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Quelques passages viennent directement d'Harry Potter et les Reliques de la Mort de JK Rowling

Désolé je n'entre pas dans les détails, je considère que vous avez lu les Harry Potter.

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Chapitre 11 Souvenirs, Partie 09

"Il était temps finir. Poudlard serait la fin."

Les pieds d'Harry touchèrent le revêtement d'une route. Il vit la grande rue de Pré-au-Lard douloureusement familière : les façades sombres des magasins, le contour des montagnes au-delà du village, la courbe de la route qui menait à Poudlard, un peu plus loin devant lui. Il avait perçu tout cela en un instant, lorsqu'il était retombé sur le sol puis, au moment où il relâchait l'étreinte de ses doigts sur les bras de Ron et d'Hermione, quelque chose se produisit.

Un hurlement déchira l'atmosphère, un cri qu'Harry sentit vibrer dans chaque nerf de son corps. Il comprit aussitôt que c'était leur arrivée qui l'avait déclenché. Alors qu'il regardait Ron et Hermione sous la cape, la porte des Trois Balais s'ouvrit violemment et une douzaine de Mangemorts encapuchonnés se précipitèrent dans la rue, leurs baguettes brandies.

Harry saisit le poignet de Ron à l'instant où celui-ci levait sa propre baguette. Ils étaient trop nombreux pour qu'ils puissent tous les sortit. Le simple fait d'essayer trahirait leur position. Un Mangemort agita sa baguette et le hurlement s'interrompit, son écho continuant de résonner dans les montagnes lointaines.

- Accio cape ! rugit l'un des Mangemorts

Harry ne prit pas la tête de serrer les pans de la cape d'invisibilité, il savait que le sortilège d'Attraction n'avait pas d'effet sur elle sauf si le véritable propriétaire le lançait.

- Tu n'es pas sous ton emballage, Potter ? s'écria le Mangemort qui avait essayé de jeter le sortilège.

Il se tourna vers ses compagnons.

- Dispersez-vous et cherchez-le, il est ici.

Six Mangemorts coururent alors vers eux. Harry, Ron et Hermione battirent en retraite aussi vite que possible dans une petite rue adjacente et les Mangemorts les manquèrent de quelques centimètres. Tous trois attendirent dans l'obscurité, écoutant les bruits de pas qui couraient en tout sens, les rayons lumineux projetés par les baguettes magiques des Mangemorts flottant le long de la grand-rue.

- Partons ! murmura Hermione. Transplanons tout de suite !

- Excellente idée, approuva Ron.

Mais avant qu'Harry ait pu répondre, un Mangemort cria.

- On sait que tu es ici, Potter, et tu ne pourras pas t'échapper ! On te trouvera !

- Ils s'étaient préparés, murmura Harry. Ils ont mis ce sortilège en place pour être prévenus de notre arrivée. J'imagine qu'ils ont également fait ce qu'il fallait pour nous empêcher de repartir, pour nous prendre au piège...

- Et les Détraqueurs ? lança un autre Mangemort. Lâchons-les, ils le retrouveront vite !

- Le Seigneur des Ténèbres ne veut pas que Potter meure d'une autre main que la sienne...

- Mais les Détraqueurs ne le tueront pas ! Le Seigneur des Ténèbres veut la vie de Potter, pas son âme. Il sera plus facile à tuer s'il a d'abord été embrassé !

Il y eut des murmures d'approbation.

- Il faut qu'on essaye de transplaner, Harry ! chuchota Hermione.

Au même moment, il sentit un froid anormal s'insinuer dans la rue. Toutes les lumières furent aspirées, jusqu'à celles des étoiles, qui s'évanouirent. Dans une totale obscurité, il sentit Hermione lui serrer le bras et ils tournèrent sur place. Mais c'était comme si l'atmosphère qu'ils auraient dû traverser était devenue solide : ils ne pouvaient plus transplaner. Soudain, au coin de la rue, les Détraqueurs apparurent, glissant en silence. Au nombre de dix, ou plus, ils restaient visibles car leurs silhouettes, avec leurs capes noires et leurs mains putréfiées couvertes de croûtes, étaient encore plus sombres que l'obscurité environnante. Harry leva son Occlumancie à son plus haut niveau, en espérant couper l'effet des Détraqueurs. Il leva sa baguette : il ne pouvait, ne voulait, subir le baiser d'un Détraqueur, quoi qu'il puisse arriver par la suite. Il murmura "Spero Patronum !"

Le cerf argenté jaillit de sa baguette et chargea : les Détraqueurs se dispersèrent et quelque part, un cri de triomphe retentit.

- C'est lui, là-bas, là-bas, j'ai vu son Patronus, c'était un cerf !

Les Détraqueurs avaient fui, les étoiles réapparurent et les bruits de pas des Mangemorts se firent de plus en plus proches. Mais avant qu'Harry, pris de panique, n'ait pu décider de ce qu'il allait faire, le mécanisme d'une serrure grinça, une porte s'ouvrit du côté gauche de la rue étroite et une voix rude lança :

- Potter, vite, ici !

Il obéit sans hésiter : tous trois se précipitèrent à travers l'ouverture.

- Montez là-haut, gardez la cape sur vous, taisez-vous ! marmonna un homme de haute taille qui passa devant eux pour sortir dans la rue et claqua la porte derrière lui.

