Ils n'en parlèrent pas. Ils n'en avaient pas besoin.

A l'aube, le matin suivant leur nuit à Julian, ils étaient encore éveillés. Ils étaient assis ensemble sur la terrasse de leur chambre d'hôtel, Edward sur le rocking-chair et Bella sur ses genoux. Il la tenait dans ses bras, ses doigts parcourant sa colonne vertébrale, sentant son souffle aller et venir. Il respirait son odeur, en caressant le sommet de sa tête. Ses larmes étaient chaudes contre son cou.

Ils étaient deux personnes qui essayaient de se reconstruire à la suite de différents désastres, décidant qui ils voulaient être et à quoi leur vie devait ressembler. Peut-être qu'avec le temps, ils seraient dans une meilleure position en tant qu'individus, capables de résister à l'inévitable drame et au chagrin d'une âme sœur qui apparaîtrait pour détruire cette belle chose qu'ils avaient trouvée. Par le passé ils avaient tous les deux suivi leurs cœurs impulsifs pour découvrir trop tard que leurs cœurs ne savaient pas lire une carte.

Il était temps d'être adulte.

Donc, ils essayaient d'être juste des amis.

C'est pourquoi, une semaine après Julian, Edward avait invité Bella dans sa chambre pour un film. Les amis regardent des films.

Et s'il ressentait un pincement au bas de la ceinture en la voyant allongée sur le lit à côté de lui - entièrement habillée, évidemment - eh bien, il ne pouvait s'empêcher d'être aussi un homme hétérosexuel.

"J'ai lu des articles sur ce personnage de Roger Rabbit..." dit Bella.

Edward pointa la télécommande vers la télévision et la mit en pause. Il se retourna pour regarder Bella, étendue à côté de lui sur le lit. "Tu as fait quoi ?"

"Juste une analyse de base sur son personnage. Et celle de Jessica Rabbit aussi."

"Pourquoi diable ferais-tu une chose pareille ?"

"Je suis étudiante. Je suis censée faire ce genre de choses. On n'est pas censé consommer des choses sans réfléchir."

"Tu es en train de me dire que je suis censé avoir un esprit critique sur le film Frangins malgré eux ? Deux quadragénaires qui se comportent comme des enfants de quatre ans ? Mec, où est ma voiture ? La gueule de bois ? Quelle réflexion critique peut-on avoir sur Very Bad Trip ?" Les lèvres d'Edward se plissèrent. "Ok. Et qu'as-tu découvert sur Roger et Jessica Rabbit ?"

"Ce sont des icônes asexuées. Surtout Jessica."

"Jessica Rabbit est une icône asexuée ?" Il regarda l'écran. "Avec un corps comme le sien ? Et les va-va-vooms ?"

Elle pointa un Cheeto sur lui. "Exactement. Tout le monde la sexualise à cause de son apparence et elle déteste ça. Elle est mariée à un lapin. Elle l'a épousé parce qu'il la fait rire. Ils jouent à Pattycake*. Pattycake n'est pas du sexe."

"C'est un film d'animation. Pattycake veut dire sexe."

"Pattycake est pattycake. Jessica Rabbit est asexuée et lapin-romantique."

Edward hocha lentement la tête, les lèvres serrées. Il soupira d'une manière excessivement dramatique et secoua la tête. "Les étudiants sont prétentieux."

"Tu es allé à l'université."

"Et j'étais prétentieux." Il sourit. "Mais ça m'a passé en grandissant. J'ai commis des crimes comme une personne normale."

"Je suis jeune. J'ai le temps."

Ils se sourirent. Puis elle regarda ses lèvres et la chaleur de la pièce changea. Edward bougea, son corps s'inclina vers elle. Il appuya sa langue contre le palais.

"Tu sais ce que je veux ?" demanda Bella, ses yeux toujours sur ses lèvres.

"Quoi ?" Le mot sortit tout bas, suggestif.

