ron avait été moins tempéramental, il se serait demandé si c'était une si bonne idée que ça, de confronter le Survivant, en public en plus de ça. Mais Ron Weasley était tempéramental et il ne vit pas les regards méfiants qui se posèrent sur lui alors qu'il croisait les bras sur son torse, une grimace colérique étirant ses traits.
"Ça va, t'es content de toi ?"
Potter cligna des yeux.
"Pardon ?"
La colère ne fit que croître en Ron.
"Ma petite soeur a été exclue et c'est entièrement de ta faute !"
Potter lui rendit un regard plat. Merlin que c'était irritant ! Ne pouvait-il donc pas afficher la moindre émotion? Il fallait qu'il soit une anormalité toute catégorie.
"Le renvoie de ta soeur n'est aucunement ma faute, Weasley. Elle a choisi de me droguer avec une potion hautement dangereuse et illégale. Elle savait ce qu'elle risquait et elle s'est fait prendre.
_ Menteur, c'est toi qui l'a séduit !"
À cela, tout le monde cessa de faire semblant de ne pas écouter. Weasley était-il tombé sur la tête ou bien ? Tout le monde savait que Potter et Hopkins étaient ensembles et tout le monde savait aussi que Weaslette était obsédée par le Survivant. En plus de ça, ils n'étaient même pas certains que Potter sache que Ginevra Weasley existait malgré les tentatives répétées de cette dernière pour se faire remarquer.
"TU VAS PAYER!"
Sur ce, le rouquin dégaina sa baguette et ouvrit la bouche pour lui jeter un maléfice mais Harry fut plus rapide:
"Expelliarmus !"
La baguette du rouquin s'échappa des mains de ce dernier et vola jusqu'à Harry qui l'attrapa et l'inspecta. Les jumeaux seront tellement déçu de leur jeune frère quand ils apprendront ça. Harry se souvenait que Fred et George lui avaient dit avoir passé une bonne partie des vacances suivant leur quatrième année (à Harry et Ron) à enseigner à leurs jeunes frères et soeurs des sortilèges de défense (et bien, des cours théoriques, ils étaient passé à la pratique en rentrant à Poudlard). Quand bien même les jumeaux n'appréciaient pas vraiment certains membres de leur famille, ils étaient tout de même une famille. Cette façon de pensée avait été brutalement arrachée aux jumeaux quand ils avaient signé un contrat de business avec Harry et que leur mère était devenue d'autant plus déterminée à briser leur rêve.
"Mr Weasley!" leur parvint une voix glaçante derrière Harry.
Le Serpentard pivota et cligna des yeux quand il aperçut son chef de Maison.
"50 points en moins pour Gryffondor.
_ QUOI !? MAIS C'EST INJUSTE -!" s'indigna Ron.
Les autres Gryffondors présents fermèrent les yeux. Il fallait que Ron en rajoute en plus de ça, hein ?
Snape haussa un sourcil, visiblement non impressionné par l'éclat de colère du rouge et or.
_ Et vous venez de faire perdre à nouveau dix points à votre maison. Maintenant suivez-moi. Professeur McGonagall va se charger de votre punition.
Sur ce, l'homme se détourna après s'être assuré que son élève n'était pas blessé et s'éloigna en direction du bureau de la directrice adjointe.
Ron afficha une grimace furibonde et passa devant Harry. Il voulut lui donner un violent coup d'épaule mais Harry se décala à temps et le rouquin manqua de s'affaler par terre sous les moqueries de ses camarades. Il faut bien dire ce qui est: Ron Weasley s'était fait beaucoup d'ennemis depuis son entrée à Poudlard.
Resté seul (enfin, plus ou moins), Harry échangea un regard avec Thomas et Finnigan puis haussa les épaules et fit son chemin jusqu'à la table de Serpentard. Il s'arrêta par Luna, qu'il salua d'un hochement de tête. Il l'écouta parler de ses recherches sur le Ronflak Cornu alors qu'il sortait son manuel de sortilèges avancés de son sac. Un rouleau de parchemin et une plume suivirent. Il restait vingt-cinq minutes avant le dîner et c'était exactement le temps qu'il lui fallait pour terminer son devoir à rendre pour la semaine suivante.
Il était tellement plongé dans son essai que Wayne dut bien s'y reprendre à deux fois afin de leur sortir de son mode concentration.
"Oh, tu es là." dit-il d'un ton plat.
Les lèvres de Wayne se recourbèrent et il massa la nuque du plus petit avant de venir s'asseoir à ses côtés, un exemplaire du Daily Prophet dans les mains.
Depuis une semaine, les articles sur cette affaire d'Amortentia se succédaient; tout le monde ne parlait plus que ça. D'une certaine façon, Ginevra Weasley avait eu ce qu'elle avait toujours désirée: elle était devenue connue. Tout le monde ne parlait plus que d'elle. Ça n'était cependant sans doute pas ainsi qu'elle imaginait les choses.
"Weasley va être un problème?" chuchota Wayne alors qu'il attrapait ses couverts.
"Ne l'a-t-il pas toujours été?"
