AVERTISSEMENT: Je ne possède pas Harry Potter, même si j'avoue que j'adorerais.
Quelques passages viennent directement d'Harry Potter et les Reliques de la Mort de JK Rowling
Désolé je n'entre pas dans les détails, je considère que vous avez lu les Harry Potter.
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Chapitre 10 Souvenirs, Partie 08
"Sortez les mains en l'air, lança dans l'obscurité une voix rauque. Nous savons que vous êtes là-dedans ! Il y a une douzaine de baguettes pointées sur vous et peu importe sur qui tomberont nos maléfices !"
Harry et Hermione se fixèrent, elle eut l'air de prendre une décision, elle leva sa baguette vers lui et eut un éclair de lumière blanche, et se plia de douleur, soudain aveuglé. Il sentait son visage enfler rapidement sous ses doigts tandis que des bruits de pas lourds retentissaient autour de lui.
- Debout, vermine !
Des mains inconnues le soulevèrent brutalement. Avant qu'il ait pu faire un geste, quelqu'un fouilla ses poches pour chercher sûrement une baguette. Le visage d'Harry était atrocement douloureux et sous ses doigts, ses traits devenaient méconnaissable, tirée, enflés, bouffis, comme s'il venait de subir une violente réaction allergique. Ses yeux n'étaient plus que des fentes à travers lesquelles il voyait à peine. Ses lunettes tombèrent lorsqu'on l'arracha de la tente et heureusement qu'il avait fait réparer ses yeux il y a quelques années, ils purent ainsi voir quatre personnes qui traînaient de force Hermione à l'extérieur. Harry sentit son estomac chavirer, il savait qui était devant lui : Fenrir Greyback, le loup-garou, autorisé à revêtir une robe de Mangemort après avoir mis sa sauvagerie au service de ses maîtres, il était aussi considéré comme paria par l'Alpha Hadès.
Harry fut jeté à plat ventre par terre. Trois des hommes allèrent dans la tente pour la fouiller, ils renversèrent les fauteuils et jetèrent tout ce qu'ils pouvaient.
- Voyons qui on a attrapé, dit la voix jubilante de Greyback au-dessus de sa tête. (Harry fut retourné sur le dos et le rayon de lumière d'une baguette éclaira son visage) Il me faudra une bonne Bièraubeurre pour faire passer celui-là. Qu'est-ce qui t'es arrivé, l'horrible ? (Harry ne répondit pas tout de suite) J'ai dit : qu'est-ce qui t'est arrivé ? répéta Greyback et Harry reçut dans le plexus un coup violent qui le plia en deux.
- Piqué, marmonna Harry. Me suis fait piquer.
- Ouais, c'est ce qu'on dirait, lança une deuxième voix.
- Comment tu t'appels ? gronda Greyback
- Dudley, répondit Harry
Il dit le premier nom qui lui vient en tête.
- Et ton prénom ?
- Je... Vernon Dudley.
- Vérifie la liste, Scabior, ordonna Greyback. (Harry l'entendit faire un pas de côté pour regarder Hermione)
- Et toi ma jolie ? Délicieuse petite fille ... Quel régal ... J'aime beaucoup la douceur de la peau...
- Du calme, Greyback, lança Scabior
- Oh, je ne vais pas la mordre tout de suite. On va voit si elle répond rapidement à se souvenir de son nom. Qui es-tu fillette ?
- Pénélope Deauclaire, répondit Hermione
- Quel est ton statut ?
- Sang-mêlé, dit Hermione.
- Facile à vérifier, déclara Scabior, mais ils ont tous les deux l'air d'avoir encore l'âge d'être à Poudlard.
- On est partis de l'école, expliqua Harry.
- Partis de l'école ? Vraiment ? Et vous avez décidé d'aller camper ? Et puis, simplement pour rigoler un peu, vous avez prononcé le nom du Seigneur des Ténèbres ?
- Pas fait exprès, dit Harry
- Pas fait exprès ? Tu sais qui avait l'habitude de prononcer le nom du Seigneur des Ténèbres Dudley ? gronda Greyback. Les membres de l'Ordre du Phénix. Ça te dit quelque chose ?
- Non
- Eh bien, ce sont les gens qui ne montrent pas au Seigneur des Ténèbres le respect qui lui est dû, c'est pour ça que ce nom est frappé du Tabou. Plusieurs membres de l'Ordre ont été retrouvé de cette manière. On va voir. Attachez-les avec les deux autres prisonniers !"
Quelqu'un releva Harry en le tirant par les cheveux, le traîna sur quelques mètres et l'obligea à s'asseoir par terre. Puis il fut ligoté dos à dos avec d'autres personnes. Lorsque l'homme qui les avait ficelés les uns aux autres se fut éloigné, Harry murmura :
- Je suis désolé, tout est de ma faute. C'est moi qui ai prononcé le nom, je suis tellement désolé.
- Harry ?
- Dean ?
- C'est toi ! Si jamais ils découvrent qui ils ont capturé... Ce sont des Rafleurs, ils cherchent des jeunes qui font l'école buissonnière pour les échanger contre un peu d'or...
- Bonne récolte pour une seule soirée, dit Greyback.
Une paire de bottes cloutées s'avança tout près de Harry et ils entendirent d'autres bruits d'objets renversés à l'intérieur de la tente.
- Un Sang-de-Bourbe, un Gobelin en fuite et deux élèves échappés de l'école. Tu as vérifié leurs noms sur la liste, Scabior ? rugit-il
- Ouais, Il n'y a aucun Vernon Dudley?
- Intéressant, commenta Greyback. Très intéressant.
Ils discutèrent pendant un moment, puis ils trouvèrent un exemplaire de la Gazette qui montrait une photo d'Hermione.
- Tu sais quoi, fillette ? Cette photo te ressemble beaucoup.
- Pas du tout ! Ce n'est pas moi ! répondit Hermione terrifié
- ... qui voyage avec Harry Potter, lu Greyback à mi-voix. Voilà qui change tout, n'est-ce pas ? (Il s'approcha d'Harry et s'accroupit pour regarder les traits difformes de plus près) Qu'est-ce que c'est que ça, sur ton front, Vernon ? demanda-t-il d'une voix douce. (Harry sentit son haleine fétide tandis qu'il appuyait un doigt crasseux sur la cicatrice tendue au maximum, dans ces moment-là, Harry remerciait la magie gobeline qui pouvait créer des glamours si fort et surtout si différent que ceux des sorciers) Je croyais que tu portais des lunettes, Potter ?
- J'ai justement trouvé des lunettes ! glapit l'un des Rafleurs qui rôdait dans l'obscurité. Il y avait une paire dans la tente, Greyback, attends...
Les lunettes d'Harry lui furent collées sur le nez.
- C'est lui ! s'exclama le loup-garou de sa voix rauque. On a attrapé Potter !
Les Rafleurs se lancèrent dans une discussion pour savoir quoi faire de leur butin, normalement ils auraient l'apporter au ministère mais ils ne voulaient qu'il s'attribut le mérite et qu'ils soient oublié. Ils décidèrent d'aller directement au Seigneur des Ténèbres qui utilisait actuellement la maison des Malefoy comme base. Ils transplanèrent le groupe de prisonnier avec Greyback prenant Harry, celui-ci se débattit essayant de se dégager mais c'était sans espoir. Le groupe atterrit sur une route de campagne en titubant les uns contre les autres. Harry vit un portail de fer forgé au début d'une longue allée. L'un des Rafleurs s'avança vers le portail et secoua les deux battants.
- Comment ont fait pour entrer ? C'est fermé à clé, Greyback, je n'arrive pas à ... Nom de nom ! (Pris de peur, il lâcha le portail. Le fer forgé se déformait, se tordait, les motifs abstraits de ses volutes et de ses torsades se métamorphosant en un visage effrayant qui parla d'une voix métallique, vibrante)
- Annoncez l'objet de votre visite !
- On amène Potter ! rugit Greyback d'une voix triomphante. On a capturé Harry Potter ! (Les battants du portail pivotèrent, ouvrant le passage) Venez !
Les prisonniers furent poussés en avant, le long de l'allée, entre deux hautes haies qui étouffaient leurs pas. Harry aperçut au-dessus de lui une forme blanche, fantomatique, et se rendit compte qu'il s'agissait d'un paon albinos. Il trébucha, Greyback le releva de force. Arrivés à la porte, un flot de lumière ruissela sur eux.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda la voix glacée d'une femme.
- Nous sommes venus voir Celui-Dont-On-Ne-Doit-Prononcer-Le-Nom ! répondit Greyback de sa voix râpeuse.
- Qui êtes-vous ?
- Vous me connaissez ! répondit le loup-garou avec amertume. Fenrir Greyback ! Nous avons capturé Harry Potter !
Il empoigna Harry et le fit tourner de force pour le placer face à la lumière.
- Je sais qu'il a la tête enflée, madame, mais c'est lui ! intervient Scabior. Si vous regardez de plus près, vous verrez sa cicatrice. Et là, cette fille, vous la voyez ? C'est la Sang-de-Bourbe qui voyageait avec lui. Il n'y a pas de doute, c'est bien lui.
Harry vit Narcissa Malefoy scruter son visage bouffi.
- Emmenez-les à l'intérieur, dit-elle. (Poussés à coups de pied, Harry et les autres prisonniers montèrent de larges marches de pierres qui menaient dans un hall où une série de portraits s'alignaient sur les murs) Suivez-moi, ordonna Narcissa en les conduisant de l'autre côté du hall) Drago, mon fils est là pour les vacances de Pâques. SI c'est vraiment Harry Potter, il le reconnaître.
La lumière du salon était éblouissante après l'obscurité du parc. Harry remarqua les vastes proportions de la pièce. Un lustre en cristal était suspendu au plafond et d'autres portraits ornaient les murs d'une couleur violet foncé. Lorsque les Rafleurs poussèrent les prisonniers à l'intérieur de la pièce, deux silhouettes assises devant une cheminée de marbre sculpté se levèrent de leurs fauteuils.
- Qu'est-ce que c'est ? (Harry reconnut la voix horriblement familière de Lucius Malefoy)
- Ils prétendent avoir capturé Potter, dit Narcissa de sa voix glacée, Drago, viens là.
Greyback força Harry à se tourner pour que la lumière du lustre l'éclaire directement.
- Alors, mon garçon ? dit la loup-garou
- Eh bien, Drago ? demanda Lucius Malefoy (Il semblait avide de savoir) C'est lui ? C'est Harry Potter ?
- Je ne ... je n'en suis pas sûr, dit Drago. (Il se tenait à bonne distance de Greyback et paraissait avoir peur de poser les yeux sur Harry)
- Examine-le attentivement ! Rapproche-toi ! dit Lucius Malefoy avec fébrilité. Drago, si nous livrons Potter au Seigneur des Ténèbres, tout sera pardo...