Ses yeux se tournèrent vers les siens. Elle soutint son regard pendant un temps. Deux secondes.

"Popcorn," dit-elle.

Il cligna, passa une main sur ses yeux et rit. "Popcorn." Il se pencha vers elle, succombant presque à l'envie irrésistible de l'embrasser. Rapidement, il se retira et se leva. "A tes ordres ! "

Toujours souriant, il se dirigea vers la porte. Il n'avait pas dépassé pas le couloir qu'il s'arrêta net, se retrouvant face à face avec sa petite sœur.

"Tu as une fille dans ta chambre ?" Elle avait l'air bien trop joyeuse.

Pendant une seconde, Edward la fixa. Son cerveau ne savait pas comment traiter l'accusation. Il était coupable - ce sentiment de panique que l'on éprouve lorsqu'on est surpris à fricoter avec quelqu'un alors que l'on n'est qu'un adolescent. Cela aurait été déjà assez grave mais son psychisme associait encore la culpabilité et le sentiment d'être pris par les gardiens en prison. Son estomac se tordit en nœuds et ses testicules se recroquevillèrent dans son corps. Son rythme cardiaque doubla et il dut déglutir avec force pour se maintenir dans le présent. "Qu'est-ce que tu fais ici ?" siffla-t-il presque à Alice. Sans attendre de réponse, il la contourna et se dirigea vers l'escalier.

"Je me suis dit que j'allais passer voir les parents. Les surprendre," dit Alice en le suivant. "Alors, il y a quelqu'un là-dedans ?

"Ce ne sont pas tes affaires."

Alice fit un bruit aigu et tapa dans ses mains. "Tu as bien quelqu'un ici !" Ils avaient atteint le bas de l'escalier. "Parle-moi d'elle. Où vous êtes-vous rencontrés ? Combien de fois êtes-vous sortis ensemble ?"

Edward s'arrêta juste avant la cuisine. Alice lui fonça dessus. Il se retourna et se renfrogna. "Ecoute, lâche-moi la grappe, d'accord ? Ce ne sont pas tes affaires."

Une expression blessée apparut sur son visage. Edward se sentit instantanément mal. Il soupira, secoua la tête et se tourna vers la cuisine. Il entendit le bruit de ses pieds, plus discret maintenant, alors qu'elle le suivait. Il savait qu'il lui devait des excuses mais il était également irrité. Il fouilla dans le garde-manger, déplaçant les choses avec plus de force que nécessaire.

"Maman dit que tu veux faire partie de cette famille…" dit Alice, d'une voix inhabituellement douce. "Tu n'as jamais su comment. Ça ne t'est pas venu naturellement. Eh bien, voilà comment..."

Edward serra les dents mais avant qu'il ne puisse répliquer, Alice poursuivit. "Non, ce ne sont peut-être pas mes affaires mais j'ai le droit de demander. C'est une partie de ce que fait la famille. Ils partagent des choses. Comme quand Emmett a commencé à sortir avec Rosalie. Je lui ai demandé les mêmes choses qu'à toi. Il a sorti de la glace et on s'est assis dans le salon en gloussant pendant qu'il me disait qu'elle était rugueuse sur les bords et si morveuse et si exigeante mais qu'elle avait dit les mots. Il n'avait aucune idée de à quoi le destin pensait mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser à elle."

Edward déplia le sac de pop-corn et le mit dans le micro-ondes.

"Tu crois qu'un type de trente ans parlerait de son rendez-vous à une étudiante ?" demanda Alice. "Mais il me l'a dit. Il m'a parlé parce que je suis sa sœur et c'est ce que tu fais. Je n'essaie pas d'être une emmerdeuse. J'essaie d'être ta sœur."

Elle avait dit que ça ne lui venait pas naturellement de faire partie d'une famille. Comme si ce n'était pas suffisamment évident.

Il se frotta les yeux en se retournant. Il ne regarda pas Alice mais croisa ses bras sur sa poitrine, en s'appuyant contre le comptoir. " De toute façon, ce n'est pas ce que tu penses. Oui, Bella est dans ma chambre, mais..."