Wayne esquissa un rictus amusé puis tendit un toast au petit brun et l'incita à manger quelque chose. Lui-même se contenta de quelques bouchées. Depuis quelques temps, il avait de moins en moins faim. Il ne s'inquiétait guère cependant; ça n'était pas comme s'il était malade ou quoi. Il avait autant d'énergie que d'habitude, il avait juste... moins faim qu'avant.
Harry l'avait remarqué bien sûr et il avait abordé le sujet avec Wayne mais comme celui-ci ne semblait pas inquiet, il avait décidé de ne pas s'en inquiéter pour l'instant.
Les jours passèrent. Harry, Wayne et leurs camarades de classe trouvèrent les cours de Défense particulièrement intéressants et enrichissants. Rookwood et Dolohov savaient de toute évidence comment enseigner et ils savaient beaucoup de choses. Défense était à présent devenue la matière favorite de notre duo.
Au cours des prochaines semaines, ce fut le chaos. Harry n'était pas heureux de savoir que cette histoire d'Amortentia faisait encore la Une (et c'était parti pour durer) mais si c'était le prix à payer pour faire en sorte que Ginny Weasley finisse ses jours en prison – et donc très loin de lui- il était prêt à supporter ça ainsi que les regards sympathiques qu'on lui lançaient quand ils pensaient qu'il ne les voyait pas.
Ginny fut jugée coupable devant l'entièreté du Wizengamot exactement trois semaines après que Harry se soit réveillé de son mini-coma. Les charges qui pesaient contre elle étaient lourdes: empoisonnement, tentative de viol (c'était comme ça que c'était vu par le monde sorcier et le viol (que ce soit physique ou de l'esprit) était pris très au sérieux ici), tentative de vol de lignée, tentative de meurtre involontaire. Et ça n'était que quelques unes des charges listées contre elle. Sans aucune surprise, Dumbledore avait essayé d'intercéder en sa faveur mais: 1/ l'homme avait perdu la majorité de son influence politique au cours des trois dernières années et 2/ tout le monde avait entendu dire qu'il avait quelque chose à voir avec l'enlèvement du Consort Greyback et de l'un des enfants Greyback. Alors, certes, le DMLE n'avait pas encore les preuves nécessaires pour interroger le vieux sorcier, mais ça ne saurait tardé.
Bref, le pauvre avocat commis d'office n'avait guère fait le poids face à toutes les preuves qui défilaient pour bien enfoncer sa cliente – raison pour laquelle il avait tenté de convaincre Ginevra de plaider coupable en premier lieu.
Ce jour-là, Ginnevra Weasley écopa de 30 ans de prison ferme dans un centre de détention pour femmes dans le monde moldu. Sa baguette fut brisée et elle eut droit à un joli bracelet blanc qui bloquerait désormais son accès à la magie et ce, jusqu'à la fin de sa sentence, si ce n'est plus longtemps encore en fonction de son comportement après tout ce temps passé enfermée.
Paul Millenski (Gerbil) fut reconnu comme une victime et promit de prendre du repos ainsi que de suivre des séances de thérapie.
Quand Harry et Wayne quittèrent la salle d'audience en compagnie de leur meute, ils étaient soulagés – quoique ça ne se voyait qu'un tout petit peu sur le visage d'Harry.
Ils n'auraient plus jamais à faire face à cette horrible teigne. Wayne était juste un peu déçu de ne pas pouvoir la tuer lui-même. Oh, il pourrait toujours s'en charger plus tard.
Bien sûr, ça ne serait pas Poudlard si l'année n'était pas pleine de rebondissements.
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[Quelques heures plus tard, le convoi transportant la nouvelle détenue dans son centre de détention fut attaqué et le fourgon la transportant crasha dans un fossé. Quand la première voiture de police débarqua sur les lieux, les agents constatèrent que le chauffeur était mort et qu'il en était de même pour les deux gardes. Il n'y avait aucune trace de la détenue. Comme tout cela s'était passé dans le monde moldu et que la liaison magique/moldue était un gros bazard, les sorciers n'entendirent rien de tout cela, quand bien même le visage de Ginevra Weasley faisait la Une des journaux moldus. Et ça n'était pas Ted & Andromeda Tonks, en vacances au îles Fidji, qui allaient faire parvenir les nouvelles à la Grande-Bretagne sorcière.]
[Et si le soir-même, après la sentence de Ginevra, Wayne tailla une pipe à son petit-ami pour le récompenser ou quelque chose du genre, ça resta bien entre ces deux-là.]
C'est en avril que les choses prirent un tournant plus... sérieux. Rien n'aurait pu avertir Harry que les nouvelles apportées par les hiboux et chouettes postiers seraient aussi... inattendues.
Quoi que cela expliquait certainement l'absence des professeurs Rookwood et Dolohov.
"C'est quoi ce bordel..." grogna Marcus en fixant d'un air ahuri la Une du Daily Prophet.
Harry et Wayne se penchèrent en avant pour lire par-dessus son épaule.
