Notes de l'auteur :
Bien le bonjour à tous et bienvenu à vous !
Voici donc ma deuxième FanFiction nommée : 'Mass Effect 2 - Life After Death'.
Pour tous ceux qui lisent ces mots mais qui n'auraient pas encore eu l'occasion de lire ma première fanfiction, je vous invite à vous rendre sur mon profil pour y trouver le lien de ma première histoire 'Mass Effect 1 - The Ascent' qui contient certains éléments 'AU' (Alternative Univers) ou en Français 'UA' (Univers Alternatif) et qui se déroule pendant la chronologie du premier jeu Mass Effect comme le laisse l'entendre le titre.
Mass Effect 2 - Life After Death sera une suite directe qui se déroulera dans le même univers alternatif que mon histoire précédente et bien évidemment, celle-ci se déroulera pendant la chronologie de Mass Effect 2.
Pour tous les autres qui ont déjà suivi ma précédente histoire, je tiens avant tout à vous remercier d'être à nouveau présents et j'espère de tout cœur que cette deuxième fanfiction vous plaira à vous tous. Merci pour votre présence !
Sur ce, trêve de blablas et laissons place à l'histoire ! Have fun, enjoy la lecture et comme d'habitude n'hésitez pas à laisser des reviews et votre avis ! Toute critique constructive est la bienvenue ! :D
Les lumières rouges de l'appareil clignotaient avec entrain tandis qu'une alarme stridente et assourdissante hurlait de toute ses forces dans le vaisseau Humain. Le Normandy était en état d'alerte maximale et un violent fracas accompagné d'un brouhaha de fer et d'acier venait de brusquement rugir sur le pont supérieur. Tout le personnel qui aurait pu être endormi à ce moment s'était vu être réveillé en sursaut par le brusque changement d'atmosphère et le chuintement ambiant dans le Normandy.
"Ici le SSV Normandy, nous sommes pris d'assaut par une force hostile inconnue et sommes sujets à de nombreuses avaries ! Si quelqu'un est dans le secteur répondez-nous !" S'écria une voix affolée au travers des haut-parleurs du vaisseau tout entier.
"Joker, ici Shepard. Faîtes-moi un topo de la situation." S'exclama l'homme au travers de son ComLink.
Le Commandant Shepard, Premier Spectre Humain et Officier Supérieur du Normandy se trouvait dans sa cabine personnelle au moment de l'attaque. Comme bon nombre des membres de l'équipage, il s'était fait sortir brutalement de son sommeil par le son paniqué des alarmes du navire spatial.
Cela faisait maintenant près d'un mois et demi qu'il avait été chargé par la Hiérarchie de l'Alliance Interstellaire d'enquêter dans la bordure extérieure des systèmes Terminus pour débusquer une incursion Geth.
Évidemment les raisons de cette mission étaient totalement biaisées, n'importe qui aurait pu se charger de cette tâche qui était tout autant dérisoire que fastidieuse. Malheureusement, le Grand-Amiral Hackett s'était vu dans l'obligation d'apaiser les grandes pontes politiques de l'Alliance en assignant cette affection miteuse au Spectre Humain.
Le vieil officier faisait partie des rares élus à connaître l'entière vérité concernant la Bataille de la Citadelle et l'invasion des Reapers qui avait été tout juste déjouée. Il avait vécu le combat en temps réel, avait été témoin de la puissance astronomique et supériorité flagrante dont avait fait part Sovereign durant sa lutte acharnée et féroce. Sovereign était une ancienne machine consciente de plus de 50.000 ans qui avait réussi à lui seul à tenir en respect pas moins de 3 des plus prestigieuses flottes de l'Alliance Interstellaire de l'Humanité.
Grâce à Shepard, à l'intervention de l'Alliance et à tous les sacrifiés ce jour-là, l'invasion des Reapers avait été finalement retardée mais certainement pas stoppée. Shepard le savait, Hackett le savait, tous les gens sensés et dans le secret le savaient. Malheureusement le grand public, les politiciens, les hauts-responsables, les monsieur et madame tout le monde, tous ces gens-là auraient besoin de preuves et de faits crédibles et tangibles pour accepter cette difficile et invraisemblable vérité.
Un sinistre et malheureux futur guettait la galaxie toute entière mais les gens ne changeaient pas ou plutôt n'étaient pas prêts à l'accepter. Toujours aussi imbus d'eux-mêmes, incapable de voir l'évidence, trop frileux pour oser considérer la véracité du sombre avenir qui se profilait à l'horizon.
Même l'existence de Sovereign avait été couverte. Le monstre géant avait officiellement été identifié comme étant le vaisseau amiral des Geth. Même le plus puissant navire de guerre des synthétiques Geth aurait été parfaitement incapable de résister ne serait-ce qu'une seule seconde à l'assaut conjoint des flottes Humaines, à la décharge brutale et au déluge phénoménale de l'acharnement et de la combativité Humaine. Néanmoins, tout nier en bloc et désapprouver l'existence d'une entité si supérieure, si puissante, si écrasante et si terrifiante était bien évidemment beaucoup plus simple que de regarder la réalité en face.