- Allons, j'espère que nous n'allons pas oublier qui l'a vraiment capturé, Mr Malefoy ? l'interrompit Greyback d'un ton menaçant.
- Bien sûr que non, bien sûr que non ! s'exclama Lucius, agacé. (Il s'approcha d'Harry pour fixer en détails son visage gonflé)Que lui avez-vous fait ? Pourquoi se trouve-t-il dans cet état ?
- Ce n'est pas nous.
- A mon avis, on lui a jeté un maléfice Cuisant, dit Lucius. (Ses yeux yeux fixèrent le front d'Harry) Il y a quelque chose, là, murmura-t-il. Ce pourrait être la cicatrice, très étirée... Drago, viens là, regarde bien ! Qu'est-ce que tu en penses ?
- Je ne sais pas, dit-il
Il retourna vers la cheminée devant laquelle sa mère, debout, observait, alors que son père était manifestement surexcité, Drago paraissait très réticent, effrayé, même.
- Il vaudrait mieux être certains, Lucius, lança-t-elle à son mari. Absolument certains qu'il s'agit bien de Potter avant d'appeler le Seigneur des Ténèbres... Il n'a même pas de baguette.. Si nous nous trompons, si nous appelons pour rien le Seigneur des Ténèbres... Tu te souviens de ce qu'il a fait à Rowle et à Dolohov ?
- Et la Sang-de-Bourbe, alors ? grogna Greyback. (Il força Hermione à faire face à la lumière)
- Attendez, dit brusquement Narcissa. Oui... Oui elle était dans la boutique de Madame Guipure avec Potter ! J'ai vu sa photo dans la Gazette ! Regarde, Drago, n'est-ce-pas cette dénommé Granger ?
- Je...peut-être...oui
- C'est l'amie de Potter ! s'écria Lucius.
- Oui, répéta Drago le dos tourné aux prisonniers. C'est possible. (La porte du salon s'ouvrit, une femme parla et au son de sa voix, la peur ainsi que la colère, montèrent d'un cran)
- Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui s'est passé, Cissy ? (Bellatrix Lestrange tourna lentement, autour des prisonniers et s'arrêta à la droite d'Harry, dévisageant Hermione) Ma parole, dit-elle à mi-voix, c'est la Sang-de-Bourbe ? C'est Granger ?
- Oui, oui, c'est Granger ! s'exclama Lucius. Et à côté d'elle, on pense que c'est Potter ! Potter et son ami, enfin capturés !
- Potter ? s'écria Bellatrix d'une voix perçante. (Elle recula d'un pas pour examiner Harry) Vous êtes sûrs ? Dans ce cas, le Seigneur des Ténèbres doit être immédiatement informé !
Elle remonta sa manche gauche : Harry vit la Marque des Ténèbres, imprimée au fer rouge dans la chair de son bras et il sut qu'elle s'apprêtait à la toucher, à faire venir auprès d'elle son maître bien-aimé...
- J'étais sur le point de l'appeler ! s'exclama Lucius. (Sa main se referma sur le poignet de Bellatrix, l'empêchant de toucher la Marque) Je vais m'en occuper moi-même, Bella, Potter a été amené dans ma maison, il est donc placé sous mon autorité...
- Ton autorité ! répliqua-t-elle avec mépris en essayant de dégager son bras. Tu as perdu toute autorité quand tu as perdu ta baguette, Lucius ! Comment oses-tu ? Lâche-moi !
- Tu n'as rien à voir là-dedans, ce n'est pas toi qui l'as capturé...
- Je vous demande pardon, Mr Malefoy, intervint Greyback, mais c'est nous qui avons attrapé Potter et c'est nous qui allons réclamer l'or...
- L'or ! s'esclaffa Bellatrix qui s'efforçait toujours de libérer son poignet, sa main libre tâtonnant dans sa poche pour attraper sa baguette. Prends donc ton or, immonde charognard, qu'ai-je à faire d'un peu d'or ? Je ne cherche que l'honneur de ...
Greyback s'énerva, il sortit sa baguette pour attaquer mais Bellatrix fut plus rapide, elle réussit à faire lâcher son poignet par Lucius, puis lança des sorts sur les Rafleurs.
- Stupéfix ! Hurla-t-elle. Stupéfix ! Stupéfix ! Stupéfix ! (Les quatre hommes furent à terre très vite) Drago, fiche-moi cette vermine dehors, lança Bellatrix en indiquant Greyback et ses compagnons inconscients. Si tu n'as pas assez de courage pour les achever, laisse-les-moi dans le jardin.
- Ne parle pas à Drago sur ce... protesta Narcissa, furieuse.
- Tais-toi ! interrompit Bellatrix. SI c'est vraiment Potter, il ne faut lui faire aucun mal, marmonna-t-elle, plus pour elle-même que pour les autres. Le Seigneur des Ténèbres souhaite s'en débarrasser lui-même. (Elle se tourna vers sa sœur) Les prisonniers doivent être enfermés dans la cave pendant que je réfléchis à la façon dont il convient d'agir.
- Nous sommes dans ma maison, Bella, tu n'as pas d'ordres à donner dans ma ...
- Faites ce que je vous dis ! hurla Bellatrix.
Pourquoi soudainement elle n'appelait pas son Maître, personne ne savait, elle était effrayante, comme folle. Narcissa hésita un instant, puis appela un elfe de maison.
- Floppy, emmenez ces prisonniers à la cave.
- Attends, coupa sèchement Bellatrix. Tous sauf... sauf la Sang-de-Bourbe.
- Non ! s'écria Harry. Prenez-moi à sa place, gardez-moi si vous voulez ! (Bellatrix le frappa en plein visage. Le coup résonna dans la pièce.)
- Si elle meurt pendant l'interrogatoire, je demanderais à mon Maître de me laisser s'amuser avec toi avant qu'il n'en finisse avec toi. Elfe, emmène-les au sous-sol et enferme-les bien.
Elle rangea sa baguette et sortir de sous sa robe un petit poignard d'argent. Elle détacha Hermione des autres prisonniers puis la tira par les cheveux jusqu'au centre de la pièce pendant que Floppy obligeait les autres à franchir la deuxième porte qui ouvrait sur un couloir obscur. Harry tremblait. Le groupe fut poussé dans un escalier raide et étroit. Toujours attachés, ils risquaient à tout moment de glisser sur les marches et de se rompre le cou. En bas se trouvait une lourde porte. L'elfe la déverrouilla d'un geste de sa baguette puis les propulsa dans un espace humide à l'odeur de moisi et les y abandonna dans une totale obscurité. Le bruit de la poste qu'il claque sur eux résonnait encore lorsqu'un cri terrible et prolongé retentit juste au-dessus de leur tête.
- HERMIONE ! hurla Harry.
Il se mit à se tortiller, à se débattre pour essayer de se dégager des cordes qui les ligotaient. Il compris vite que cela ne servait à rien. Il avait besoin d'un plan.
- Harry ? murmura une voix dans le noir. C'est toi ?
Il cessa de bouger. Il entendit tout près de lui quelqu'un avançait et il distingué une ombre.
- Luna ?
- Oui, c'est moi ! Oh, je ne voulais surtout pas qu'il t'attrape !
- Luna, tu peux nous aider à nous débarrasser de ces cordes ? demanda Harry
- Oh, oui, ça devrait être possible ... Il y a un vieux clou dont on se sert quand on a besoin de casser quelque chose... Attends un peu...
Hermione hurla à nouveau au-dessus d'eux, et Bellatrix cria à son tour mais ses paroles restèrent inaudibles. Harry entendit Luna parler.
- Mr Ollivander ? Mr Ollivander, avez-vous le clou ? Si vous pouviez vous déplacer juste un peu... Je crois qu'il était à côté de la cruche d'eau... (Elle revint quelques secondes plus tard) Ne bougez pas.
Harry la sentit enfoncer le clou dans les fibres épaisses de la corde pour défaire les nœuds. En haut la voix de Bellatrix retentit.
- Je repose la question ! Que faisiez-vous ? Pourquoi étiez-vous avec un gobelin ?
- Nous nous cachions... nous n'étions pas avec lui ... S'IL VOUS PLAÎT ! hurla Hermione.
- Ne bouge pas Harry, je n'arrive pas à voir ce que je fais, je veux pas te faire de mal.
La voix de Bellatrix retentit à nouveau.
- Tu mens, immonde petite Sang-de-Bourbe, et je le sais ! Vous voulez entrer dans ma chambre forte, à Gringotts ! C'est pour ça que tu es avec la sale bête ! Dis moi la vérité, dis moi la vérité !
Nouveau cri terrible.
- Et voilà.
Harry se leva et avança vers la porte dans l'espoir de trouvé un moyen de l'ouvrir.
- Il n'y a pas moyen de sortir, Harry, l'avertit Luna qui avait comprit ce qu'il faisait. On ne peut pas s'évader de cette cave. Moi aussi, j'ai essayé, au début. Et Mr Ollivander, qui est là depuis très longtemps, a tout tenté.
Hermione avant recommencé à hurler. Le son de ces cris traversait Harry comme une douleur physique. Il se mit à faire le tour de la cave, tâtonnant les murs en quête d'il ne savait quoi, conscient au fond de lui-même que c'était inutile.
- Que cherchez-vous ? Le savez-vous ? REPONDS-MOI ! ENDOLORIS ! (L'écho des hurlements d'Hermione résonna d'un bout à l'autre du rez-de-chaussée.) Alliez-vous entrer ma chambre forte ? s'exclama Bellatrix. Est-ce que le sale petit gobelin enfermé dans la cave allez vous aider ?
- Non, il a été attrapé avant nous par eux. Nous nous cachions c'est tout. Nous n'avions rien prévu ! sanglota Hermione.
- Vraiment ? Comme par hasard on attrape un gobelin en même temps que vous ? Hurla Bellatrix
- Il est facile de le savoir ! intervint la voix de Lucius. Drago, va chercher le gobelin, il pourra nous dire si c'est la vérité ou pas. (Harry se rua vers Griphook)
- Griphook, murmura-t-il à l'oreille pointue du gobelin, je sais que je t'en demandes beaucoup mais il faut pas qu'il sache que je sais pour la coupe, dis leur juste qu'on n'a pas été attrapé en même temps, s'il vous plaît..
Il entendit quelqu'un descendre précipitamment les marches. Un instant plus tard, la voix tremblante de Drago s'éleva derrière la porte.
- Reculez-vous. Alignez-vous contre le mur du fond. Ne tentez rien, ou... je vous tue !
Ils s'exécutèrent. La clé tourna dans la serrure. La porte s'ouvrit à la volée et Malefoy s'avança, pâle et décidé, sa baguette tendue devant lui. Il attrapa le petit gobelin par le bras et sortir à reculons, entraînant Griphook. A l'instant même où la porte claqua, un crac ! sonore retentit dans la cave.