"ÉVASION DE CELUI-DONT-ON-NE-DOIT-PAS-PRONONCER-LE-NOM! LE DÉPARTEMENT DES MYSTÈRES DÉPLORE 8 MORTS"
Plus bas, il était également noté que trois Aurors et un autre employé avaient été tués au cours del a fuite de Voldie. En tout, cela faisait donc 12 morts qui pouvaient être attribués à ce salaud de Voldie.
Les deux garçons échangèrent un regard blanc.
"Oh merde."
Et bien, pas de quoi s'inquiéter. Si le vieux Voldie venait à eux, ils s'occuperaient de lui comme ils s'étaient occupés de tous les autres avant; ils le détruiraient et ne laisseraient que des ruines derrière leur passage.
Le calme qui se poursuivait généralement jusqu'à l'arrivée des derniers retardataires fut donc brisé quand les premiers élèves mirent la main sur leurs exemplaires du Daily Prophet.
Un capharnaüm régna dans la Grande Salle et les professeurs étaient eux-même bien trop surpris et choqués pour essayer de calmer la situation.
Inutile donc de préciser que Theodore Nott ne s'attendait pas à ce niveau de bruit quand il pénétra dans la Grande Salle, toujours à moitié endormi, Barty – non, Squirrell, assis sur sa tête.
"Qu'est-ce qui se passe?"
Sans un mot, Harry lui tendit le journal qu'il avait pris des mains de Marcus. Le plus âgé grogna mais ne tenta pas de récupérer son édition.
Theodore attrapa le journal et cligna des yeux en voyant le titre de la Une. Il lui fallut un certain temps pour compendre ce qu'il était en train de lire alors qu'au-dessus de lui, Squirrell s'agitait, terrifié.
Harry attrapa l'animagus écureuil et le serra contre lui.
"Tout va bien, Squirrell. Il ne sait pas qui tu es et où tu es. Il ne te fera aucun mal."
La majorité des Serpentards s'étaient figés en posant les yeux sur l'article et leurs visages étaient figés dans une expression de marbre mais Harry savait à quoi ils pensaient: oh merde.
Après tout, à part quelques très rares personnes, personne à Serpentard ne voulait voir le Mage Noir reprendre le pouvoir. Où pouvait-il donc bien être parti? Et comment s'était-il échappé? Avait-il reçu de l'aide ou s'était-il débrouillé seul? L'article ne répondait à aucune de leurs questions puisque "l'incident" s'était apparemment produit très tard dans la nuit.
En tout cas, ça corrrespondait effectivement avec la mystérieuse disparition de leurs professeurs de DCFM; il était évident que les deux hommes faisaient partis du contingent de membres du DMLE, Département des Mystères et Hit-Wizards qui avaient été dispatchés afin de traquer le Mage Noir déchu.
Harry échangea un regard avec Wayne. Voldie ferait mieux de ne pas tenter de s'attaquer à eux. Harry n'aurait absolument aucun remord si ce Mage Noir de pacotille se mettait en travers de leur chemin.
La voix d'Harry était frêle quand il prit la parole, mais elle porta sur toute la table:
"Calmez-vous. Voldemort n'attaquera pas Poudlard tout de suite. Jamais s'il est pourvu d'une quelconque intelligence."
Étonnamment – ou pas- cela calma la grande majorité des Serpentards.
"On devrait y aller," marmonna Wayne en se levant du banc. On a Défense en première heure.
_ Est-ce qu'on a même cours? Dolohov et Rookwood sont partis! S'écria Parkinson, recevant un regard noir de Lucian qui n'était pas du tout réveillé malgré la froide annonce du Daily Prophet.
_ Il y avait une note sur le panneau d'affichage à l'entrée. Un remplaçant a été trouvé pour les quelques jours où nos professeurs seront absents, fit Theodore en rangeant son livre de Sortilèges dans son sac de cours.
_ Déjà!?"
Harry attrapa la main de Theo – qui tremblait légèrement- puis le tira doucement hors de la Grande Salle alors qu'un Squirrell tout aussi tremblant faisait un nid de son crâne chevelu.
Tout n'allait pas bien se passer. Leur professeur remplaçant était un idiot patenté. C'était pas possible d'être aussi stupide. Ils n'iraient pas jusqu'à la comparer à Lockhart mais ils n'étaient pas si éloignés que ça. Harry avait tiqué quand l'homme s'était introduit à eux (et il n'avait pas pris la peine de mémoriser son nom mais il pensait que ça aurait pu être Jordan Johnson ou John Johnson. Un truc dans le genre) mais ça n'était que dix minutes plus tard que les Serpentards échangèrent un regard plat: ce type était un idiot. Un idiot qui, comme Umbridge avant lui, semblait être prendre le Ministère en exemple.
Oh Merlin.
Quatre jours plus tard, les élèves en étaient venus à la conclusion qu'ils ne pouvaient attendre le retour des professeurs Rookdwood et Dolohov. Les cours de Johnson fastidieux et manquaient de contenu. Sa voix monotone les endormait presque davantage que celle de Binns – ce qui était dire- et il avait la mauvaise habitude de prêter une attention particulière aux jeunes filles présentes dans sa salle de classe.
Harry ne l'aimait pas.
