AVERTISSEMENT: Je ne possède pas Harry Potter, même si j'avoue que j'adorerais.
Quelques passages viennent directement d'Harry Potter et les Reliques de la Mort de JK Rowling
Désolé je n'entre pas dans les détails, je considère que vous avez lu les Harry Potter.
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
Chapitre 09 Souvenirs, Partie 07 (à partir de son 17éme anniversaire)
"...Le 31 juillet devait arriver rapidement. Dudley allait déménager tout en promettant à Harry de rester en contact, celui-ci fit le tour de sa chambre pour tout récupérer. Il était temps de quitter cette maison. Définitivement."
17 ans, dans un jour, Harry avait essayé d'expliquer à Vernon et Pétunia qu'à partir de maintenant il serait dangereux de rester ici car la maison ne serait plus protégée, bien sûr il ne fut pas cru, ils crièrent beaucoup et encore plus quand Dudley annonça qu'il déménageait, il ne dit pas où ni que l'appartement appartenait à Harry. Il y eu une surprise avec la venue de Mr Weasley et Kingsley qui essayèrent eux aussi d'expliquer qu'il devait partir car il était sûre que dès que la protection sera baissée, Voldemort sera là et les tuera au mieux, les tortura au pire, mais rien n'y fit. En passant, les deux sorciers dirent à Harry qu'il y aurait quelqu'un pour venir le chercher la veille de son anniversaire plutôt que le 31 et l'amener au Terrier.
Le 30 juillet, il passa une partie de la journée à aider Dudley à finir d'emballer ses affaires et avec l'aide de Lila, il fut plus facile de tout déplacer, il demanda à son cousin de prendre soin d'Hedwige, il ne pensait pas qu'elle serait en sécurité avec lui pour le moment et il voulait que son premier ami soit sauf. Dans la nuit, Harry entendit du bruit dans la maison, il prit sa baguette, mit son coffre rétrécit dans sa poche, et installa son masque de Gryffondor avant de descendre prudemment les escaliers. Là dans le salon, un petit groupe l'attendait. Il y avait Hagrid, Fol Œil, Ron, Hermione, Fred et Georges, Bill, Mr Weasley, Tonks, Remus, Fleur, Kingsley, et Diggle.
- Kingsley, je croyais que vous protégiez le Premier Ministre ? lança Harry
- Il peut se passer de moi pour une nuit, répondit-il. Tu es plus important.
- Harry, devine un peu, dit Tonks.
Elle agita la main vers lui : un anneau brillait à son à doigt.
- Vous vous êtes mariés ? s'écria Harry, son regard passant de Remus à elle.
- Je suis désolée que tu n'aies pas pu être là. C'était très tranquille.
- C'est merveilleux, mes félici...
- Ça va, ça va, on aura du temps plus tard pour les derniers potins ! grogna Maugrey, sa voix dominant le brouhaha.
Le silence se fit aussitôt dans la pièce.
- Nous avons dû abandonner le premier plan prévu. Pius Thicknesse a changé de camp, ce qui nous pose un gros problème. Il a interdit, sous peine de prison, de connecter cette maison au réseau des cheminés, d'y placer un Portoloin et d'y entrer ou d'en sortir par transplanage. Tout cela au nom de ta protection, pour éviter que Tu-Sais-Qui puisse t'atteindre. Totalement inutile étant donné que le sortilège de ta mère te met déjà à l'abri. Son véritable but était de t'empêcher de partir d'ici en toute sécurité. Il pense qu'il t'a prit au piège.
- Alors qu'allons-nous faire ?
- Nous allons utiliser le dernier moyen de transport qui nous reste, l'un où nous n'avons pas besoin de jeter de sort pour nous en servir : les balais, les Sombrals et la moto d'Hagrid.
Harry voyait des défauts dans ce plan, mais il tint sa langue pour laisser à Fol Œil une chance d'expliquer comment il comptait y remédier.
- Le sortilège protecteur de ta mère ne prendra fin qu'avec deux conditions : que tu deviennes majeur ou lorsque tu cesseras de considérer cette maison comme la tienne. Ce soir, tu vas te séparer de ton oncle et ta tante d'une manière définitive, c'est-à-dire que tu n'habiteras plus jamais avec eux, d'accord ?
Harry approuva d'un signe de tête, tout en se demandant comment la protection avant tenu après avoir signé son émancipation.
- Par conséquent, cette fois-ci, quand tu partiras, il n'y aura plus de retour possible et le sortilège sera levé dès l'instant où tu aura quitté son champ d'action. Nous avons donc pensé qu'il valait mieux le lever plus tôt, sinon la seule autre possibilité serait d'attendre que Tu-Sais-Qui vienne te chercher au moment où tu attendras tes dix-sept ans. L'avantage dont nous bénéficions, c'est que Tu-Sais-Qui ignore que nous partons ce soir. Nous avons organisé une fausse fuite au ministère : ils pensent que tu ne quitteras la maison que demain. Mais n'oublions pas que nous avons à faire à Tu-Sais-Qui, nous ne pouvons pas donc pas être sûrs qu'il se contentera de la date annoncée. Il aura sans doute envoyé deux Mangemorts patrouiller dans le ciel des environs, au cas où. C'est pourquoi nous avons sélectionné une douzaine d'autres maisons que nous avons entourées de toutes les protections possibles. Chacune d'elles peut apparaître comme l'endroit prévu pour te cacher, elles sont toutes liées à l'Ordre. Il y a ma maison, celle de Kingsley, celle de Muriel, la tante de Molly, ... bref, tu vois l'idée générale.
- Oui, répondit Harry
Il n'était pas vraiment convaincu car le plan comportait encore une grosse lacune.
- Tu vas aller chez les parents de Tonks. Quand tu seras à l'abri derrière les sortilèges que nous avons jetés sur leur maison, tu pourras utiliser un Portoloin pour rejoindre le Terrier. Des questions ?
- Heuu... Oui, dit Harry. Comment on leur faire croire que je pars pour une de ces maisons ?
- Ce soir, il y aura sept Harry Potter dans le ciel, chacune avec un compagnon de vol et chacun se dirigeant vers une maison différente.
Harry comprit qu'ils allaient utiliser une potion de Polynectar, autant pour Ron ça lui posait pas de problème qui lui arrive quelque chose, autant pour les autres ça lui posait un problème.
- Non ! s'écria-t-il. Pas Question ! Si vous croyez que je vais laisser six personnes risquer leur vie en prenant mon apparence.
Harry avait peur, sa véritable apparence ne ressemblait pas du tout à ce qu'il voyait.
- Nous savions que tu dirais cela Harry mais tu sais que nous l'avons décidé et au final tu n'a pas le choix, dit Hermione.
- Tout le monde ici est un sorcier à part entière, Potter, et nous sommes tous prêts à prendre le risque, grogna Maugrey. Arrêtons de discuter, le temps presse. Il me faut quelques uns de tes cheveux, et tout de suite !
- Mais c'est de la folie !
- Peut-être mais nous n'avons pas d'autre solution à l'heure actuelle. Nous devons nous presser.
- Bien ! grogna le jeune sorcier.
Harry leva la main, attrapa une mèche de ses cheveux et tira. Maugrey les prit pour les mettre dans les flacons de potion, elle prit une couleur dorée, claire et brillante. Fleur, Ron, Hermione, Fred, Georges et Diggle s'alignèrent pour prendre la potion, ils prirent les flacons et burent d'un coup. Ils eurent tous un haut-le-cœur accompagné d'une grimace lorsque la potion leur descendit dans la gorge. Aussitôt, la peau de leur visage se couvrit de cloques et leurs traits commencèrent à se déformer comme de la cire chaude. Certains grandirent, et d'autres se ratatinèrent ; leurs cheveux s'assombrirent, ceux d'Hermione et de Fleur se rétractant dans leur crâne. Indifférent à ces transformations, Maugrey était occupé à dénouer les cordons de deux sacs qu'il avait apportés. Harry lui surveillait, mais il ne savait pas pourquoi, peut-être sa magie sentant sa peur avait fait quelque chose, mais ils ressemblaient tous à la version d'Harry qu'il était actuellement, il souffla de soulagement. Il pensa qu'il n'avait jamais vu un spectacle aussi étrange et pourtant il était habitué aux choses les plus étranges. Il regarda ses six doubles fouiller dans les sacs, en sortir des vêtements, mettre des lunettes, ranger leurs propres affaires. Ils firent dispersé avec un garde : Diggle et Maugrey sur un balai, Arthur et Fred sur un balai, Georges avec Remus sur un balai, Fleur et Bill sur un Sombral, Hermione et Kingsley sur un Sombral, Ron et Tonks sur un balai, pour finir Harry avec Hagrid sur la moto.
Ils s'installèrent tous avec leur coéquipier et sur leur moyen de locomotion, Harry prit place dans un side-car. La moto produisit un grondement sonore et Harry sentit le side-car faire un terrible bond en avant. Il s'élevait très vite dans les airs, ses yeux s'humectant légèrement, ses cheveux rejetés en arrière. Autour de lui, les balais prenaient eux aussi de l'altitude. Il jeta un coup d'œil au numéro 4, Privet Drive. Ils montaient de plus en plus haut dans le ciel...
Puis soudain, surgissant de rien et de nulle part, une trentaine de silhouettes encapuchonnées, suspendues dans les airs, les cernèrent entièrement, formant un vaste cercle au milieu duquel les membres de l'Ordre s'étaient élancés, inconscients du danger...
Des cris, des éclats de lumière verte de tous côtés : Hagrid poussa un hurlement et la moto se retourna. Harry ne savait plus où ils étaient, les lumières des réverbères brillaient au-dessus de sa tête, des clameurs retentissaient autour de lui, il se cramponnait de toutes ses forces au side-car. La moto fonça tout droit. Harry vit des Mangemorts aux visages recouverts de capuchons se disperser sur le passage de Hagrid qui brisa brutalement leur cercle. Harry voulait y retourner mais ils avaient signé pour ça, ils devaient continuer pour sortir de ce bordel. Harry sortit sa baguette et lança des sorts aux Mangemorts qui s'approchaient d'un peu trop prés, les faisant tomber de leur balai, ils avaient l'air d'essayer de trouver le bon.
- Expelliarmus ! hurla Harry
- C'est lui, c'est lui, le vrai !
Malgré le bruit de tonnerre que produisait le moteur de la moto, le cri lancé par l'autre Mangemort, sous son capuchon, parvint aux oreilles de Harry. Un instant plus tars, les deux poursuivants firent demi-tour et disparurent au loin.
- Harry, qu'est-ce qui s'est passé ? vociféra Hagrid. Où sont-ils partis ?
- Je ne sais pas !
Mais Harry avait peur. Le Mangemort encapuchonné avait crié : "C'est lui, le vrai !"
Comment le savait-il ? Il scruta l'obscurité apparemment déserte et sentit la menace qui s'y cachait. Où étaient-ils ? Il demanda à Hagrid d'accélérer, il fallait partir. Soudain, la cicatrice sur son front se mit à brûler comme une flamme. Deux Mangemorts surgirent, chacun d'un côté de la moto, et deux sortilèges de mort, jetés derrière lui, manquèrent Harry de quelques millimètres. C'est alors qu'Harry le vit. Voldemort volait comme un nuage de fumée dans le vent, sans balai ni Sombral pour le soutenir, sa tête de serpent se détachant dans l'obscurité, ses doigts pâles levant à nouveau sa baguette... Hagrid accéléra pour essayer de s'échapper, Harry lança des sorts tout en s'agrippant autant qu'il le pouvait. Il vit un corps tomber, il avait réussi à toucher un mangemort. Des jets de lumière verte fusèrent à nouveau. Harry ne savait plus où étaient le ciel et la terre. Sa cicatrice le brûlait toujours, il se demandait à quel point la douleur aurait pu être pire s'il n'avait pas été soigné par les gobelins. Hagrid faisait son possible pour arriver au plus vite. Le combat entre Voldemort et Harry continua.