- Maître Hadrian ? Maître Hadrian ?
- Dobby ? Comment ?
- Oui, Maître Hadrian c'est Dobby. Floppy a dit à Dobby que son Maître était là.
Ils entendirent des bruits de pas au-dessus de leur tête : Drago amenait Griphook devant Bellatrix. Dobby, écarquillant ses énormes yeux en forme de balles de tennis, tremblait des pieds jusqu'à la pointe de ses oreilles. Il était de retour dans la maison de ses anciens maîtres et manifestement, il était terrorisé. Un cri épouvantable se fit entendre : Hermione était à nouveau soumise à la torture. Harry en vint tout de suite à l'essentiel.
- Peux-tu transplaner hors de cette cave ? demanda-t-il à Dobby qui acquiesça d'un signe de tête en faisant battre ses oreilles. Et peux-tu prendre des humains avec toi ? (L'elfe hocha à nouveau la tête) Très bien, Dobby, je veux que tu emmènes Luna, Dean et Mr Ollivander... que tu les emmènes... ils ont besoin de soin... (Il se souvint que Bill et Fleur avaient parlé de leur maison le jour de leur mariage) Va chez Bill et Fleur, à la Chaumière aux Coquillages, à côté de Tinworth. Tu peux trouver ? (Dobby approuva d'un signe de tête) Ensuite, tu reviendras en étant invisible au cas où je ne suis plus seul. Tu peux faire ça, Dobby ?
- Bien sûr, Maître Hadrian.
Il se précipita vers Mr Ollivander qui paraissait à peine conscient, prit les mains du fabriquant de baguettes dans l'une des siennes puis tendit son autre main à Luna et Dean. Mais ni l'un ni l'autre ne bougèrent.
- Harry, nous voulons t'aider, chuchota Luna
- Nous ne pouvons pas te laisser ici, ajouta Dean.
- Partez tous les deux ! Je dois m'inquiétez d'Hermione et de Griphook, je peux pas le faire de vous aussi ! Allez chez Bill et Fleur ! (Hermione se remit à crier.) Partez ! supplia-t-il s'adressant à Luna et à Dean. Partez ! S'il te plait petite sœur, je peux pas gérer toutes les deux ici en même temps ! Nous vous rejoindrons après. Partez, c'est tout !"
Ils saisirent alors la main tendue de l'elfe. Un nouveau crac ! retentit et Dobby, Luna, Dean et Ollivander disparurent.
- Qu'est-ce que c'était ? s'écria Lucius Malefoy au-dessus d'eux. Vous avez entendu ? Qu'est-ce que c'était que ce bruit dans la cave ? ... Drago ... Non appelle Queudver ! Envoie-le vérifier ce qui se passe !
Des pas traversèrent la pièce du dessus puis ce fut le silence. Harry devin que les personnes présentes dans le salon devaient tendre l'oreille, en quête de nouveaux bruits en provenance de la cave. Harry espérait que c'était Queudver car celui-ci lui devait une dette de vie, il allait s'en servir. La porte s'ouvrit brutalement. Pendant une fraction de seconde, il fut éblouit par la lumière venant de l'extérieur, Peter scruta la pièce. Harry se jeta sur lui, il se servit de tout ce qu'il avait apprit toute ses années lorsqu'il faisait des arts martiaux et des sports de combats. Il utilisa sa vitesse et sa force pour saisir le bras qui tenait la baguette et le tordit violemment tout en le plaquant sur le sol, il se servit de son corps pour le maintenir à terre et l'empêcha de parler en mettant sa main devant sa bouche. Tout se fut en silence. La main en argent se referma sur le cou de Harry.
- Tu veux me tuer ? haleta Harry en essayant dégager sa gorge. Alors que je t'ai sauvé la vie ? Tu as une dette envers moi, Queudver !
- Que se passe-t-il, Queudver ? lança Lucius Malefoy, au-dessus d'eux.
- Rien ! répondit Harry dans une imitation acceptable de la voix sifflante du rat. Tout va bien !"
Les doigts d'argent relâchèrent leur étreinte. Il se libéra, gardant sa main plaquée sur la bouche de Queudver tout en continuant à le maintenir fermement au sol. Pettigrow avait l'air abasourdi par ce que faisait sa main, il n'avait pas l'air de la contrôler. Il se débattit alors avec plus de vigueur, comme pour effacer ce moment de faiblesse.
- Je vais prendre ça, murmura Harry en arrachant la baguette que tenait l'Animagus.
Les pupilles de Queudver, désarmé, impuissant, se dilatèrent de terreur. Son regard s'était détourné du visage d'Harry pour se poser sur autre chose ! ses doigts d'argent qui avançaient inexorablement vers sa propre gorge.
- Non...
La dette de vie de Pettigrow entraient en action, Harry savait qu'il ne pouvait rien y faire, en vérité il ne voulait rien y faire. Il avait déjà donné une chance à celui qui avait trahi sa famille pour qu'il recommence. Le rat allait mourir étranglé de sa propre main. Pettigrow avait déjà le teint bleuâtre, il tomba à genoux. Au même moment, Hermione poussa un cri atroce au-dessus de leur tête. Les yeux de Queudver se révulsèrent. Le visage violacé, il eut un dernier spasme et devint inerte. Harry regarda le corps puis le relâcha, il abandonna le corps de Pettigrow sur le sol de la cave, il monta l'escalier quatre à quatre et se retrouva dans le couloir obscur qui menait au salon. Il s'avança précautionneusement jusqu'à la porte, restée entrouverte, et vit nettement Bellatrix les yeux baissés sur Griphook. Hermione étendue aux pieds de la femme, remuait à peine.
- Alors ? dit Bellatrix à Griphook. Connais-tu cette sale Sang-de-Bourbe ? Travailles-tu avec elle ?
- Non, répondit Griphook. Jamais vu !
- Vous êtes sûr ? insista Bellatrix, le souffle court. Vraiment sûr ?
- Oui, affirma le gobelin.
Une expression de soulagement passa sur le visage de Bellatrix, ses traits de se détendirent.
- Très bien, dit-elle.
D'un petit mouvement de baguette négligent, elle fit apparaître une nouvelle et profonde entaille sur le visage du gobelin qui s'effondra devant elle en poussant un cri. Elle l'écarta d'un coup de pied.
- Maintenant, annonça-t-elle d'une voix aux accents triomphants. Nous allons appeler le Seigneur des Ténèbres ! (Elle remonta sa manche et toucha la Marque de son index) Je pense que nous pouvons nous débarrasser de la Sang-de-Bourbe. (Elle leva sa baguette vers Hermione) Avad...
- NOOOOON ! (Harry fit irruption dans le salon, Bellatrix se retourna, stupéfaite. Elle pointa sa baguette sur lui.) Expelliarmus !" rugit-il en brandissant celle de Queudver
Il mit tellement de puissance qu'elle vola en arrière pendant que la baguette lui sauta des mains. Lucius, Narcissa et Drago firent volte-face. Harry s'écria "Stupéfix !" et Lucius Malefoy s'effondra devant l'âtre de la cheminée. Des jets de lumière jaillirent des baguettes de Drago et Narcissa. Harry plongea par terre, roulant derrière un canapé pour les éviter.
- ARRETER OU ELLE MEURT ! (Pantelant, Harry jeta un coup d'œil derrière le bord du canapé. Bellatrix s'était relevé et soutenait Hermione, apparemment évanouie, et lui appuyait sur la gorge le lame de son petit poignard d'argent.) Lâche ta baguette, murmura-t-elle. Lâcha-la ou nous allons voir exactement à quel point son sang est immonde ! (Harry se releva, tenant toujours la baguette de Queudver, il avait réussit il ne savait comment à récupérer la baguette de Bellatrix, il l'avait caché dans sa ceinture avant de se lever) J'ai dit : lâche ta baguette ! hurla-t-elle d'une voix perçante.
Elle enfonça un peu plus la lame dans la gorge d'Hermione et Harry vit le sang perler.
- D'accord ! cria-t-il.
Il laissa tomber la baguette de Pettigrow à ses pieds. Il leva les mains à hauteur d'épaules.
- Très bien, lança Bellatrix avec un regard mauvais. Drago, va la ramasser ! Le Seigneur des Ténèbres arrive, Harry Potter ! Ta mort approche ! (Harry s'en doutait déjà) Maintenant Cissy, dit Bellatrix d'une voix douce tandis que Drago se hâtait de rapporter la baguette. Je crois que nous devrions à nouveau ligoter notre petit héros, pendant que j'en termine avec Miss Sang-de-Bourbe. Je suis sûre que le Seigneur des Ténèbres ne se disputera pas la fille.
Au moment où elle prononçait le dernier mot, quelque chose grinça au-dessus d'eux. Tout le monde leva la tête, juste à temps pour voir trembler le lustre de cristal. Dans un craquement et cliquetis menaçants, il commença à se détacher du plafond. Bellatrix se trouvait juste au-dessous. Elle lâcha Hermione et se jeta de côté en poussant un cri. Harry avait profité que l'attention de tous était détourné pour sortir la baguette de Bellatrix et cria "Accio Hermione" suivit d'un "Accio Griphook" juste avant que le lustre s'écrase par terre dans une explosion de cristal et de chaînes. Des éclats de cristal étincelants volèrent en tout sens. Drago se plia en deux, couvrant de ses mains son visage ensanglanté. Hermione et Griphook atterrirent dans le fauteuil devant Harry. Il saisit l'occasion, il sauta par-dessus, arracha les baguettes que tenait encore Drago, ce qui lui en faisait maintenant trois, et les pointa toutes ensemble sur Bellatrix qui venait de se relever et s'écria : "Stupéfix !"
Sous la force du triple sortilège, la femme fut projeté en l'air, catapulté jusqu'au plafond, puis retomba sur le sol. Narcissa entraîna Drago à l'abri, elle dirigea sa baguette vers la porte.
- Dobby ! hurla-t-elle. Toi ! C'est toi qui as fait tomber le lustre ! s'exclama Narcissa.
L'elfe minuscule s'avança dans la pièce en trottinant, un doigt tremblant tendu vers son ancienne maîtresse.
- Vous n'avez pas le droit de faire du mal à Maître Hadrian, couina-t-il.
- Tue-le, Cissy ! s'écria Bellatrix de là où se situait toujours un peu assommé. (il eut un nouveau crac ! sonore et la baguette de Narcissa vola à son tour dans les airs, atterrissant à l'autre bout du salon) Espèce de sale petit singe ! brailla Bellatrix. Comment oses-tu désarmer une sorcière, comment défier tes maîtres ?
- Maître Hadrian est le maître de Dobby ! répliqua l'elfe d'une voix aiguë. Dobby est venu sauver Maître Hadrian et ses amis.