Ce midi-là, Terence jeta un bref coup d'oeil à Harry et décida qu'il était inutile de prendre la peine de mémoriser le nom du remplaçant. Le duo le ferait probablement disparaître avant le retour de leurs véritables professeurs de DCFM. Il délaissa son édition du Daily Prophet pour s'intéresser à ses amis. De toute façon, depuis l'annonce de l'évasion de Vous-Savez-Qui, tout le monde ne parlait plus que de ça. Une sorte de psychose s'était installée et on jurait l'avoir vu un peu partout aux quatre coins de la Grande-Bretagne. Les reporters se chargeaient aussi de leur faire savoir les avancées des membres du DMLE et du Département des Mystères. Cela étant dit, il était difficile de tirer les vers du nez de ceux-ci.
"Hey,"
Wayne leva yeux vers le nouveau venu et hocha la tête en guise de salutations.
"Theo," Harry le salua à son tour.
L'autre sixième année s'installa à la table des Serpentard et sortit un livre de sa besace.
"Des projets concernant le remplaçant?"
Harry pencha la tête sur le côté.
"Pourquoi aurait-on des projets le concernant?"
Son expression était impassible et sa voix monotone mais il ne trompa pas Theodore. Après tout, l'autre garçon partageait un dortoir avec eux depuis six ans. Il avait appris à les connaître et à déchiffrer les humeurs d'Harry.
Wayne renifla en poignardant un morceau de viande dans son assiette.
"Pas pour l'instant mais c'est pas l'envie qui m'en manque."
Marcus, qui venait d'arriver après une matinée chargée à l'infirmerie (un élève avait fait explosé son chaudron et plusieurs de ses camarades avaient été blessés), s'assit à côté d'Harry après avoir ébouriffé les cheveux du duo.
"Qu'a-t-il fait pour s'attirer tes foudres?"
Wayne jeta un regard noir à son plat."
"Je n'aime pas la façon dont il regarde Harry."
Le concerné pencha la tête sur le côté. Uh? Qu'est-ce que ça voulait dire? Il n'avait même pas remarqué les regard de du pseudo enseignant.
Marcus fronça les sourcils.
"Comment ça?"
Une grimace furieuse étira les traits de Wayne avant qu'il ne reprenne le contrôle de lui-même. Il savait qu'il était possessif mais vraiment? Il ne pouvait pas être le seul à avoir remarqué que Johnson regardait son partenaire comme s'il était un morceau de viande de choix. Ce qu'il était mais là n'était pas la question! Johnson n'avait pas le droit de regarder Harry ainsi! Il était un professeur! ... Et bien, supposé professeur.
Agacé, il poignarda à nouveau son morceau de viande.
"Il regarde Harry comme s'il voulait le baiser."
"Wayne!"
Il ignora la réprimande de Terence. Il savait que l'autre adolescent le réprimandait pour son langage mais il n'y avait vraiment pas d'autre moyen d'expliquer la chose. Un coup d'oeil à Harry lui affirma que son petit-ami n'avait pas remarqué l'attention particulière de Johnson et Wayne se jura de ne laisser aucune occasion à l'homme de se retrouver seul en compagnie d'Harry. Ha! Comme s'il allait laisser cela se produire.
"Je n'ai pas fait attention, fit Harry pensif. Par contre, j'ai remarqué qu'il prêtait une attention particulière aux filles de notre classe.
_ Ouais, c'est la même chose avec notre classe," fit Terence en échangeant un regard avec Jason (Urquhart) et Vaisey.
Harry retroussa le nez.
"Je ne l'aime pas beaucoup. Quand est-ce que Mr Rookwood et Mr Dolohov reviennent?"
Terence résista à l'envie soudaine de serrer Harry contre lui.
"Je ne sais pas mais j'espère que c'est pour bientôt. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir supporter cet abruti de Johnson," maugréa Blaise en jetant un regard irrité à la table des enseignants.
Woah, songea Lucian Bole en clignant des yeux. Johnson devait vraiment être incompétent si Zabini affichait sa colère aussi librement.
Il était difficile d'irriter Zabini. Ou plutôt, il était difficile de le voir exprimer son irritation. Lucian était tout à coup bien content d'avoir déjà gradué.
L'ex Serpentard se leva et attrapa son sac avant de hocher la tête vers Marcus et les plus jeunes.
"J'y vais, Snape va me faire passer un examen pour valider mon semestre. Oh et si vous voyez Peregrine, dîtes-lui que Hooch m'a demandé de lui dire que son cours d'arbitrage était annulé aujourd'hui."
Harry opina très sérieusement.
"Bonne chance pour ton examen, Perry."
Peregrine esquissa un rictus à l'entente du surnom – il avait depuis longtemps abandonné l'idée de lui demander d'arrêter de l'appeler ainsi- et ébouriffa les cheveux des deux membres du Duo Mystère avant de quitter la Grande Salle d'une démarche calme et assurée.
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Deux heures plus tard, Wayne se demandait s'il avait un jour offensé un quelconque dieu pour avoir hérité d'une malchance pareille.
