TWILIGHT EST NE DES REVES DE S. MEYER

MAIS

THE PROBLEMATIC NATURE OF SOULMATES APPARTIENT A LYRICALKRIS

(Un grand merci à elle)

Rien ne nous appartient sauf la traduction...


La nature problématique des âmes sœurs

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...

A cette époque...

"Ça y est, ma chérie. Tu es presque à la fin de celui-ci," murmura Charlie Swan à l'oreille de sa jeune épouse, ignorant la forte prise qu'elle avait sur sa main. "Encore quelques secondes et tu en auras fini avec celle-là. Tu n'auras plus jamais à t'occuper de celle-là."

Renée souffla, se balançant d'avant en arrière sur la balle de yoga. "Alors la prochaine sera encore plus nulle," dit-elle en gémissant. Elle soupira et s'effondra contre lui, se remettant de cette contraction.

"Peut-être." Charlie embrassa son front tendrement. "Mais le médecin a appelé l'anesthésiste. Elle sera là avant que tu t'en rendes compte. Et puis Bella arrivera."

Renée entrelaça leurs doigts. "Notre Bella." Elle soupira, plus satisfaite cette fois, comme si elle se concentrait sur cette vision de l'avenir. Leur bébé serait dans leurs bras bien assez tôt.

Charlie massa ses doigts, la laissant se reposer. Son esprit, aussi, vagabondait vers leur bébé. Sa petite fille.

Il allait être papa. Il avait presque renoncé à ce rêve mais il était là. Dans quelques heures ou quelques minutes, Isabella Marie Swan allait être mise au monde, un tout nouvel être humain avec une histoire inédite.

Et avec elle, les mots qui résonneraient dans la tête de Charlie et Renée.

Charlie n'était pas du genre à apprécier les complications. L'énigme de l'âme sœur était le fléau de son existence - une faille dans la conception naturelle de la vie. Quel genre de connaissance inutile était-ce pour un parent de connaître les premiers mots, la première phrase, de l'âme sœur de son enfant ? Dans son travail, il en avait entendu des tonnes. Qu'était-il censé penser si, par exemple, les premiers mots de l'âme sœur de sa fille étaient : "Tu ressembles à une sale pute qui mérite ce qui va lui arriver."

Après tout, Charlie savait par expérience qu'être l'âme sœur de quelqu'un ne faisait pas de lui une bonne personne. Et à part ça, il y avait le contexte. Dans une vie de possibilités, qui savait le contexte dans lequel les mots seraient prononcés ?

Et puis, il y avait l'autre peur. L'impensable.

Que faire si, lorsque son enfant serait venu au monde, Charlie n'avait rien entendu ?

Il y avait ceux qui vivaient une vie pleine et heureuse sans jamais être destinés à rencontrer leur âme sœur. Personne ne savait si l'âme sœur servait un but ultime dans la vie d'une personne, si elle était moins bien lotie si elle ne rencontrait jamais son âme sœur. Mais dans ces cas-là, le plus souvent, la personne était destinée à mourir jeune, si elle vivait encore.

Son père lui avait parlé une fois de la naissance de sa sœur. Elle était née. Elle avait pleuré. Mais quand il n'avait entendu aucun mot résonner dans sa tête, son père avait compris le destin ultime de la petite. En effet, une malformation congénitale l'avait emportée quelques jours plus tard.

Renée inspira fortement et Charlie secoua la tête avec force. Avec un gémissement, Renée recommença à se balancer sur la boule, tournant sa tête contre son cou. "Je ne pense pas que je puisse faire ça."

"Tu vas y arriver, ma chérie. Tu es si forte. Tu vois tout ça ? Tu crois que je peux le faire ?" se moqua-t-il,en surjouant. " Faire tomber un criminel, pas de problème. Mais ça ? Pas moyen. Je suis trop un âne bâté."