Soudain le Seigneur des Ténèbres se volatilisa. Hagrid tira violemment sur le guidon pour éviter de s'écraser sur le sol et actionna le frein mais, dans un fracas assourdissant qui trembler le sol, ils s'écrasèrent au milieu d'une mare boueuse.
- Qui est là ? C'est Potter ? Vous êtes Harry Potter ?
Harry ne reconnut pas la voix de l'homme. Une femme cria alors.
- Ils se sont écrasés, Ted ! Ecrasés dans le jardin !
Les genoux d'Harry se dérobèrent et il s'évanouit. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était allongé sur ce qui ressemblait à des coussins et éprouvait une sensation de brûlure dans les côtes et le bras droit. On avait fait repousser sa dent cassée et il sentait un résidu de douleur venant de sa cicatrice. Il ouvrit les yeux et qu'il était étendu sur un canapé, dans un salon qu'il ne connaissait pas, éclairé par des lampes. Un homme aux cheveux clairs et au ventre proéminent le regardait d'un air anxieux.
- Hagrid ?
- Hagrid va bien, fiston, dit l'homme. Ma femme s'occupe de lui. Et toi, comment tu te sens ? Rien d'autre de cassé ? J'ai arrangé tes côtés, ta dent et ton bras. Au fait je me présente : Ted, Ted Tonks, le père de Dora.
Harry se redressa trop vite. Des lumières dansèrent devant ses yeux, il se sentit prit de vertige et de nausée. Ted posa une main sur l'épaule et le repoussa contre les coussins. Il lui fallut quelques instants pour que son esprit place l'homme comme l'avocat engagé il y a peu pour son entreprise, il vit un bracelet briller à son poignet, bien il avait le portoloin d'urgence que Barchoke avait fait pour ses employés bloqués en Angleterre.
- Du calme, ta chute a été terrible. Qu'est-ce qui s'est passé ? La moto n'a pas marché ? Arthur Weasley a encore voulu trop en faire, lui et ses machines de Moldus ?
- Non, répondit Harry. Des Mangemorts... toute une bande ... Ils nous ont poursuivis ...
- Des Mangemorts ? s'exclama Ted. Que veux-tu dire des Mangemorts ? Je croyais qu'ils ne savaient pas qu'on te transférerait cette nuit, je croyais que ...
- Ils savaient, coupa Harry.
Ted Tonks regarde le plafond comme s'il pouvait voir le ciel au travers.
- Dans ce cas, la preuve est faite que nos sortilèges de protection tiennent le coup, pas vrai ? Ils ne devraient pas pouvoir s'approcher à moins de cent mètres de la maison, d'où qu'ils viennent.
Harry comprenait à présent la raison de la disparition de Voldemort. Elle s'était produite à l'endroit précis où la moto avait franchi la barrière magique dressée par l'Ordre. Il fallait simplement espérer qu'elle continuerait d'être efficace. Il imaginait Voldemort à une centaine de mètres au-dessus d'eux pendant qu'ils parlaient, cherchant le moyen de pénétrer ce que Harry représentait comme une grosse bulle transparente. Il se leva en balançant les jambes hors du canapé. Il avait besoin de voir Hagrid de ses propres yeux pour être sûr qu'il était toujours en vie. A peine s'était-il mis debout qu'une porte s'ouvrit. Hagrid se glissa à grand-peine par l'ouverture trop étroite pour lui, le visage couvert de boue et de sang, boitant mais vivant. Renversant au passage deux petite tables délicatement ouvragées et un aspidistra, il parcourut en deux enjambées la distance les séparant et serra Harry dans une étreinte. Il vit une femme approcher et pendant un instant il cru voir Bellatrix Lestrange, la ressemblance était frappante mais plus elle s'approchait elle devint moins évidente : ses cheveux étaient bruns et plus doux, ses yeux plus grand, son regard plus aimable.
- Qu'est-il arrivée à notre fille ? demande-t-elle.
- Je ne sais pas, répondit Harry. Nous ignorons ce qui s'est passé pour les autres.
Elle échangea un regard avec Ted. En voyant leur expression, Harry ressentit un mélange de crainte et de culpabilité. Si l'un des autres était mort, c'était sa faute, il n'était peut-être pas d'accord avec le plan mais il n'avait rien fait pour le stopper, il avait fini par accepter, il leur avait donné ses cheveux...
- Le portoloin, dit-il. Nous devons retourner au Terrier pour en savoir plus. Nous pourrons alors vous tenir au courant, ou bien Tonks s'en chargera elle-même.
- Dora s'en est sûrement très bien sortie, Dromeda, dit Ted. Elle sait ce qu'elle fait, elle en a vu d'autres avec les Aurors. Le Portoloin est là-bas, ajouta-t-il à l'adresse d'Harry. Il doit partir dans trois minutes, si vous voulez.
- Oui, on va le prendre. Je dirais à Tonks... à Dora... de vous envoyer un mot. Merci de m'avoir rafistolé, merci pour tout.
Le portoloin se mit à briller d'une lueur bleue, Harry et Hagrid y posèrent son index juste à temps. Harry ressentit une secousse derrière le nombril, comme si un crochet invisible le tirait en avant dans un mouvement incontrôlable. Quelques secondes plus tard, les pieds d'Harry heurtèrent brusquement un sol dur et il fut projetés à quatre pattes dans la cour du Terrier. Des gens accoururent vers lui, lui demandant qui il était, lui demandant ce qui s'était passé. Harry expliqua la soirée ainsi que le voyage. Ils attendirent les autres. Ron et Tonks, qui auraient dû être les premiers, avaient raté leur portoloin. Remus et Georges apparurent, avec le jeune sorcier blessé à la tête, il avait perdu son oreille à cause d'un maléfice. Hermione et Kingsley furent les suivants, ensuite vint Fred et Arthur, puis Ron et Tonks par balai et enfin Bill et Fleur à dos de Sombral. Il manquait Maugrey et Diggle, Bill les avait vu être tué par Voldemort. Fol Oeil était mort, si coriace, si brave, le survivant par excellence. Les adultes commencèrent à se disputer pour savoir qui les avait trahi pour que Voldemort sache où les trouver. Harry réussit à les calmer. Bill et Remus partirent chercher le corps de Maugrey. Les autres se laissèrent tomber sur des chaises ou dans des fauteuils, à part Harry qui resta debout. La soudaineté de la mort, son caractère irrémédiable l'habitaient comme une présence.
- Il faut que j'y aille, dit-il.
Une dizaine de regard surpris se tournèrent vers lui.
- Ne sois pas stupide, Harry, répliqua Molly. De quoi tu parles ?
- Je ne peux pas rester. Vous êtes tous en danger tant que je suis ici. Je ne veux pas ...
- Arrête de dire des bêtises ! protesta Mrs Weasley. L'objectif, ce soir, était de t'amener dans cette maison sain et sauf, et Dieu merci, ça a marché. Fleur a même accepté de se marier ici plutôt qu'en France, nous avons tout organisé pour pouvoir rester ensemble et veiller sur toi...
Ils continuèrent à se disputer pendant un moment. Harry en eut marre, il décida de laisser tomber et d'aller faire un tour dans la cour pour prendre l'air. Il réfléchit à ce qu'il devait faire. Il savait qu'il ne pouvait rester ici. Dans les jours qui survirent, le choc provoquait par la mort de Fol Œil hantait la maison. Son anniversaire passa calmement même si c'était son anniversaire, il n'avait guère envie de fêter de toute façon. Le mariage avait lieu dans trois jours, alors il pourrait partir, il espérait en toute discrétion, et sans Ron. Le 1er août vit arriver Scrimgeour au Terrier.
- Je suis désolé de vous déranger mais je souhaiterais m'entretenir avec Harry, ainsi Mr Ronald Weasley et Miss Hermione Granger.
- Nous ? s'étonna Ron. Pourquoi nous ?
- Je vous expliquerai tout cela lorsque nous serons dans un lieu plus discret, dit le ministre. Pouvez-vous m'indiquer un tel endroit ? demande-t-il à Mr Weasley.
- Oui, bien sûre, répondit ce dernier, mal à l'aise. Le...heu...le salon. Pourquoi ne pas vous installer là-bas ?
- Montre-nous donc le chemin, dit Scrimgeour à Ron. Il n'est pas nécessaire de nous accompagner, Arthur.
L'homme ne prononça pas un mot tant qu'ils ne furent pas tous installer dans le salon.
- J'ai des questions à poser à chacun d'entre vous et je pense qu'il vaudra mieux que je le fasse seul à seul. Si vous voulez bien attendre en haut tous les deux.
Il montra Harry et Hermione.
Je commencerai par Ronald.
- Nous ne bougerons pas d'ici, répliqua Harry .
Approuvé par Hermione qui hocha vigoureusement la tête.
- Vous nous parlerez à tous les trois ensemble ou pas du tout.
Scrimgeour jaugea Harry d'un regard froid.
- Très bien, dans ce cas, restons ensemble, dit-il avec un haussement d'épaules. Comme vous le savez sûrement, c'est le testament d'Albus Dumbledore qui m'amène ici.
Les trois sorciers échangèrent un regard.
- Apparemment, il s'agit d'une surprise ! Vous ignoriez donc que Dumbledore vous avez légué quelque chose ?
- A ... A tous les trois ? demanda Ron. A Hermione et à moi aussi ?
- Oui, à tous les trois...
Harry l'interrompit.
- Dumbledore est mort il y a plus d'un mois. Pourquoi faut-il si longtemps pour nous donner cet héritage ?
- C'est évident non ? intervint Hermione avant que l'homme ait pu répondre. Ils voulaient examiner ce qu'il nous a laissé. Vous n'aviez aucun droit de faire ça !
- J'avais tous les droits, répliqua Scrimgeour. Le décret sur les Confiscations légitimes donne au ministère le pouvoir de confisquer le contenu d'un testament.
- Cette loi a été créée pour empêcher les sorciers de léguer des instruments de magie noire, objecta Hermione, et le ministère doit d'abord posséder des preuves que les objets en possession du défunt sont illégaux avant de les saisir ! Vous voulez insinuer que Dumbledore a essayé de nous transmettre quelque chose de maléfique ?
- Avez-vous l'intention de faire carrière dans la justice magique, Miss Granger ? interrogea Scrimgeour.
- Non, pas du tout, réplique Hermione, j'aimerais faire un peu de bien dans le monde !
Ron et Harry avaient un sourire narquois et Hermione un air suffisant.
- Alors, pourquoi avez-vous décidé maintenant que nous pouvions recevoir ce qui nous revient ? Vous n'avez pas trouvé de prétexte pour le garder ? demanda Harry
- Non, c'est simplement parce que le délai de trente et un jour est écoulé, répondit aussitôt Hermione. Ils ne peuvent pas conserver les objets plus longtemps à moins d'avoir pu prouver qu'ils étaient dangereux. c'est bien ça ?
- Diriez-vous que vous étiez proche de Dumbledore Ronald ? demanda Scrimgeour, sans prêter attention à Hermione.
- Moi ? Non... pas vraiment ... répondit surpris Ron.
- Si vous n'étiez pas très proche de Dumbledore, comment expliquez vous qu'il se soit souvenu de vous dans son testament ? Le nombre de legs personnels qu'il contient est exceptionnellement réduit. La quasi-totalité de ce qu'il possédait revient à Poudlard. Pourquoi pensez-vous qu'il vous ait ainsi distingué ?
- Je.. ne sais pas, répondit Ron. Je... Il était proche de ma famille, il m'aimait bien.
- Tu es trop modeste Ron, déclara Hermione. Dumbledore avait une très grande affection pour toi.
Harry essayait de ne pas rire car Hermione sans le savoir avait touché un point sensible, Ron était l'espion de Dumbledore donc c'est vrai il y avait quelque chose.
- "Dernières volontés et testament d'Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore..." Voyons... Ha, voilà ! "A Ronald Bilius Weasley, je laisse mon Déluminateur dans l'espoir qu'il se souviendra de moi lorsqu'il s'en servira."
Scrimgeour prit dans le sac un objet : un petit briquet d'argent mais doté du pouvoir d'éteindre ou de rallumer, grâce à un simple geste du doigt, toute source de lumière proche.