Qui avait donc décidé qu'il serait une bonne idée d'envoyer cet idiot à Poudlard? Et avait-il même les compétences requises pour enseigner!?
Bon, ça n'était pas comme si Lockhart et Umbridge les avaient eu mais quand même.
Ça n'était même pas que Johnson était stupide (même si Wayne ne s'était pas gêné pour le penser). Non. Il n'était pas complètement idiot. Il avait été à Serdaigle après tout. Il était juste feignant. Johnson préférait paresser plutôt que d'enseigner. Il avait trouvé la parade parfaite pour se donner l'illusion de leur enseigner quelque chose; il interrogeait Granger et la laissait réciter des passages entiers du livre de DCFM qu'elle avait appris par coeur.
Bravo Granger, tu sais lire et mémoriser un texte. Ça ne voudrait pas dire grand-chose une fois hors de Poudlard.
Wayne se garda bien de dire cela à la Gryffondor parce qu'il ne tenait pas à écouter l'un de ses interminables sermonts. La chose est: la lionne était peut-être intelligente mais elle ses notes laissaient à désirer en DCFM et elle en était bien consciente. C'était pour cette raison qu'elle les détestaient – lui, Harry et Theodore. Tous les trois étaient à la tête du classement général de leur année et ils avaient également les meilleures notes en théorie et pratique du cours de DCFM.
Pourtant, depuis que Johnson était arrivé quelque jours plus tôt, la lionne avait commencé à avoir de bons résultats ce qui était... suspicieux.
Wayne se demandait si Johnson ne lui donnait pas de bonnes notes pour essayer de s'attirer ses faveurs.
Ew.
Jacob Johnson (oh c'était donc ça son nom) était à Poudlard depuis presque trois semaines quand Theo vint se glisser près du Duo à l'heure du déjeuner.
"Vous ne devinerez jamais ce que je viens d'entendre de Parvati Patil."
Harry, qui donnait la becquée à Squirrell, fit une pause et déposa sa cuillère sur son assiette alors que l'animagus faisait des petits bonds excités pour rejoindre Theo. Le nouveau venu sourit et caressa doucement la petite tête de l'écureuil avant de reporter son attention sur ses amis.
Wayne avala sa bouchée de riz et fit un geste du menton vers lui.
"Qu'est-ce que tu as entendu?
_ J'ignorais que vous écoutiez les derniers gossips, les gaçons."
Ça, ça venait de Jeremiyah Rosier, petite cousine d'Evan Rosier et élève en dernière année à Serpentard.
Même si elle ne faisait pas partie de la Cour de Serpentard (parce que, bien que Harry et Wayne n'aient manifestement aucune idée du fait qu'ils soient les rois de la Maison, ça n'était pas le cas des autres élèves) elle était tout de même une Serpentarde assez importante dans sa Maison.
Wayne esquissa un rictus. Tout le monde savait – à Serpentard en tout cas- que les gossips avaient leur usage. Bien qu'il serait stupide de croire à tout et n'importe quoi, il leur était utile d'écouter les derniers racontars, si seulement pour rester à jour sur les affaires de Poudlard. Ça et bien sûr, il y avait aspect un peu plus politique mais n'allons pas nous lancer là-dessus.
La chose est, il serait stupide d'ignorer les dernières nouvelles si Theodore pensait que c'était important ou intéressant.
Ça et Patil vérifiait toujours ses sources avant de faire tourner le moulin à rumeurs.
Harry fit signe à Theo de se lancer.
"Apparemment, Patil a surpris quelque chose de... surprenant. Et scandaleux."
Oh?
Intéressant.
"Comment ça?"
Theo sembla hésiter, une grimace dégoûtée déformant ses traits avant qu'il ne reprenne un air impassible.
"Patil a surpris Granger en train de tailler une pipe (oui, il connaissait cette expression) à notre cher professeur de DCFM."
Quand elle avait vu ça, elle était vite partie sans se faire voir et s'était empressée d'aller trouver Theo avec qui elle s'entendait bien et sur qui elle pouvait compter pour amplifier (ou au contraire désamplifier) certaines rumeurs.
Pendant une seconde, l'air inexpressif d'Harry fut remplacée par une grimace. Il retroussa le nez et sembla sur le point de dire quelque chose avant de secouer la tête.
"Huh."
Wayne, bien plus expressif mimma une soudaine envie de vomir avant de jeter un regard significatif à Theo.
"Elle a des preuves?"
Theo lui adressa un rictus amusé et balança quelque chose sur la table.
"J'espère que ces quelques clichés compromettant suffiront en guise de preuves."
Pris d'une curiosité morbide, les Serpentards se penchèrent au-dessus de la table alors que Wayne ouvrait l'enveloppe.
Lucian ne pouvait nier que Granger était une jolie fille mais, Merlin, il aurait pu se passer de voir ces images. Et il aurait pu se passer de voir le stricte professeur de DCFM avec son pantalon au niveau des chevilles, la queue à l'air alors que Granger le prenait en bouche.
Harry fronça le nez.
"Ew."