C'était pourquoi Hackett avait affecté Shepard à cette stupide mission de patrouille dans les systèmes Terminus. Le réel but sous-jacent était de récolter des preuves indéniables et des faits incontestables qui prouveraient l'existence des Reapers et qui permettraient à la galaxie de se préparer à leur retour mais Shepard n'était pas dupe. Il savait pertinemment qu'aucune preuve digne de ce nom n'aurait pu être posée sur la table avant qu'il ne soit trop tard. Seul le fait d'être directement confronté à la guerre avec les Reapers, le fait de voir la galaxie mise à feu et à sang par ces êtres absolus suffirait à convaincre tous ces ignorants.
C'était donc sans grand espoir et avec une résignation certaine que Shepard s'attelait à sa nouvelle tâche inutile et absurde tandis que les plus grands ennemis de la galaxie se tapissaient dans l'ombre tout en préparant leur retour.
"On est sous attaque ! Je ne sais pas comment ils ont fait... Mais ils nous ont repéré malgré nos systèmes furtifs ! On a esquivé de justesse une attaque frontale qui nous aurait tranché en deux mais j'ai été incapable d'éviter au Normandy de se faire toucher sur l'aile gauche... Je suis en train de perdre les propulsions du vaisseau Shepard !" Beugla en panique le pilote d'ordinaire présomptueux et blagueur.
Lorsque le Commandant N7 prit à nouveau la parole, sa voix n'était pas seulement diffusée sur le canal radio de Joker mais sur tous les haut-parleurs du Normandy tout entier.
"Ici le Commandant Shepard, à tous les membres d'équipage du Normandy, évacuez le vaisseau ! Je répète, évacuez le navire ! Le Normandy est perdu ! Engagez les procédures d'évacuation d'urgence ! Ceci est un ordre !"
"Shepard ? Je peux encore sauver le Normandy !" Affirma Joker avec un sursaut de désespoir à la suite de l'allocution de son supérieur.
"Nah' Joker, nul besoin de se leurrer. Je finis d'envoyer nos coordonnées ici et j'arrive en haut. Enfilez-vous un masque respiratoire, vous risquez d'en avoir besoin." Lui répondit-il calmement. Le sang-froid de l'homme semblait avoir pris le pas sur la situation catastrophique à laquelle lui et son équipage étaient confrontés.
"Mais-"
"Ce n'est pas négociable Joker ! Préparez-vous à évacuer, j'arrive !" S'écria avec beaucoup plus de fermeté le Commandant Humain en interrompant les complaintes de son interlocuteur.
Shepard avait profité du temps de sa discussion pour enfiler son armure N7 de l'Alliance qui l'avait accompagné dans bien des missions et péripéties auparavant. Après s'être assuré d'avoir bien clipsé toutes les attaches et pensé à bien activer la pressurisation de la protection, il mit enfin un pied en dehors de sa cabine.
Le réfectoire était devenu un bordel sans nom. L'ambiance était chaotique et désordonnée. Les membres d'équipage s'empressaient, avec une panique apparente, de se rendre aux nacelles d'évacuation à la suite de l'ordre d'abandon du navire qui avait résonné dans les parois de l'engin quelques secondes plus tôt.
"Shepard ! C'est sérieux ?" Interpella Kaidan, le Lieutenant biotique de l'équipage.
"Le Normandy est perdu Kaidan. Je m'occupe de transmettre nos coordonnées à l'Alliance et j'irais ensuite chercher Joker. Occupez-vous d'aider ces gens à se rendre aux nacelles d'évacuation !"
Au même moment un énorme fracas métallique tinté d'un scintillement strident et désagréable résonna avec force dans les couloirs du vaisseau spatial, ce qui ne manqua pas de déséquilibrer tous les occupants de celui-ci. Le bruit qu'ils venaient d'entendre n'était rien d'autre que la coque du pont supérieur qui venait de se faire complètement arracher. Le Normandy était mal en point.
"Vous voulez vraiment retourner là-bas haut ?! Vous venez d'entendre la même chose que moi Shepard !" Somma le Lieutenant Humain.
Le Commandant s'était agrippé avec force à un terminal non loin des pods de sommeil. D'un puissant coup de poing, il ordonna à la console électronique d'envoyer en urgence un message de détresse contenant les coordonnées du Normandy sur les canaux de communication de l'Alliance.
"Oui, je vais chercher Joker. Rendez-vous aux modules d'évacuation et sortez nos gars de là Kaidan." Confirma-t-il à nouveau clairement.
