Auteur: Kuro-Hagi – 03/08/2022
Genre: Amitié - Romance – Yaoi
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Notes : Et voilà la suite ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! Merci pour vos reviews !
Ju : Merci pour ta review ! Mais oui je vois tellement Kise fan de Kagami !
COLLECT
3 août
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Seul le bruit des pages qui tournent régulièrement, brise le calme de la pièce. Dehors le soleil brille et le ciel est limpide, il a dû se réfugier à l'intérieur de l'appartement vers 11h quand la chaleur extérieure a encore grimpé sur la petite terrasse de Taiga. Il n'est plus habitué à cette chaleur alors qu'il vit depuis cinq ans à Chicago, mais il espère changer ça bientôt. Les nouvelles de son agent sont encore mitigées, il a fait une saison exceptionnelle pour cette dernière année de son contrat en cours avec les Bulls. Et évidemment, les Bulls se battent contre son transfert. Il s'est permis le luxe de demander lui-même à rejoindre les Lakers pour se rapprocher de Taiga, mais les négociations sont acharnées. Il repose son livre et déambule silencieusement dans l'appartement, rejoignant l'unique chambre, il s'appuie contre le chambranle de la porte, les bras croisés, sourire aux lèvres, il observe Taiga dormir avec amusement. Il sort son téléphone et prend une photo, quasiment identique aux trois qu'il a pris précédemment et la partage une nouvelle fois sur le groupe sur lequel ils échangent avec leurs amis. Il est trop tôt pour le Japon pour qu'il ait eu une réaction, mais ça reste suffisamment exceptionnel pour qu'il le documente et l'archive.
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[11H54 — Daiki]
L'observation continue. Notre specimen rare dort encore alors que midi approche. Ces animaux exceptionnels sont du genre à se lever à l'aube, très actif dès le matin, ils ont toujours la bougeotte. La légende dit qu'ils ne dorment tardivement que lorsqu'ils sont sur leur lit de mort… J'ai vérifié il respire encore !
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Il s'amuse de voir son ami dormir aussi tard, parce que c'est réellement la première fois qu'il voit ça. Il est étonné et à la fois c'est rassurant : Taiga est donc bien un être humain. Il ne peut pas passer deux nuits d'affiler sans pratiquement dormir à cause de sa nervosité. Il ne peut pas passer deux journées de compétition intense sans avoir besoin de dormir pour récupérer.
Il a été exceptionnel. Il a mérité son titre sur cette compétition. Il a appris le surf, les subtilités du sport au fil du temps… Et Taiga a été exceptionnel. Il adore le voir surfer, cette concentration sur son visage, ce sourire montrant tout le plaisir qu'il prend à l'exercice, même pendant la compétition, même quand le titre était en jeu, il était évident qu'une fois sur les vagues, la seule chose qui comptait pour Taiga c'était le plaisir immédiat de surfer sur ces vagues puissantes et idéales. Taiga est simplement heureux quand il glisse sur l'océan.
Même lui, à force d'écouter Taiga parler avec passion de l'océan et des subtilités des vagues qu'il offre, sait reconnaître les meilleures et hier Taiga les a choisies minutieusement.
Il range son téléphone et retourne vers le salon pour se resservir un café. L'appartement de Taiga n'est pas très grand, mais il l'aime bien. Il n'aime pas les trop grands espaces, il aime l'effet cosy de ce genre de petit appartement.
Il se réinstalle sur le canapé avec son café et son livre pour reprendre sa lecture, attendant patiemment le réveil de son ami. Il le connaît depuis longtemps, mais jamais il ne l'a vu dormir aussi longtemps. Mais il faut dire qu'il était épuisé la veille au soir.
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« Hey... »
Il relève les yeux de son livre vers son ami.
« Hey le beau au bois dormant… Bien reposé ? »
Un grognement lui répond, alors que Taiga se frotte le visage d'une main se dirigeant en titubant vers la cuisine.
« Il reste du café.
— Hmmmerci... »
Il ne peut s'empêcher de rire un peu, il ne lui arrive jamais de se lever après Taiga et de le voir au saut du lit à moitié réveillé.
« 'foiré…
— Moi aussi je t'aime Taiga. »
Un nouveau grognement, le café qui coule dans une tasse, une gorgée avalée et un soupir de satisfaction. Taiga s'adosse au plan sa tasse à la main et après sa seconde gorgée de café lui sourit enfin.
Ce sourire, c'est ce sourire qui l'a complètement perdu. Il recueille chacun d'entre eux avec des frissons dans le ventre et un sourire qui étire ses propres lèvres. Il aime les sourires lumineux et doux de Taiga. Au premier abord, Taiga peu impressionner par sa stature et son visage un peu fermé et ses sourires pratiquement absents. Mais quand il s'ouvre, se détend et laisse cette expression de joie s'afficher sur son visage, on voit toute la gentillesse qui le caractérise.
Quand ils étaient plus jeunes, il cataloguait chacun d'entre eux comme un trésor, une petite victoire. Un peu inconsciemment au départ… Les premiers il les a reçus avec stupeur, puis les suivants avec plaisir même s'il ne l'aurait pas avoué… Et finalement, il a œuvré pour en avoir plus, chérissant jalousement chacun de ces sourires qui lui étaient particulièrement destinés.
« Il est vraiment tard… »
La voix de Taiga est rauque alors que ses cordes vocales ne sont pas bien réveillées et sa réaction est immédiate : un frisson de désir glisse sur son dos. Il faut dire que son ami en boxer au saut du lit est particulièrement sexy. Mais il se contente de sourire et de lui répondre.
« Yep… Très tard. C'est inadmissible. Je commence à avoir faim moi ! Si tu ne te lèves pas pour me nourrir je meurs de faim !
— Baka… Hm… On commande ? J'ai la dalle moi aussi.
— Ah bon ? Je suis très surpris. »
Taiga lève les yeux au ciel mais rigole et sélectionne un restaurant à emporter pour passer une commande. En attendant la commande, il termine son café dans un silence confortable et une immobilité presque surnaturelle venant de lui, achevant de se réveiller. Mais une fois sa tasse reposée, Taiga se met en mouvement. Il lave sa tasse et la sienne. Il ramasse quelques affaires qui traînent s'habille… Un café et Taiga est totalement opérationnel, énergique comme à son habitude.
Il est content d'avoir pu être témoin de ce rare moment d'un Taiga au réveil. Une de ses petites choses précieuses qu'il catalogue, comme ses petits privilèges, ces moments de vulnérabilité dont Taiga le laisse être le témoin.