- C'est un objet de grande valeur. Peut-être même est-il unique. En tout cas, il est certain que Dumbledore l'a conçu lui-même. Pourquoi, à votre avis, vous a-t-il légué un instrument si rare ? J'aimerais savoir pourquoi cet homme qui a eu des milliers d'élèves pensait judicieux de laisser quelque chose dans son testament à seulement vous trois ?
Il n'y eu aucune réponse.
- "A Miss Hermione Jean Granger, je lègue mon exemplaire des Contes de Beedle le Barde dans l'espoir qu'il y trouvera de quoi se divertir et s'instruire."
Il fouilla dans le sac pour en sortir un petit livre qui avait l'air ancien, sa reliure était maculée et se décollait par endroits.
- Pourquoi pensez-vous que Dumbledore vous a laissé cet ouvrage, Miss Granger ?
- Il... Il savait que j'aimais les livres, répondit Hermione les larmes aux yeux.
- Mais pourquoi ce livre en particulier ? Avez-vous jamais parlé avec Dumbledore de codes ou d'autres moyens de transmettre des messages secrets ?
- Non, Jamais.
- "A Harry James Potter, je lègue le Vif d'or qu'il a attrapé lors de son premier match de Quidditch à Poudlard, pour lui rappeler ce que la persévérance et le talent apportent de récompenses et de bienfaits."
Il sortir la minuscule balle d'or de la taille d'une noix, les ailes dont elle était pourvue battirent faiblement.
- Pourquoi Dumbledore vous a-t-il fait don de ce Vif d'or ?
- Aucune idée. Peut-être pour les raisons que vous venez de lire.
- Alors vous pensez qu'il s'agit d'un simple symbole ?
- Je ne vois pas ce que cela peut-être d'autre.
- Savez-vous que les Vifs d'or ont une mémoire tactile ?
- Oui, répondirent Harry et Hermione
- Quoi ? venant de Ron
- Avant d'être lâché, un Vif d'or n'est jamais touché à mains nues, pas même par le fabricant, qui porte toujours des gants. L'idée m'est venue que Dumbledore, qui possédait des dons magiques prodigieux quels qu'aient été par ailleurs ses défauts, a peut-être ensorcelé ce Vif afin qu'il ne puisse s'ouvrir que pour vous.
Harry regarda l'objet en se demandant ce que la chèvre avait encore fait même par delà la mort il ne pouvait pas le laisser tranquille.
- Vous ne dîtes rien ? Peut-être savez-vous déjà ce que contient ce Vif ?
- Non, affirma Harry.
Il savait qu'il pouvait le toucher avec ses mains, son premier Vif d'or n'avait pas été attrapé avec elles.
- Prenez-le, dit Scrimgeour à voix basse
C'était un ordre, heureusement Harry n'avait aucun problème à obéir à celui-là, il prit délicatement l'objet dans ses mains, rien ne se produisit, tous le monde le regardait avec des yeux avides espérant que la petite balle se transformerait en quelque chose d'autre.
- Voilà qui est spectaculaire, dit sarcastiquement Harry. (Hermione et Ron éclatèrent de rire) C'est tout ?
- Pas tout à fait, Dumbledore vous a légué autre chose.
- C'est quoi ?
- L'épée de Godric Gryffondor.
Harry ne savait pas s'il devait rire ou non, Dumbledore avait la manie de lui offrir ce qui lui appartenait de plein droit.
- Alors, où est-elle ?
- Malheureusement, il n'appartenait pas à Dumbledore de faire don de cette épée. L'épée de Gryffondor est un objet de grande importance. Pourquoi pensez-vous que...
- Dumbledore ait voulu me donner l'épée ? acheva Harry. Peut-être pensait-il qu'elle irait bien sur le mur de mon salon ?
- Ce n'est pas une plaisanterie, Potter ! grogna Scrimgeour. Était-ce parce que Dumbledore croyait que seule l'épée de Gryffondor pouvait vaincre l'héritier de Serpentard ? Souhaitait-il vous la confier parce qu'il était convaincu, comme beaucoup d'autres, que vous êtes destiné à anéantir Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
- Intéressante théorie, commenta Harry. Quelqu'un a déjà tenté de passer une épée au travers du corps de Voldemort ? Le ministère devrait peut-être envoyer quelques-uns de ses employés étudier la question plutôt que de leur faire perdre leur temps à démonter des Déluminateurs ou à cacher au public les évasions d'Azkaban? C'est donc ainsi que vous occupez vos journées, monsieur le ministre, enfermé dans votre bureau à essayer d'ouvrir un Vif d'or ? Des gens meurent, c'est ce qui a failli m'arriver, Voldemort m'a poursuivi à travers trois comtés, il a tué Maugrey Fol Œil, mais le ministère n'en a pas dit un mot, n'est-ce pas ? Et vous pensez toujours que nous allons coopérer avec vous ?
- Vous allez trop loin ! s'écria Scrimgeour en se levant.
D'un bond, Harry se leva à son tour. Scrimgeour s'avança vers lui et lui enfonça brutalement dans la poitrine le bout de baguette magique. Elle perça un trou dans le T-shirt d'Harry à la manière d'une brûlure de cigarette. Ron avait bondi avec sa baguette levée.
- Non ! le stoppa Harry. Tu va lui donner un prétexte pour nous arrêter !
- Je vous rappelle que vous n'êtes pas retournée à l'école, reprit Scrimgeour son visage à quelques centimètre de celui d'Harry. Je vous rappelle aussi que je ne suis pas Dumbledore, qui pardonnait votre insolence et votre insubordination. Vous portez peut-être cette cicatrice comme une couronne, Potter, mais il n'appartient pas à un garçon de dix-sept ans de me dire comment je dois faire mon travail ! Il serait temps que vous appreniez à manifester un peu de respect à vos supérieurs !
- Respect ? Supérieur ? Mais il serait surtout temps que vous le méritiez, répliqua Harry. Vous n'êtes en aucun cas mon supérieur surtout quand je vois le magnifique travail que vous faîtes.
La porte s'ouvrit à la volée et Mr et Mrs Weasley entrèrent en courant.
- Nous... nous avons cru entendre... commença Arthur, l'air très inquiet en voyant Harry et le ministre pratiquement nez à nez.
Scrimgeour recula de deux pas et jeta un coup d'œil au trou qu'il avait dans le T-shirt d'Harry.
- Ce ... ce n'était rien, grogna-t-il. Je ... je regrette votre attitude, ajouta-t-il en regardant Harry dans les yeux. Vous avez l'air de penser que le ministère ne désire pas la même chose que vous, que Dumbledore. Nous devrions travailler ensemble.
- Je n'aime pas vos méthodes, monsieur le ministre, répondit Harry. Vous vous souvenez ?
Harry leva son poing droit et montra pour la deuxième fois à Scrimgeour les cicatrices blanchâtres qu'avaient laissées sur le dos de sa main les mots : "Je ne dois pas dire de mensonges.". Les traits de Scrimgeour se durcirent et sans ajouter un mot il partir.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? demanda Mr Weasley
- Nous donner l'héritage que Dumbledore nous a laissé, répondit Harry. Ils viennent seulement d'autoriser à sortir du ministère ce qu'il nous léguait dans son testament.
Les trois objets passèrent de main en main, tout en déplorant qu'Harry n'ai pas pu obtenir l'épée. En attendant le jeune sorcier avait hâte d'être seul pour essayer d'ouvrir le Vif d'or, mais cela ne serait pas pour tout de suite. Ils passèrent tous à table, puis Hermione voulut qu'ils discutent tous les trois pour essayer de comprendre pourquoi Dumbledore leur avait laissé ces objets, après plus de trois heures, elle abandonna et ils purent aller se coucher. Harry se retrouva enfin seul. Il prit le vif et le toucha avec ses lèvres, des mots apparurent "Je m'ouvre au terme". Qu'est ce que cela voulait dire ? Il était trop épuisé pour y penser. Il se coucha.
Les jours suivants jusqu'au mariage furent assez calme malgré les préparatifs, pendant un cours instant la guerre était oubliée, un chapiteau fut monté sur le terrain du Terrier pour accueillir tout le monde. Harry dut prendre la potion de Polynectar pour se cacher, Fred avait voler quelques cheveux d'un jeune moldu aux cheveux roux pour qu'Harry se fasse passer pour le cousin Barny. Le mariage était beau, les mariés étaient heureux et c'est ce qui était le plus important. Harry eut la chance de voir Luna, il était content, il lui fit promettre de faire attention et de toujours se protéger, il ne voulait pas perdre sa petite sœur. La soirée passa tranquillement à discuter, manger et danser.
Soudain, une longue forme argentée tomba à travers la piste. Gracieux et luisant, un lynx atterrit avec légèreté au milieu des danseurs surpris. Des têtes se tournèrent tandis que ceux qui se trouvaient le plus près de lui se figeaient en plein mouvement, dans une pose absurde. Le Patronus ouvrit alors largement sa gueule et parla avec la voix lente, forte, profonde, de Kingsley Shackelebolt :
- Le ministère est tombé. Scrimgeour est mort. Ils arrivent !
Tout sembla flou et lent, Harry et Hermione se levèrent d'un bon et tirèrent leur baguettes. Ils se précipitèrent dans la foule en se tenant la main pour ne pas se perdre, qui commençait tout juste à comprendre ce qui venait d'être dit, elle paniquait, des invités couraient en tout sens, beaucoup transplanaient. Les protections avaient été brisées. Hermione criait à Ron, le cherchant, Harry vit des silhouettes enveloppées de capes, le visage masqué, apparaître dans la cohue. Il était temps de partir. Ron apparut alors. Il attrapa le bras d'Hermione et Harry la sentit pivoter sur place.
Ils furent loin du Terrier.
- Où sommes-nous Hermione ? demanda Harry
- Tottenham Court Road, à Londres, répondit Hermione d'une vois essoufflée. Marchez, marchez doit devant vous, il faut trouver un endroit où se changer.
Les garçons entendirent ce qu'elle avait dit. Les gens les regardaient avec des yeux ronds : Harry et Ron portaient toujours leurs robes de soirée.
- Hermione, nous n'avons rien pour nous changer, lui répondit Ron
- J'ai tout ce qu'il faut, des vêtements, nos malles, ... Juste essayer d'avoir l'air naturel jusqu'à ce qu'on trouve un endroit pour changer.
Elle les entraîna dans une rue adjacente puis à l'abri d'une ruelle plongée dans la pénombre. Elle prit son petit sac en perle et commença à fouiller dedans, cela faisait très Mary Poppins avec juste un sac beaucoup plus petit. Elle sortit leur malle et donna à chaque garçon la sienne pour qu'il puisse prendre leurs affaires.
- Comment as-tu faire pour... vint la voix étonnée de Ron,
- Un sortilège d'Extension indétectable, expliqua Hermione. Difficile, mais je crois que je l'ai réussi. En tout cas, j'ai pu y mettre tout ce dont nous avions besoin. Dépêchez vous de vous changer et Harry prend la cape d'invisibilité. Il faut qu'on bouge.
- Et si on allait à Grimmauld ? L'endroit m'appartient.
- Pourquoi pas, il faudra faire attention qu'il n'y ai pas de mangemorts, le temps de décider ce que l'on va faire, s'accorda Hermione.
- Bien, je vous y emmène.
Harry attrapa les bras d'Hermione et de Ron et les transplana juste devant la porte, celle-ci était situé dans les protections donc non visible de l'extérieur. Ils entrèrent, la maison était toujours aussi vétuste que dans ses souvenirs mais au moins ils seront protégés ici. Harry savait qu'ils devaient trouver les Horcruxes, et surtout trouver un plan pour que cela se fasse sans avoir à dire tout ce qu'il savait, même avec Dumbledore de mort, Harry devait continuer à se protéger.
Les prochains jours furent calmes, attendant des nouvelles du monde sorcier et des membres de l'Ordre du Phénix. Le ministère était bien aux ordres de Voldemort, les journaux étaient à lui, ils recevaient la Gazette du Sorcier où régulièrement il y avait des articles déclamant qu'Harry Potter était recherché.