Son affirmation se fit à nouveau ponctuer par un énorme laser qui pénétra brusquement d'un trou net et précis et dans un nouveau fracas de métal et d'acier les 3 ponts du vaisseau. Le Normandy tenait encore en un seul morceau pour l'instant mais ça ne saurait tarder avant qu'il ne se mette à se disloquer en différents morceaux. Plus les secondes passaient, plus la situation devenait dangereusement désespérée.
"Shepard..." Glissa le Lieutenant biotique réticent à partir.
"Partez Kaidan ! C'est un ordre !" Cria-t-il alors qu'il activait ses bottes magnétiques qui vinrent se fixer fortement contre le sol.
Avec l'énorme trou qui venait de se former des suites de l'attaque précédente, le Normandy tout entier voyait sa gravité artificielle disparaître tandis que l'oxygène présent dans l'intérieur du navire diminuait à vitesse grand V. Ils étaient en train de se faire tailler en pièce et devaient de toute urgence évacuer, il n'y avait pas une minute à perdre en débat futile.
Après avoir quitté son Lieutenant et non pas sans difficulté, Shepard atteignit le pont principal. Autant les niveaux inférieurs étaient en sales états, autant le centre de commandement du vaisseau qui était situé au pont supérieur et qui reliait le cockpit était en ruine absolue. Un large trou béant dans le plafond de la coque de ce dernier était présent tandis que des câbles, datapad, sièges et différentes fournitures de l'espace de travail gisaient là en apesanteur dans l'endroit détruit.
Shepard avait fait le bon choix en ordonnant l'évacuation du Normandy. Le vaisseau était perdu dès lors qu'il avait été frappé par la toute première attaque. Le reste n'était plus qu'une mise à mort lente et douloureuse. Ce n'était plus un combat ni une lutte, c'était une exécution pure et simple. L'exécution du Normandy.
"Inspire. Expire. Inspire, exprire... Lentement. Inspire... Expire." Murmura l'homme au travers de son casque tandis qu'il se mettait prudemment en marche. La seule chose qui le séparait de la suffocation était l'armure de l'Alliance qu'il portait sur lui, si celle-ci venait à être endommagé d'une quelconque manière que ce soit... Cela marquerait sa fin assurée.
Pendant sa navigation lente au travers du pont complètement ruiné et en morceau, Shepard leva les yeux vers les étoiles. Le vaisseau à la base de leur malheur était visible au loin. Impossible d'en distinguer précisément les détails à une telle distance, si ce n'était le laser jaune qui se formait à sa pointe. Il se préparait à enquiller pour une nouvelle attaque dévastatrice. Le coup de grâce pour le Normandy déjà dans le mal. L'horloge tournait.
Après avoir pressé le pas, Shepard atteignit finalement le cockpit du Normandy. Étonnamment, il était parfaitement intact et son atmosphère respirable était toujours présente et bien protégée par une sorte de barrière holographique d'urgence qui se déclenchait spécifiquement pour empêcher la décompression du poste de pilotage en cas de trou dans la coque.
"Allez Joker, venez avec moi !" S'écria le Commandant Humain en approchant du fauteuil de son ami.
"Non ! Je peux encore le sauver, je peux encore sauver le Normandy Shepard !" Rétorqua avec ardeur et vivacité le pilote borné. Il était visiblement décidé à tout faire pour protéger son 'bébé le Normandy' comme il le nommait.
"Le Normandy est déjà perdu Joker ! Un énorme trou traverse tous les ponts du navire, on a plus d'oxygène ni de propulseurs, c'est trop tard ! Périr avec le vaisseau ne changera pas la finalité ! Venez !" Expliqua-t-il en même temps qu'il saisissait avec fermeté l'avant-bras droit de son interlocuteur assis.
"Okay oka- AAAAH ! Gaffe au bras bordel !" S'écria de douleur le pilote victime de la Maladie des Os de Verre.
"Pardon, pardon !" S'excusa le Commandant à la hâte.
"J'vais avoir une putain de fracture bordel !" Protesta amèrement Joker.
"Je vous préfère en vie mais grognon plutôt que mort et silencieux l'ami ! Allez Joker, agrippez-vous à moi ! On doit rejoindre la nacelle et vite."
Shepard enroula le bras gauche de Joker autour du cou de son armure tandis qu'il passait son propre bras droit autour de la taille de l'homme. Les deux se dirigèrent ensemble au pas de course vers la capsule de sauvetage la plus proche, heureusement le sas de décompression du navire en possédait une à utiliser en cas d'urgence pour le poste de pilotage justement.
"Allez, rentrer là-dedans ! Magnez-vous !" Aboya Shepard.
"J'essaye j'essaye ! Ma maladie ne permet pas spécialement une évacuation rapide et périlleuse comme celle-ci ! J'suis pas Rambo, juste Joker !"