Des cris s'élevèrent de la rue. Toujours recouverts de la cape d'invisibilité, ils s'avancèrent silencieusement et regardèrent par la fenêtre aux vitres sales. Leur sauveur, en qui Harry, reconnaissait à présent le barman de La Tête de Sanglier, était la seule personne qui ne portait pas de capuchon.

" - Et alors ? hurlait-il au visage d'une des silhouettes masquées. Et alors ? Si vous envoyez des Détraqueurs dans ma rue, je leur envoie un Patronus ! Je ne veux pas les avoir à côté de chez moi, je vous l'ai déjà dit, je n'en veux pas !

- Ce n'était pas ton Patronus ! répliqua un Mangemort. C'était un cerf, celui de Potter !

- Un cerf ! rugit le barman (Il sortit sa baguette magique) Un cerf ! Espèce d'idiot... Spero Patronum !

Une forme immense et cornue surgit de la baguette : tête baissée, elle chargea en direction de la grand-rue et disparut.

- Ce n'est pas ce que j'ai vu ...dit le Mangemort avec moins de certitude cependant.

- Tu as entendu le bruit, le couvre-feu a été violé, intervint l'un de ses compagnons. Quelqu'un était dans la rue, contrairement au règlement...

- Si je veux faire sortir mon chat, personne ne m'en empêchera et au diable votre couvre-feu !

- C'est toi qui a déclenché le charme du Cridurut ?

- Si je réponds oui, qu'est-ce qui se passera ? Vous allez m'expédiez à Azkaban ? Me tuer pour avoir osé mettre le nez dehors devant ma propre porte ? Allez-y, si ça vous amuse ! Mais j'espère pour vous que vous n'avez pas appuyé sur votre petite Marque des Ténèbres pour l'amener ici. Il ne serait pas très content que vous l'appeliez simplement pour me voir moi et mon vieux chat, vous ne croyez pas !

- Ne t'inquiète pas pour nous, répliqua l'un des Mangemorts, c'est plutôt toi qui devrais te faire du souci pour avoir violé le couvre-feu !

- Et comment vous vous y prendrez, tous autant que vous êtes, pour continuez votre petit trafic de potions et de poisons quand mon pub sera fermé ? Comment vous ferez pour arrondir vos fins de mois ?

- Tu nous menaces ?

- Je ne vous ai jamais dénoncés, c'est pour ca que vous venez ici, non ?

- Et moi, je te dis que j'ai vu un Patronus en forme de cerf ! c'écria le premier Mangemort.

- Un cerf ? gronda le barman. C'est un bouc, idiot !

- D'accord, on a fait une erreur, admit le deuxième Mangemort. Mais si tu violes à nouveau le couvre-feu, on ne sera plus aussi indulgents !

D'un pas énergique, les Mangemorts retournèrent dans la grand-rue. Les trois sorciers qui étaient cachés à l'étage poussèrent un souffle de soulagement. Harry ferma soigneusement les rideaux, puis ôta la cape d'invisibilité. Ils entendirent le barman verrouiller à nouveau la porte du rez-de-chaussée et monter l'escalier. Le barman entra dans la pièce.

- Bande d'imbéciles, dit-il d'un ton rude en les regardant tout à tout. Qu'est-ce qui vous a pris de venir ici ?

- Merci, répondit Harry, nous ne pourrons jamais vous être assez reconnaissants. Vous nous avez sauvé la vie. Vous êtes Abelforth.

- C'est exact.

L'homme leur tournait le dos, il se pencha pour allumer le feu.)

- Vous devez avoir faim. J'ai de quoi manger.

Il sortit de la pièce et revint quelques instants plus tard avec une grande miche de pain, du fromage et une cruche d'étain remplie d'hydromel, qu'il posa sur une petite table devant le feu. Ils mangèrent et burent avec avidité et pendant un moment, on n'entendit plus que le craquement des bûches, le tintement des coupes et les bruits de mastication.

- Bien, alors, reprit Abelforth lorsqu'ils eurent mangé à satiété. Il faut réfléchir au meilleur moyen de sortir d'ici. On ne peut rien tenter la nuit : dès que le charme du Cridurut se sera déclenché, ils vous tomberont dessus comme des Botrucs sur des œufs de Doxy. Je ne pense pas que j'arriverai une deuxième fois à faire passer un cerf pour un bouc. Attendez l'aube, quand le couvre-feu sera levé, vous pourrez alors remettre votre cape d'invisibilité et partir à pied. Sortez tout de suite de Pré-au-Lard, allez dans les montagnes et là, vous pourrez transplaner. Vous verrez peut-être Hagrid. Il se cache dans une grotte, là-haut, avec Graup, depuis qu'ils ont essayé de l'arrêter.

- On ne s'en va pas, répliqua Harry. Il faut que nous entrions à Poudlard.

- Ne sois pas stupide, mon garçon, dit Abelforth.

- Nous devons y aller, insista Harry.

- La seule chose que vous ayez à faire, poursuivit Abelforth en se penchant en avant, c'est partir d'ici le plus loin possible.

- Vous ne comprenez pas. Il ne reste pas beaucoup de temps. Il faut absolument que nous allions au château.

- Et pourquoi ?

- Je ... je dois y aller.

- Non. Tu n'a pas à devoir quoi que ce soit. Sauve ta propre vie !