RECHERCHE POUR INTERROGATOIRE
DANS L'ENQUETE SUR
LA MORT D'ALBUS DUMBLEDORE
C'était risible, mais une façon comme une autre pour que les moutons fassent le travail à la place de Voldemort pour attraper Harry. Ils reçurent la visite de Remus qui les rassura sur la sécurité de tout le monde. Le ministère avait commencé à prendre des mesures contre les sorciers nés moldus, un article apparût dans la Gazette.
Fichier des nés-moldus
Le Ministère de la Magie entreprend une enquête sur ceux qu'on appelle communément les "nés-Moldus", ce qui permettra de mieux comprendre comment ces derniers en sont arrivés à posséder des secrets magiques.
De récentes recherches menés par le Département des mystères à révélé que la magie ne peut être transmise que d'individu à individu lorsque les sorciers se reproduisent. En conséquence, quand il n'existe aucune ascendance magique, il est probable que ceux qu'on appelle les nés-Moldus ont acquis leurs pouvoirs par le vol ou la force.
Le ministère est déterminé à éradiquer ces usurpateurs de la puissance magique et invite donc à cette fin tous ceux qui entrent dans la catégorie des nés-Moldus à se présenter pour un entretien devant la Commission d'enregistrement des nés-Moldus, récemment nommée.
Autant Hermione et Ron étaient choqués, autant Harry ne fut pas étonné que l'on en arrive à ça, surtout lorsque des gens comme Ombrage travaillait au ministère, elle devait être extatique que quelqu'un comme Voldemort soit aux commandes, cet être utilisait les tactiques d'Hitler, l'un était en guerre contre les Juifs, l'autre utilisait les nés-Moldus, les rafles des premières générations avaient commencées, Harry n'aurait pas été surprit si ceux-ci été envoyés dans des camps de concentration. Voldemort avait beau nier qu'il avait des origines mondains, il prenait plaisir à se servir parmi leur histoire pour commettre ses actes, en effet si on regardait de plus près on pouvait voir que les tenus des mangemorts ressemblaient beaucoup aux tenues portaient par le Ku Klux Klan lorsqu'il voulait exterminer la "race noire", ou encore la haine envers les nés-moldus aussi forte que la haine des nazis envers toutes personnes qui ne correspondaient pas à leurs idées comme les juifs, les LGBT, les noirs, ... Le pire c'est qu'Harry savait que les sorciers allaient accepter cela, et même y croire, moutons comme ils étaient.
Le 15 août arriva, Harry s'enferma dans la bibliothéque qu'il bloqua avec la magie de la maison, enleva son glamour et appela Dobby pour l'emmener à la banque, il ne savait pas lorsqu'il serait à nouveau disponible alors il avait décidé avec son gestionnaire de placer ce rendez-vous sous compression temporelle pour tout vérifier avant qu'il ne soit au abandonné absent.
- Barchoke cela faisait longtemps.
- Bienvenue, jeune Hadrian, allons-y.
- Bien, je te suis.
Ils avancèrent dans les couloirs jusqu'au bureau du gestionnaire, ils s'installèrent.
- J'espère que tu vas bien, tu es en sécurité ?
- Je vais... bien...enfin autant que je peux. La situation est compliquée surtout que j'ai Ron qui est là, si ce n'était qu'Hermione alors peut-être que je pourrais lui parler.
- Tu sais que pour ta sécurité tu ne peux rien lui dire, si elle se fait attraper par Voldemort tout ce que tu as jamais créé sera détruit.
- Je sais... c'est dur. Je sais que je peux lui faire confiance, mais c'est aux autres que je ne peux pas et puis avec Ron qui est là, il me faudrait la convaincre et lui raconter toute l'histoire.
- Patience ! Ton cousin m'a contacté, c'est toi qui lui a dit ?
- Oui, je savais que ça serait compliqué prochainement avec tout ce qui se passe, je lui ai juste interdit de s'approcher du monde sorcier, que voulait-il ?
- Il demandait si ton offre de l'aider pour qu'il puisse faire des études supérieurs tenait toujours, si oui il veut faire des études en lien avec le commerce. Je lui ai proposé de le faire entrer à l'Université de Londres : Hult International Business School qui est reconnue par les trois organismes d'accréditation internationaux les plus prestigieux de l'enseignement des affaires : l'Association pour faire progresser les écoles collégiales de commerce (AACSB International), l'Association of MBA (AMBA) et EQUIS (The European Quality Improvement System), qui est détenu par seulement un pour cent des écoles de commerce dans le monde.
- Et ? Il est intéressé ?
- Il ne pense pas que ses résultats scolaires pourront le faire entrer, je lui ai dit que ce n'était pas un problème et que tu vas payer surtout s'il vient travailler pour toi. Je crois que cette école est celle qui pourra lui apprendre le plus.
- S'il le veut, inscrit le, pas de soucis pour moi, tant qu'il fait son maximum pour réussir, tant que j'y pense inscrit le à la salle de sport le plus proche de l'appartement où il loge, j'ai pas envie qu'il reprenne de mauvaise habitude.
- C'est noté. Avez-vous une idée pour récupérer la coupe ?
- Je cherche, je pensais si le Roi est d'accord pour voir pour mettre en place un vol, je paierais tous les dégâts qu'il pourrait y avoir, c'est la seule idée qui j'ai eu et qui ne mettrait pas la Nation en danger.
- Je vais en parler au Roi. Tiens moi au courant si tu le fais vraiment.
- Promis.
Ils continuèrent à discuter par rapport à l'entreprise que ce soit le terrain et l'immeuble. Harry parti de la réunion avec le sourire, officiellement cela ne faisait qu'une heure qu'il était dans la salle de réunion, il était parti depuis plus de deux heures, comme il était tôt le matin, peut-être que Ron et Hermione n'avaient pas remarqué son absence. Il rentra rapidement via "Air-Dobby", il aimait vraiment la magie des elfes de maison. Les jours continuèrent à passer, Harry mit le nez dans les livres de la bibliothéque Black de même qu'Hermione. La Gazette continuait à faire des siennes avec des articles le dénonçant, ou sur les nés-moldus, puis un jour il y eut un texte sur Dumbledore, et Harry eut besoin de toute son Occlumancie pour ne pas jubiler.
EN EXCLUSIVITE UN EXTRAIT DE LA BIOGRAPHIE D'ALBUS DUMBLEDORE
A PARAITRE PROCHAINEMENT
par Rita Skeeter
Orgueilleuse et hautaine, Kendra Dumbledore ne pouvait supporter de rester à Terre-e,-Lande après l'arrestation et l'emprisonnement à Azkaban de son mari Perceval eut largement défrayé la chronique. Elle décida par conséquent de faire déménager sa famille et de l'installer à Godric's Hollow, le village qui devait par la suite devenir célèbre pour avoir été le lieu où Harry Potter échappa étrangement à Vous-Savez-Qui.
Tout comme Terre-en-Lande, Godric's Hollow était le lieu de résidence de nombreuses familles de sorciers mais Kendra n'y connaissant personne, elle n'aurait pas à y affronter la curiosité que lui avait value le crime de son mari dans son ancien village. Après avoir repoussé à plusieurs reprises tous ceux qui tentaient d'établir avec elle des relations de bon voisinage, elle fut bientôt assurée que personne ne les dérangeait plus, elle et sa famille.
"Elle m'a claqué la porte au nez quand je suis allée lui souhaiter la bienvenue en lui apportant des fondants du chaudron que j'avais préparés moi-même, raconte Bathilda Tourdesac. Au cours de la première année, je n'ai vu que les deux garçons. Je n'aurais jamais su qu'il y avait une fille si je n'étais pas allée cueillir des Braillantines au clair de lune, l'hiver qui a suivit leur emménagement. J'ai vu alors Kendra emmener Ariana se promener dans le jardin, à l'arrière de la maison. Elle lui a fait faire une seule fois le tour de la pelouse en lui tenant fermement la main, puis elle l'a ramenée à l'intérieur. Je ne savais pas quoi en penser."
Il semble que Kendra ait vu dans le déménagement à Godric's Hollow une occasion parfaite de cacher définitivement Ariana, un projet qu'elle nourrissait sûrement depuis des années. Le moment choisi était significatif. Ariana avait à peine sept ans lorsqu'elle a disparu? Or, selon la plupart des experts, c'est précisément vers l'âge de sept ans que la magie se révèle chez les enfants, si elle est présente. Personne aujourd'hui ne se souvient d'avoir jamais vu Ariana manifester le moindre signe d'aptitude à la magie. Il apparaît donc clairement que Kendra a pris la décision de cacher sa fille plutôt que de subir la honte d'admettre qu'elle avait mis au monde une Cracmolle. Déménager loin des amis et des voisins qui avaient connu Ariana lui permettait d'autant plus facilement de la dissimuler aux regards. Elle pouvait être sûre que le très petit nombre de ceux qui étaient au courant de son existence garderaient le secret, notamment les deux frères qui détournaient toujours les questions embarrassantes en répétant ce que leur avait dit leur mère : "Ma sœur est d'une santé trop fragile pour aller à l'école".
La semaine prochaine : Albus Dumbledore à Poudlard - Récompenses et faux-semblants.
Magique, tout simplement magique, dommage qu'elle n'avait pas écrit cela de son vivant, il aurait adoré voir la tête de Dumbledore en lisant ce texte. Il devait absolument mettre la main sur la biographie. Par curiosité, il envoya un message à Barchoke pour que quelqu'un enquête sur tout ça, il voulait savoir si c'était vrai, il se doutait qu'il y avait de l'exagération mais il espérait que ce n'était pas juste des fabulations. Il savait qu'à un moment il allait devoir partir à la chasse aux Horcruxes que l'on attendait de lui, dire qu'il avait espérer être seul mais Ron et Hermione étaient déterminés à rester avec lui. Il ne pouvait pas expliquer pour le médaillon sans devoir tout raconter, donc il lui fallait un plan, une solution pour le trouver et le détruire tout en leur faisant croire que c'était un Horcruxe. Il décida de demander de l'aide à Kreattur.
Un soir, il parlait avec Hermione et Ron des objets qu'aurait pu utiliser Voldemort, de fil en aiguille il réussit à caser le médaillon et là Kreattur entra en action.
- Le méchant Maître, le traitre et la sang de bourbe cherchent à détruire le mauvais objet ?
- De quoi Kreattur ?
- Le méchant Maître peut faire ce que Kreattur n'a jamais réussi ?
- Kreattur explique toi ? répondit Harry
- Le grand Maître Regulus a donné un ordre à Kreattur mais le pauvre Kreattur n'a pas réussi.
- Quel était cet ordre ?
- Kreattur devait détruire un objet mais le mauvais objet est trop fort pour Kreattur.
- Je peux voir cet objet ?
- Le mauvais Maître promet de détruire ?
- Si c'est ce que je cherche je vais le détruire tout de suite.
Kreattur claqua des doigts et un collier apparût, il sentait la magie noire, et c'était la copie fidèle du médaillon de Serpentard, un très beau faux.
- Harry, c'est lui. Mais comment on le détruit ? s'écria Hermione
- Venin de Basilic, l'Avada ou le Feudeymon.
- Heuu... on a aucune de ses choses.
- Kreattur sait où il y a du venin de Basilic, Kreattur peut en avoir un peu.
- Très bien Kreattur, il en faut seulement quelques gouttes, peux tu aller les chercher ?
A peine fini que l'elfe de maison avait disparut et réapparu avec une petite fiole.
- Merci Kreattur.
Harry prit la fiole, siffla pour ouvrir le médaillon et versa le poison. Il eut un hurlement et une fumée sortie. C'était fini.
- C'était ... facile. dit Hermione
- Facile ? J'aimerais que les autres le soient tout autant, parla Harry.
- J'espère aussi. Donc le médaillon est fait, le journal en deuxième année, la bague par Dumbledore, ... Il reste quoi tu penses ?
- Si on ne se trompe pas il y a la coupe de Poufsouffle et pour Serdaigle, l'objet le plus connu est le diadème. Il y aussi Nagini.