L'elfe sauta pour s'approcher d'Harry, qui comprenant ce qu'il allait faire attrapa Griphook et Hermione. Dobby les toucha et un crac ! se fit entendre. Harry eut une dernière vision de Bellatrix lançant son couteau vers l'endroit où il se tenait.
Bientôt ils touchèrent la terre ferme, respirant un air salé. Harry tomba à genoux, lâcha Hermione et Griphook et les regarda.
- Ça va ? demanda-t-il en voyant le gobelin remuer. (Griphook se contenta de pousser un gémissement. Harry scruta l'obscurité. Il semblait y avoir un cottage, un peu plus loin, sous le vaste ciel étoilé, et il crut voir quelqu'un bouger à proximité.) Dobby, c'est la chaumière aux Coquillages ? murmura-t-il en serrant entre ses doigts les baguettes qu'il avait emportées de chez les Malefoy, prêt à combattre en cas de besoin. Sommes-nous arrivés au bon endroit ? Dobby ? (Il regarda à côté de lui. Le petit elfe se tenait debout, tout près) DOBBY !"
L'elfe vacilla légèrement, les étoiles reflétant dans ses grands yeux brillants. Ensemble, Harry et lui baissèrent leur regard vers le manche argenté du poignard dans son ventre.
- Dobby... non... AU SECOURS ! hurla Harry en direction du cottage et des silhouettes qu'il voyait bouger. AU SECOURS.
Harry se força à ne plus paniquer. Il ne voulait pas perdre Dobby. Il chercha dans sa mémoire tous les sorts qu'il connaissait, il y en avait peu pour guérir mais cela devrait suffire jusqu'à ce que de l'aide arrive.
- Dobby ne lâche pas. C'est un ordre auquel tu n'as pas le droit de désobéir ! Tu reste avec moi ! (Harry leva sa baguette et commença à soigner Dobby, il enleva d'abord le poignard) Je sais que ça va faire mal mais sois fort ! Episkey ! (Il vit que ça faisait effet mais pas suffisamment, il lança un autre sort) Vulnera Sanentur ! (Le sang qui se déversait en enlevant le poignard, revint dans le corps et la plaie se referma) J'ai réussi ! Tu vas vivre Dobby !
- Maître Hadrian est le meilleur. Merci Maître Hadrian. Dobby va dormir ! Dobby est fatiguée !
Harry s'assit par terre, Dobby était vivant. Il aperçut qu'il était vraiment arrivés au bon endroit, car Bill, Fleur, Dean, Luna et Ron s'étaient assemblés autour de lui, alors qu'il était toujours assis à côté de l'elfe.
- Hermione ? dit-il soudain. Vite elle a besoin d'aide.
Ron prit Hermione, Bill attrapa Griphook et Dean Dobby. Ils avancèrent vers la maison. Quelque part, à proximité, la mer se fracassait contre des rochers. Harry l'écouta pendant que les autres parlaient, discutant de sujets auxquels il ne pouvait s'intéresser, pendant des décisions. Il était épuisé, son cerveau le harcelait pour quelque chose mais il n'y arrivait pas. Il devait se reposer. Ils entrèrent dans la maison, Luna aida Harry a s'installer dans un fauteuil pendant que les autres étaient soignés. Harry perdit la notion du temps. Lorsqu'il fut rejoint par Ron et par Dean, il vit seulement que la nuit s'était un peu éclaircie.
- Comment va Hermione ?
- Mieux, répondit Ron. Fleur s'occupe d'elle.
Il regarda autour de lui, ils étaient assis dans le living-room, écoutant ce que Bill était en train de leur dire. La pièce était jolie, avec des couleurs claires, et des flammes vives brûlaient dans la cheminée. Harry n'avait pas la force de se lever. Il essaya de se forcer à écouter.
- ... ils sont en sécurité.
- Hein ? Désolé.
- Je disais que j'ai fait sortir toute la famille du Terrier, Ginny est en vacances, avec toi qui vient de t'enfuir encore une fois, j'aurais eu peur qu'ils essayent de la prendre dans l'espoir de te faire sortir.
- Désolé.
- Ne t'excuse pas ! Depuis des mois, papa disait que ce n'était qu'une question de temps. Nous sommes la plus grande famille de traites à leur sang qui existe.
- Comment sont-ils protégés ? demanda Harry.
- Par le sortilège Fidelitas. Papa est le Gardien du Secret. Nous avons fait la même chose avec le cottage. Ici, c'est moi, le gardien. Aucun d'entre nous ne peut retourner travailler mais pour l''instant ce n'est pas le plus important. Quand Ollivander et Griphook iront mieux, nous les enverrons également chez Muriel. Il n'y a pas beaucoup de place, ici, mais chez elle, c'est très grand. Les jambes de Griphook sont en train de guérir. Fleur lui a donné du Poussoss. On devrait pouvoir les déplacer tous les deux dans une heure ou ...
- Non, l'interrompit Harry (Bill parut interloqué) J'ai besoin qu'ils restent ici tous les deux. Je dois leur parler. C'est important. (Harry perçut lui-même le ton autoritaire de sa voix, la conviction qu'il portait en lui. Tout le monde le regardait l'air déconcerté.) Je vais me laver dit-il à Bill en regardant ses mains encore couvertes du sang de Dobby. Après il faudra que je les voie. Tout de suite."
Il se leva, pénétra dans la petite cuisine, et s'approcha de l'évier installé sous une fenêtre qui donnait sur la mer. L'aube perçait à l'horizon, légèrement dorée, d'un rose de nacre, et tandis qu'il se lavait les mains, il suivit le fil de ses pensées qui lui étaient venues à l'esprit, un plan se formait dans sa tête. Harry se sécha les mains, indifférent à la beauté du paysage qu'il voyait par la fenêtre et aux murmures qui provenaient du living-room. Il regarda l'océan et sentit, en cet instant où l'aube se levait, qu'il se rapprochait de son but, que la clé de tout était plus près de lui. Il resta debout, immobile, ses yeux éteints fixés sur l'horizon où un soleil éclatant dévoilait ses contours dorés. Puis il regarda ses mains propres et fur momentanément surpris de voir le torchon qu'il tenait entre ses doigts. Il le posa et retourna dans le vestibule. Bill et Fleur étaient au pied de l'escalier.
- Il faut que je parle à Griphook et à Ollivander. dit Harry
- Non, non, Arry, répondit Fleur. Pas maintenant. Ils sont malades et fatigués. Et toi ...
- Désolé, répliqua-t-il sans s'énerver. Mais je ne peux pas attendre. Il faut que je leur parle tout de suite. En privé... et séparément. C'est urgent !
- Enfin, Harry, que se passe-t-il ? demanda Bill. Tu arrives ici avec un elfe blessé et un gobelin à moitié assommé, Hermione a l'air d'avoir été torturé et Toi...
- je ne peux te révéler ce que je fais, déclara Harry d'un ton catégorique. Tu es membre de l'Ordre, Bill, tu sais que Dumbledore m'a confié une mission. Je ne suis pas censés en parler à quiconque d'autre, déjà que Ron et Hermione en savent plus qu'ils ne devraient. (Fleur laissa échapper une exclamation irritée mais Bill ne lui accorda pas un regard. Il fixait Harry. L'expression de son visage profondément tailladé était difficile à interpréter. Enfin il parla.)
- Très bien. A qui veux tu parler en premier ? (Harry hésita. Il savait ce qui était suspendu à cette décision. Le temps manquait. Le moment était venu de choisir : Horcruxes ou Reliques ?
- Griphook, répondit Harry . Je vais parler à Griphook en premier.
Son cœur battait à tout rompre, comme s'il venait de courir pour sauter par-dessus un énorme obstacle.
- Alors, montons là-haut, dit Bill en passant devant lui.
Harry gravit plusieurs marches puis il s'arrêta le temps de souffler. Bill lui montra une porte.
- Là, dit-il.
Harry entra et ferma la porte derrière lui, il s'approcha du gobelin qui était allongé sur le lit.
- Griphook, je suis désolé de te sortir du lit, comment vont tes jambes ?
- Douloureuse, répondit le gobelin. Mais elles se remettent.
- Je suis désolé de ce que tu as vécu, que tu ai été obligé de mentir pour moi.
- Ce n'est pas de ta faute jeune Hadrian. N'oublie pas que tu es un Ami de la Nation.
- Peut-être mais tu aurais pu te sauver de la douleur.
Il y eut un temps de silence.
- Tu sais que tu es un sorcier inhabituel, Hadrian, je le savais déjà mais tu me l'a encore montré aujourd'hui.
- Comment ça ?
- Tu as secouru un gobelin.
- Quoi ?
- Tu m'a sauvé la vie en me ramenant ici.
- J'imagine que tu ne le regrette pas. Et puis tu es l'assistant de Barchoke, il n'aimerait pas te perdre, et j'aime bien mon gestionnaire, répliqua Harry avec un certain agacement.
- Non, Lord Hadrian Potter. Mais vous êtes un sorcier très bizarre.
- Admettons, dit Harry. En tout cas j'ai besoin d'aide, Griphook, et cette aide, tu peux me l'apporter. Tu étais là quand nous avons découvert qu'il y avait un Horcruxe dans le coffre de Bellatrix. Nous cherchions un moyen de faire en sorte que nous puissions le détruire sans que la Nation soit responsable si Voldy gagne. J'ai un plan mais j'ai besoin de toi. (le gobelin ne lui donna aucun signe d'encouragement. Il continuait à regarder Harry en fronçant les sourcils.) J'ai un plan comme je disais : Je vais pénétrer par effraction dans la chambre forte de Bellatrix Lestrange à Gringotts.
- Pénétrer par effraction dans une chambre forte de Gringotts, répéta le gobelin qui grimaça légèrement en changeant de position sur le lit. C'est impossible.
- Rien n'est impossible, juste extrêmement difficile.
- Et comment feras-tu accepter ça aux autres ?
- Pendant qu'elle torturait Hermione, Bellatrix a dévoilait qu'elle gardait quelque chose d'important dans coffre, la logique veut que ce soit ce nous cherchons, ils l'accepteront.
Ils discutèrent un moment, mettant en place un plan qui serait accepté par Hermione, et Ron puisqu'il savait qu'il allait suivre maintenant qu'il était de retour dans l'image au grand désespoir d'Harry. Finalement Harry quitta la chambre laissant Griphook se reposer, il se dirigea vers la pièce où était Ollivander, il était allongé sur un lit jumeau à côté d'une fenêtre. Il avait été enfermé dans la cave pendant plus d'un an et Harry savait qu'il avait subi la torture. Il était émacié, les os de son visage ressortant nettement sous sa peau jaunâtre. Ses grand yeux argentés semblaient immense dans leurs orbites creuses. Les mains qui reposaient sur la couverture auraient pu être celles d'un squelette.
- Je suis désolé de vous déranger Mr Ollivander, dit Harry.