- Je ne peux pas.

- Et pourquoi ?

- Je... Vous aussi, vous combattez, vous êtes membre de l'Ordre du Phénix...

- Je l'étais, répondit Abelforth. L'Ordre du Phénix est fini. Vous-Savez-Qui a gagné, c'est terminé, et tous ceux qui prétendent le contraire se font des illusions. Tu ne seras jamais en sécurité, ici, Potter, il a trop envie de te retrouver. Pars à l'étranger, cache-toi, sauve ta peau. Et emmène ces deux-là avec toi, ça vaudrait mieux.

D'un geste du pouce, il montra Ron et Hermione.

- Ils seront en danger toute leur vie, maintenant que chacun sait qu'ils ont été à tes côtés.

- Je ne peux pas partir, affirma Harry. Ce n'est pas fini, il y a encore un espoir mais pour cela je dois aller à Poudlard. On peut en finir avec tout ça, avec la guerre et... surtout avec lui.

- Pourquoi ça doit être toi ? Tu n'es qu'un gosse. Ce n'est pas à toi de tous nous sauver. Tu as dix-sept ans, mon garçon !

- Je suis majeur et je vais continuer à me battre même si vous, vous avez abandonné ! Et puis même si je pars à l'étranger, il n'abandonnera pas, je devrais passer ma vie à me cacher ! Il voudra toujours me tuer car il aura toujours la peur que je viennes un jour après lui, il y aura toujours le doute qu'il existe quelqu'un capable de le tuer. Je n'ai pas de choix au final. Si je veux vivre je dois en finir.

- Qui te dis que j'ai abandonné ?

- L'Ordre du Phénix est fini ? Vous-Savez-Qui a gagné ? C'est terminé ? N'est-ce pas ce que vous venez de dire ?

- Même si ça ne me plaît pas, c'est la vérité !

- Non, répondit Harry. C'est votre vérité ! Ce n'est pas la mienne ! Je vais continuer à me battre, je sais ce que je risque mais je sais surtout que j'ai de l'espoir ! L'espoir que l'on puisse mettre fin à tout ça ! L'espoir que je puisse avoir enfin une vie ! Je veux y croire et je vais me battre pour ça... avec ou sans vous !

Un silence accueillit ses mots, Harry s'attendait à ce qu'Abelforth se moque de lui ou conteste ses affirmations, mais il n'en fit rien. Il se contenta d'afficher une mine renfrognée.

- Nous devons entrer à Poudlard, répéta Harry. Si vous ne pouvez rien pour nous, nous attendrons l'aube, nous vous laisserons tranquille et nous essayerons nous-même de trouver un moyen. Mais si vous pouvez nous aider... ce serait le moment de nous le faire savoir."

Abelforth resta figé dans son fauteuil, fixant Harry de ses yeux si semblable à ceux de son frère. Enfin, il s'éclaircit la gorge, se leva, contourna la petite table et s'approcha d'un tableau. Au-dessus de la cheminée était accrochée une grande peinture à l'huile représentant une fillette blonde qui contemplait la pièce avec une sorte de douceur absente.

- Ariana, tu sais ce que tu dois faire, dit-il.

La fillette sourit, tourna les talons et s'en alla, na pas à la manière habituelle des portraits, en sortant du cadre, mais en suivant ce qui semblait être un long tunnel peint derrière elle. Ils regardèrent sa mince silhouettes s'éloigner jusqu'à ce qu'elle disparaisse, engloutie par l'obscurité.

- Heu... Qu'est-ce que ... .? commença Ron.

- Il n'y a plus qu'un seul moyen d'entrer, maintenant, l'interrompit Abelforth. Il faut que vous le sachiez : d'après mes sources, tous les passages secrets sont surveillés à chaque extrémité, des Détraqueurs sont postés, tout autour des murs d'enceinte, des patrouilles font régulièrement des rondes dans le château. Jamais l'endroit n'a été aussi bien gardé. Comment espérez-vous tenter quoi que ce soit quand vous serez à l'intérieur, avec Rogue comme directeur et les Carrow comme adjoints... mais ça, c'est votre affaire, n'est-ce pas ? Tu as dit que tu savais ce que tu risquais.

- Qu'est-ce que ... ? balbutia Hermione qui fronçait les sourcils en regardant le tableau d'Ariana.

Un minuscule point blanc était réapparu tout au bout du couloir peint. Ariana revenait vers eux, sa silhouette grandissant à mesure qu'elle approchait. Mais à présent, quelqu'un d'autre l'accompagnait, quelqu'un de plus grand qu'elle, qui marchait en boitant, l'air surexcité. Harry ne lui avait jamais vu des cheveux aussi longs. Des entailles barraient son visage et ses vêtements étaient troués, déchirés. Les deux silhouettes continuèrent de grandir jusqu'à remplir le tableau de la tête et des épaules. Puis le cadre pivota sur le mur à la manière d'une petite porte qui révéla l'entrée d'un tunnel, un vrai cette fois. Grimpant à travers l'ouverture, les cheveux trop longs, le visage tailladé, sa robe lacérés, Neville Londubat en personne poussa un rugissement de joie, sauta du manteau de la cheminée et s'écria :

- Je savais que tu viendrais ! Je le savais Harry !

- Neville ... Qu'est-ce que ... Comment ?