Renée fit un bruit qui ressemblait à un grognement et à un gémissement. "Merde. Et j'allais te demander de le faire pour moi..." marmonna-t-elle dans son souffle.

Ce n'était rien de plus que l'anxiété normale et ridicule qui envahissait ses pensées, se consolait Charlie tout en apaisant Renée. Le bébé irait bien. Sa femme irait bien. Si quelque chose devait arriver, il n'y avait rien à faire pour l'instant. Son seul travail à ce moment précis était de ne pas montrer à quel point il était nerveux et de laisser Renée abuser de sa main.

Quatre heures plus tard, sa main était calée sous la jambe de Renée et il lui murmurait des absurdités tandis qu'elle gémissait, haletant longuement, poussant, poussant, poussant. C'était un chaos silencieux, aussi réaliste que son cœur battait fort.

"Voilà la tête." Il y eut un mouvement rapide à l'extrémité du corps et la vue étonnante d'une petite tête sortant du corps de sa femme. "Encore une poussée," dit le médecin.

Une autre poussée et Bella naquit dans les mains du médecin. Elle était fripée, rouge et sale et juste au moment où elle commençait à crier sa protestation d'être amenée dans le monde froid, Charlie entendit une phrase qui résonnait dans l'espace entre ses oreilles. Elle se répercuta, sonnant clairement même à travers son brouillard de confusion, d'étonnement et de joie.

Crotte de bique !*

Quatre mois plus tard ...

"Ce n'est pas une bonne idée." Charlie passa une main dans ses cheveux, arpentant le vestibule avec sa fille serrée dans les bras.

"S'il te plaît, ne commence pas..." dit Renée, les mains sur les hanches. "C'est une heure. Une... heure."

"Elle est trop jeune. On peut attendre..."

"Charlie. J'ai besoin de sortir de cette maison. Une heure sans bébé. C'est tout ce que je veux."

"Je te l'ai dit. Tu devrais sortir. Amuse-toi bien." Charlie détacha le petit poing de sa fille de sa chemise et porta sa main à ses lèvres. "Je vais traîner avec Bella."

Renée plissa les yeux. "Je veux une heure sans bébé avec mon mari. Est-ce que tu vas juste nous oublier ? Nous sommes juste des parents maintenant ? C'est tout ce que je peux être. La mère de Bella. Ce qui est génial. J'aime être la mère de Bella mais tu es le père de Bella, le Commissaire Swan et mon mari."

"Peux-tu s'il te plaît ne pas exagérer ?" soupira Charlie. "On ne peut pas au moins prendre quelqu'un d'autre ? Ce gamin a quinze ans."

"Et il pourra s'occuper du bébé pendant une heure. Une. Heure."

"C'est un délinquant."

Renée ricana. "Tu penses vraiment qu'un gamin qui a déjà quelques difficultés - et ce n'est pas comme s'il était violent, Charlie, arrête d'exagérer - va être négligent avec le bébé du Commissaire de police ? Elle est probablement plus en sécurité avec lui qu'avec la plupart des gens. Put... Pour l'amour du ciel, elle ne crapahute même pas. Tout ira bien. Mes frères me gardaient tout le temps quand j'avais son âge et ils avaient treize et quatorze ans."

C'est à ce moment-là qu'on frappa à la porte. Charlie serra son bébé plus fort. L'initiative avait semblé si bonne en théorie. Aider les enfants en difficulté à trouver un sens au fait d'être assidus et dignes de confiance en leur donnant des responsabilités quand ils les méritent. Il s'agissait d'un travail rémunéré, de corvées ou de tâches confiées par des membres de la communauté désireux de montrer à ces enfants qu'on pouvait encore leur faire confiance et qu'il était plus important de conserver cette confiance que de s'attirer des ennuis.

Mais, bon sang, pourquoi avait-il accepté ? Il y avait une énorme différence entre laisser un enfant tondre sa pelouse et lui confier son précieux enfant. Bien sûr, le gamin avait des références. Il avait supervisé les trois petits diables de l'officier Marks pour un après-midi de jeu mais le plus jeune Marks avait quatre ans, pas quatre mois.

