Auteur: Kuro-Hagi – 24/08/2022
Genre: Amitié - Romance – Yaoi
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
ROCK
6 août
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C'est bon on l'a fait… Maintenant tu arrêtes tes conneries et on reprend les choses importantes.
Surpris, il regarde Daiki, réalisant à quel point les mots qui sont sortis de sa propre bouche sont vrais. Il n'est soudain plus aussi perdu. Ce qui est plus important que tout, ce que son inconscient a compris depuis le début, c'est Daiki. Son objectif l'empêchait de voir les choses réellement essentielles. Il rit doucement, soulagé de cette révélation. Il regarde sa main liée à celle de Daiki et l'étreint doucement. Il se sent soudain, très confiant, son cœur bat un peu vite, son estomac se tord un peu d'inquiétude mais il souffle avec certitude :
« Finalement… J'ai fait mon choix… Je vais arrêter la compétition… Je veux être avec toi. »
Cette fois, c'est Daiki qui le regarde avec stupeur, il ne se laisse pas effrayer par le regard de son ami. Il serre sa main dans la sienne et souffle.
« C'est toi qui es important. Et je ne veux plus avoir à renoncer à toi pour la compétition. »
Il se tait, attendant maintenant avec crainte la réaction de Daiki, mais il ne faut que quelques secondes pour que Daiki qui s'était figé comme une statue de pierre, se mette en branle. Soudain les bras de Daiki se referme sur lui et ses lèvres pressent les siennes.
Enfin… Enfin…
Son cœur explose de bonheur dans sa poitrine. Si sa bouche n'était pas aussi occupée à répondre aux lèvres de Daiki, il souriait comme il n'a jamais souri dans sa vie. Il sent ses zygomatiques lutter pour ne pas s'étirer, alors que le bonheur le consume.
Il agrippe la nuque de son ami avec force et approfondit le baiser, cherchant la caresse de sa langue, la douceur de ses lèvres. Leurs corps se fondent l'un à l'autre comme s'ils étaient que deux faces d'une même pièce.
La même passion qu'il y a trois ans, lors de ce premier baiser, brûle entre eux. Elle est intacte, sinon plus intense après ces trois années à la nier et la rejeter. Son cœur bat à ses tempes, il n'arrête d'embrasser Daiki que parce qu'il manque d'air. Mais ils échangent un regard et leurs bouches reviennent se souder l'une à l'autre, pas encore rassasiées.
Quand enfin, ils parviennent à s'arrêter haletant, son esprit un peu confus par le flot d'endorphine. Il n'a jamais pris autant de plaisir pour un simple baiser. Il regarde Daiki à travers son regard brumeux, son ami caresse tendrement sa joue.
« Pourquoi tu dois arrêter la compétition ?
— Pour être avec toi…
— Tu ne peux pas avoir les deux ? Tu veux… Vraiment arrêter ?
— Je ne peux pas avoir ma vie ici… Quand la tienne est à Chicago… Les choses sont les mêmes qu'il y a trois ans Dai. La dernière fois j'ai choisi ma carrière… Cette fois je veux te choisir toi… »
Son cœur s'affole un peu d'inquiétude. Il connaît Daiki depuis des années, il sait le genre de penser qu'il peut avoir. Daiki ne va pas vouloir qu'il abandonne sa carrière pour lui, il va avoir peur qu'il regrette plus tard et lui en veuille.
« J'ai bien réfléchi… Je ne regretterai pas. J'ai atteint mon objectif. Ça fait trois jours que je me torture avec cette question… Trois jours que je suis malheureux à l'idée de rester ici quand tu vas repartir à Chicago… Maintenant que j'ai atteint mon but, je ne peux plus ignorer, que j'ai besoin de toi… S'il te plaît. »
Les lèvres de Daiki se posent délicatement sur les siennes et il continue à caresser sa joue tendrement, comme pour l'apaiser.
« Ok Taiga. Je veux être avec toi aussi. Peut-être… Peut-être que tu n'auras pas à choisir.
— Comment ça ? Il y a un problème avec ton contrat ? »
Il regarde son ami inquiet, s'il y a un problème, pourquoi Daiki ne lui en a pas parlé ?
« Non… Mon contrat était en renouvellement avec les Bulls, mais j'ai demandé un transfert chez les Lakers. Les Bulls négocient durement. Pour l'instant, la proposition des Lakers est très inférieure à celle des Bulls qui ont revu mon contrat à la hausse pour me garder… Mais… Peu importe l'argent, tant que je peux être avec toi, sans que tu aies à sacrifier le surf avec ou sans compétition. »
Cette fois, il ne retient pas son sourire et revient embrasser son ami avec fougue. Le bonheur réchauffe son corps et lui semble faire vibrer son corps jusqu'à la pointe de ses cheveux.
Daiki libère ses lèvres, haletant, et l'affection qu'il voit dans son regard le fait fondre. Tout ce qu'ils gardaient enfoui, tous les sentiments, la tendresse, l'amour, le désir semblent se libérer et provoquer une tempête en chacun d'eux. Il aime voir de manière plus exacerbée toutes ces choses dans ses yeux.
« Mon appart… Maintenant... »
Le visage de Daiki s'illumine d'un sourire et d'une flamme de désir intense dans son regard. Cette fois, son ami ne prend pas sa main, mais glisse son bras autour de ses épaules et il l'entraîne vers la route, posant de temps en temps des baisers sur sa tempe. Daiki a toujours été très tactile avec lui, c'est un petit privilège, une de ces petites choses qui définissent leur relation qu'il aime, parce que Daiki n'est pas tactile avec tout le monde et il ne peut que s'en sentir spécial.
Ils se dépêchent de rejoindre son appartement, impatients d'enfin laisser libre cours à leur amour, à leur désir. Ils entrent dans l'immeuble en essayant de ne pas faire de bruit, il est plus de minuit et les voisins dorment, mais leurs lèvres se retrouvent de nouveau en attendant l'ascenseur et également une fois qu'ils s'installent dans la cabine. Et finalement ils se bousculent en arrivant à leur étage en s'engouffrant dans le couloir, il s'empêtre un peu avec ses clés, alors qu'il tente d'ouvrir sa porte, la bouche de Daiki sur son cou, ses bras sur sa taille et sa verge dur contre ses fesses. Quand il parvient à ouvrir la porte, ils se précipitent à l'intérieur, poussant la porte derrières eux à l'aveugle, ses clés tombent au sol et rapidement, leurs t-shirts et shorts suivent le même mouvement.
Il a envie de Daiki et il n'a pas envie d'attendre. Trop tôt ? Non… Trois ans qu'ils attendent. Ils ont assez attendu avant de franchir cette étape, et il n'y a pas que celle-là qu'il précipite comme pour rattraper le temps perdu alors qu'il allonge Daiki sur le lit et libère ses lèvres d'un nouveau baiser passionné et empoigne leurs deux sexes dans sa grande main.
« Je t'aime Daiki... »
Il rougit, il n'a jamais dit ses mots à qui que ce soit. Mais depuis trois ans, ils sont enfermés secrètement dans son cœur et depuis trois jours le scellé qu'il avait posé dessus a cédé et il ne pouvait plus les contenir. Enfin, il les a prononcés et il se sent à la fois vulnérable et plus fort. Il aime Daiki. Et il compte bien embrasser cette vérité entièrement, il ne veut plus se cacher, il ne veut plus l'ignorer.