C'était l'idée générale. Les relations profs-élèves n'étaient pas strictement interdites dans la Communauté Magique de Grande-Bretagne – en tout cas pas si les deux personnes étaient dans un relation type Courtship mais ça, là, ça n'était pas le cas. Et Mr Johnson qui était un employé ministériel était censé savoi ce genre de choses. Cela prouvait juste qu'il s'en fichait et se croyait au-dessus de la loi. Lui et Grange allaient avoir des ennuis quand ça se saurait. Et bien, Granger n'aurait probablement pas d'ennuis judiciaires parce qu'elle était encore mineure (l'était-elle? Theo l'ignorait mais il lui avait semblé avoir entendu qu'elle était un peu plus âgée que les autres élèves de son année) et même si elle avait dix-sept ans, elle était une élève. Johnson serait clairement présenté comme un séducteur et Granger comme la jeune fille naïve qui s'était laissée séduire.
Ça ne voulait pas dire qu'elle ne serait pas punie par les enseignants.
Harry pencha la tête sur le côté.
"Theo, j'ai une mission pour toi."
Les yeux de Theo se mirent à pétiller. Harry ne lui avait jamais confié de job. En général, Harry et Wayne préféraient s'occuper eux-même de leurs affaires.
"Oui?"
"Assure-toi que les enseignants mettent la main sur ces clichés mais ne te fais pas prendre."
Theo esquissa un rictus.
"À tes ordres, boss.
_ Et moi je compte pour du beurre? maugréa Wayne mais le ton qu'il utilisait indiquait qu'il plaisantait. Si Harry est le boss, je suis quoi, moi?"
Theo lui adressa un sourire amusé.
"Le bras gauche.
_ Pas le droit?" s'enquit Terence en riant.
_ Non, c'est moi le bras droit."
Harry hocha la tête, visiblement en accord avec les propos de l'héritier Nott mais les autres étaient confus. Wayne était clairement le bras droit d'Harry, non?
"Tu es sûr?"
Theo hocha la tête.
"Wayne est le bras gauche. Il est l'Enforcer. Il s'occupe des menaces et s'en occupe d'une façon... définitive. Il fait aussi en sorte que les membres les plus désobéissants se comportent bien."
Uh. Oui, c'était Wayne. Theo était la présence qui calmait les esprits les plus échauffés mais Wayne était là pour s'occuper de toute menace qui planait. Harry pouvait s'en occuper lui-même, certes, mais Wayne n'hésiterait pas si une menace existait envers Harry en particulier.
"Okay, je vois ta logique."
Theo hocha la tête puis posa les yeux sur l'enveloppe contenant les clichés.
"Harry, Lord Rookwood et Lord Dolohov ne vont pas revenir avant le mois prochain. Je me disais que je pourrais peut-être attendre avant de faire parvenir ces clichés aux enseignants."
Harry inclina la tête sur le côté.
"Qu'est-ce que tu as en tête?"
À défaut d'un sourire, Theo lui adressa un regard espiègle et se pencha vers lui pour chuchoter quelque chose à son oreille alors que leurs camarades grognaient, soupirant de dépit. Ils avaient l'impression qu'ils allaient être laissés sur la touche ce coup-ci.
Harry adressa à Theo ce que ce dernier déchiffra comme un sourire enthousiaste.
"Fais-toi plaisir."
Theo sourit.
Oh, il allait enfin pouvoir énacter sa vengence contre Granger. Juste avant qu'il ne se lève pour commencer son plan, Harry lui dit:
"Oh et, tu devrais envoyer un courrier à Ralph. Il s'y connait bien dans cette matière-là."
Theo cligna des yeux. Oh. Évidemment.
Hermione poussa un soupir alors qu'elle posait sa plume dans l'encrier et poussait son rouleau de parchemin au bord de la table pour le laisser sécher. Elle attrapa un autre rouleau. Elle savait qu'en théorie elle avait déjà dépassé longueur maximale du devoir de Sortilèges mais sûrement, le professeur Flitwick serait content de voir son enthousiasme et sa rigueur, non ? Et puis, elle devait travailler dur, plus dur que le reste de ses camarades, si elle tenait à finir première du classement général cette année. Elle avait assez mal digéré le fait de ne pas être première au classement ces dernières années et il ne lui restait plus beaucoup de temps pour montrer qu'elle était la meilleure. Il est vrai que par le passé, il y avait eu des moments où elle avait laissé ses... tendances violentes parler pour elle mais elle avait appris à éviter ça (sa séquestration aux toilettes et son attaque d'écureuil lui étaient gravées dans la mémoire et ça avait été un épisode traumatisant). Hermione était certaine que Hopkins et Potter avaient quelque chose à voir avec cela. Enfin, Hopkins très certainement. Harry Potter s'était sans doute laissé entraîner là-dedans, tout comme il s'était laissé entraîné dans une relation pêcheresse. Ne se rendait-il pas compte que c'était immoral !?
Miss Granger l'ignorait mais quand elle était en colère, elle marmonnait ses pensées sous son souffle. Cela lui avait valu plus d'une fois un regard réprobateur de Mrs Pince mais la femme n'avait encore jamais banni la Gryffondor de la bibliothèque. Pas que le directeur l'aurait laissé faire, de toute façon.