Mais Neville venait d'apercevoir Rom et Hermione et avec des cris d'allégresse, il se précipita également sur eux pour les serrer dans ses bras.

- Je savais que vous viendrez ! Je n'ai pas arrêté de répéter à Seamus que c'était une simple question de temps !

- Neville, qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Harry fixait son état qui lui paraissait effrayant : il avait un œil enflé, violacé, des marques profondes sur le visage et son apparence dépenaillée laissait deviner qu'il vivait à la dure.

- Quoi ? Ah, ça ?

D'un hochement de tête, il minimisa la gravité de ses blessures.

- Ce n'est rien. Seamus est dans un état bien pire, vous verrez. On y va ? Oh, ajouta-t-il en se tournant vers Abelforth, Ab il y a peut-être deux autres personnes qui vont arriver.

- Deux autres ? répéta Abelforth d'un ton sinistre. Qu'est-ce que tu veux dire par deux autres, Londubat ? Il y a un couvre-feu et tout le village est soumis au charme du Cridurut !

- Je sais, c'est pour ça qu'ils vont transplaner directement dans le bar, répondit Harry. Envoyez-les simplement dans le passage dès qu'ils arriveront, d'accord ? Merci beaucoup. (Il commença à retourner dans le tunnel suivit d'Hermione et de Ron)

- Je ne sais comment vous remercier. Vous nous avez sauvé la vie. dit Harry en s'adressant à Abelforth.

- Veille bien sur eux, lança le vieil homme. Je ne pourrais peut-être pas recommencer.

Harry suivit les autres dans le tunnel. Il entendit la voix de Neville parler.

- Ils ont condamnés tous les passages avant le début de l'année. On ne peut plus les utiliser, maintenant, avec tous les maléfices qui en protègent l'entrée et les Mangemorts et les Détraqueurs qui attendent à la sortie. Mais peu importe... Alors, c'est vrai, vous avez réussi à cambrioler Gringotts ? Et vous, vous êtes enfuis sur un dragon ? Tout le monde en parle, Terry Boots s'est fait taper dessus par Carrow pour l'avoir crié dans la Grande Salle pendant le dîner !

- Oui, c'est vrai, confirma Harry.

Neville eut un rire ravi.

- Qu'est-ce que vous avez fait du dragon ?

- On l'a relâché dans la nature, répondit Ron.

- Et qu'est-ce que vous avez fabriqué pendant ce temps-là ? Les gens disant que vous étiez simplement en fuite, mais je ne crois pas. Je me doute que tu avez quelque chose à faire...

- C'est vrai, admit Harry. Mais parle-nous plutôt de Poudlard, nous ne savons pas du tout ce qui s'y passe.

- c'est devenu ... En fait, ce n'est plus le Poudlard que vous avez connu, dit Neville. Vous connaissez les Carrow ?

- Les deux Mangemorts qui donnent des cours ?

- Ils ne se contentent pas de donner des cours. On leur a confié toute la discipline. Et crois-moi, ils aiment les punitions, les Carrow.

- Comme Ombrage ?

- On non, elle paraît bien pâle à côté d'eux. Les autres profs ont pour consigne de nous envoyez chez les Carrow en cas de mauvaise conduite. Mais ils ne font pas, s'ils peuvent l'éviter. On voit bien qu'ils les détestent autant que nous. Amycus, le frère , nous enseigne ce qu'on appelait la DCFM, sauf que maintenant, ils ont rebaptisé ça l'art de la magie noire. On est censés s'entraîner à jeter le sortilège Doloris en prenant comme cobayes les élèves qui sont en retenue...

- Quoi ?

La voix d'Harry, Ron et Hermione résonnèrent à l'unissons dans tout le tunnel.

- Oui, dit Neville. C'est ce qui m'a valu ceci...

Il montra une entaille particulièrement profonde sur la joue.

- ... j'avais refusé de le faire. Mais il y a des gens qui s'y habituent très bien. Crabbe et Goyle, par exemple, aiment beaucoup ça. J'imagine que c'est la première fois qu'ils les meilleurs en quelque chose. Alecto, la sœur d'Amycus, est chargée de l'étude des Moldus, une matière obligatoire pour tout le monde. On est tous obligés de l'entendre expliquer que les Moldus sont des animaux, sales et stupides, qu'ils ont forcé les sorciers à vivre dans la clandestinité en les persécutant et que l'ordre naturel est en passe d'être rétabli. J'ai eu ça ...

Il montra une autre plaie sur son visage.

- ... pour lui avoir demandé quel pourcentage de sang moldu ils avaient dans les veines, son frère et elle.

- Voyons, Neville, dit Ron, quand on veut faire de l'ironie, il faut choisir le bon endroit et le bon moment.

- Tu ne l'as jamais entendue. Toi non plus, tu ne l'aurais pas supporté. D'ailleurs, ça aide quand des élèves leur tiennent tête, ça donne de l'espoir à tout le monde. Je l'avais déjà remarqué à l'époque où c'était toi qui le faisais, Harry.

Et pendant qu'ils continuaient à avancer dans le tunnel la discussion continua. Ils parlèrent de ce que Neville et les membres de l'AD avaient fait pour aider les élèves, des tortures qu'ils subissaient, et des actions que faisaient les professeurs pour essayer d'aider discrètement. Ils tournèrent un angle de mur et un peu plus loin devant, ils virent le bout du tunnel. Une volée de marches menait à une porte identique à celle qui était cachée derrière le portait d'Ariana. Neville la poussa et passa l'ouverture. Alors que Harry le suivait, il entendit Neville crier à des gens qu'il ne voyait pas.