- Mon cher ami, vous nous avez sauvés. Je croyais que nous allions mourir dans cet endroit. Je ne pourrais jamais assez vous remercier... jamais.
- J'ai été heureux de le faire. Mr Ollivander, j'ai besoin de votre aide.
- Tout ce que vous voudrez, tout ce vous voudrez, répondit le fabricant de baguette d'une voix faible.
- Pouvez-vous réparer ceci ? Est-ce possible ? (Ollivander tendit une main tremblante et Harry déposa dans sa paume les deux moitiés de baguette encore reliées par un mince filament, il avait peu d'espoir mais il devait demander)
- Bois de houx et plume de Phénix, dit Ollivander d'une voix chevrotante. Vingt-sept centimètre et demi. Facile à manier, très souple. (Un silence s'installa) Je suis désolé, vraiment désolé, je ne connais aucun moyen de réparer une baguette qui a subi de tel dégâts.
Harry s'était préparé à cette réponse mais il ne put empêcher la pointe de désespoir qu'il sentit dans son cœur, il sortit les baguettes qu'il avait réussi à emporter.
- Pouvez-vous les identifier ? demanda Harry.
Le fabriquant de baguette prit la première.
- Bois de noyer et ventricule de dragon, dit-il. Trente et un centimètre. Rigide. Cette baguette appartenait à Bellatrix Lestrange. (Il prit la deuxième) Bois de Châtaignier et ventricule de dragon. Vingt-trois centimètres. Cassante. Cette baguette était celle de Peter Pettigrow.
- Et celle-ci ?
Ollivander prit enfin la dernière.
- Bois d'Aubépine et crin de licorne. Vingt-cinq centimètres exactement. Relativement souple. C'était la baguette de Drago Malefoy.
- C'était ? répéta Harry. Elle ne l'est plus ?
- Peut-être que non. Si vous l'avez prise...
- En effet ...
- Alors, elle est sans doute à vous. Bien sûre la manière de s'en emparer a une certaines importance. Beaucoup de choses dépendant également de la baguette elle-même. En général, cependant, quand une baguette a été conquise, elle change d'allégeance.
Il eut un moment de silence.
- Vous parlez des baguettes comme si elles étaient sensibles, remarqua Harry, comme si elles pouvaient penser par elles-mêmes.
- C'est la baguette qui choisir son sorcier, répondit Ollivander. Voilà au moins une notion indiscutable pour tous ceux d'entre nous qui ont étudié l'art des baguettes magiques.
- Mais on peut quand même utiliser une baguette qui ne vous a pas choisi, non ? fit observer Harry.
- Oh oui, si vous êtes un vrai sorcier, vous pourrez toujours canaliser votre énergie à travers presque tous les instruments. Mais les meilleurs résultats sont toujours obtenus lorsqu'il existe une forte affinité entre le sorcier et sa baguette. Ces connexions sont complexes. Une attirance de départ, puis la recherche mutuelle d'une certaines expérience, la baguette apprenant du sorcier tout comme le sorcier apprend de la baguette.
- J'ai pris cette baguette à Drago Malefoy par la force, expliqua Harry. Puis-je l'utiliser en toute sécurité ?
- Je pense que oui. La possession des baguettes est gouvernée par des lois subtiles, mais la baguette qui a été conquise se plie généralement à la volonté de son nouveau maître.
- C'est valable pour toutes les baguettes, n'est-ce pas ?
Une pensée fugace traversa l'esprit d'Harry.
- Il me semble que oui, répondit Ollivander, vous posez des questions profondes Mr Potter. L'art des baguettes constitue un domaine complexe et mystérieux de la magie.
- Il n'est donc pas nécessaire de tuer son ancien propriétaire pour prendre pleinement possession d'une baguette ? interrogea Harry
C'était là, juste là.
- Nécessaire ? Non, je ne dirais pas qu'il est nécessaire de tuer, répondit l'homme en déglutissant.
- Il existe pourtant des légendes, reprit Harry. Des légendes à propos d'une baguette ou de plusieurs baguettes qui sont passées de main en main à la suite d'un meurtre.
Là... et si ? ... La réponse...
- Il n'existe qu'une seule baguette de cette nature, murmura Ollivander qui pâlit.
Son visage prit une teinte grise sur son oreiller d'une blancheur de neige et ses yeux étaient devenus énormes, injectés de sang, écarquillés par la peur.
- Et Vous-Savez-Qui s'y intéresse, n'est-ce pas ? demanda Harry.
- Je...Comment ? murmura Ollivander d'une voix éraillée. D'où tenez-vous cela ?
- Il vous a enlevé pour que vous lui expliquez comment surmonter la connexion qui lie nos deux baguettes, dit Harry.
- Il m'a torturé, il faut me comprendre ! Le sortilège Doloris, je... je n'avais pas d'autre choix que de lui dire ce que je savais, ce que je devinais ! dit le fabriquant terrifié.
- Je comprends, répondit Harry. Vous lui avez parlé des plumes de Phénix jumelles ? Vous lui avez dit qu'il devrait emprunter la baguette d'un autre sorcier ? (Ollivander sembla horrifié, pétrifié, par l'étendue de ce que Harry savait. Il acquiesça d'un lent signe de tête.) Mais ça n'a pas marché, poursuivit Harry. Ma baguette l'a emporté sur celle qu'on lui avait prêtée. Vous en connaissez la raison ?
Avec la même lenteur, Ollivander hocha de nouveau la tête, en signe de dénégation, cette fois.
- Je n'avais... jamais entendu parler d'une chose pareille. cette nuit-là, votre baguette a agi d'une manière unique. La connexion entre les cœurs semblables de deux baguettes magiques est extraordinairement rare, mais la raison pour laquelle la vôtre a brisé celle qu'il avait emprunté, je ne la connais pas ...
- Nous parlions de l'autre baguette, celle qui change de main par le meurtre de son propriétaire. Quand Vous-Savez-Qui s'est rendu compte que ma baguette avait eu un effet étrange, il est revenu vous voir et vous a posé des questions au sujet de cette autre baguette, c'est bien cela ?
Petit à petit, alors qu'il parlait, l'histoire se formait dans son esprit. Il commençait à tout comprendre, il reliait les points entre eux.
- Comment le savez-vous ? (Harry ne répondit pas) Oui, murmura Ollivander. Il voulait tout savoir ce que je pouvais lui dire dire sur la baguette qu'on désigne sous les divers noms de Bâton de la Mort, Baguette de la Destinée, ou Baguette de Sureau. Le Seigneur des Ténèbres a toujours été satisfait de la baguette que j'avais faite pour lui ; bois d'if et plume de Phénix, 33,75 centimètres ; jusqu'à ce qu'il découvre la connexion entre les deux cœurs jumeaux. Maintenant, il en cherche une autre, plus puissante, qui sera le seul moyen de vaincre la vôtre. Au début il la cherchait pour vous détruire, mais maintenant il est décidé à la posséder parce qu'il croit qu'elle le rendra véritablement invulnérable.
- Et ce sera le cas ?
- Le possesseur de la Baguette de Sureau doit toujours craindre d'être attaqué, répondit Ollivander, mais l'idée que lui puisse disposer du Bâton de la Mort est, je dois l'avouer... redoutable.
- Vous pensez que cette baguette existe ?
- Oh oui, répondit-il presque fasciné par ses propos. Oui, il est parfaitement possible de reconstituer le parcours de la baguette à travers l'histoire. Il y a bien sûr, des périodes, et elles sont parfois longues, pendant lesquelles elle disparaît, temporairement perdue ou cachée. Mais elle revient toujours à la surface. Elle possède certaines caractéristiques que savent identifier ceux qui connaissent bien les baguettes magiques. Il existe des relations écrites, certaines obscures, que moi-même et d'autres fabricants de baguettes nous faisons un devoir d'étudier. Elles ont un accent d'authenticité. Que le meurtre soit ou non nécessaire pour qu'elle passe d'un propriétaire à un autre, je n'en sais rien. Son histoire est sanglante, mais cela est peut-être dû au fait qu'il s'agit d'un objet infiniment désirable, qui soulève des passions chez les sorciers. D'une puissance considérable, dangereuse en de mauvaises mains, elle représente un objet fascinant.
- ... Je comprends. Je vais vous laisser vous reposer maintenant. Merci pour tout ce que vous m'avez dit.
Harry quitta la pièce, son esprit tourbillonnant de tout ce qu'il avait appris. Il avait vraiment besoin de repos avant de pouvoir entreprendre autre chose. Il descendit l'escalier. Il vit tous le monde assis autour de la table de la cuisine, devant des tasses de thé. Tous levèrent les yeux lorsqu'il passa devant l'encadrement de la porte.
- Bill, j'ai besoin de me reposer, est-ce qu'il aurait un endroit où je pourrait dormir un peu s'il te plait, parla Harry.
- Oui, suis moi.
Bill guida Harry vers une pièce à l'étage.
- Voilà.
- Merci, on parlera après, mon cerveau commence a tout mélanger. A plus tard.
- Dors bien, je vais dire aux autres de faire de même.
Bill le quitta la pièce, Harry s'allongea sur le lit, à peine sa tête toucha l'oreiller qu'il s'endormit.
L'après-midi était bien entamée lorsqu'Harry émergea de son sommeil. Il se sentait mieux. Il resta dans le lit à penser à tout ce qui s'était dit hier. Une pensée n'arrêtait pas de rôder dans son esprit, il ne pouvait l'enlever. Et si la Baguette de Sureau était plus proche qu'il ne le savait, et si elle était si proche qu'il l'avait déjà vu, et si ... Dumbledore en avait été le maître pendant si longtemps. Cela lui paraissait logique quand il y en pensait. Dumbledore avait été mis dans sa tombe avec sa baguette. cela n'étonnerait pas Harry si la chèvre s'était cru intelligente en pensant qu'en emmenant la baguette avec lui elle serait à jamais la sienne. Mais Voldemort avait dû comprendre, il avait dû faire le lien, découvrir où elle se trouvait. Harry devait faire un plan. Il devait aller à Gringotts pour détruire la coupe, puis Poudlard pour le diadème et la Baguette. La fin approchait. Il ne pouvait pas continuer à courir ainsi. Il se décida qu'il était temps de se lever et d'aller parler aux autres. Il n'eut pas le temps de faire un geste que Dobby apparût dans la pièce.
- Maître Hadrian est réveillé. Merci à Maître Hadrian d'avoir sauvé Dobby.
- Tu vas bien ?
- Oui, Dobby va bien grâce à Maître Hadrian.
- Bien, repose toi. N'oublie pas que tu dois pas m'appeler ainsi devant les autres.
- Oui, Maître Hadrian est Harry Potter devant tous le monde sauf ceux qui savent que Maître Hadrian est Maître Hadrian.
- J'ai une question, quand tu étais à Poudlard, as-tu croisé un objet plein de magie noire, que tu ne pouvais pas toucher.