Vingt minutes plus tard, après avoir ajouté la touche finale à son essai sur l'Amortentia, Hermione s'étira et avisa l'heure. Il était presque l'heure de dîner. La bibliothèque n'allait pas tarder à fermer – même Mrs Pince assistait la plupart du temps aux repas dans la Grande Salle- et Hermione grimaça en arquant le dos. Restée ainsi le dos courbée pendant des heures n'était vraiment pas une bonne idée.
Elle était en train de ranger ses affaires dans son sac quand quelque chose attira son attention. C'était une feuille – une feuille type feuille de papier (et donc d'origine moldue) qui dépassait de sous son livre d'enchantement Volume 7.
Elle fronça les sourcils et regarda autour d'elle avec suspicion. Hermione n'avait rien de moldu, en tout cas pas dans son sac de cours; elle n'aimait pas rappeler à ses camarades son ascendance moldue. Sûr, elle était fière d'être parmi les meilleurs élèves de Poudlard et ceci bien que son statut de née-moldue lui donne des difficultés mais elle n'aimait pas quand son comportement montrait à ses camarades qu'elle n'était pas née dans ce monde.
Curieuse, malgré sa paranoïa, elle attrapa la feuille et la fit glisser de sous le livre. Quand elle retourna le papier, ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et ses joues s'enflammèrent.
Ça n'était – ça n'était pas possible! Horrifiée, elle détourna les yeux et regarda autour d'elle, paniquée et essayant vainement de trouver qui avait bien pu poser ça là.
C'était impossible! Personne ne pouvait savoir. Jacob – enfin, le professeur Johnson s'était assuré de bien verrouiller la porte. Et ça n'avait pas l'air d'avoir été pris depuis une fenêtre. D'ailleurs, l'enseignant s'était également assuré d'enchanter les fenêtres pour plus d'intimité.
Une inscription au dos de la feuille attira son attention et elle posa les yeux sur une écriture cursive élégante.
'Relation pêcheresse? C'est un peu hypocrite de ta part, n'est-ce pas?'
La jeune femme déglutit et déchira la feuille. Le bruit que fit le papier lui attisa les regards noirs des quelques étudiants encore présents dans la bibliothèque mais elle ignora. Comment quelqu'un avait-il pu les prendre en flagrant délit? C'était impossible!
Hermione... Cette année avait mal commencé, okay? Hermione était surbookée et comme la perfecitonniste qu'elle était, elle se noyait sous les révisions pour rester à la tête du peloton. À force de vouloir trop en faire, elle avait fini par foiré quelques évaluations mais le professeur Johnson était gentil et attentionné. Il lui avait dit qu'il pouvait l'aider. Si elle l'aidait en retour.
Elle n'était pas stupide. Elle savait que ça n'était pas très... conventionnel mais le professeur Johnson lui avait assuré qu'elle était la seule à qui il avait suggéré cet arrangement. Après tout, elle était manifestement assez intelligente pour ne pas évoquer cet arrangement autour d'elle.
Et cet arrangement leur allait à tous les deux. Hermione ne songea même pas à Angelina – qui était la belle-fille de Jacob Johnson – le professeur ayant pris le nom de sa nouvelle épouse après s'être marié. Il était rare pour un homme de prendre le nom de sa femme dans le monde magique, mais ça s faisait occasionnellement. Pour Jacob, c'était l'occasion de rayer de sa vie son nom de naissance: Doge. Il travaillait au Ministère et n'avait jamais vu d'un bon oeil Albus Dumbledore mais il avait fait avec. Avec un père fanatique, il avait très vite appris à ne rien laisser échapper de négatif sur le vieil homme. Pas que papa Doge soit abusif, non mais il n'avait jamais supporté que quiconque dise du mal de Dumbledore et encore moins ses propres enfants.
Hermione n'était pas stupide, okay? Elle était très intélligente – la sorcière la plus intelligente de Poudlard. C'était le professeur Dumbledore qui l'avait dit.
Et, okay, le professeur Dumbledore avait perdu la face auprès de l'opinion publique et du Ministère mais c'était des choses qui arrivaient. C'était ça, être célèbre. Il redorerait un jour son image, elle le savait.
Après tout, il était LE Grand Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore.
Miss Granger était peut-être intelligente, mais elle était également une petite sotte.
[Et elle ne remarquera que tardivement qu'au fur et à mesure que les années passaient, sa magie se faisait plus faible. Lady Hécate punissait ceux qui possédait son don et se laissaient corrompre. Hermione Granger était l'une d'entre eux. Elle l'était devenue au moment-même où elle avait laissé Dumbledore la convaincre de se détourner de ses principes.]
Theo renifla quand il vit Granger quitter la bibliothèque en toute hâte. Visiblement, elle avait mis la main sur son présent. Il avait bien fait d'écouter Ralph. Après tout, le loup-garou en connaissait un rayon sur le chantage. S'il en croyait les racontars, il faisait chanter Fudge depuis des années. Depuis leur quatrième année en fait.