Avec l'aide de Shepard, Joker pu tant bien que mal et à la hâte pénétrer dans l'espace exigu du petit module de sauvetage. C'est au même moment que le vaisseau hostile enchaina pour une nouvelle attaque destructrice qui vint cette fois-ci perforer et déchiqueter le cockpit tout proche des deux hommes.
Un violent tremblement du sol métallique s'en suivit et Shepard, qui se trouvait alors encore sur le palier d'entrée de la capsule, fut soudainement déséquilibré. Les bottes magnétiques du Spectre Humain se décollèrent brusquement du sol et il se retrouva projeté en arrière dans l'atmosphère dépourvue de gravité du petit sas de décompression.
"Shepard !" Hurla avec frayeur le pilote humain en sécurité dans le module de sauvetage.
Non sans se cogner violemment contre les parois en métal du sas de décontamination et grâce à un geste réflexe salvateur, le Spectre Humain pu s'agripper miraculeusement et aussi fermement que possible à une espèce de poutre métallique encore à moitié debout. Après s'être assuré d'être bien cramponné, il releva la tête pour se localiser dans son nouvel environnement. Il se trouvait désormais proche du couloir donnant sur le centre de commandement détruit, une dizaine de mètres le séparait maintenant de son ticket de sortie et de Joker.
D'un autre mouvement du visage, il vint observer au-dessus sa tête au travers du trou béant les surplombant. Le vaisseau hostile semblait encore une fois se préparer à enchainer une nouvelle attaque. Probablement l'une des dernières, le Normandy commençait déjà à se disloquer presque entièrement à divers endroits.
D'un autre geste frénétique de la tête il scruta ses alentours. Le bouton d'activation de la capsule de sauvetage se trouvait à sa gauche tandis qu'en face de lui se trouvait un Joker en panique qui lui sommait désespérément d'essayer de revenir vers lui.
Avant que Shepard n'eut le temps de faire un quelconque choix, le laser jaune massif du vaisseau hostile vint à nouveau détruire tout sur son passage. Un nouveau tremblement violent affecta agressivement le vaisseau Humain et alors que Shepard luttait de toute ses forces et avec sa vie littéralement pour garder ses appuis sur la poutre à laquelle il était accroché, celle-ci se décrocha brutalement du sol en raison du choc violent de la nouvelle attaque récente.
Une nouvelle fois, Shepard se mit à dériver dans le restant d'atmosphère du Normandy totalement dépourvu de gravité. C'était maintenant trop tard, impossible de rejoindre Joker, il fallait se faire une raison et agir rapidement. En tendant le bras autant qu'il le put, Shepard vint activer le gros bouton rouge positionné non loin de lui.
"SHEPARD !" Hurla de toute ses forces Joker avant que sa voix ne soit coupée abruptement par l'éjection rapide et brusque de la capsule dans laquelle il se trouvait.
Diverses explosions dans le Normandy accompagnèrent le tir grondant du vaisseau hostile et la dérive du Spectre laissé pour compte dans le vaisseau ruiné. L'homme se heurta très violemment à plusieurs débris métalliques, la jambe droite la première pour l'un d'eux puis ensuite vint le bassin contre une poutre et pour finir le bras gauche contre l'un des imposants sièges.
Une atroce douleur envahissait subitement Shepard tandis qu'il se voyait être propulsé par la violence des heurts en dehors des restes du Normandy. Son genou droit venait de se fracturer, même constat pour son bassin tandis que son bras droit était victime d'une luxation au mieux, d'une déchirure des muscles au pire.
Malgré la douleur insoutenable et tous les dommages physiques qu'il venait brutalement de subir, le plus grave restait encore à venir. C'est en se tordant à cause de la douleur que son audition se focalisa sur une sorte de petit sifflement discret mais très certainement mauvais signe. Son regard vint donc se diriger sous son bras meurtri et l'homme fut témoin avec effroi de la petite évacuation d'air qui s'y était formée, vint ensuite le même constat dans son dos, puis au niveau de sa jambe.
Vinrent ensuite les bips constants et oppressants dans son casque qui l'avertissaient d'une défaillance de la pressurisation de son unique moyen de survie. Son oxygène était en train de s'évacuer dans le vide spatial à vitesse effrénée et, comme ignorant la douleur grâce à l'instinct de survie, l'Humain en mauvaise posture se mit à se débattre avec toutes les forces l'habitant encore pour essayer de contenir les nombreuses fuites d'air.
Malheureusement ce fut totalement vain. Rien à faire, son niveau d'oxygène descendait encore et toujours jusqu'à finir par passer en dessous des normes de sécurité minimales. Sa respiration paniquée se transforma alors en de lourdes, haletantes et douloureuses inspirations. Il n'inspirait même plus à proprement parler, c'était plus une sorte râcle désespéré du restant d'oxygène.