- Regardez qui arrive ! Je vous l'avais bien dit, non ?

Lorsqu'Harry pénétra dans la pièce sur laquelle donnait la porte, il y eut des cris, des hurlements, ...

- HARRY

- C'est Potter, c'est POTTER !

- Ron !

- Hermione !

Il aperçut des tapisseries colorées, des lampes allumées et des visages qui se pressaient en grand nombre autour d'eux. Neville leur demanda de se calmer, la foule recula et Harry peut vraiment observer les lieux. Il ne reconnaissait pas du tout la pièce. Elle était immense et ressemblait un peu à l'intérieur d'une cabane dans les arbres particulièrement somptueuse ou encore à une gigantesque cabine de navire. Des hamacs multicolores étaient tous suspendus au plafond et à un balcon qui courait tout autour des murs aux lambris sombres, dépourvus de fenêtres et recouverts de tapisseries aux couleurs vives. Des bibliothèques débordaient de livres, quelques balais étaient appuyés contre les murs et dans un coin, il y avait une grande radio en bois.

- Où sommes-nous ?

- Dans la Salle sur Demande, bien sûre ! répondit Neville. Elle s'est surpassé, tu ne trouva pas ? Les Carrow me poursuivaient et je savais que c'était ma seule chance de me cacher : j'ai réussi à franchir la porte et voilà ce que j'ai trouvé !

Neville expliqua tout ce que la pièce avait fait pour eux. Harry reconnaissait un bon nombre de visages familiers : les deux sœurs Patils, Lavande Brown, Terry Boot, Ernie Macmillan, Anthony Goldstein, Michael Corner, ...

- Harry, tu dois avoir une raison de revenir ?

- J'avais des choses à faire pour en finir avec lui, il ne peut pas mourir tant que certaines choses n'étaient pas faîtes. Je ne peux pas entrer dans les détails.

- C'est pour ça que vous êtes entré dans Gringotts ?

- Oui, nous n'avions pas le choix. Malheureusement en faisant ça, nous l'avons avertis, il n'est pas stupide, il a dû comprendre ce que nous faisions.

- Donc, si je comprends bien, il doit y avoir quelque chose à faire à Poudlard ?

- Oui, je ne peux vous dire, je suis désolé. Mais oui, je pense que c'est la dernière étape...

Avant de pouvoir continuer, la porte du tunnel venait de s'ouvrir derrière lui.

- On a eu ton message, Neville ! Salut, tous les trois, on pensait que vous seriez là !

C'était Luna et Dean. Seamus poussa un rugissement de bonheur et se précipita pour serrer son meilleur ami dans ses bras.

- Salut, tout le monde ! lança joyeusement Luna. Ça fait du bien de revenir !

- Luna ! s'exclama Harry décontenancé, qu'est-ce que tu fais ici ? Comment as-tu ...

- Je l'ai appelée, répondit Neville en montrant le faux Gallion. Je leur avais promis, à elle et à Ginny, de les avertir si tu te montrais. Nous pensions tous que si tu revenais ici, ça signifierait la révolution. La fin de Rogue et des Carrow.

- C'est ce que ça signifie, bien sûr, dit Luna d'un ton réjoui. N'est-ce pas, Harry ? Nous allons les chasser de Poudlard ?

- Ecoute, reprit Harry qui sentait la panique monter en lui. Je ne peux pas vous laisser faire ça. C'est déjà assez mal que je fasses ça, vous ne devriez pas avoir à faire ça.

- Harry, parla Neville, nous sommes déjà dedans, tu n'as pas le choix mais nous non plus, aucun de nous ne devrait être dans une guerre mais nous le sommes. Nous voulons que ça se termine autant que toi.

- Mais... j'ai accepté le risque. Je sais que j'ai de grande chance de mourir. Je ne peux pas...

- Tu ne peux pas quoi ? Nous aussi connaissons le risque ! Je porterais certaines des cicatrices sur mon visage à jamais car elles ont été faîtes par un couteau maudit, répliqua Neville. Nous savons que nous pouvons mourir mais tu crois que ce qui se passe en ce moment est une vie ? Non, nous survivons comme nous pouvons.

- Je...

Harry ne savait plus quoi penser, mettre sa vie en danger était facile mais celle des autres ... Il ne pouvait pas. Mais en même temps, il savait que ce n'était pas sa décision.

- C'est à vous de choisir. Je comprendrais si vous partiez et vous rejoigniez Albelforth. Je préférerais même que vous le fassiez, surtout les plus jeunes.

La porte s'ouvrit à nouveau, il vit d'autres personnes entrer dans la pièce : Ginny, Lee Jordan, Cho Chang, ...

- Harry, on comprends, parla Georges. Quel est le plan ?

- Il n'y en a pas, répondit Harry.

- On va improviser au fur et à mesure ? C'est ce que je préfère, dit Fred.

- Pourquoi les as-tu appelé ? demanda Harry à Neville. C'est de la folie...

- C'est leur choix.

