Auteur: Kuro-Hagi – 28/08/2022
Genre: Amitié - Romance – Yaoi
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Notes : Merci pour votrefidélité et vos commentaires :)
WORRIED
13 août
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Quand Daiki a disparu, il a senti un poids peser dans son estomac, sa poitrine se comprimer. Il a essayé de faire bonne figure, de ne pas inquiéter son petit ami, qui il le sait est particulièrement vulnérable avant un vol. Mais le désespoir dans sa voix était une véritable torture à entendre. Il a essayé de le rassurer, tout en lui confiant qu'il ressentait la même chose.
Ils n'ont pas pu poser une date à laquelle ils vont se revoir. En dehors du surf, il a son boulot qu'il ne peut pas quitter du jour au lendemain, s'il doit s'installer à Chicago, il devra trouver un autre restaurant. Même avec la recommandation de son patron actuel, sans diplôme spécifique dans le domaine, il sait qu'il aura des difficultés à trouver. Son cœur se serre un peu, il aime l'endroit où il travaille, les patrons ont été très arrangeants et accommoder ses horaires pour lui permettre de s'entraîner pour la compétition. Ils lui ont même proposé de prendre plus de responsabilité une fois la compétition terminée.
Pendant cette semaine, il n'a pas vraiment pensé au départ de Daiki, il n'a pas réfléchi à la suite, il a profité de l'instant présent. Il a profité d'avoir Daiki : Se réveiller auprès de lui, surfer, travailler, passer tout son temps libre avec lui et dormir entre ses bras. Il a préféré ignorer son départ.
Mais hier, Daiki a commencé à rassembler ses affaires, remplir sa valise, ranger toutes les petites choses qu'il a laissé traîner dans son appartement depuis qu'il est là. Et la réalité est venue le frapper de plein fouet.
Daiki veut croire qu'ils arriveront à trouver un accord avec les Lakers et les Bulls. Alors en attendant, il n'est pas question pour lui de démissionner et de penser à rejoindre Chicago. Mais, même si les Lakers et les Bulls se mettent d'accord, le transfert peut avoir lieu immédiatement ou dans six mois. Et lui n'étant plus en mesure de prendre des congés vis-à-vis de son boulot, ils n'ont pas pu trouver avec certitude une date à laquelle ils pourront se revoir.
En réalisant, il n'a eu qu'une chose en tête, profiter des dernières heures avec Daiki, pour explorer encore et encore son corps, savourer ses lèvres et jouir avec lui.
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12 août
La main chaude de Daiki dans la sienne, il l'emmène jusqu'à sa chambre dans laquelle il compte bien le garder pendant les quinze prochaines heures avant de le laisser monter dans un avion. Les rideaux sont tirés, il allume une petite lampe qui remplit la pièce d'une lumière tamisée, puis il déshabille Daiki en savourant ses lèvres.
Rapidement, ils sont nus dans le lit, les draps défaits, leurs mains se caressent, se découvrent comme si c'était la première fois, leurs lèvres ne se détachent que pour venir goûter leurs peaux ou murmurer quelques mots à l'oreille de l'autre.
Sa queue pulse contre celle de Daiki alors qu'il les enveloppe ensemble de sa main, mais Daiki saisit son poignet et rompt le baiser pour venir presser ses lèvres contre son oreille.
« Tai… Tu veux bien… Me prendre ? »
Il se fige contre son homme, quelques instants c'est certain sont cœur a arrêté de battre et ses poumons de se remplir. Daiki veut ? Bien-sûr qu'il veut, il en a envie depuis trois ans. Évidemment que l'idée lui a traversé l'esprit plus d'une fois. Mais c'est la première fois qu'ils l'évoquent de toute la semaine. Il ne sait pas trop pourquoi finalement, ils ont exploré déjà énormément de choses, juste avec les mains et leurs bouches ça ne semblait pas indispensable.
Il s'écarte légèrement pour regarder Daiki, il veut voir ses yeux. Il déglutit et souffle.
« Bien-sûr que j'en ai envie… »
Daiki sourit et souffle d'une voix plaintive, suppliante.
« Please… Do it… »
La surprise passée, hors de question de rater cette chance. Il se redresse pour récupérer lubrifiant et préservatif et s'installe entre les cuisses de Daiki. Il revient l'embrasser avec gourmandise et désir, Daiki agrippe son dos pour le plaquer contre lui répondant à ses lèvres avec avidité. Son corps est si chaud sous le sien, dur et ferme. Son odeur épicée, délicieuse est exacerbé par le désir. Il vient plonger son nez dans son cou, mordillant et goûtant sa peau salée.
« Daiki… J'ai envie de toi… »
Son homme ouvre un peu plus les cuisses, l'invitant à accéder à cette zone si intime de son corps.