"Bella ?" Les sourcils d'Alice s'arquèrent jusqu'à la racine de ses cheveux. "Attends. Ma Bella ?"

La lèvre d'Edward se contracta. Il avait honnêtement oublié que Bella était d'abord l'amie d'Alice. Il lui semblait qu'elle avait toujours été là. "On a sympathisé à l'hôpital. Elle a eu pitié de moi. Elle m'a fait manger."

"Je me souviens que vous étiez en train de parler quand je suis arrivée..." Alice traversa la cuisine jusqu'à lui et s'appuya contre le comptoir à côté de lui. "Tu mens aussi."

"Quoi ?" Il tourna la tête pour regarder sa petite sœur.

Elle sourit. "Personne n'est autant sur la défensive pour "juste des amis". Tu étais sur la défensive parce que tu pensais que je ne serais pas d'accord pour que tu t'amuses avec mon amie."

"S'amuser…" murmura Edward dans son souffle. Il ne savait pas pourquoi les mots le hérissait dans le mauvais sens. "Ce n'est vraiment pas ça."

"Humm. Ça irait si c'était le cas, tu sais."

Il la regarda du coin de l'œil. "Ah bon ?"

"Bien sûr. J'aime Bella... et je t'aime. Vous méritez tous les deux d'être heureux."

"Bien." Edward se décolla du comptoir et arrêta le micro-ondes.

Alice lui attrapa le bras, le tirant pour qu'il se tourne vers elle. Elle le fixa, le regardant dans les yeux. Edward baissa la tête, se dégagea de son emprise et reporta son attention sur le micro-ondes. Alice haleta. "Tu la veux vraiment. Elle. Tu l'aimes bien." Encore cette voix enjouée.

"Réfléchis-y." Edward força sa voix à prendre un ton léger. Il plaisantait. "Ce n'est pas comme s'il y avait beaucoup de jolies femmes en prison. Elle n'est pas moche à regarder. Qui la jetterait hors de son lit ? Mais je suis un adulte et je peux contrôler ma libido." Il sortit le pop-corn du micro-onde et jeta le sac sur le comptoir. Il commença à chercher un saladier assez grand.

"Ce n'est pas ça."

"Alice."

"Quoi ? Oh, allez. Quel est le problème ? Tu es célibataire. Elle est célibataire. Vous êtes tous les deux des gens bien. Je me souviens à quel point tu étais gentil avec ta petite-amie avant. Bella mérite ça. Quelqu'un qui soit gentil avec elle."

"Elle le mérite." Edward vida le pop-corn dans le saladier qu'il avait trouvé, la mâchoire serrée. "Mais pas avec moi. Ça ne marcherait pas."

"Pourquoi ça ne marcherait pas ?"

Il lui tourna autour. "Parce que, Alice. Regarde-moi. Regarde ça." Il fit un geste autour de lui. "Tu es ici pour rendre visite à tes parents. Je vis ici. Je devrais être au-delà d'avoir une fille dans ma chambre comme si j'étais un gamin au lycée. Une chambre ne devrait pas être tout ce que j'aie. Et vraiment, je n'ai même pas ça. Je n'ai pas payé pour cette chambre. Je ne possède rien à l'intérieur. Je n'ai rien. Je ne suis rien."

Alice eut un air choqué et Edward secoua la tête, se détournant à nouveau d'elle. Elle soupira et il sentit le doux contact de sa main contre son dos. " Il n'y a rien dans tout cela qui te rend moins bon, tu sais. Tu n'es pas assis à ne rien faire. Tu avances. C'est ce qui compte."

Il se moqua. "Bien sûr."

"Si c'est tout ce qui te retient, on peut y remédier. Tu as le choix."

Edward avait le sentiment de savoir ce qui allait se passer. Ses parents lui avaient déjà fait la même leçon. Il pencha la tête en arrière et leva les yeux vers le plafond.