Pendant d'interminables secondes Shepard continua à se débattre malgré la douleur infernale qui se diffusait en continue dans son corps au moindre de ses mouvements. Il était paniqué, affolé, angoissé, son instinct de survie avait pris le total contrôle de ses mouvements, son esprit cherchait par tous les moyens possibles comment se sortir de cette situation absolument critique et mortelle malheureusement son sort était déjà scellé, c'en était une évidence absolue.
Il avait échappé de peu à la mort sur la Citadelle dans son duel face à Saren contrôlé mais cette fois-là rien ne pouvait être fait. La faucheuse venait réclamer son dû tant attendu. Mourir d'asphyxie était probablement l'une des pires et terrifiantes morts possibles et pourtant, c'était bien celle-ci qui attendait au tournant l'homme blessé et condamné.
Tandis que la conscience commençait lentement mais surement à le quitter, Shepard s'était arrêté de se débattre inutilement. Il était complètement fatigué, épuisé, éreinté. D'un regard de plus en plus brumeux, il pu observer au loin quelques petites lueurs bleuâtres, il s'agissait des propulseurs des nacelles de sauvetage qui avaient réchappé à l'assaut soudain, meurtrier et ravageur. Certains membres de son équipage avaient vraisemblablement réussi à s'en sortir et c'était tout ce avec quoi l'Humain au seuil de la mort pouvait se consoler.
"Au moins certains s'en sont sortis en vie." Marmonna-t-il d'un ultime souffle d'air pendant qu'il dérivait dans l'espace et qu'il s'éloignait doucement mais inexorablement des restes du Normandy qui se faisait achever par le vaisseau hostile.
D'un autre geste du regard il vint ensuite observer la dépouille du Normandy. Son vaisseau, sa maison, sa famille, ses souvenirs, tout était en train de se disloquer brutalement et cruellement sous ses yeux attristés. Près de 5 mois absolument inoubliables étaient en train de se faire vaporiser par une force anonyme pour une raison inconnue dans un système méconnu.
Sa vie se mit brusquement à défiler devant ses yeux vaseux. Il ne connaissait que trop bien cette sensation mais cette fois-ci ni Jenkins ni personne ne saurait être en mesure d'opérer un sauvetage héroïque, personne n'allait le sauver une énième fois d'une mort certaine, personne n'allait le secourir de manière inespérée. Non, cette fois-ci il le savait éperdument. C'était bel et bien sa fin, aucun doute n'était possible.
Ce fut en premier le visage de sa maman qui apparut dans son esprit nuageux. Elle allait être dévastée par la nouvelle de sa mort c'était certain. Lui qui avait commencé à renouer des liens avec elle, lui qui avait décidé de se rapprocher à nouveau d'elle, il allait brutalement disparaître et ne laisser derrière lui que des regrets et des remords. Déjà que la perte de son mari avait été difficile... La perte de son fils risquerait de foutre un sérieux coup à l'Amirale Hannah Shepard.
'J'espère qu'elle s'en remettra', pensa-t-il avec une pointe de culpabilité.
Vint ensuite le visage de ses compagnons, Garrus, Liara, Wrex, Kaidan, Anderson, Adams ou encore Pressly. Ils étaient tous présents. C'était un de ces fameux soirs, un de ces rares bons moments passés avec eux, la partie de Poker, le repas partagé tous ensemble, la célébration post-Citadelle. Ces gaillards-là avaient formé la grande famille que n'avait jamais connu Shepard. C'était ses collègues, ses gars sûrs, ses amis.
'Je les aimais bien ces gars', regretta-t-il tandis que sa vision devenait de plus en plus obstruée.
Vint ensuite Joker, le pauvre type allait certainement culpabiliser pour ce qui était arrivé. C'était un putain d'bon gars, un bon ami sur qui on pouvait toujours compter, loyal comme pas deux et toujours présent dans les pires moments. Une perle rare dans un monde pourri par l'hypocrisie et les faux semblants.
'Il aura une carrière brillante dans l'Alliance, c'est un pilote d'exception', songea le Spectre sur le palier de la mort, un semblant de sourire s'étant formé sur ses lèvres bleues et gercée.
Vint en dernière la petite Tali. La jeune femme si douce, si gentille, si aimable, si dévouée à la cause et altruiste. Ça avait été une véritable aubaine qu'elle ait intégré son équipe pendant sa traque. Elle avait été une rencontre mémorable et il aurait définitivement pouvoir apprendre à mieux la connaître, ce n'était malheureusement pas un luxe dont il pourrait jouir.
Shepard n'arrivait cependant pas à bien à saisir pourquoi son subconscient avait choisi de lui montrer cette dernière toute seule plutôt qu'avec le reste du groupe... Peu importe la raison, c'était de toute manière devenu inutile de chercher à appréhender ses émotions. Il n'était clairement plus en état pour réussir à raisonner et assimiler ses propres motivations les plus profondes et les plus cachées.