Harry fixa les gens, les regardant si sûr d'eux. Il n'avait pas le choix, il voulait en finir le plus vite possible. Voldemort allait arriver. Il devait détruire le diadème avant qu'il ne soit trop tard. Il savait que le dernier Horcruxe était dans cette pièce, mais pouvait-elle changer avec tout ce monde qui était à l'intérieur ? Les faire sortir serait les mettre en danger, pouvait-il faire cela ?

- Neville, je vais avoir besoin de toi.

- Bien, que veux-tu ?

- J'ai besoin de quelque chose qui se trouve dans cette pièce, je dois le détruire le plus vite possible. Mais je ne sais pas si je peux y avoir accès avec tout ce monde ici.

- Je vois, je peux les renvoyer vers leur salle commune avec l'aide de la pièce, tu veux totalement vide ?

- Non, je ne pense pas que cela soit nécessaire, mais là il y a trop de monde.

Neville prit les choses en main, il demanda à la salle de faire des passages vers les salles communes des étudiants présents. Même si beaucoup rechignait à partir, ils n'avaient pas le choix, ils pouvaient aussi préparer les autres élèves à ce qu'il allait bientôt arriver. Au final, il ne resta que quelques personnes : Harry, Hermione, Ron, Fer, Georges, Neville, Luna, et Ginny. Harry demanda à la pièce de changer mais cela ne fonctionna, pour un changement aussi radical, ils devaient quitter la pièce. Ils sortirent, ils braquèrent leurs baguettes dans le couloir pendant qu'Harry fit les passages demandés devant la porte pour qu'elle change. Une nouvelle entrée apparut, mais avant qu'ils ne puissent entrer, ils entendirent une voix.

- Mais que vois je ? lança une voix caquetante. Potter et ses amis sont parmi nous.

Harry fit volte-face, de même que les autres. La silhouette aux épaules tombantes d'Alecto Carrow se tenait devant eux. Harry leva sa baguette, mais au même moment, elle appuya un index boudiné sur la tête de mort et le serpent tatoué sur son avant-bras. Un bang ! sonore retentit, la sorcière tomba en avant et s'écrasa violemment sur le sol.

- Je n'avais encore jamais stupéfixé personne, sauf dans les cours de l'AD, dit Luna d'un ton vaguement intéressé. Ça fait beaucoup plus de bruit que je le pensais.

En effet, le plafond s'étais mis à trembler. Des pas précipités, de plus en plus sonores, retentissaient dans le couloir.

- Vite, il faut entrer avant qu'on nous trouve ! s'exclama Harry.

Ils se précipitèrent tous à l'intérieur, Harry demanda à la salle de cacher la porte. La pièce avait changé, maintenant un amoncellement de bric-à-brac était autour d'eux, un véritable labyrinthe.

- On cherche un diadème, plus exactement le diadème de Serdaigle. Voldemort l'a trouvé et l'a transformé en un objet de magie noire. Vous ne devez absolument pas y toucher qu'importe l'envie. Dobby m'a dit qu'il était sur une statue. Vous ne restez pas seul. Dès que vous le trouvez, vous m'appelez, j'ai encore ce qu'il faut pour le détruire. Hermione tu sors le flacon, c'est tout ce qui reste.

Hermione fit ce qu'on lui demandait, elle donna le flacon à Harry. Le groupe se dispersa et partit à la chasse. Harry était avec Luna, Hermione et Ron, Fred et Georges, Ginny et Neville.

- Luna, pourquoi es-tu revenue ? Tu m'a promis de te protéger.

- Je ne pouvais pas te laisser, tu es mon grand frère. Je sais que tout va se finir aujourd'hui. Je ne sais pas encore qui va gagner mais je sais que tout changera après cela.

- Tu es sûre ?

- Oui, j'en suis sûr. Je devais venir.

- C'est pour ça que je ne voulais pas que tu viennes, tu sais que je tiens à toi mon petit ange. Tu dois faire attention, reste sauf. Tu me le promet ?

- Je ferais tout ce que je peux. Bien et si on cherchait le diadème perdu de Rowena Serdaigle.

Il recommencèrent à avancer dans les passages entre tous les objets, ils virent des livres, des meubles, des vêtements, et même un couronne ou deux mais pas de diadème. Soudainement, ils entendirent un cri :

- HARRY ! Je crois qu'on l'a trouvé !

- Vous êtes où ? Etincelles vers le plafond s'il vous plait ! répondit Harry.

Il vit des étincelles rouges apparaître. Harry, avec Luna, s'avança vers elles, ils se perdirent quelque fois mais après quelques détours, ils réussirent à rejoindre Fred et Georges qui venaient de l'appeler.

- Harry, c'est ça non ? dit Fred en montrant du doigt une statut.

Harry regarda dans la direction, et vit l'Horcruxe.

- Super nous l'avons. Eloignez-vous ! Je m'en occupe.

Harry savait qu'il ne pouvait pas le faire léviter à lui, ni l'appeler, il devait réussir à monter jusqu'à lui. Il regarda autour de lui pur trouver des objets pour grimper car la statut était à une hauteur plus haute que lui même à bout de bras. Il vit des meubles éparpillés, il demanda aux Jumeaux de l'aider à déplacer de quoi l'aider à grimper. Une étagère fut avancer, les garçons la tenaient et Harry monta dessus. c'était bancale mais cela devrait suffire. Il eut un équilibre instable, mais arriva assez haut, il prit le flacon et déversa le poison sur l'Horcruxe. Il eut un cri et une forme fantomatique sombre apparue, une vague magique en sortie et Harry fit envoyé en arrière, les jumeaux et lui tombèrent à terre. Les autres arrivèrent en courant.