Bien sûr. "Laisse maman et papa intervenir," dit Alice. "Qui se soucie de la façon dont tu obtiendras le poste ? Tu sais que tu vas travailler dur."

"J'ai un travail."

"Un travail dans un entrepôt. Où vas-tu aller avec ça ? Tu es mieux loti que beaucoup de gens dans ta situation. Tu peux être plus avancé que tu ne l'es. Si tu ne peux pas le faire pour toi, alors fais-le pour Bella. Sois meilleur pour elle."

Edward se pinça l'arête du nez, inspirant et expirant profondément. Sa tête se remplit d'un bref aperçu de l'avenir - un avenir où il était assez digne pour marcher aux côtés de Bella, pour être son partenaire et pas seulement un fardeau qui la ralentit.

"Ce n'est pas..." Il souffla un peu. "Mon boulot qui ne paie rien et qui ne va nulle part n'est que la partie émergée de l'iceberg de toute façon. Il y a quelqu'un d'autre pour elle. Nous le savons avec certitude."

"De quoi tu parles ?"

"Elle a une âme sœur. Et bien sûr, peut-être que ce connard n'aura pas plus la tête sur les épaules que moi. Peut-être qu'il sera..." La gorge d'Edward se noua. Et si l'âme sœur de Bella était comme celle de sa mère ? Elle et son père avaient été parfaits l'un pour l'autre mais cela ne faisait aucune différence avec une maladie mentale et une propension à la violence. "Peut-être qu'il n'est pas fait pour elle non plus mais tant que je ne me suis pas repris en main, de quel droit puis-je lui demander de tenter sa chance avec moi ?"

Alice fronça les sourcils et Edward pensa qu'elle allait discuter. Au lieu de cela, elle hocha la tête. "Je comprends."

"Tu comprends ?"

"Bien sûr. J'ai dû attendre Jasper. Je veux dire, c'est mon âme sœur mais j'ai dû l'attendre." Elle fit une grimace. "Celle qui est venue avant moi était une odieuse bâtarde. Maria. Elle lui a bousillé la tête comme il faut. Il fallait qu'il retrouve le droit chemin avant qu'on se mette ensemble."

Edward serra les lèvres, réprimant l'envie de rire. "Eh bien... c'est rafraîchissant."

"Qu'est-ce qui est rafraîchissant ?"

"Entendre qu'il est possible que je fasse le bon choix dans certains aspects de ma vie." D'accord, ce n'était pas l'aspect qu'il voulait. Il avait mal au cœur. Pour une fois, il souhaitait que quelqu'un lui dise qu'il était un imbécile - tout comme Bella. Ecoutez n'importe quelle chanson pop… L'amour était censé être tout ce dont il avait besoin.

Mais il savait mieux.

Alice le serra dans ses bras. "Nous sommes de ton côté, tu sais." Elle le serra encore une fois et le relâcha. "Maintenant, retourne auprès de ton amie. Envoie-lui le bonjour et qu'elle n'a pas intérêt à me remplacer par toi. Je suis toujours la meilleure Cullen."

Edward ébouriffa ses cheveux. "Je ne peux pas dire le contraire."


Il n'arrêtait pas de proposer de passer prendre Bella. Bien que sa voiture soit plus pratique que sa moto, elle acceptait toujours.

C'était, il le savait, une excuse. C'était la seule raison qui lui venait à l'esprit pour qu'une amie, juste une amie, ait ses bras autour de lui comme ça, sa poitrine appuyée contre son dos. Il se laissa aller à des fantasmes en se penchant dans le virage.

Et si ?

Et s'il avait bifurqué sur l'autoroute ? Le soleil se couchait, striant le ciel d'une floraison orange contrastée par des nuages roses. Il avait vu cette partie un million de fois dans les films. Ils pouvaient chevaucher vers le soleil couchant pour trouver une nouvelle vie quelque part loin d'ici. Il ne savait pas quelle vie était censée les attendre là-bas. Où était cet endroit magique où les complications de leur vie s'évanouiraient ? Où le moment était propice, où il pouvait la prendre dans ses bras et ne jamais la laisser partir ?