- Avec Voldy, cela fait sept morceaux. Le serpent est sûrement avec lui. Pour les deux autres où pourraient-ils être ?
- Poudlard ? Gringotts ? Avec lui ? Dans la maison d'un mangemort ? Je ne sais pas.
Harry ne pouvait pas dire qu'il était sûre où ils étaient, à part la coupe le reste n'était pas sûre, sans certitude il ne pouvait pas bouger. Un nouvel article de la Gazette fit sensation.
SEVERUS SNAPE CONFIRME COMME DIRECTEUR DE POUDLARD
Severus Snape, depuis longtemps maître des potions à l'école de sorcellerie de Poudlard, a été promu aujourd'hui au rang de directeur. Cette nomination constitue le changement le plus important parmi ceux intervenir dans la réorganisation du personnel de l'antique établissement. A la suite de la démission de l'ancien professeur d'étude des Moldus, ce poste sera désormais confié à Alecto Carrow, tandis qu'Amycus, le frère de cette dernière, sera chargé de la défense contre les forces du Mal.
"Je me réjouis que l'occasion me soit donnée de maintenir et de perpétuer les plus hautes valeurs et traditions de la sorcellerie..."
Harry était choqué, Snape, Directeur de Poudlard, sans oublier les deux autres mangemorts qui allaient devenir professeurs. Les jours continuèrent à passer, ils restaient cachés tout en écoutant les nouvelles. Harry remarqua qu'à l'extérieur de la maison, dans le parc, on pouvait voir des hommes fixer la maison, ils étaient surveillés. Ils allaient devoir partir ou rester coincés dans l'espoir qu'ils n'arrivent pas à entrer. Harry expliqua le problème aux deux autres. Ils décidèrent d'attendre le 1er septembre pour quitter la maison, en espérant que le départ du Poudlard Express aiderait à servir de diversion. Mais cela ne se passa pas comme prévu, en effet, le 31 août ils virent plusieurs mangemorts devant la porte tenant leur baguette, avant qu'ils ne puissent réagir ils sentirent les protections tombées, Hermione prit peur et attrapa les garçons pour les transplaner.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, Harry fut ébloui par une clarté vert et or. S'efforçant à grand peine de faire rentrer un peu d'air dans ses poumons qui lui donnaient l'impression d'avoir été écrasés, il cligna des yeux et s'aperçut que cette lumière étincelante était celle du soleil traversant une voûte de feuillage, loin au-dessus de lui. Quelque chose remua alors tout près de son visage. Il se releva à quatre pattes, prêt à affronter une féroce petite créature, mais il s'agissait en fait du pied de Ron. Regardant autour de lui, Harry vit qu'ils avaient atterri tous les trois sur le sol d'une forêt, où ils étaient apparemment seuls.
Harry pensa tout d'abord à la Forêt Interdite et pendant un instant, même s'il savait à quel point il serait stupide et dangereux pour eux d'apparaître dans l'enceinte de Poudlard. Dans les quelques secondes qui suivirent, cependant alors que Ron émettait un grognement et que Harry rampait vers lui, il se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de la Forêt Interdite : les arbres paraissaient plus jeune, plus largement espacés, le sol plus dégagé.
Il se retrouva devant Hermione, également à quatre pattes, qui regardait la tête de Ron. Lorsqu'il le vit à son tour, Harry se retint de sourire, et fit semblant de paraître concerné. Le corps de Ron était trempé de sang sur tout un côté et le sol recouvert de feuilles faisait ressortir la blancheur grisâtre de son teint.
- Qu'est-ce qui lui est arrivé ?
- Désartibulé, expliqua Hermione dont les doigts s'affairaient déjà à l'endroit de sa manche où le sang était plus sombre et plus humide.
Harry la regarda déchirer la chemise de Ron, il se sentit malade lorsqu'elle dénuda le bras de Ron, sur lequel un gros morceau de chair manquait comme découpé au couteau.
- Harry, vite dans mon sac, il y a un petit flacon marqué "Essence de Dictame"...
- Le sac... D'accord...
Il se rua à l'endroit où Hermione avait atterri, prit le minuscule sac et plongea la main avant de souvenir qu'il pouvait utiliser un sort.
- Accio Dictame !
Une petite bouteille marron jaillit aussitôt. Il l'attrapa et la donna à Hermione.
- Il s'est évanoui, dit Hermione elle-même plutôt pâle. Ouvre-le pour moi Harry j'ai les mains qui tremblent.
Harry arracha le bouchon qui fermait le flacon. Hermione le prit et versa trois gouttes de potion sur la blessure ensanglantée. Une fumée verdâtre s'éleva. Lorsqu'elle se dissipa, Harry vit que le sang avait cessé de couler. La plaie semblait à présent dater de plusieurs jours. Une peau neuve s'étirait à l'endroit où la chair avait été déchirée.
- Waow ! s'écria Harry.
- C'est la seule chose que je puisse faire en toute sécurité, dit Hermione d'une voix tremblante. Il existe des sortilèges qui le guériraient complétement, mais je n'ose pas les appliquer. Si je me trompe, je causerai encore plus de dégâts... Il a déjà perdu tellement de sang.
- Comment a-t-il été blessé ? Et pourquoi sommes-nous ici ?
- Lorsque j'ai senti les protections tombées j'ai paniqué, il fallait sortir d'ici, ils étaient trop nombreux pour nous. Alors j'ai transplané avec vous deux.
- Où sommes-nous ?
- Dans les bois où s'est tenue la Coupe du Monde de Quidditch, répondit Hermione. Je voulais un endroit clos, à l'écart, et c'est...
- ... le premier auquel tu as pensé, acheva Harry à sa place en regardant la clairière apparemment déserte.
Ron était toujours pâle et moite mais il se réveilla et regarda autour de lui. Il n'essaya pas de se redresser, il semblait trop faible pour cela.
- Nous allons devoir rester ici, Ron est trop faible pour bouger pour le moment. (Hermione se leva d'un bond) Où vas-tu ?
- Si nous restons, il faut jeter quelques sortilèges de protections autour de nous, répondit-elle.
Elle brandit sa baguette et décrivit à pas lents un large cercle autour de Harry et de Ron, en marmonnant des incantations. Harry remarqua de petites perturbations dans l'atmosphère : on aurait dit qu'Hermione avait fait naître une brume de chaleur sur leur clairière.
- Salveo maleficia ... Protego totalum ... Repello Moldum ... Assurdiato ... Tu peux sortir la tente, Harry.
- La tente ?
- Dans le sac.
- Dans le ... Ah oui bien sûr.
Cette fois, Harry appela la tente sans prendre la tête de tâtonner dans le sac. La tente apparut sous la forme d'un gros tas de toile, de corde et de piquets. Harry la reconnut aussitôt, notamment à cause de son odeur de chat. C'était celle sous laquelle ils avaient dormi la nuit précédant la Coupe du Monde de Quidditch.
- Erigo ! dit Hermione.
La toile informe s'éleva toute seule et s'installa sur le sol, toute montée, devant Harry.
- Cave inimicum !
Elle fit un gracieux mouvement de baguette en direction du ciel.
- Voilà tout ce que je peux faire. Au moins, on devrait être avertis si jamais ils viennent. Je ne peux pas garantir que ça suffira à éloigner Vol...
- Ne prononce pas ce nom ! l'interrompit Ron d'un ton brusque.
Harry et Hermione échangèrent un regard.
- Je suis désolé dit-il gémissant un peu lorsqu'il se redressa pour mieux les voir. Mais j'ai l'impression que c'est devenu un maléfice ou quelque chose comme ça. On ne pourrait pas l'appeler Tu-Sais-Qui... s'il vous plaît.
- La tabou ! s'exclama Hermione
- Le tabou ? demanda Harry
- Oui, lors de la première guerre, il avait installé un maléfice qui se nomme "Le Tabou", si on prononce son nom il sera averti et pourra envoyé qui il veut.
- Bien, je dirais plus son nom, promit Harry.
Harry et Hermione portèrent Ron dans la tente, en le traînant à moitié. L'intérieur était exactement tel que s'en souvenait Harry : un petit appartement avec une salle de bains complète et une minuscule cuisine. Il repoussa un vieux fauteuil et allongea Ron précautionneusement sur la couchette inférieure de lits superposés. Même très court, ce déplacement avait rendu Ron encore plus pâle et qu'ils l'eurent installé sur le matelas, il referma les yeux et resta silencieux un bon moment. Harry était heureux qu'ils avaient toujours leurs affaires sur eux, pour un cas comme celui-là. Ils décidèrent de rester quelques jours le temps que Ron aillent mieux, mais Harry et Hermione pensaient qu'il valait mieux ne pas rester trop longtemps dans le même endroit et Ron les approuva, à l'unique condition que leur prochain déplacement les amène à proximité d'un sandwich au jambon. Hermione annula les enchantements dont elle avait entouré la clairière pendant que Harry et Ron effaçaient du sol de toute maque, toute empreinte, pouvant indiquer qu'ils avaient campé là. Pui ils transplanèrent aux abords d'une petite ville.
Lorsqu'ils eurent monté leur tente à l'abri d'un bosquet d'arbres et qu'ils l'eurent protégée par de nouveaux sortilèges, Harry mit sa cape d'invisibilité et partir à la recherche de nourriture. Il s'éloigna pour être sûr de ne pas être vu, puis il enleva cape et glamour, il savait qu'il ne serait pas reconnu ainsi. Il ne put aller bien loin car à peine entré dans la ville il sentit un froid anormal accompagné d'une nappe de brume et d'un assombrissement soudain du ciel. Il retourna rapidement à la tente.
- C'est tout ce que tu as ? s'étonna Ron
- Tais-toi Ron, lança sèchement Hermione. Harry, pourquoi en as tu pris si peu.
- Détraqueurs, je peux pas faire le Patronus, il est connu, ils seront où je suis, marmonna Harry.
- Et alors, quoi ? grogna Ron à l'adresse d'Hermione tout en donnant un coup de pied dans une chaise. Je meurs de faim ! Tout ce que j'ai mangé depuis que j'ai failli saigné à mort, c'est deux champignons !
- Dans ce cas, vas-y toi-même et débrouille-toi avec des détraqueurs, répliqua Harry.
Il supportait de moins en moins le rouquin.
- Je voudrais bien mais j'ai le bras en écharpe, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué !
- C'est bien pratique.
- Qu'est-ce que tu veux dire par...
- STOP ! cria Hermione. Je sais qu'on a faim et qu'on est fatigué mais on doit faire avec. Vous allez vous calmer tout de suite.
Les deux garçons la regardèrent, se fixèrent et choisirent d'aller chacun dans un coin sans se parler. Harry devait utiliser toute son Occlumancie pour ne pas faire dégager le traître. Ils décidèrent qu'il ne servait à rien de rester si proche des Détraqueurs, ils finirent pas s'installer pour la nuit dans un champ lointain qui appartenait à une ferme isolée où ils purent se procurer des œufs et du pain.
- Ce n'est pas du vol, hein ? demanda Hermione anxieuse tandis qu'ils dévoraient des œufs brouilles sur toast. Puisque j'ai laissé de l'argent à côté du poulailler ?
- Ne t'inquiète pas Hermione, de plus on n'avait pas le choix, il faut qu'on mange.
Les prochains jours passèrent à sauter de lieu en lieu tout en essayant de trouver à manger et de rester discret. Ron devenait de plus en plus intenable à se plaindre du manque de nourriture, il commençait à énerver même Hermione qui avait une assez grande patience.
- Ma mère, dit Ron un soir où ils étaient installées dans la tente sur la berge d'une rivière galloise, est capable de faire surgir dans les airs de délicieux petits plats.
- Ta mère ne peut pas faire surgir de la nourriture du néant, répliqua Hermione. Personne ne le peut. La nourriture est la première exceptions principales à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire...
- Tu ne peux pas parler normalement ? l'interrompit Ron.
- Il est impossible de faire apparaître de bons petits plats à partir de rien ! On peut utiliser un sortilège d'Attraction si on sait où ils se trouvent, on peut les modifier, on peut en accroître la quantité si on en a déjà...