- Dobby a vu un objet très mauvais.
- Où ? Cela ressemblait à quoi ?
- Quand Dobby vidait la salle des objets. Dobby n'a pas pu l'enlever. Dobby croit qu'il y a quelque chose qui le bloque. C'est une couronne comme celle qui a sur la statue dans la salle des aigles. Dobby est sûre que c'est pareil.
- Le diadème de Serdaigle ! Alors c'est toujours là-bas ? Il était où dans la salle
- Oui, Dobby a prit des choses mais il y a encore pleins d'objets. Dobby croit que c'était sur une statut mais Dobby n'est pas sûr.
- Voilà. Je vais rejoindre les autres, toi tu vas te reposer.
- D'accord Maître Hadrian.
L'elfe quitta la pièce et Harry put se lever, il descendit et vit que tous le monde était autour de la table à manger, même Hermione était présente.
- Hermione ? dit Harry (Il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras) Tu vas bien ? ... Question idiote. Tu ne va pas bien.
- Je vais aussi bien que je peux pour le moment. Harry mange, nous parlerons après.
Harry s'installa à table et se servit. Il resta silencieux le temps d'avaler son repas. Quand il eut fini, il demanda à Ron et Hermione de le suivre, ils sortirent dans le jardin et s'installèrent un peu éloigné du cottage.
- Je pense que je sais où se trouve les trois derniers objets.
- Vraiment ? s'écrièrent Ron et Hermione en même temps.
- Oui, vraiment. Je pense que la coupe est dans le coffre de Lestrange, avec ce qu'elle demandait pendant... enfin bref tu vois. Dobby m'a dit qu'il avait vu une couronne dans la salle sur demande qui ressemble à celle que porte une statut dans la salle commune de Serdaigle. Et Nagini est avec Voldemort, et je crois qu'il va venir à Poudlard.
Il préféra garder son idée de la Baguette pour lui, surtout avec Ron qui était présent.
- Gringotts ? Poudlard ? dit Ron
- Mais comment on va faire ? demanda Hermione.
- J'ai parlé à Griphook, il va nous aider à entrer dans la banque mais nous devront nous débrouiller pour sortir. Il le fait pour en avoir une sur Bellatrix qui l'a torturé.
- Mais comment ont détruit la coupe sur place ?
- J'ai gardé le flacon que nous avez donné Kreattur pour détruire le médaillon, il doit en rester assez pour la coupe et le diadème. Pour Nagini, un sort de coupe ou autre devrait la tuer, c'est un être vivant.
- Bien et comment on fait ça ?
Ils se réunirent avec Griphook pour discuter d'un plan viable pour entrer dans la banque. Ils s'enfermaient pendant des heures entières dans la pièce. Lentement les jours s'étirèrent en semaines. Il fallait résoudre une succession de problèmes dont le moindre n'était pas la diminution de leurs réserves de Polynectar.
- Il n'en reste plus qu'un seule dose, dit Hermione en penchant à la lumière de la lampe le flacon qui contenait l'épaisse potion couleur boue.
- Cela sera suffisant, assura Harry qui examinait le plan des passages souterrains les plus profonds de Gringotts que Griphook leur avait dessiné.
La chambre forte des Lestrange était une des plus anciennes. Les très vieilles familles de sorciers entreposaient leurs trésors au dernier sous-sol, là où les chambres fortes sont les plus grandes et les mieux protégées.
Les autres habitants de la Chaumière aux Coquillages pouvaient difficilement ignorer que quelque chose se préparait, car Harry, Ron et Hermione n'apparaissaient plus qu'aux heures des repas. Personne ne posait de questions bien qu'Harry sentait souvent le regard de Bill se fixer sur eux lorsqu'ils étaient à table, un regard songeur et inquiet. On sentait une forte tension entre eux tous, enfermé au même endroit sans pouvoir aller travailler ou même quitter l'endroit. Lorsque Mr Ollivander se sentit assez bien pour être déplacer sans risque, Bill l'emmena chez Muriel pour qu'il y soit en sécurité.
Un soir, quelqu'un cogna à la porte. Toutes les têtes se tournèrent. Bill se leva d'un bond, sa baguette pointée sur la porte. Harry, Ron et Hermione l'imitèrent.
- Qui est là ? demanda Bill
- C'est moi, Remus John Lupin ! lança une voix qui dominait le hurlement du vent. Je suis un loup-garou, marié à Nymphadora Tonks, et c'est toi, le Gardien du Secret de la Chaumière aux Coquillages, qui m'as donné l'adresse en me demandant de venir en cas d'urgence !
- Lupin, murmura Bill.
Il se précipita vers la porte et l'ouvrit brutalement. Lupin trébucha dans une cape de voyage, il avait le visage blafard. Il se redressa, regarda dans la pièce pour voir qui était là, puis s'écria.
- C'est un garçon ! Nous l'avons appelé Ted, comme le père de Dora !
- Que ... Tonks ? Tonks a eu un bébé ? dit Hermione en poussant un cri perçant.
- Oui, oui, elle a eu un bébé ! hurla Remus (Des exclamations de joie et des soupirs de soulagement s'élevèrent tout autour de la table.) Oui... Oui... Un garçon, répéta Lupin qui semblait ébloui par son propre bonheur. (Il contourna la table à grands pas et serra Harry dans ses bras) Tu veux bien être le parrain ?
- M...Moi ? balbutia Harry
- Oui, toi, bien sûre, Dora est tout à fait d'accord. On ne peut pas trouver mieux.
- Je...Oui...ça alors...
Harry se sentait submergé, abasourdi, ravi. Il se fit la promesse de terminer cette guerre le plus vite possible pour que ce petit garçon qui allait devenir son filleul n'ait pas à grandir dans cette horreur.
- Je ne peux pas rester longtemps, il faut que j'y retourne, répondit-il en leur adressant à tous un sourire rayonnant. Merci, merci Bill. (Bill décida qu'un verre était de rigueur, il rempli des coupes pour tous le monde, ils se levèrent et portèrent un toast) A Teddy Remus Lupin. Un futur grand sorcier !
- A quoi ressemble-t-il ? demanda Fleur.
- A Dora, je crois ; mais elle, elle pense plutôt qu'il me ressemble. Il n'a pas beaucoup de cheveux. Il semblaient bruns quand il est né mais je vous jure qu'ils sont devenus roux une heure plus tard. Ils seront sans doute blonds quand je reviendrai. Andromeda dit que les cheveux de Tonks ont commencé à changer de couleur le jour même de sa naissance. (Il vida sa coupe) Il faut que j'y aille. Au revoir, au revoir, j'essaierai de vous apporter des photos dans quelques jours... Ils seront ravis de savoir que je vous ai vus.
Il attacha sa cape et dit ses adieux. Il replongea dans la nuit agitée par la tempête.
- Tu vas être parrain, Harry ! s'exclama Bill. Un véritable honneur ! Félicitations ! (Ils étaient seuls dans la cuisine à débarrasser les verres.) Harry faut que je te parle. (Il resta silencieux un instant avant de reprendre.) Je sais que tu prépare quelque chose avec Griphook. J'ai l'habitude des gobelins. Je travaille pour Gringotts depuis que j'ai quitté Poudlard. Et même s'il y en certains que je peux considérer comme des amis, je sais qu'il faut faire attention à ce que tu fais avec eux.
- Je ne peux rien te révéler, répondit Harry. Désolé, Bill.
- Je comprends... Je sais que vous allez partir d'ici peu. Je veux que tu me fasses une promesse. Faîtes attention ! Qu'importe ce que vous décidez, ou ce que vous faîtes, je veux que tu me promettes que vous allez faire votre possible pour vous en sortir !
- Je ne peux pas promettre qu'on sera sauf, mais je peux te promettre qu'on fera notre maximum.
- Bien, je pense pas que j'aurais mieux.
Bill le regarda, et décida de quitter la pièce en laissant Harry seul dans la cuisine.
Les jours passèrent, leur plan était prêt, les préparatifs achevés. Dans la plus petite des trois chambres, un long cheveu noir et épais, arraché du pull qu'Hermione avait porté au manoir des Malefoy, était enroulé dans une petite fiole de verre posée sur la cheminée.
- Et en plus, tu te serviras de sa véritable baguette, dit Harry en montrant d'un signe de tête la baguette de noyer. Tu seras donc d'autant plus convaincante. (Harry prit la baguette en ayant l'air de craindre qu'elle la pique ou la morde.)
- J'ai horreur de cette chose, dit-elle à voix basse. Je la déteste vraiment. Elle ne me va pas du tout, elle ne marche pas bien avec moi... c'est comme un morceau d'elle.
- Elle t'aidera sans doute à mieux entrer dans la peau du personnage, dit Ron. Pense à ce que cette baguette a fait !
- Mais justement ! s'exclama Hermione. C'est la baguette qui a torturé les parents de Neville et Dieu sait combien d'autres personnes. C'est elle qui a tué Sirius ! (Harry savait que cette dernière affirmation était fausse mais cela n'empêcha pas la violente envie de détruire, de casser, de couper en deux la baguette qui monta en lui, sans le portoloin son parrain serait mort.) Ma baguette me manque, dit Hermione.
- Pense que c'est sa baguette qui va aider à détruire son maître, dit Harry.
- Je pense que c'est la seule chose qui aide.
- Bon, nous avons mis au point les détails de dernière minute. Nous avons prévenu Bill et Fleur que nous partirons demain et qu'ils ne devaient pas se lever.
Ils ne voulaient qu'ils les voient alors qu'Hermione se transformait en Bellatrix. Ils partirent dormir, ils devaient être en forme pour le lendemain.
Ils se levèrent tôt, c'était l'aube. Ron, Harry et Griphook attendaient Hermione. Bellatrix se dirigea vers eux en traversant la pelouse à grand pas. Harry ne put réprimé un frisson de dégoût en voyant la femme, tout en sachant que c'était Hermione, mais c'était plus fort que lui.
- Elle avait un goût répugnant ! Ron, viens là que je m'occupe de toi...
- D'accord, mais souviens-toi, je ne veux pas une barbe trop longue...
- Pour l'amour du ciel ! On ne te demande pas d'avoir l'air séduisant...
- Ce n'est pas ça, simplement, on se prend toujours dedans ! Mais j'aimerais bien un nez un peu plus court, essaye de faire comme la dernière fois. (Hermione soupira et se mit au travail, marmonnant des formules tandis qu'elle transformait divers aspects de l'apparence de Ron. Il devait prendre une identité inventé de toutes pièces, ils comptaient sur l'aura malfaisante de Bellatrix pour le protéger. Harry et Griphook, eux, se cacheraient sous la cape.) Et voilà. Qu'est-ce que tu en penses, Harry ?
- Ce n'est pas vraiment mon genre, mais ça ira, répondit Harry. Bon, on y va ?