Tandis qu'il sentait la vie le quittait de plus en plus une dernière image s'afficha devant ses yeux défraîchis. Il s'agissait de l'équipage du Normandy dans sa globalité. Chacun des hommes et femmes avec qui il avait eu l'honneur de servir ces derniers mois. Chacun des valeureux individus qui l'avaient accompagné durant sa traque et qui jamais ne lui avaient fait faux bonds. C'était une putain d'équipe d'exception, des putains de soldats mémorables et une putain de famille incroyable.
Ils n'étaient qu'à la base de simples inconnus les uns pour les autres, ne provenaient pas des mêmes races, ne partageaient même pas les mêmes coutumes ou encore la même nourriture mais à terme ils étaient devenus la grande famille que formait désormais le Normandy.
Sa famille. Son Normandy.
Cette dernière image se mit à se dissiper petit à petit tandis que l'homme aux portes de la mort fermait enfin ses yeux en même temps que sa conscience le quittait définitivement. Sa vie n'était peut-être pas remplie que de regrets et de malheurs finalement. Il avait eu un excellent mentor, des bons amis et une mère attentionnée. Peut-être aurait-il simplement apprécié pouvoir profiter un peu plus de cette chance.
'C'était une bonne aventure', aura-t-il songé une dernière fois avant de sombrer définitivement dans les limbes sombres du noir et du vide absolu.
"Keelah... Qu'est-ce que c'était que ce truc ?!" Haleta Tali d'un ton terrifié tandis qu'elle essayait d'observer au travers du petit hublot du module de sauvetage.
La jeune femme avait évacué avec le restant de l'équipe d'ingénieur ainsi que le Chef Adams dans une des nacelles de sauvetages du pont inférieur. Toute l'équipe d'experts ou presque avait réussi à s'en sortir en vie et à s'échapper du navire de guerre avant qu'il n'explose et se disloque totalement.
"Aucune idée Tali... Landsen, vous arrivez à contacter les autres ?" Questionna l'ingénieur en Chef Adams en s'adressant à l'un des survivants proches de la radio de l'appareil.
C'est à ce même moment qu'une voix au travers du ComLink se mit à raisonner dans les parois de la petite capsule en guise de réponse. "Ici Kaidan ! Quelqu'un me reçoit ?!"
"Affirmatif Kaidan, ici Adams ! Je suis avec l'équipe d'ingénieurs ! Quel est votre statut ?" S'exclama le chef ingénieur.
"Tous les survivants que j'ai pu embarquer avec moi sont à bord de la capsule. Je crois.. Je crois que le vaisseau hostile ne s'en prendra pas à nous ! Il vient de repartir en vol SLM après avoir fini de s'occuper du Normandy ! Confirmez de votre côté, vous avez un visuel ?" Interrogea le Lieutenant de l'Alliance en proie à la diffusion de l'adrénaline dans son corps.
Adams scruta l'horizon au travers de la petite vitre avant de répondre. "Négatif, je crois que vous avez raison ! D'autres ont réussi à s'échapper vous pensez ?"
"Affirmatif Greg, ici Chakwas. Je suis accompagnée de certains membres de l'équipage ainsi que de la petite Liara." Annonça calmement la quinquagénaire.
"Ici Garrus, on vous reçoit 5 sur 5 aussi. J'ai pu sauver quelques gars également mais j'ai des blessés à bord. Rien de trop grave cependant, ils tiendront le coup jusqu'à l'arrivée de l'Alliance."
Un long silence s'empara ensuite des communications. Deux noms bien précis et bien connus manquaient à l'appel. Les pensées de Tali qui avaient été silencieuse jusque présent se mirent à se bousculer subitement. L'angoisse était insoutenable, elle voulait prendre la parole, crier, implorer aux deux noms manquants de s'exprimer mais impossible. Rien n'y faisait, elle était tétanisée, incapable de parler. La peur de ne pas entendre de réponse surement ou encore la crainte d'entendre une réponse bien particulière qu'elle ne souhaitait pas écouter.
Tout en s'arrachant les cordes vocales pour y parvenir, Kaidan vint briser le silence assourdissant et pesant qui avait envahi les canaux de communication des rescapés en posant la question qui était sur absolument toutes les bouches mais que personne n'osait encore prononcer.
"Aux dernières nouvelles Shepard s'était dirigé dans le cockpit pour évacuer Joker... L'un de vous a des nouvelles d'eux ?" Questionna-t-il, un brin d'inquiétude dans la voix.
À nouveau un long silence absolument insoutenable et angoissant s'empara lourdement du canal radio jusqu'à ce que la voix faiblarde du pilote du Normandy se mette à retentir dans les cloisons de tous les modules de sauvetage.
"Ici Joker.." Cracha-t-il doucement.