- Surtout ne te donne pas la peine d'accroître la quantité de ce truc-là, c'est dégoûtant, coupa Ron.
Il piqua sa fourchette dans les morceaux de poisson grisâtre et carbonisés rassemblés dans son assiette.
- Harry a pêché le poisson et j'ai fait ce que j'ai pu pour le préparer ! Je constate que c'est toujours moi qui finis par m'occuper de la cuisine. Sans doute parce que je suis une fille !
- Non, c'est parce que tu es censée être la meilleur en magie ! rétorqua Ron.
Hermione se leva d'un bond et son assiette tomba sur le sol.
- Demain, c'est TOI qui t'occupera de la cuisine, Ron, c'est TOI qui te procureras les ingrédients et c'est TOI qui trouveras les formules magiques pour les transformer en quelque chose de mangeable. Moi, je resterai assise à ronchonner en faisant des grimaces et verras comment tu...
- Silence ! trancha Harry en se levant. Plus un mot !
Hermione parut scandalisée.
- Comment peux-tu prendre son parti, il ne fait jamais rien...
- Hermione, tais-toi, j'entends quelqu'un.
Il tendit l'oreille, les mains toujours levées pour les empêcher de parler. Mêlées au bruit de la rivière dont les eaux sombres bouillonnaient et clapotaient à côté d'eux, il entendit à nouveau des voix. Des grattements, des raclements, auxquels s'ajoutaient des bruits de pierres ou de branchages remués, leur indiquèrent que plusieurs personnes descendaient la pente boisée et escarpée qui menait vers la berge étroite où ils avaient planté leur tente. Ils sortirent leurs baguettes, attendant. Ils étaient protégés mais il valait mieux rester sur ses gardes.
A mesure que les nouveaux venus avançaient vers la rive, leurs voix devenaient plus sonores mais pas plus intelligibles. Harry estima que le groupe devait se trouver à cinq ou six mètres. Harry entendit une voix d'homme au ton las.
- Il devrait y avoir des saumons, ici, ou tu crois que c'est trop tôt dans la saison ? Accio Saumon !
Il y eut des clapotements caractéristiques puis les claquements d'un poisson qui se débattait entre les mains de l'homme. Quelqu'un poussa un grognement appréciateur. Des flammes jaillirent et dansèrent, un délicieux fumet de saumon braisé flotta jusqu'à eux, tentateur. Puis ils entendirent des cliquetis de couverts et d'assiettes et le premier homme parla à nouveaux.
- Tenez, Griphook, Gornuk.
- Des gobelins, murmura Hermione
- Alors, il y a combien de temps que vous êtes en fuite tous les trois ? demanda une nouvelle voix mélodieuse et agréable à l'oreille.
- Six semaines... sept peut-être... j'ai oublié, répondit l'homme d'un ton las. J'ai rencontré Griphook au bout de deux jours et Gornuk s'est joint à nous quelque temps plus tard. Ça fait bu bien d'avoir un peu de compagnie. Et toi, qu'est-ce qui t'a décidé à partir, Ted ?
- Je savais qu'ils venaient me chercher, répondit la voix mélodieuse du dénommé Ted et Harry le reconnut c'était le père de Tonks. La semaine dernière, j'ai entendu qu'il y avait des Mangemorts dans le coin et j'ai décidé qu'il valait mieux m'enfuir. J'avais refusé de me faire enregistrer comme né-Moldu, par principe, tu comprends ? Je savais donc que ce n'était qu'une question de temps. Finalement, j'aurais été obligé de partir. Ma femme ne devrait pas avoir de problème, elle est de sang pur. Ensuite, j'ai rencontré Dean... c'était quand fiston ? Il y a quelques jours, non ?
- Oui, répondit une voix que Harry, Ron et Hermione reconnurent comme celle de Dean Thomas, leur condisciple de Gryffondor.
- Tu es né-Moldu, hein ? demanda le premier homme.
- Pas sûr, répliqua Dean. Mon père a quitté ma mère quand j'étais enfant. Mais je n'ai aucune preuve que c'était un sorcier.
Ils continuèrent à discuter pendant un moment, jusqu'à ce que Ted demande aux gobelins pourquoi ils étaient en fuite.
- Nous ne prenons pas parti. C'est une guerre entre sorciers. J'ai estimé qu'il était plus prudent de fuir, ayant refusé de me soumettre à une exigence que je jugeais imprudente, je voyais bien que ma sécurité personnelle était menacée, répondit un gobelin d'une voix grave.
- Que vous ont-ils demandé ? interrogea Ted.
- D'accomplir des tâches incompatibles avec la dignité de mon espèce, répondit le gobelin la voix la plus rude et moins humaine. Je ne suis pas un elfe de maison.
- Et vous, Griphook ?
- Mêmes raisons, dit le gobelin à la voix aiguë. Gringotts n'est plus sous le seul contrôle de mes semblables. Et je ne reconnais aucun maître parmi les sorciers.
La conversation reprit, ils parlèrent de ce qui se passait dans le monde sorcier. Puis il fut décider qu'ils feraient mieux de dormir sur la berge ou de remonter le flanc boisé de la colline. Estimant que les arbres leur offriraient un meilleur abri, ils éteignirent leur feu et gravirent la pente, leur voix s'évanouissant au loin. Harry se perdit dans ses pensées, il espérait que la Nation allait bien, il allait devoir vraiment trouver une solution pour récupérer la coupe, surtout maintenant qu'il ne pouvait pas contacter Barchoke de peur que quelqu'un intercepte un message. Par mesure de sécurité, les trois sorciers ne quittèrent pas la tente avant que le groupe soit parti le lendemain puis à leur tout ils firent leurs valises pour transplaner ailleurs. Les jours passèrent, le comportement de Ron ne s'améliorait pas. Il se plaignait de tout : le manque de nourriture, de confort ou encore d'avancer dans la recherche des Horcruxes. Un jour alors qu'Hermione et Harry discutaient si un objet pouvait se trouver à Poudlard, et si oui où. Ron craqua.
- Vous vous souvenez de mon existence ?
- Quoi ?
- Continuez tous les deux, je ne veux surtout pas jouer les rabat-joie, ricana Ron.
Perplexe Harry se tourna vers Hermione en quête d'un peu d'aide, mais elle paraissait tout aussi déconcertée que lui.
- C'est quoi, le problème ? demanda Harry
- Le problème ? Il n'y a pas de problème, répondit Ron refusant toujours de regarder Harry. Selon toi, en tout cas.
- Toi, en revanche, on voit que tu en as un, reprit Harry. Alors, vas-y, raconte.
- D'accord, je vais raconter. Ne compte pas sur moi pour marcher de long en large dans cette tente en me demandant où peut bien se trouver un de ces fichus objets qu'il faudrait se procurer. Tu n'as qu'à l'ajouter à la liste de tout ce que tu ne sais pas.
-Que je ne sais pas ? répéta Harry. Que Je ne sais pas ?
- Je m'amuse comme un petit fou, ici, croyez-le bien, poursuivit Ron, avec mon bras estropié et rien à manger, à me geler les fesses toutes les nuits. J'avais simplement espéré qu'après avoir passé des semaines à courir partout, on aurait fini par obtenir un résultat.
- Ron, dit Hermione à voix si basse qu'il fit semblant de ne pas l'avoir entendue.
- Je croyais que tu savais à quoi tu t'étais engagé, lança Harry.
- Oui, moi aussi, je le croyais.
- Alors qu'est-ce qui n'est pas à la hauteur de tes espérances ? interrogea Harry.
La colère s'infiltrait à travers son Occlumancie.
- Tu pensais que nous allions descendre dans des hôtels cinq étoiles ? Que nous trouverions un Horcruxe tous les deux jours ? Tu croyais pouvoir revenir chez maman pour Noël .
- On croyait que tu savais ce que tu faisais ! s'exclama Ron en se levant. On croyait que Dumbledore t'avait expliqué comment t'y prendre, on croyait que tu avais un véritable plan.
Harry trouvait risible d'entendre cela, car il avait un plan mais quand Ron et Hermione s'étaient incrustés celui-ci était parti à vau-l'eau, de plus depuis quand Dumbledore expliquait quelque chose.
- RON ! s'écria Hermione.
- Eh bien, désolé de t'avoir déçu, répondit Harry d'un ton très calme. J'ai été franc avec toi dès le début, je t'ai répété tout ce que Dumbledore m'avait révélé. Et au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous avons trouvé un Horcruxe et qu'il a été détruit, nous avons aussi des idées où se trouve ceux manquants.
- Ron, arrête, c'est la fatigue qui parle. Ce n'est pas toi, pressa Hermione.
- Hermione, tu sais très bien qu'il le pense, dit Harry. Depuis le début il se plaint encore et encore.
- Hermione, toi aussi tu m'a avoué que tu étais déçue, toit aussi, tu pensais qu'il en savait un peu plus...
- Je ne l'ai pas dit comme ça... Harry, ce n'est pas ce que j'ai dit ! s'écria-t-elle.
- Si tu penses ainsi, Ron, pourquoi es-tu toujours ici ? demanda Harry
- Je n'en sais rien, répliqua celui-ci.
- Rentre chez toi, dans ce cas, suggéra Harry.
- Ouais, c'est peut-être ce que je vais faire !
- Alors VA-T'EN ! Va retrouver ta famille, va retrouver ton petit confort !
Ron le fixa. Le silence s'installa avant qu'Harry décide de le couper en regardant Hermione.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Que veux-tu dire ?
- Tu restes ou quoi ?
- Je...
Elle était angoissée.
- Oui... oui je reste. Ron, nous avions dit que nous partitions avec Harry, nous avions dit que nous l'aiderions...
- Compris. C'est lui que tu choisis.
- Ron, non... s'il te plaît... reviens, reviens !
Ron quitta la tente, Hermione lui courut après dans l'espoir de le rattraper.
- Il ... il est p...parti ! Il a transplané !
Elle se jeta dans un fauteuil, se recroquevilla et fondit en larmes. Harry se sentit triste pour elle, mais en même temps soulagé d'être débarrassé de Ron.
Lorsque Harry se réveilla le lendemain matin, il lui fallut plusieurs secondes pour se rappeler ce qui s'était passé. Ils prirent la décision de partir, il ne servait à rien de rester ici. Il faisait de plus en plus froid. Harry et Hermione n'osaient pas rester trop longtemps dans la même région et plutôt que de s'attarder dans le sud de l'Angleterre, où ils n'avaient pas de plus grave souci que la dureté du sol gelé, ils continuèrent à vagabonder dans tout le pays, bravant la neige fondue qui martela leur tente au flanc de la montagne, un vaste marécage qui les inonda d'eau glacée, et une île minuscule au centre d'un loch écossais où ils furent à moitié ensevelis sous la neige au cours de la nuit. Harry et Hermione parlèrent beaucoup, ce fut lors d'une soirée qu'elle lui avoua ce qu'elle avait fait à ses parents. Elle se sentait coupable mais ne pensait ne pas avoir le choix. Elle s'était totalement effacée de la mémoire de ses parents, et les avait envoyé sur un autre continent : l'Australie, c'était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour les sauver. Et lorsque Harry lui dit qu'elle pourrait toujours leur rendre la mémoire après que tout soit fini, elle éclata en sanglant en lui disant que c'était définitif, c'était un sort de dernier recours, il n'existait pas de recours. Harry ne savait pas quoi dire pour l'aider, il n'avait jamais eu de parents, et le peu qu'il avait n'était pas des personnes qu'il avait envie de protéger, alors il fit la seule chose qu'il pouvait, il était là pour elle et la prit dans ses bras.
Le temps passait si vite, que déjà ils avaient vu briller les premiers arbres de Noël aux fenêtres des maisons. Ils venaient de terminer un repas exceptionnellement savoureux : Harry s'était rendue dans un supermarché, il avait enlevé glamour et cape dès qu'il fut assez éloigné d'Hermione pour que ne le voit pas. Hermione était installée dans un fauteuil lisant les Contes de Beedle le Barde, Harry décida de lui parler.
- Hermione, j'ai réfléchi et ...
- hummm
- J'ai réfléchi. Je ... je veux aller à Godric's Hollow."