Ils jetèrent un dernier regard vers le cottage. Griphook monta sur le dos d'Harry et Hermione les recouvrit de la cape. Et tous ensemble ils transplanèrent près du Chaudron Baveur, sur Charing Cross Road. Des moldus passaient d'un air affairé, avec les airs de chien battu des petits matins, sans se douter de l'existence de la minuscule auberge. Le bar du Chaudron Baveur était presque désert. Tom, le patron édenté aux épaules voûtées, essuyait des verres derrière le comptoir. Deux sorciers qui parlaient à voix basse dans le coin opposé jetèrent un coup d'œil à Hermione et reculèrent dans l'ombre.
- Madame Lestrange, murmura Tom
Au passage d'Hermione, il inclina la tête avec servilité. Elle prit la baguette de Bellatrix et tapota une brique dans le mur d'apparence banale devant lequel ils s'étaient arrêtés. Aussitôt, les autres briques se mirent à tournoyer et à pivoter, laissant apparaître une ouverture qui s'agrandit pour former une arcade donnant sur l'étroite rue pavée qu'on appelait le Chemin de Traverse. L'endroit était calme, l'heure n'était pas tout à fait venue d'ouvrir les magasins et on ne voyait guère de passants. De plus en plus de magasins étaient condamnés par des planches, bien que de nouveaux établissements consacrés à la magie noire aient été installés depuis sa dernière visite. Son propre visage le regardait d'un œil noir sur des affiches placardées à la devanture de nombreuses boutiques, toujours accompagné de la légende : "Indésirable n°1".
Ils avancèrent le long de la rue, les mendiants, vêtues de haillons qui étaient assis, serrés les uns contre les autres devant des portes de maison, aperçurent Hermione et semblèrent disparaître devant elle, tirant leur capuchon sur leur visage, fuyant aussi vite qu'ils le pouvaient. Hermione s'avança d'un pas vif, Ron à côté d'elle, Harry et Griphook, invisibles, trottant derrière eux, en direction de la banque. Quelques secondes plus tard, ils avaient pénétré dans le vaste hall de marbre de Gringotts.
Derrière le long comptoir, des gobelins assis sur de hauts tabourets servaient les premiers clients de la journée. Hermione se dirigea vers un vieux gobelin qui examinait une grosse pièce d'or à l'aide d'une loupe. Le gobelin jeta de côté la pièce qu'il tenait entre ses doigts et murmura, sans s'adresser à personne en particulier.
- Farfadet. (Hermione s'avança juste devant lui.) Madame Lestrange ! s'exclama le gobelin visiblement surpris. Ça, alors ! Que... Que puis-je faire pour vous ?
- Je voudrais descendre dans ma chambre forte, répondit Hermione. (Le vieux gobelin eut comme un mouvement de recul.) Vous avez... un document d'identité ? demanda le gobelin.
- D'identité ? On... On ne m'avait encore jamais demandé de document d'identité ! répliqua Hermione.
- Ils savent, murmura Griphook à l'oreille d'Harry. Ils ont dû être avertis qu'il y avait un risque d'imposture !
- Votre baguette fera l'affaire, madame, assura le gobelin.
Il tendit une main légèrement tremblante et Harry comprit que les gobelins étaient au courant du vol de la baguette de Bellatrix.
- Interviens maintenant, chuchota Griphook. Le sortilège de l'Imperium.
Sous la cape, Harry leva la baguette d'Aubépine, le dirigea sur le vieux gobelin et murmura, pour la première fois de sa vie.
- Impero !
Il éprouva une étrange sensation le long de son bras, une sorte de fourmillement tiède qui semblait jaillir de son cerveau et parcourir les veines, les tendons le reliant à la baguette et au sortilège qu'il venait de lancer. Le gobelin prit la baguette magique de Bellatrix, l'examina attentivement, puis déclara.
- Ah, vous avez fait fabriquer une nouvelle baguette, madame Lestrange !
- Quoi ? dit Hermione choquée sur le moment mais se reprit rapidement. Oui, oui, toute neuve.
- Parfait, parfait ! Si vous voulez bien me suivre, madame Lestrange, reprit le vieux gobelin, je vais vous conduire à votre chambre forte."
Il sauta du tabouret, disparut derrière le comptoir, et réapparut après en avoir fait le tour, s'avançant vers eux d'un pas joyeux. Ils suivirent le gobelin, ils franchirent la porte et pénétrèrent dans un couloir de pierre brute, éclairé par des torches enflammées.
- Ça va mal, ils ont des soupçons, dit Harry après que la porte eut claqué derrière eux. (Ils ôta sa cape d'invisibilité et Griphook sauta de ses épaules. Le vieux gobelin ne manifesta aucune surprise en voyant brusquement apparaître Harry Potter devant lui.) Il est sous Imperium, ajouta Harry en réponse aux interrogations d'Hermione et de Ron au sujet du gobelin.
- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Ron. On essaye de sortir maintenant pendant qu'on peut encore ?
- Si on le peut vraiment, dit Hermione en jetant un coup d'œil vers la porte du hall derrière laquelle ils ignoraient ce qui était en train de se passer.
- Nous sommes arrivés jusqu'ici, on continue, décida Harry.
- Très bien ! approuva Griphook. Dans ce cas, nous avons besoin de Bogrod pour conduire le wagonnet. Je n'ai plus l'autorité nécessaire.
Harry dirigea sa baguette vers Bogrod, le vieux gobelin. Celui-ci siffla pour appeler un wagonnet qui surgit de l'obscurité en roulant vers eux sur ses rails. Lorsqu'ils grimpèrent à bord, Bogrod et Griphook à l'avant, Ron, Harry et Hermione serrés à l'arrière. Harry aurait juré entendre des cris derrière eux, dans le grand hall. Avec une violente secousse, le wagonnet se mit en route et prit de la vitesse. Ils se mit à tourner et à virer dans le labyrinthe des tunnels, entraînés par la pente des rails. Au détour d'un virage en épingle à cheveux qu'ils avaient pris à toute allure, ils virent à quelques mètres devant eux, une chute d'eau qui s'abattait que les rails. Harry entendit Griphook hurler : "NON ! " mais il n'y avait pas de freins et ils foncèrent à travers la cascade. Les yeux et la bouche d'Harry se remplirent d'eau : il ne voyait plus rien, n'arrivait plus à respirer. Puis dans une terrible embardée, ils furent tous éjectés du wagonnet qui s'était renversé. Harry l'entendit se fracasser contre la paroi du tunnel. Au même moment, Hermione cria quelque chose d'une voix perçante et il se sentit tomber sur le vol en vol plané, comme s'il ne pesait pas plus lourd qu'une plume, atterrissant en douceur sur le sol rocheux.
- Sor...Sortilège de Coussinage, balbutia Hermione que Ron aidait à se relever.
- La Cascade des Voleurs ! s'exclama Griphook. (Il se remit péniblement sur pied et jeta un coup d'œil vers le déluge qui tombait sur les rails. Harry savait maintenant qu'il n'était pas seulement constitué d'eau.) La cascade efface tous les enchantements, tous les camouflages magiques ! Ils savent que des imposteurs ont pénétré dans Gringotts, ils ont déclenché des défenses contre nous !
Hermione n'avait plus l'apparence de Bellatrix. Harry se tourna vers Bogrod qui hochât la tête d'un air ahuri : la Cascade des Voleurs semblait avoir levé le sortilège de l'Imperium.
- Nous avons besoin de lui, dit Griphook. Nous ne pouvons pénétrer dans la chambre forte sans un gobelin de Gringotts.
- Impero ! répéta Harry
Sa voix résonna dans le tunnel de pierre et une sensation enivrante de puissance le parcourut à nouveau depuis son cerveau jusqu'à la baguette.
- Harry, je crois que quelqu'un vient ! s'exclama Hermione. (Elle pointa sa baguette sur la cascade et s'écria) Protego !
Ils virent le charme du Bouclier jaillir dans le tunnel et interrompre le flot de la chute d'eau ensorcelée.
- Bien joué, dit Harry, Montre-nous le chemin ,Griphook !
- Comment allons-nous sortir d'ici ? demanda Ron alors qu'ils se hâtaient de suivre le gobelin dans le passage obscur.
- On s'en inquiétera en temps utile, répliqua Harry. Griphook, c'est encore loin ?
- Pas très loin, Harry Potter, pas très loin...
Après avoir tourné l'angle d'un mur, ils virent la chose à laquelle Harry s'était préparé et qui les arrêta net. Devant eux, un dragon gigantesque était attaché au sol, interdisant l'accès aux quatre ou cinq chambres fortes se trouvant devant eux. Au cours de sa longue incarcération sous terre, les écailles de la bête étaient devenues pâles et friables par endroits. Ses yeux étaient d'un rose laiteux. Ses pattes de derrières portaient de lourds anneaux munis de chaînes qui les reliaient à d'énormes pitons profondément enfoncés dans la pierre. Ses grandes ailes hérissées de piquants, les avait déployées et lorsqu'il tourna vers eux son horrible tête, il poussa un rugissement à faire trembler la roche, ouvrit la gueule et cracha un jet de feu, les obligeant à rebrousser chemin à toutes jambes. Ils devaient trouver un moyen de passer, de plus Harry avait besoin d'une idée pour sortir peut-être que ce dragon était sa solution.
§ - Noble dragon, peux-tu me comprendre ?
- Un haut-parleur ?
- Haut-parleur ? ... Je suis désolé de vous déranger. Voulez-vous quitter cet endroit ?
- Comment peux-tu faire ça ?
- Je dois détruire quelque chose dans un coffre derrière vous, mais nous devons partir d'ici, si vous nous laissez passer, je vous promet que je vous aiderais à sortir d'ici. Vous serez libre et vous pourrez retourner dans le ciel qui est le royaume des dragons plutôt que de rester enfermé sous terre.
- Je dois juste te laisser passer ?
- Oui, je vous promet que vous sortirez d'ici.
- Bien, passe Haut-parleur. Si tu ne tiens pas ta promesse, je te mangerais toi ainsi que les autres que j'entends avec toi.§
Le dragon se retira, ils purent passer, Griphook leur dit d'obliger Bogrod à appuyer sa main contre la porte. Le vieux gobelin le fit, la porte de la chambre forte fondit littéralement pour révéler une sorte de grotte remplie du sol au plafond de pièces et de coupes d'or, d'armures en argent, de peaux d'étranges créatures certaines dotées de piquants, d'autres d'ailes devenues flasques, de potions conservées dans des flacons ouvragés et d'une tête de mort encore coiffée d'une couronne.
- Il faut chercher vite ! dit Harry.
Il avait décrit à Ron et Hermione la coupe de Poufsouffle. Les sorciers allumèrent leur baguette pour y voir plus clair pendant qu'ils cherchaient.