Lorsque les différents rescapés furent témoin du ton de la voix de l'homme, ce qui aurait en temps normal été une longue expiration de soulagement voir même des cris de joie, n'avait été pour le coup qu'une large recrudescence encore plus violente de la pression ambiante. Quelque chose n'allait pas et même s'ils pouvaient tous aisément imaginer de quoi il pouvait s'agir, personne n'était prêt à l'entendre ni l'admettre ou même encore demander confirmation de leurs pires craintes.
"Joker ! Vous allez bien ? Shepard est avec vous ?" Interrogea le Lieutenant et principal médiateur des communications jusque l'heure.
"À part l'avant-bras droite pété ça va à peu près, merci..." Esquiva-t-il volontairement la seconde question. L'homme n'était même pas sûr d'être capable de s'arracher les mots pour avouer la triste nouvelle qui les attendait.
"Joker, Shepard est avec vous ?" Demanda anxieusement Garrus.
Le pilote surdoué prit une large et profonde inspiration audible au travers de la communication pour se donner du courage avant de répondre.
"Je... Le Commandant Miller Shepard... est... Il est... Shepard est mort en me sauvant... Il s'est sacrifié pour me permettre de survivre..." Avoua-t-il honteusement tandis que quelques faibles sanglots accompagnaient sa sombre et malheureuse déclaration.
La nouvelle était absolument assourdissante et assommante. Tout le monde était abasourdi, choqué, attristé, apeuré, dégoûté ou mortifié par les mots qui venaient de raisonner tristement dans les cloisons des environnements exigus de leurs moyens de sauvetage.
C'était officiel. Leur Commandant de bord, le Premier Spectre Humain et avant tout leur ami Shepard avait péri face à une entité hostile inconnue pour une raison dénuée de sens et dans une mission totalement insignifiante. L'homme qui avait déjoué Saren et arrêté les Reapers, celui qui avait sauvé la galaxie toute entière d'une destruction certaine et survécu à la mort sur la Citadelle, ce même homme et héros de tous avait disparu subitement et à tout jamais dans le vide spatial absolu.
Tandis que chacun d'eux tentaient tant bien que mal d'assimiler la pénible nouvelle, l'ambiance dans la capsule de sauvetage abritant l'équipe des ingénieurs était extrêmement lourde et oppressante. Certains des survivants pleuraient ou étaient en sanglots, d'autres encore se serraient l'un l'autre dans les bras. Adams de son côté semblait avaler difficilement l'information, il avait ses mains plaquées contre son visage en observant le sol.
De tous, c'était probablement Tali, la jeune Quarienne et amie de Shepard, qui encaissait le plus difficilement l'annonce de la mort de ce dernier. Elle était totalement inconsolable, s'était recroquevillée en boule et pleurait à chaude larme. Au diable ce que les autres pouvaient voir ou entendre, il lui fallait évacuer sa peine immense.
Depuis son arrivée sur le Normandy, la jeune femme s'était liée d'amitié avec son Commandant de bord. Shepard l'avait sauvé un nombre de fois incalculables, il avait été le premier à la respecter, à l'aborder, à lui parler normalement et il l'avait par la suite choisi elle au détriment d'Ashley. Mieux encore, il lui avait offert un cadeau inoubliable à remettre au peuple Quarien pour son retour de Pèlerinage, un cadeau incroyable et inestimable pour elle et pour son peuple tout entier.
Shepard était bien plus qu'un ami, c'était son meilleur ami, son mentor, son héros. Plus que quiconque, il méritait de vivre, il représentait le Bien dans la galaxie, le symbole de la gentillesse et bienveillance, de la vaillance et du courage, du respect et de l'attention. Elle l'admirait et l'appréciait énormément. Malheureusement, il était désormais parti et avait disparu à jamais dans le néant noirâtre du vide spatial. Il avait été enlevé soudainement à l'équipage, arraché brutalement à Tali.
C'était comme perdre un bout de son âme, la jeune Quarienne savait qu'elle avait un faible pour Shepard mais ce fut très probablement avec cette nouvelle à cet instant précis qu'elle pu mesurer complètement l'étendue des sentiments qu'elle lui vouait et qui reflétaient la profondeur de sa douleur actuelle. Cela ne faisait que 5 mois qu'elle le connaissait et pourtant sa perte était tout aussi douloureuse que si elle l'avait connu depuis des années entières.
Elle qui avait prévu de travailler sur elle-même pour arriver un jour à se rapprocher de l'homme, elle qui pensait avoir toute une vie pour saisir l'occasion tant espérée un jour dans le futur, elle qui le pensait immortel après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble, après tout ce à quoi il avait survécu... Tout ça fut brutalement balayé d'un violent revers de manche pour ne laisser place qu'à la désillusion de la terrible réalité.
Miller Shepard, Premier Spectre Humain, Commandant de l'Alliance Interstellaire de l'Humanité, Officier de Bord du Normandy et par-dessus tout son ami, absolument tout ça venait de disparaître brutalement et à tout jamais.