Elle leva la tête mais elle avait le regard vague et Harry était persuadé qu'elle pensait toujours au livre.
- Oui, je pense vraiment qu'il faut y aller.
- Tu as bien entendu ce que je viens de te dire ? insista Harry.
- Bien sûre. Tu veux aller à Godric's Hollow et je suis d'accord avec toi. Peut-être que Dumbledore a laissé des informations pour toi là-bas et puis Bathilda Tourdesac habite toujours dans ce village.
- Bathilda Tourdesac ?
- L'auteur d'Histoire de la Magie.
- D'accord, mais il faut qu'on se prépare très soigneusement.
- Pour commencer, nous devons nous entraîner à transplaner ensemble sous la cape d'invisibilité, ensuite, des sortilèges de Désillusion nous seraient peut-être utiles, à moins que tu ne veuilles jouer le grand jeu et recourir au Polynectar ? Dans ce cas, nous aurons besoin des cheveux de quelqu'un. En fait, je crois que ce serait la bonne solution. Harry, plus notre déguisement sera impénétrable, mieux, cela vaudra...
Harry la laissa parler, l'approuvant d'un mot ou d'un hochement de tête chaque fois qu'elle faisait une pause, mais son esprit était bien trop loin de la conversation. Il avait hâte de bouger à nouveaux et peut-être faire quelque chose. Il allait revenir chez lui, revenir à l'endroit où il avait eu une famille. S'il n'y avait pas eu Voldemort, c'était à Godric's Hollow qu'il aurait grandi et passé toutes ses vacances. Il aurait invité des amis dans sa maison... Peut-être aurait-il eu des frères et des sœurs... Le gâteau de son dix-septième anniversaire aurait été préparé par sa mère. La vie qu'il avait perdue ne lui avait jamais semblé aussi réelle qu'en cet instant où il savait qu'il allait revoir le lieu dans lequel on l'en avait privé. Ils eurent besoin de quelques jours pour se préparer. Ils devaient transplaner dans le village sous le couvert de l'obscurité. ce fut donc en fin d'après-midi qu'ils avalèrent le Polynectar, Harry se transformant en un Moldu d'âge mûr au crâne dégarni, Hermione en sa petite épouse aux allures de souris. Harry déploya sur eux la cape puis ils pivotèrent sur eux-mêmes, s'enfonçant à nouveau dans les ténèbres oppressantes.
Le cœur lui remontant dans la gorge, Harry ouvrit les yeux. Ils se tenaient par la main dans une allée couverte de neige, sous un ciel d'un bleu sombre dans lequel les premières étoiles du soir commençaient à scintiller faiblement. Des maisonnettes bordaient de chaque côté le chemin étroit, des décorations de Noël étincelant à leurs fenêtres. Un peu plus loin, des réverbères aux lueurs dorées indiquaient le centre du village. Voyant qu'ils laissaient des empreintes, Harry proposa d'enlever la cape vu qu'ils avaient changé d'aspect et qu'il n'y avait personne autour d'eux. Ils passèrent devant l'église où ils entendit un chant de Noël.
- Harry, je crois que c'est la veille de Noël ! dit Hermione
- Ah bon ? (Il avait perdu la notion des dates, n'ayant pas vu de journal depuis des semaines)
- J'en suis sûre, affirma Hermione. C'est... c'est là qu'ils sont non ? Ton père et ta mère ? Je vois que le cimetière derrière.
Elle lui saisit la main et le traîna avec elle. Mais lorsqu'ils furent arrivés au centre de la place, elle s'immobilisa.
- Harry, regarde !
Elle montra du doigts le monument aux morts qui venait de se transformer, au lieu d'un obélisque couvert de noms, il y avait maintenant une statue représentant trois personnes : un homme avec une des lunettes et des cheveux en batailles, une belle femme à la longue chevelure, aux traits bienveillants et un bébé qu'elle portait dans les bras. Ils restèrent un moment à fixer la statut. Puis ils s'approchèrent du cimetière. Ils avancèrent à travers les allées où ils virent plusieurs noms qu'ils connaissaient : Abbot, Dumbledore, Peverell, ... Enfin ils trouvèrent celles qu'ils voulaient.
James Potter, Né le 27 mars 1960,
mort le 31 octobre 1981
Lily Potter, Né le 30 janvier 1960,
morte le 31 octobre 1981
Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort.
Harry resta en silence devant la tombe de ses parents, Hermione le soutint en silence, lui tenant la main, avec sa baguette elle fit une couronne de roses de Noël. Harry l'attrapa et la déposa sur la tombe de ses parents. Ils s'éloignèrent alors, s'approchant de la maison où tout avait lieu. Le cottage était encore debout mais on pouvait voir qu'une partie du toit avait été soufflé. Un écriteau s'éleva devant eux.
En ce lieu, dans la nuit du 31 octobre 1981, Lily et James Potter perdirent la vie.
Leur fils, Harry, demeure le seul sorcier qui ait jamais survécu au sortilège de la mort.
Cette maison, invisible aux moldus, a été laissée dans son état de ruine comme un monument.
A la mémoire des Potter
Et pour rappeler la violence qui a déchiré cette famille.
Tout autour de ces morts soigneusement tracés, des inscriptions avaient été ajoutées par d'autres sorcières et sorciers venus voir l'endroit où le Survivant avait échappé à la mort. Alors qu'ils lisaient les mots, une femme s'approcha d'eux, elle leur fit un signe de les suivre. Elle donnait l'impression de les avoir attendu. Harry avait un doute sur qui elle était alors il demanda.
- Êtes-vous Bathilda ?
La femme fit un signe de tête pour confirmer ainsi qu'un autre pour leur dire de suivre. Ils s'avancèrent alors vers la femme qui pivota aussitôt sur ses talons et revint sur ses pas. Ils arrivèrent ainsi à une maison qui avait eut des jours meilleurs. Ils entrèrent. Ils n'eurent pas le temps de regretter que tout se transforma en cauchemar. La maison déjà sombre, devint totalement obscur, Harry lança un Lumos dans l'espoir d'avoir un peu de lumière mais cela ne changea pas grand chose. Il sentit une douleur fantôme là où avait été sa cicatrice. Il entendit un bruit, il dirigea sa lumière vers le son et là vit avec horreur le vieux corps de la femme s'effondrer et un long serpent en jaillir au niveau du cou. Le serpent frappa au moment où Harry brandissait sa baguette qui fut projetée vers le plafond sous la force de la morsure qu'il sentit dans son avant-bras. Sa lumière tournoya à travers la pièce puis s'éteignit. D'un coup puissant, la queue du reptile l'atteignit alors au ventre, lui coupant le souffle. Il tomba en arrière, en plein sur un meuble. Harry pivota sur le côté, évitant de justesse un nouveau coup de queue qui s'abattit sur le meuble, à l'endroit où il s'était trouvé un instant auparavant. Il entendit la voix d'Hermione.
- Harry ?
Il n'avait pas assez d'air pour lui répondre. Une masse lourde et lisse l'écrasa sur le plancher et il la sentit glisseur sur lui, puissante, musculeuse...
- Non, haleta-t-il, cloué au sol.
§ - Si, mumura la voix. Ssssi... T'attraper... t'attraper... §
- Accio... Accio Baguette
Mais rien ne se produisit, et il avait besoin de ses mains pour essayer de repousser le serpent qui s'enroulait autour de son torse, vidait l'air de ses poumons. Un lumière blanche balaya la pièce, Hermione l'avait trouvé. Nagini le relâcha et plongea sur la sorcière mais celle-ci réussit à l'éviter et hurla.
- Confringo !
Le sort vola à travers la pièce, ricocha sur un miroir et rebondit vers eux. Harry sentit la chaleur du maléfice lui brûler le dos de la main. Un morceau de verre lui entailla la joue tandis que tirant Hermione derrière lui, il sauta de sa place derrière un meuble détruit pour se jeter dans le vide par la fenêtre défoncées. Il les transplana de force puis s'évanouit.
Il se réveilla en sursaut, prêt à attaquer quand il remarqua qu'il était dans la tente, étendu sur la couchette inférieure de l'un des lits superposés, sous une pile de couvertures.
- On a réussit à s'échapper ?
- Oui, dit Hermione. J'ai dû utiliser un sortilège de Lévitation pour te mettre au lit, je n'arrivais pas à te soulever..
- Il a combien de temps que nous nous sommes enfuis ?
- Quelques heures. C'est le matin.
- Tu a été mordu, je pense qu'avec le stress, le poison du serpent t'a assommé. Tu as de la chance, mais tu aura une marque, j'ai pu mettre du dictame.
- Je ne suis plus à une cicatrice. Nous n'aurions pas dû aller à Godric's Hollow. C'est ma faute, tout est de ma faute, Hermione, je suis désolé.
- Non, ce n'est pas ta faute. Moi aussi, je voulais y aller.
- Bien. Nous avions tord tous les deux.
- Que s'est-il passé ? Avec le noir j'ai pas tout vu.
- Elle était morte, le serpent est sorti de son corps et m'a attaqué ... J'ai fait tombé ma bag... Ma Baguette ?
- Harry...
- Où est ma baguette ?
Elle tendit la main par terre, près du lit, et la lui donna. La Baguette en bois de houx et plume de phénix était presque coupée en deux. Un fragile filament de plume maintenant les deux parties attachées. Le bois s'était complètement cassé en deux morceaux. Harry prit la baguette entre ses mains. Elle était avec lui depuis le début, oui il avait une autre baguette, celle-ci se trouvant en sécurité dans son coffre à la banque car il avait espérait la récupérer s'il allait à la chasse seul et ne voulant pas se faire surprendre avec elle, mais ici c'était surtout sentimentale, sa première baguette, celle qui lui avait prouvé qu'il était un vrai sorcier et non juste un monstre. Il n'avait plus de baguette pour le moment, il se sentit vide.
- Harry... je suis désolé ... je crois que c'est ma faute ... quand j'ai lancé le maléfice explosif... il a rebondit...
- C'était un accident. En attendant je vais devoir emprunter ta baguette pendant que je monterai la garde.
Harry n'avait pas envie de parler, Hermione, les larmes aux yeux, lui tendit sa propre baguette et le regarda partir vers l'extérieur.
Les jours recommencèrent à passer, ils se débrouillaient avec une seule baguette, Harry était pour la plupart silencieux. Ils continuaient à voyager, ne restant jamais longtemps au même endroit. Un soir, Hermione lisait le livre que lui avait donné Dumbledore quand elle parla.
- Je veux le voir.
- Qui ?
- Xenophilius Lovegood
- Pardon ?
- Le père de Luna, Xenophilius Lovegood. Je veux aller lui parler !
- Heuu... pourquoi ?
- A cause du livre, et de la marque. Regarde ça !
Elle mit le livre ouvert sous ses yeux réticents et vit la marque qu'elle montrait, c'était celle que lui avait été montré lors du mariage de Fleur et Bill. Il connaissait cette marque, c'était sur le blason de la famille Peverell, cela avait sûrement un lien avec les Reliques de la Mort, mais il n'avait jamais prit le temps de faire des recherches dessus.
- Dumbledore a dût me léguer ce livre pour une raison. La seule que je vois c'est que ça doit être en lien avec ce signe. Peut-être que ça peut nous aider.
- Tu essaye de te convaincre que Dumbledore nous a laissé des signes, des indices secrets...
- Peut-être... mais nous n'avons rien à perdre.
- Bien, nous irons.
Ils se préparèrent, Harry espérait revoir Luna mais en même temps ne voulait pas la mettre en danger donc préférait qu'elle ne soit pas là. Ils savaient que les Lovegood vivaient pas loin du Terrier, donc ils transplanèrent pas loin de la maison des Weasley et sous la cape se dirigèrent au hasard, se référant aux descriptions que Luna avait fait à Harry un jour.
La maison des Lovegood est, comme ses habitants, très étrange. Elle a la forme d'un grand cylindre noir avec une lune fantomatique suspendue. Trois écriteaux peints à la main étaient cloués sur un portail délabrés. Le premier indiquait :
Le Chicaneur
Directeur : X. Lovegood
Le second :
Allez cueillir votre gui ailleurs !