- Harry, Fred, Georges ? ça va ? demanda Luna

- Heu... un peu douloureux, répondit Harry

- Pareil ici ! répondit les jumeaux.

Les trois garçons se relevèrent, ils avaient l'air d'aller bien, même si un peu douloureux.

- Plus qu'un ! Il faut qu'on se prépare Voldemort arrive, elle l'a appelé. On ne peut pas sortir par la porte puisqu'il y a de grande chance que nous soyons attendus.

- Tu penses qu'il va venir avec Nagini ? demanda Hermione.

- Il y a de grandes chances, il doit se demander si j'ai réussi à détruire les autres et elle est la plus fragile. Elle sera avec lui. (Il se tourna vers les autres) Si vous voyez le serpent de Voldemort, Nagini, vous la tuez, cherchez pas à réfléchir, elle doit mourir ! C'est la priorité en plus de rester sauf ! Compris ?

- Oui, crièrent le groupe.

- Bien, je compte sur vous. Je vais demander à la salle de nous faire un passage vers les salles communes, on va se disperser et prévenir tous le monde qu'il arrive !"

Harry fit cela, la pièce fit apparaître trois portes. Ron, Hermione, et Ginny allèrent chez les Gryffondor, Fred, Georges et Neville se dirigèrent chez les Poufsouffle et enfin Harry et Luna se dirigèrent vers les Serdaigle. Harry regarda la salle commune, il n'avait jamais été là, il vit une haute statue de marbre blanc, il reconnut Rowena Serdaigle, elle se trouvait à côté d'une porte qui devait mener dans les dortoirs de l'étage supérieur. Elle était belle mais légèrement intimidante. Un petit diadème délicatement ouvragé avait été reproduit dans la pierre, au sommet de sa tête. Des mots écrits en lettres minuscules étaient gravés dessus. Harry grimpa sur le piédestal de la statue pour les lire.

Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit.

- Mais quand on perd l'esprit, on finit sans le sou ! lança une voix ricanante derrière lui.

Harry se retourna, glissa du piédestal et atterrit sur le sol. La silhouette aux épaules massives d'Amycus Carrow se tenait devant lui. Harry leva sa baguette, après la sœur il devait rencontrer le frère, avant qu'il ne puisse faire quelque chose celui-ci posa son index sur la Marque des Ténèbres. Voldemort venait d'être appelé une deuxième fois. Dès l'instant où le doigt d'Amycus toucha le tatouage, Harry savait que si par le plus grand des hasards il avait décidé de pas venir la première fois il était sûre d'être bientôt là, sur le pied de guerre. Un bang ! sonore ramena Harry à la réalité : désorienté, il brandit sa baguette, mais le sorcier tombait déjà à terre si fort que les vitres des bibliothéques tintèrent.

- C'est la première fois que je fais ça sur quelqu'un qui n'est pas de l'AD, dit Cho Chang d'un ton effrayé.

Des pas se firent entendre derrière la porte des dortoirs. Le sortilège avait réveillé les Serdaigle qui dormaient au-dessus.

- Cho, vite retourne à l'abri, il ne faut pas qu'on te surprenne avec nous ! Luna, viens. Il faut qu'on se cache sous la cape !

Harry sortit la cape qu'il gardait dans sa poche. Il se hâta de la draper sur eux deux pendant que Cho allait derrière une étagère. La porte s'ouvrit, livrant passage à un flot de Serdaigle, en tenue de nuit, qui se déversa dans la salle commune. Des exclamations de surprise fusèrent de toutes parts lorsqu'ils virent Amycus évanouie par terre. Avançant lentement, leurs pieds traînant sur le sol, ils se rapprochèrent de lui comme d'une bête sauvage qui pouvait se réveiller à tout moment et les attaquer.

- Vous croyez qu'elle est morte ? demanda une première année avec un air réjoui.

Un coup sec fut frappé à la porte de la salle commune et les Serdaigle se figèrent. De l'autre côté, Harry entendit la voix douce, mélodieuse, s'élever du heurtoir :

- Où vont les objets disparus ? demanda-t-elle

- J'en sais rien, moi ! Tais-toi ! gronda une voix grossière que Harry reconnut comme étant celle d'Alecto (Elle avait dût être réveillée par son frère) Amycus ? Amycus ? Tu es là ? Tu l'as eu ? Ouvre la porte !

Les Serdaigle terrifiés, chuchotaient entre eux. Puis, tout à coup, il y eut une série de bang ! sonores, comme si quelqu'un tirait des coups de feu devant la porte.

- AMYCUS ! Si jamais il arrive et que nous puissions pas lui livrer Potter... Tu veux qu'il nous arrive la même chose qu'aux Malefoy ? REPONDS-MOI ! mugit Alecto en secouant de tous ses forces la porte qui refusait toujours de s'ouvrir.

Les Serdaigle reculaient, et les plus effrayés d'entre eux remontèrent précipitamment l'escalier pour rejoindre leurs lits. Harry se demandait s'il ne devait pas ouvrir la porte à la volée pour stupéfixier Alecto, mais avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit, une deuxième voix, encore plus familière, résonna de l'autre côté du panneau de bois :

- Puis-je savoir à quoi vous vous occupez, professeur Carrow ?