Il n'avait jamais été particulièrement attiré à l'idée de se venger des autres mais jamais encore n'avait-il rencontré quelqu'un d'aussi agaçant que Granger. Ça n'était pas parce qu'elle était moldue – malgré les rumeurs sur les Serpentards, il n'en avait pas grand chose à faire du statut de sang. Sûr, il préférerait fonder une famille avec un ou une autre sang-pur ou sang-mêlé mais outre cela, il n'avait pas vraiment d'avis sur les nés-moldus.
Non, Granger lui était insupportable parce qu'elle passait son temps à critiquer tout le monde et à tenter de changer les gens pour s'adapter à SA propre vision du monde. Grange avait une vision très moldue du monde sorcier. Elle trouvait les célébrations sorcières barbariques et voulait les remplacer par les festivités moldues type Halloween et Noël (oh il n'avait rien contre Noël mais... Halloween? Sérieusement? Sûr, il n'était pas complètement contre mais pas quand sa suggestion était de REMPLACER les célébrations sorcières avec celles moldues. Ça, c'était du grand n'importe quoi. Hey, Granger, c'est le monde sorcier ici). Si elle n'aimait pas le monde sorcier, elle pouvait retourner dans le monde moldu. Personne ne la forçait à rester ici. C'était déjà assez mauvais toutes lois que Dumbledore avait fait passer au cours des années où était au pouvoir (et contrôlait tout depuis les ombres).
Theo avait comme qui dirait pris inspiration d'Harry pour se venger des personnes qui l'avaient un jour pris pour cible. Il avait vu Harry laisser échapper des morceaux d'informations, sous-entendre des choses sans les dire clairement quand il parlait à des personnes influentes. Theo savait qu'il était responsable de la plus ou moins récente disgrâce de Dumbledore. Il y a quelques années, le directeur était vénéré parmi les étudiants, maintenant il n'était pas rare de voir ceux-ci observer le vieil homme avec suspicion et méfiance. Certains n'hésitaient même pas à le fusiller du regard – notamment les Serpentards les plus proches du Duo.
Theo n'allait rien faire à Granger. Enfin, il n'allait pas l'attaquer, non. Il allait la ruiner.
Il s'apprêtait à prendre le chemin de la Grande Salle quand un éclat blond attira son attention. Il tourna la tête et aperçut Lovegood qui sautillait dans sa direction. Il ignorait pourquoi les autres Serdaigles insistaient à l'appeler 'Loony' mais là encore, les gamins sont toujours cruels entre eux.
Au moins avaient-ils cessé d'attaquer la jeune fille et de lui voler ses affaires quand Harry était allé s'entretenir avec eux.
La jeune fille s'arrêta près de lui pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille avant de le dépasser, sûrement dans le but de se rendre elle aussi dans la Grande Salle.
Theo lui, resta un instant figé, perplexe.
À qui se référait-elle quand elle parlait de staffie.
Et pourquoi est-ce que Harry devrait-il prendre garde au staffie? Et c'était quoi d'ailleurs, un staffie?
Confus et cureux, il se dirigea à son tour vers le Hall, bien décidé à faire passer le message à son camarade.
Non, Theo n'était pas pressé: il avait encore au moins une semaine avant le retour de leurs professeurs de DCFM. Une semaine pour terroriser Granger et à la fin de cette semaine (ou de celle d'après), Johnson serait à la rue (enfin, hors de Poudlard) et Granger sera probablement mortifiée. Et peut-être même punie. Avec un peu de chance.
Il n'avait pas trop d'espoir là-dessus, McGonagall avait toujours favorisé Granger plus que tous les autres, même ses propres lionceaux. Oh il doutait qu'elle s'en rende compte mais c'était le cas.
Enfin bon, plus pour longtemps. S'il y avait bien une chose sur laquelle le professeur McGonagall était intransigeante, c'était les manières, et le comportement de ses élèves. Nul doute qu'elle désapprouverait l'attitude de Granger et Johnson.
Theo se demanda comment la fille Johnson réagirait en apprenant que son beau-père trompait sa mère. Oh et bien, il verrait ça plus tard.
Avec un peu de chance, il serait aux premières loges.
C'est trop bizarre, j'ai pris l'habitude d'écrire en anglais pour quelques projets littéraire et d'un seul coup me replonger dans une fic en français, j'en ai perdu mon latin (et bien, mon français).
Si vous lisez en anglais, je publie une série HP/KHR sur ao3 (Of Unlikely Friendships & Famiglia).
Il y a aussi un Watching (Betrayal Never Comes From Your Enemies) que j'ai publié sur ao3 mais pas dans mon recueil sur ff. net puisque je l'avais écrit en anglais (histoire de m'améliorer): x_manga_Bleach_x
Bon, en tout cas, Theodore Nott a été beaucoup plus présent dans ce chapitre que d'habitude et j'en suis contente. Qui est le 'staffie' mentionné par Luna, d'après vous? J'espère que ça vous a plus et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Si vous avez posé des questions par commentaire, il est fort probable que j'y réponde par MP.
Posté le: 21 avril 2022
Édit (2 juillet 2022): non, cette fic n'est pas abandonnée.