Renée roula juste des yeux et alla vers la porte. Elle lui fit un doigt d'honneur avant de l'ouvrir. "Sois gentil. C'est en train d'arriver."

La porte s'ouvrit pour révéler un adolescent, avec des cheveux bronze trop longs au goût de Charlie, et avec un sourire narquois qui l'aurait désigné comme un danger si son enfant avait été une adolescente. Charlie le détesta instantanément.

Sans s'en rendre compte, le garçon lui tendit la main. "M. le Commissaire ? Mme Swan ? Je suis Edward Cullen."

Un beau parleur, ce gamin. Les nerfs de Charlie s'hérissèrent. Il dévisagea Edward et fut récompensé lorsque le sourire coquet du gamin vacilla et qu'il fit le plus petit pas possible en arrière.

Renée émit un son exaspéré et s'avança. "Salut, Edward. Merci beaucoup de faire ça. Tu es un véritable sauveur."

Les yeux d'Edward s'attardèrent sur Charlie quelques instants de plus, visiblement méfiants mais lorsqu'il regarda enfin Renée, son sourire revint. "Pas de problème. J'aime les enfants. J'ai toujours trimballé ma petite sœur, Alice, partout. Elle a deux ans maintenant. Elle préfère courir."

"Tu vois ?" Renée cogna le côté de Charlie avec sa hanche. "Il a de l'expérience."

Charlie grogna. Bella babilla puis poussa un cri, se jetant dans ses bras, ses mains potelées se tendant vers le garçon. Le sourire d'Edward devint énorme et il tendit la main vers elle. Charlie fit un pas en arrière. "J'ai des questions."

"Non. Non, pas du tout." Renée prit Bella, qui protestait avec véhémence contre le fait d'être tenue à l'écart du nouveau visage. C'était étrange. Elle est habituellement très timide. " Tiens, Edward. On va te laisser tranquille. Tout ce dont tu as besoin..."

Mais à peine Renée avait-elle installé le bébé dans ses bras qu'Edward, s'avançant pour la récupérer, trébucha. "Waouh" Il trébucha en avant et, à la stupéfaction de Charlie, le bébé commença à tomber.

Edward se précipita en avant, rattrapant Bella avant qu'elle ne puisse tomber. "Crotte de bique !" Il regarda droit dans les yeux du bébé qui gloussait. "C'était moins une, n'est-ce pas ?"

Crotte de bique !

Crotte de bique !

Crotte de bique !

"Nope. Non. Ça n'arrivera pas. Pas sous ma surveillance." Charlie arracha sa fille des bras d'Edward.

"Commissaire, je..." commença Edward mais Charlie l'attrapa par le bras et l'orienta vers la porte encore ouverte.

"Sors. Je veux que tu sortes de chez moi."

"Mais..."

"Dehors !" Charlie claqua la porte derrière le garçon. Il serra sa fille qui braillait contre sa poitrine et montra Renée du doigt. "Ça n'arrivera pas."

"Tu penses vraiment que tu peux lutter contre le destin, Charlie ?" demanda Renée, surmontant son propre choc.

" Tu verras ! "

Dans la version originale les mots entendus par Charlie sont "Fuck the Duck"

Fuck a duck est d'abord attribué au classique salace Tropique du Cancer de Henry Miller. Miller utilisait fuck a duck avec un mélange de frustration et d'admiration, sur le modèle d'un "Well, goddamn !" perplexe. L'expression est probablement née d'une rime drôle et amusante à dire.

Malheureusement pas de rime équivalente en français…


L'auteur : Pour être claire, dans cet univers, quand un enfant naît, ses parents entendent le premier mot que son âme sœur lui dira. Donc Charlie et Renée savent que la personne qui prononce les mots magiques, "Crotte de bique" est l'âme sœur de Bella.

Heu...