- Harry, est-ce que ce ne serait pas ça ? dit Hermione en montrant une petite coupe à boire ornementée sur une étagère.
- Je pense, ne la touchez pas, répondit Harry.
Il lança un sortilège de lévitation pour faire venir l'objet à lui, connaissant Bellatrix, elle n'aurait pas juste posé l'objet juste comme ça, elle aurait sûrement lancé des maléfices dessus. Harry la fit atterrir juste devant la porte, là où il n'y avait rien.
- Hermione sort le flacon de venin de Basilic, ordonna Harry.
Elle sorti de son petit sac de perle le flacon demandé et la donna à Harry. Il versa quelques gouttes sur la coupe, ils entendirent un cri et une ombre surgit devant eux avant de disparaître dans le néant. Harry regarda Griphook et lui fit un signe discret de la tête. Ils sortirent du coffre et le gobelin en profita pour s'enfuir en criant.
- Des voleurs ! Des voleurs ! A l'aide ! Des voleurs !
A l'extérieur, ils virent au loin des gobelins qui arrivaient de toutes parts, il restait peu de temps avant qu'il ne sois trop tard pour fuir.
§- Dragon ! Nous pouvons partir. Es-tu toujours d'accord ?
- Partons !§
Harry pointa sa baguette sur les lourds anneaux qui enchaînaient le dragon au sol et s'écria :
- Lashlabask ! (Les anneaux s'ouvrirent aussitôt avec des bang ! sonores.) Par ici ! hurla Harry
Il s'approcha du dragon et entreprit de grimper dessus.
- Harry... Harry... Qu'est-ce que tu fais ? s'exclama Hermione.
- Dépêche-toi, monte, viens...
Le pied d'Harry trouva le creux de sa patte arrière et il grimpa sur son dos. Les écailles de la créatures étaient dures comme de l'acier. Il tendit le bras à Hermione sui se hissa à son tour, Ron monta derrière elle et un instant plus tard, le dragon poussa un rugissement, il se cabra. Harry serra les genoux, s'accrochant aussi fermement que possible à ses écailles aux bords pointus, tandis que les ailes de la créatures s'écartaient, renversant comme des quilles les gobelins hurlant de terreur. Le dragon s'éleva alors dans les airs. Harry, Hermione et Ron, à plat ventre sur son dos, frôlèrent le plafond lorsqu'il plongea vers l'entrée du passage pendant que les gobelins lancés à sa poursuite lui jetaient des poignards qui rebondissaient sur ses flancs.
§- Haut-parleur ! Peux-tu agrandir l'ouverture ? §
- Defodio ! hurla Harry suivit d'Hermione qui comprit ce qu'il faisait.
Le dragon lui cracha des flammes calcinant ainsi le tunnel. Ron s'y mit aussi. Ils aidèrent le dragon à élargir le passage, découpant le plafond pendant qu'il s'efforçait de remonter vers une atmosphère moins confinée, loin des gobelins qui ne cessaient de hurler. Enfin, par la force combinée de leurs sortilèges et de la puissance brutale du dragon, ils surgirent du couloir et se retrouvèrent dans le hall de marbre. Gobelins et sorciers poussèrent des hurlements et coururent se mettre à l'abri. Le dragon avait à présent la place de déployer ses ailes. Sa tête cornue tournée vers l'air frais qu'il sentait au-dehors, il décolla, Harry, Ron et Hermione toujours cramponnés à son dos, puis força les portes de métal, ne laissant derrière lui que des panneaux tordus qui pendaient de leurs gonds. Il sortit en vacillant sur le Chemin de Traverse et s'élança alors vers le ciel.
Le dragon vola un moment, il n'y avait pas de possibilité de le diriger. Harry ne s'inquiétait pas qu'ils soient précipiter dans le vide mais cela n'empêchait qu'il n'était pas assuré sur le dos de la créature, car il savait que si le dragon prenait un virage brusque ou se penchait un peu trop, ils ne parviendraient pas à s'agripper plus longtemps à son large dos. Le dragon vola pendant plusieurs heures, montant jusqu'à traverser les volutes de nuages glacés et qu'Harry n'arriva plus à distinguer ce qui se passait au sol. Le soleil descendit plus bas dans le ciel qui se teintait à présent d'une couleur indigo. Le dragon continuait de voler, villes et villages se succédant au-dessous d'eux, son ombre immense glissant à la surface de la terre à la manière d'un gros nuage noir. Harry avait mal partout, crispé par l'effort qu'il devait faire pour rester agrippé à la créature.
- Est-ce mon imagination, cria Ron, ou est-ce qu'on perd de l'altitude ?
Harry n'eut pas le temps de répondre qu'il entendit la voix du dragon.
§- Haut-Parleur ! Je vais m'approcher de l'eau. Vous pouvez sauter ! Merci de m'avoir libéré ! Nos routes se séparent ici ! §
Harry baissa les yeux et vit des lacs et des montagnes d'un vert foncé qui prenaient une teinte cuivrée, dans le soleil couchant. De plus en plus bas, le dragon descendait, dans une vaste spirale, visant l'un des plus petits lacs.
- Dès qu'on sera suffisamment près, on saute ! cria Harry par-dessus son épaule. Droit dans l'eau ! (Les deux approuvèrent, Hermione d'une voix un peu éteinte. Harry voyait à présent le large ventre jaunâtre du dragon se refléter dans l'eau ridée du lac.) MAINTENANT !
Il glissa du flanc de la créature et se laissa tomber, les pieds en avant. La chute fut plus longue qu'il ne l'avait prévue et il heurta l'eau violemment, plongeant comme une pierre dans un monde glacé, verdâtre et peuplé de roseaux. D'un coup de pied, il remonta vers la surface et émergea à l'air libre, haletant. Il vit alors d'énormes ondulations se propager en cercles concentriques depuis l'endroit où Ron et Hermione avaient atterri. Pendant que Ron et Hermione émergeaient à leur tour des profondeurs, suffoquant et crachotant, le dragon poursuivit sa course, à grands battements d'ailes, et se posa enfin sur un rivage lointain. Les trois sorciers se dirigèrent vers la rive opposée. Tremblant, pantelants, épuisés, ils finirent par regagner la terre ferme et s'effondrèrent dans l'herbe humide. Harry se releva péniblement, sortit sa baguette et jeta autour d'eux les habituels sortilèges de protection. Lorsqu'il eut terminé, il rejoignit les autres. C'était la première fois qu'il les regardait vraiment depuis leur évasion de la chambre forte. Tous deux avaient des brûlures rougeâtres, à vif, sur le visage et les bras, et leurs vêtements étaient troués par endroits. Avec des grimaces, ils appliquèrent de l'essence de Dictame sur leurs nombreuses plaies. Hermione sortit des vêtements propres et sèches ainsi que trois bouteilles de jus de citrouilles.
- On a réussit... on a réussit, dit Hermione sidérée.
- Oui... la fin a été un peu...chaotique, répondit Harry.
- Mais l'Horcruxe est détruit, répliqua Hermione.
- C'est le plus important, il n'en reste que deux. dit Harry. (Hermione observa la rive opposée du lac, où le dragon était toujours en train de boire.)
- Qu'est-ce qui va lui arriver ? demanda-t-elle. Vous croyez qu'il va s'en sortir ?
- On croirait entendre Hagrid, répliqua Ron. C'est un dragon, Hermione, il peut se débrouiller tout seul. Tu devrais plutôt t'inquiéter pour nous.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Eh bien, je ne sais pas comment t'annoncer la nouvelle, répondit Ron, mais il se peut qu'ils aient remarqué qu'on était entrés chez Gringotts par effraction.
C'était sûrement la fatigue ou même l'adrénaline qui redescendait, mais ils éclatèrent de rire, un rire difficile à contrôler une fois qu'il avait commencé. Les côtes de Harry lui faisait mal, la faim lui donnait le tournis, mais il resta allongé dans l'herbe, sous le ciel rougeoyant, à rire jusqu'à en avoir la gorge irritée.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? dit enfin Hermione qui s'efforçait à travers ses hoquets de retrouver son sérieux. Il va savoir, maintenant, non ?
- Peut-être qu'ils auront trop peur pour le lui dire ? suggéra Ron avec espoir. On n'a rien volé en vérité. Ils voudront étouffer l'affaire...
Harry réfléchissait. Il pensait qu'ils devaient aller à Poudlard. Il aurait pouvoir dormir, se reposer, mais ce n'était pas possible. Il y avait un risque que Voldemort sache, et s'il savait il pouvait décider de déplacer ses Horcruxes, et commencer par celui de Poudlard, il ne pouvait pas le permettre. Il se retourna vers les deux autres sorciers.
- On doit y aller. On doit finir tant qu'on a une chance qu'il se sache pas encore.
- Tu es sûre qu'il est dans la salle ?
- Dobby me l'a décrit et m'a dit qu'il sentait une mauvaise magie comme le journal de Tom Jedusor. Il ne peut pas l'enlever. On doit entrer dans l'école pour le détruire.
- Attendez, attendez ! s'écria Hermione alors que Ron avait déjà commencé à se relever et qu'Harry sortait la cape d'invisibilité. Nous ne pouvons pas y aller comme ça, nous n'avons aucun plan, il faut d'abord...
- Nous devons partir tout de suite, l'interrompit Harry d'un ton ferme. Tu imagines de quoi il est capable quand il s'apercevra que la bague et le médaillon ont disparu ? Qu'est-ce qu'on fera s'il décide que la cachette de Poudlard n'est pas assez sûre et qu'il déplace l'Horcruxe ?
- Mais comment va-t-on s'y prendre pour entrer ?
- On s'arrêtera d'abord à Pré-au-Lard, répondit Harry. Nous essayerons de trouver un moyen quand nous aurons vu le système de protection de l'école. Viens sous la cape, Hermione, je veux que nous restions ensemble, cette fois.
- Mais one ne tiendra pas tous les trois.
- La nuit sera tombée, personne ne verra nos pieds.
Hermione s'avança et se glissa entre les deux sorciers. Harry déploya la cape en la faisant pendre le plus bas possible puis, d'un même mouvement, ils pivotèrent sur place et s'enfoncèrent dans l'obscurité oppressante.
Il était temps finir. Poudlard serait la fin.
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
Episkey : Il soigne une blessure mineure : arrêt de l'écoulement du sang, replacement d'un nez cassé, etc.
Vulnera Sanentur : Referme les plaies sanglantes et profondes
Lashlabask : Ce maléfice sert à faire lâcher prise ou à ouvrir des liens
Defodio : Sortilège de Terrassement. Il permet de creuser, par exemple d'élargir un tunnel.
-`ღ´- (∩`-´)⊃━ ゚.*・。゚ -`ღ´-
Et voilà. Chapitre fini. Qu'en avez vous pensé ?
Normalement encore un chapitre de souvenirs, voir peut-être deux, et nous retournerons à la banque.