4 personnes étaient assises autour d'une petite table ovale dans un bar de la Citadelle. C'était les 4 membres de son équipe les plus loyaux, ses 4 plus grands amis qui l'avaient soutenu du début jusqu'à la fin. Tandis qu'une serveuse Asari remplissait les verres des individus installés à ladite table, le gros Turien endeuillé prit la parole.
"Ça va mieux votre bras Joker ?" Interrogea-t-il d'un air sincèrement préoccupé.
"Ça ira, merci Garrus. Je n'arrive pas à croire qu'il soit vraiment mort..." Déclara le pilote humain tandis que sa bouche se fendait en un rictus douloureux à cause de son bras droit douloureux et plâtré.
"Le nouveau Conseil et l'Alliance ont rendu l'info officielle récemment... Ils n'ont même pas réussi à récupérer son corps.. Quelle merde. Anderson m'a prévenu que l'Alliance a presque aussitôt arrêté de prendre au sérieux les avertissements de Shepard... À croire que la menace des Reapers est morte avec lui." Grogna le Turien d'un air clairement remonté.
"Je suis désolé... Je..."
"Pas besoin de vous excusez Joker, nous savons tous très bien que ce n'est pas de votre faute." Interrompit Liara d'une voix douce et rassurante.
"Je sais mais... Putain... Merde quoi. Fais chier.. Si seulement je... Enfin... Fais chier !"
"Liara a raison Joker... Il n'aurait pas aimé vous voir vous torturer ainsi et jamais il ne vous aurait blâmé pour ce qui est arrivé..." Ajouta furtivement Tali qui s'était recroquevillée contre le dos de son siège.
Bien que cette dernière s'efforçait de cacher sa détresse certaine, sa peine était perceptible rien qu'au travers de ses mots, ses phrases, sa posture et ses agissements. Comme bon nombre des membres de l'équipage, elle avait été totalement dévastée par la mort de Shepard.
"Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" Demanda Joker au petit groupe.
Un lourd silence s'empara de la petite table. Chacun contemplait les verres pleins gisant devant eux, perdus dans leurs pensées respectives pour tenter de formuler une réponse décente. Cela faisait maintenant près d'une semaine que la destruction du Normandy était survenue mais les souvenirs y étant associé étaient toujours de grandes plaies ouvertes dans l'âme. À dire vrai, ils arrivaient tout juste à réaliser que leur Commandant de bord et ami Humain était parti pour de bon.
Tali fut la première à briser timidement le silence. "Je pense que... Je vais retourner à la flotte nomade..."
"Je.. Vais aller sur Illium pour ma part, j'ai des affaires en suspens là-bas.." Rétorqua ensuite Liara tandis qu'elle essayait difficilement de siroter le restant de son verre.
"Je vais retourner au SSC et essayer de me faire recruter chez les Spectres. On en a discuté un peu avec Shepard et c'est ce qu'il m'a encouragé à faire une fois tout ça terminé... Autant lui faire honneur et tenter de faire de cette galaxie un monde meilleur." Déclara doucement le Turien avant d'enchainer sur une question pour son interlocuteur. "Et toi Joker ?"
"Aucune idée... L'Alliance m'a mis aux arrêts pour je cite : 'me permettre de récupérer du traumatisme que j'ai vécu'. C'est des putains de conneries, c'est juste une raison pour me mettre de côté moi j'dis. Tu parles d'une récompense, j'sauve la putain de galaxie et on me remercie comment ? Une mise à pied ! Foutu responsables psychiatriques de mes deux !" S'écria-t-il de mécontentement.
"Et Kaidan ?" Interrogea Garrus.
"Aucune idée, je ne sais même pas pourquoi il n'est pas là aujourd'hui." Déclara sèchement le pilote visiblement frustré par ce fait.
"Il... Il m'a dit que Hackett l'avait réquisitionné ailleurs..." Déclara d'une petite voix Liara.
"Comment tu sais ç-" Joker s'interrompit lui-même avant de reprendre. "Ah. Ouais, évidemment. Beh tu penseras à dire à ton p'tit copain que ce s'rait cool de nous prévenir la prochaine fois quand même, hein ! Même pas une semaine que Shepard a clamsé que Kaidan se barre déjà sans même dire aurevoir ! Sérieusement ?" Accusa furieusement Joker.
"Je... Lui ferais passer le mot. Désolé..." Fit d'une voix encore plus basse et honteuse la jeune Asari.
Après une rapide accalmie, Joker prit la parole à nouveau, le ton bien plus calme cette fois-ci. "Nah', c'est ma faute, excuse-moi. Tout ce merdier me met sur les nerfs... Shepard est mort et l'Alliance me retire le seul truc qui avait de l'importance à mes yeux... C'est une sacrée semaine de merde." S'excusa le pilote.