Le troisième :
Ne pas approcher des Prunes Dirigeables !
Le chemin tortueux qui menait à la maison était envahi de plantes étranges et diverses. La porte de la maison était une épaisse porte noire, incrustée de clous en fer et dotée d'un heurtoir en forme d'aigle.
Ils enlevèrent la cape avant qu'Harry frappe à la porte. Mr Lovegood ouvra la porte, il avait l'air encore plus étrange que la dernière fois que le jeune homme l'avait vu. Il avait l'air très mal à l'aise, voir stressé, en les laissant entrer chez lui. Harry lui expliqua pourquoi ils étaient venu le voir. L'homme leur parla du signe des Reliques de la Mort et en particulier du conte des Trois Frères et de ce que représentait le symbole. Il prit une plume à côté du lui, sur une table surchargée, et tira d'entre deux livres un morceau de parchemin déchiré.
- La Baguette de Sureau.
Il dessina un trait vertical.
- La Pierre de Résurrection.
Il traça un cercle autour du trait.
- La Cape d'Invisibilité.
Il enferma le cercle et le trait vertical dans un triangle.
- C'est le symbole des Reliques de la Mort. Si les trois sont réunit il font de vous le Maître de la Mort d'après ce que l'on raconte.
- Mais... Mr Lovegood, vous voulez dire que vous y croyez ... que vous croyez à l'existence réelle de ces objets ?
- Bien sûre.
- Mais, Mr Lovegood, comment pouvez vous croire...
- Luna m'a tout raconté à votre sujet, jeune fille, trancha l'homme. Vous ne manquez pas, je pense, d'une certaines intelligence, mais êtes terriblement limitée. Etriquée. Etroite d'esprit.
- Mr Lovegood, nous savons tous qu'il existe des choses telle que les capes d'invisibilité. Elles sont rares mais réelles. En revanche...
- Oh, mais la troisième relique est une véritable cape d'invisibilité, Miss Granger. Je veux dire par là qu'il ne s'agit pas d'une cape de voyage imprégnée d'un sortilège de Désillusion, ou porteuse d'un maléfice d'Aveuglement, ou encore tissée en poils de Demiguise... Ce genre de cape peut en effet dissimuler quelqu'un au début mais ses vertus s'estompent avec le temps et elle finit par devenir opaque. Je vous parle d'une cape qui rend réellement et totalement invisible et dont les effets durent éternellement, offrant à son détenteur une cachette permanente, impénétrable, quels que soient les sorts qu'on lui jette. Combien de capes de cette nature avez-vous déjà vues, Miss Granger ?
Harry et Hermione échangèrent un regard, mais restèrent silencieux. Ils pensaient à la même chose. Le hasard voulait qu'il y eût en cet instant dans la pièce une cape répondant exactement à la description données par Xenophilius. L'homme croyait avoir gagné l'argument et leur fit un petit sourire suffisant. La discussion s'arrêta et il les invita à manger, il partit préparer le repas. Harry en profita pour déambuler dans la pièce, laissant Hermione a ses pensées. Lorsqu'il arriva devant l'escalier en colimaçon, il leva machinalement les yeux vers l'étage supérieur et fut soudain troublé. Son propre visage le regardait depuis le plafond de la pièce qui se trouvait au dessus de lui. Harry monta l'escalier.
Luna avait décoré le plafond de sa chambre de cinq portraits magnifiques, ceux de Harry, Hermione, Ron, Ginny, et Neville. Ils n'étaient pas animés comme les tableaux de Poudlard mais il y avait quand même une certaine magie. Harry avait l'impression qu'ils respiraient. De fines chaînes d'or s'entrelaçaient entre les portraits, mais après les avoir observées pendant un certain temps, il s'aperçut que les chaînes étaient en fait constituées du même mot mille fois répété, tracé à l'encre dorée : "amis...amis...amis..."
Harry ressentit pour Luna, son petit ange, sa petite fée, un profond élan d'affection. Il jeta un coup d'œil autour de la pièce. Quelque chose paraissait bizarre. Un cadre photo, représentant Luna et une femme s'étreignant, était recouvert de poussières, le tapis bleu pâle en était lui aussi recouvert. Il n'y avait aucun vêtement dans l'armoire dont les portes étaient entrouvertes et le lit semblait froid, peut accueillant, comme si personne n'y avait dormi depuis des semaines. Une unique toile d'araignée s'étendait d'un bord à l'autre de la fenêtre la plus proche. Il redescendit au moment où Mr Lovegood remonta de la cuisine portant à présent un plateau chargé de bols.
- Mr Lovegood, où est Luna ? demanda Harry
- Pardon ?
- Où... est ... Luna ?
- Je ... je ne vous l'ai pas dit ? Elle est descendue à Bottom Bridge pour pêcher des Boullus. Elle va bientôt rentrer.
- Vraiment ? Alors pourquoi n'y-a-t-il que trois bols sur ce plateau ? (L'homme ne répondit pas, ses mains tremblaient) Je crois que Luna est absente depuis plusieurs semaines, poursuivit Harry. Ses vêtements ont disparu, et elle n'a pas dormi dans son lit. Où est-elle ? Et pourquoi regardez-vous tout le temps par la fenêtre ?"
Xenophilius lâcha le plateau qui tomba sur le sol, les bols rebondirent pour se fracasser. Hermione tira sa baguette. Une forte détonation s'éleva de la presse çà imprimer et une impressionnante quantité de Chicaneur jaillit de sous la nappe en se répandant sur le sol. Harry se pencha et ramassa l'un des magazines, la couverture du Chicaneur montrait une photo de lui, barrée de la mention "Indésirable n°1" avec en légende le montant de la récompense promise pour sa capture.
- Le Chicaneur a révisé sa position ? demanda froidement Harry en réfléchissant très vite. C'est donc ça que vous avez fait Mr Lovegood ? Vous avez envoyé un hibou au Ministère ?
- Ils ont pris ma Luna, murmura-t-il. A cause de ce que j'écrivais dans mon journal. Ils ont pris ma Luna et je ne sais pas où elle est, je ne sais ce qu'ils lui ont fait. Mais peut-être qu'ils me la rendront si je ... je ...
- Si vous livrez Harry ? acheva Hermione à sa place.
- Ils vont arriver d'un moment à l'autre. Je dois sauver Luna. Je ne veux pas perdre Luna. Vous allez rester.
Il écarta les bras devant l'escalier, et Harry eut la vision soudaine de sa mère faisant le même geste devant son lit d'enfant. Lui aussi voulait sauver Luna, mais il savait que ce n'était pas en se rendant qu'il le ferait.
- Ne nous obligez pas à vous faire du mal, dit Harry. Ecartez-vous Mr Lovegood.
- HARRY ! hurla Hermione.
Des silhouettes volant sur des balais passèrent devant les fenêtres. L'homme en profita pour sortir sa baguette mais Harry et Hermione réussirent à sortir de la trajectoire du sort qui venait d'être envoyé. L'éclair traversa la pièce pour atteindre une corne se trouvant plus loin. Hermione la reconnut d'un coup d'œil, c'était une corne d'Eruptif. Elle força Harry a rester au sol.
Il y eut une gigantesque explosion. La déflagration sembla pulvériser la pièce. Des morceaux de bois, de papier et de plâtre volèrent en tout sens. Ils réussirent à se protéger la tête juste à temps. Xenophilius était tombé en arrière dans l'escalier en colimaçon. A moitié enterré sous les gravats, Harry et Hermione essayèrent de se relever. A cause de la poussière, ils ne voyaient plus rien et ne parvenaient à peine à respirer. La moitié du plafond s'était écroulée et l'extrémité du lit de Luna pendant dans le vide. Ils ne firent aucun bruit.
Au rez-de-chaussée, la porte d'entrée s'ouvrit à la volée. Les mangemorts étaient dans la maison, ils se moquèrent de Xenophilius, et le torturèrent. L'homme essaye de leur dire qu'Harry était à l'étage mais ils écoutaient pas. Jusqu'à que l'un des deux accepte de lancer un Hominum Revelio qui révéla qu'il y avait du monde à l'étage. Ils envoyèrent Mr Lovegood chercher Harry en le menaçant Luna. Le jeune sorcier regarda Hermione et lui fit signe qu'ils devaient absolument partir.
- Tu me fais confiance Harry ?
- Bien sûr.
- D'accord. Tiens moi et ne lâche pas.
La tête de Xenophilius, d'une blancheur de papier, apparut au-dessus des décombres.
- Oubliettes ! s'écria aussitôt Hermione en pointant sa baguette sur le visage de l'homme puis la dirigea vers le sol elle ajouta : Deprimo !
Le plancher du salon explosa en creusant un grand trou. Ils tombèrent comme des rocs, Harry toujours cramponné à la main d'Hermione. Un cri s'éleva au-dessous de lui et il vit deux hommes courir pour essayer d'échapper au déluge de gravats et de meubles brisées qui s'abattaient autour d'eux, à travers le plafond défoncé. Hermione tournoya dans le vide et entraîna Harry dans les ténèbres.
Ils arrivèrent dans un nouvel endroit où Hermione se dépêcha de lancer les protections. Une fois fini, ils parlèrent.
- Tu penses que Luna est où ? demanda Harry
- Peut-être ... Azkaban. J'espère qu'elle y arrivera si elle y est.
- Elle réussira. Elle est forte, Luna est beaucoup plus coriace qu'on ne pourrait le croire. Elle doit sans doute apprendre des tas de choses aux autres prisonniers sur les Joncheruines et les Nargoles.
- J'espère que tu as raison, dit Hermione.
Un silence s'installa, Harry se promit de la sauver qu'importe où elle était elle devait vivre. Il repensa à ce qu'ils avaient apprit aujourd'hui. Les Reliques de la Mort. Pourquoi Dumbledore voulait qu'ils se renseignent dessus ? Et si... Non il n'aurait pas fait ça... Peut-être... Il prit la pochette d'Hermione et chercha le Vif d'or que lui avait légué Dumbledore dans son testament. Il le fixa. Il ne l'aurait pas cacher là-dedans. En même temps il aimait l'homme aimait ses jeux et énigmes.
- Hermione, tu crois que ...
- De quoi Harry ?
- Je me disais que peut-être...
- Peut-être ...
- Tu sais si la Cape est celle de la légende alors peut-être que les autres existent, je dis pas que cela donne un pouvoir sur la Mort, mais peut-être qu'ils existent quand même.
- D'accord... et où veux tu en venir ?
- Alors je me disais que peut-être la Pierre était plus proche qu'on ne le croyait, que Dumbledore me l'avait déjà donné. (Harry lui indique le Vif)
- Tu crois que ... vraiment ?
- Je vois que ça.
- Et la Baguette alors ?
- Et si Voldy croyait à la légende, cela expliquerait pourquoi Ollivanders à disparu l'année dernière, il veut peut-être une baguette pour contrer le fait qu'on a des baguettes jumelles, et quitte en avoir une nouvelle autant avoir la meilleure.
- Alors ça ferait que tu possède deux des Reliques et peut-être que la troisième est recherché par Tu-Sais-Qui. C'est farfelu mais... ça se tient.
- Volde...
- NON HARRY ! s'écria Hermione essayant de l'arrêter.
- ...Mort cherche la Baguette de Sureau.
- Le tabou Harry !
Un crac fut entendu.
"Sortez les mains en l'air, lança dans l'obscurité une voix rauque. Nous savons que vous êtes là-dedans ! Il y a une douzaine de baguettes pointées sur vous et peu importe sur qui tomberont nos maléfices !"
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
Je tiens à préciser que je ne cautionne en aucun cas les actes racistes, pour moi tous le monde il est pareil qu'importe la religion, la couleur de peau, l'origine, ect... Ici ils servent à titre d'exemple c'est pour cela que j'utilise leur propos comme "race noire"
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
Oui, je suis assez proche du canon, mais on peut voir certaines modifications ;)
Avez-vous aimé ce chapitre ?
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
Voilà un chapitre de fini, les souvenirs approchent de leur fin.