« Moi aussi… Juste… ça fait… longtemps. »
Daiki rougit à cet aveu, et il acquiesce d'un hochement de tête et lui souffle quelques mots rassurants, il compte bien de toute façon se montrer le plus doux possible, il veut lui faire du bien, seulement du bien.
Sans cesser d'embrasser ses lèvres, sa peau, mordiller son cou, son torse. L'une de ses mains descend le long de ses flancs et empoigne une fesse à pleine main. Le désir fait palpiter son cœur lourdement dans sa poitrine, son ventre se contracte sa queue tressaille contre celle de Daiki. Il caresse encore ses cuisses, puis il vient enfin explorer son intimité, ses doigts glissent dans la chaleur humide entre ses fesses, frôlant son orifice brûlant et pulsant.
Il a déjà pris des hommes, il a déjà goûté à ce plaisir. Mais son cœur se gonfle de bonheur, son ventre se contracte de plaisir alors qu'il prépare Daiki. Parce que c'est Daiki et c'est infiniment plus intime et plus fort.
Il savoure chacune de ses réactions avec émotions. Sa respiration qui s'accélère quand ses doigts lubrifiés le massent. La plainte un peu rauque qui franchit ses lèvres quand il introduit un doigt en lui. Son corps qui se cambre quand ses lèvres se posent sur son sexe. Sa respiration qui se bloque quand il caresse pour la première fois sa prostate. Le tremblement de ses cuisses alors que le plaisir l'envahit. Ses murmures incohérents alors qu'il le stimule de sa bouche et de ses doigts. Ses cris encourageants quand il presse sa prostate. Ses doigts qui se glissent dans ses cheveux ne sachant plus s'il doit l'empêcher de sucer sa verge où au contraire l'obliger à le prendre au fond de sa gorge, trop confus.
L'émotion le fait frémir, le désir le fait vibrer. Il observe son homme, écoute ses réactions, joue avec son corps pour lui faire du bien. Il relâche sa verge pour le regarder, la sueur fait briller sa peau, ses pupilles sont dilatées par le plaisir, son regard est voilé, sa respiration haletante. Un sentiment de joie, une émotion qui étreint sa gorge et le fait sourire amoureusement : Il est responsable de l'état de son homme.
« Taiga… Je suis prêt… Please... »
Il hoche la tête et vient presser tendrement ses lèvres sur les siennes. D'un geste expert et rapide, il se prépare, préservatif, lubrifiant et enfin il soulève un peu plus la jambe de Daiki et vient presser son sexe contre son intimité. Daiki agrippe ses fesses durement et le pousse en lui avec un cri qui mêle plaisir, soulagement et douleur… Mais Daiki, ne le laisse pas s'arrêter, il se cambre et continue à le pousser en lui, lui arrachant un gémissement de plaisir alors que sa chaleur l'enveloppe, que son intimité étroite se referme autour de lui.
« Oh Daiki... »
Il ne s'arrête qu'une fois entièrement en lui. Daiki relâche la pression sur ses fesses pour remonter une main sur sa nuque. En relevant les yeux sur lui, il ne peut que voir le bonheur sur son visage: son sourire immense, ses yeux luisants légèrement mais brûlants de désir.
« Fuck me Taiga... »
Daiki tire sur sa nuque pour happer ses lèvres avec force. Il se perd dans ce baiser et dans ses sensations et sous l'injonction de son homme n'essaie pas de résister. Il fait aller et venir son bassin d'abord doucement, savourant le massage sur sa queue, les frissons de plaisir qui remontent le long de son dos et chatouille son ventre. Mais bien vite, il accélère le rythme, se laissant guider par le plaisir et les murmures de son homme, tout comme sa main sur sa fesse qui le pressent d'y aller plus fort, plus vite.
Il se laisse aller, son bassin claque contre celui de son homme et la musique obscène de leurs corps qui s'entrechoquent accentuent son plaisir. Il se sent bientôt si près de jouir. Il mordille le cou de son homme et vient glisser une main entre eux pour saisir sa verge.
« Taiga ! »
Un coup de poignet et l'extase submerge Daiki. Il se cambre sous lui, son corps tremble de plaisir et se contracte, accentuant la pression sur son sexe et c'est tout ce qu'il lui faut pour l'accompagner dans son orgasme. Le sperme de Daiki glissant sur ses doigts alors qu'il se répand dans le préservatif encore délicieusement prisonnier de son intimité.
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13 août
Il lui a refait l'amour ce matin, plus sauvagement cette fois, avec plus de désespoir. Puis, il a l'accompagné à l'aéroport.
Il regarde son appartement, si vide maintenant. Il n'a même pas envie d'aller surfer. Il regarde l'heure, Daiki devrait être bientôt chez lui. Il espère que son vol s'est bien passé, il sait comme il a horreur de ça.
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[Daiki – 18H48]
Je suis chez moi. Je prends une douche et je t'appelle ?
[Taiga – 18H48]
Yes. Je t'attends. Love.