Où il n'avait pas besoin d'être aussi raisonnable ?

Mais le monde était ce qu'il était et il pouvait être sage.

Il gara sa moto sur le parking de son immeuble. Il baissa la béquille et attendit qu'elle descende. Il enleva son casque, le posa sur le siège et se tourna vers elle. Elle était plus proche qu'il ne le pensait. Il essuya ses doigts sur son jean, voulant la toucher.

"Merci pour la pause café," dit-elle, un petit sourire aux lèvres.

"De rien, même si je ne sais toujours pas si c'était une bonne idée." Il baissa la tête, affichant un sourire taquin. "Tu étais déjà surexcitée quand je t'ai appelée."

"C'est le cerveau en plein milieu des examens. Souviens-toi juste que si j'échoue, je te reprocherais de m'avoir privé de mon temps de révision.

"Etre stressée à mort ne fait pas de toi une meilleure étudiante." Il tendit le bras, incapable de s'en empêcher. Quand elle avait enlevé son casque, une longue mèche de cheveux était tombée du mauvais côté. Il la remit en place, en prenant soin de ne pas transformer le contact en caresse. "Tu devrais essayer de rajouter un peu de procrastination quelque part."

Elle oscilla, se balançant légèrement en avant sur ses pieds. Plus près. "Nous ne sommes pas tous capables de traîner autant que tu le prétends et d'avoir de bonnes notes."

Il gloussa. Elle regardait à nouveau ses lèvres. Un frisson lui parcourut l'échine. "Nous devons tous avoir un talent."

Ses yeux remontèrent jusqu'aux siens. L'air entre eux étincela.

Le bruit d'une portière qui claque fit sursauter Edward. Il se redressa et fit un pas en arrière quand il réalisa que Charlie Swan venait vers lui.

"Papa ?" Bella fit également un pas en arrière. Elle marcha sur les pieds d'Edward et trébucha. Il tendit la main pour la rattraper et la stabiliser avant qu'elle ne tombe. Ce faisant, il l'attira contre lui. La bouche de Charlie se figea en une fine ligne.

Bella se racla la gorge et fit un pas sur le côté, croisant ses bras sur sa poitrine. "Que fais-tu ici ? " demanda-t-elle à son père.

Charlie fit la grimace. "Quel plaisir de te voir aussi, Bella !" Il regarda Edward et hocha la tête. "Et vous, M. Cullen, c'est ça ?"

Edward dut déglutir. Il y avait quelque chose d'irritant chez cet homme. Il se sentait comme un chat, le dos voûté, le poil hérissé. Il inspira par le nez et tendit la main. "Sénateur."

Charlie la prit et lui donna une poignée de main ferme avant de se retourner vers sa fille. "Je suis venu pour te voir." Après un temps, il soupira. "C'est la partie où tu m'invites à entrer."

Bella regarda Edward puis son père. Un sentiment étrange prit naissance dans les tripes d'Edward. Il trouvait l'homme désagréable mais il n'y avait aucune raison qu'il se sente si mal à l'aise en laissant Bella seule avec son père. L'homme était exaspérant mais il n'allait pas lui faire de mal.

Pas physiquement, en tout cas.

C'était probablement la source de la réticence d'Edward. Charlie s'arrangeait toujours pour infliger de mauvais tours à Bella et il détestait voir ça. Mais il reconnaissait qu'il n'y avait pas grand-chose à faire. Il tendit la main et serra brièvement l'épaule de Bella. "Ne t'inquiète pas trop pour tes examens. Tu vas très bien t'en sortir."

Il remonta sur sa moto, regardant avec une appréhension dont il ne pouvait se défaire, Bella et Charlie disparaître derrière des portes fermées.

...

*jeu de mains pour une comptine