- J'essaye... de pousser ... cette fichue... porte ! s'écria Alecto. Allez me chercher Flitwick ! Il faut qu'il me l'ouvre tout de suite !

- Votre frère n'est-il pas à l'intérieur ? demanda le professeur McGonagall. Le professeur Flitwick ne l'a-t-il pas laissé entrer un peu plus tôt , à votre demande expresse ? Peut-être pourrait-il vous ouvrir ? Ainsi, vous n'aurez pas besoin de réveiller tout le château.

- Il ne répond pas, espèce de vieille mégère ! Ouvrez-moi, vous ! Allez, vite ! Ouvrez !

- Certainement, si vous le désirez, répondit le professeur McGonagall avec une redoutable froideur.

Il y eut un léger coup frappé sur le heurtoir et la voix mélodieuse demanda à nouveaux.

- Où vont les objets disparus ?

- Dans le non-être, c'est-à-dire dans le tout, répondit le professeur.

- Joliment formulé, répliqua le heurtoir.

La porte pivota sur ses gonds. Les quelques élèves de Serdaigle qui étaient restés dans la salle commune se précipitèrent dans l'escalier lorsque Alecto franchit le seuil d'un bond, sa baguette brandie. Elle vit le corps d'Amycus, inerte, sur le sol. Elle laissa alors échapper un hurlement de fureur et de peur.

- Qu'est-ce qu'ils lui ont fait, ces petits morveux ? s'écria-t-elle. Je vais les soumettre au sortilège Doloris, jusqu'à ce qu'ils me donnent le nom du coupable ... et que va dire le Seigneur des Ténèbres ? s'exclama-t-elle d'une voix perçante en se frappant le front debout devant son frère. Nous n'avons pas réussi à l'attraper et voilà qu'ils l'ont tué, le malheureux.

- Il est simplement stupéfixé, rectifia d'un ton irrité le professeur McGonagall qui s'était penchée pour examiner Amycus. Il s'en remettre très bien.

- Mais, non, bougre de diable, il ne s'en remettra pas ! beugla Alecto. Et moi non plus ! Pas après que le Seigneur des Ténèbres nous aura mis la main dessus ! J'ai appelé la marque, et il vient de le faire aussi ! Il croit qu'on a eu Potter !

- Qu'on a eu Potter ? répéta le professeur d'un ton brusque. Qu'est-ce que vous entendez par "on a eu Potter" ?

- Il nous a dit que Potter allait peut-être essayer d'entrer dans l'école et particulièrement la tour de Serdaigle et qu'il fallait le prévenir si on l'attrapait !

- Et pourquoi Potter chercherait-il à entrer dans la tout de Serdaigle ? Potter appartient à ma maison !

Derrière l'incrédulité et la colère, Harry perçut une nuance de fierté dans sa voix.

- On nous a dit que ça se pourrait bien qu'il vienne ici ! reprit Carrow. Mais moi, je sais pas pourquoi, hein ? On pourrait peut-être mettre ça sur le dos des gamins, poursuivit Alecto son visage prenant une expression rusée. Ouais, c'est ce qu'on va faire. On va dire qu'on a été attaqué par les mômes, ce qui sont là-haut dans le dortoir et on dira qu'ils nous ont forcé à appuyer sur la Marque et c'est pour ça qu'il y a eu une fausse alerte... Il aura qu'à les punir. Deux ou trois gamins de plus ou de moins, quelle différence ?

- La simple différence entre la vérité et le mensonge, le courage et la lâcheté, répliqua McGonagall qui avait pâli. Bref une différence que votre frère et vous-même semblez incapable de mesurer. Mais je voudrais qu'un chose soit bien claire. Vous ne ferez pas porter aux élèves de Poudlard la responsabilité de vos nombreuses inepties. Je ne le permettrai pas.

- Pardon ?

Alecto s'avança vers le professeur McGonagall, si près que c'en était offensant, son visage à quelques centimètres du sien. Elle refusa de reculer et la regarda de haut comme si elle n'avait été qu'une répugnante saleté sur un siège de toilette.

- On s'en fiche de ce que vous permettez, Minerva McGonagall. Votre époque est terminée. c'est nous qu'on commande, maintenant, et vous serez de mon côté ou alors vous le paierez chez.

Et elle lui cracha à la figure.

Harry en avait marre, il était à bout. Il se débarra de la cape, leva sa baguette et dit simplement.

- Vous n'auriez pas dû faire ça.

Alecto pivota sur ses talons, Harry s'écria.

- Endoloris !

La Mangemort fut arraché du sol. Elle se tortilla dans les airs à la manière d'un homme qui se noie, se débattant, hurlant de douleur puis, dans un fracas de verre brisé, il s'écrasa contre une bibliothéque et s'effondra par terre, inconscient.

- Je comprends ce que Bellatrix voulait dire, commenta Harry le sang battant dans sa tête. Il faut vraiment vouloir la souffrance de l'autre !

- Potter ! murmura McGonagall une main contre son cœur. Potter... Vous êtes ici ! Que... Comment ...

Elle s'efforça de reprendre contenance.

- Potter, c'était idiot !

- Il vous a craché dessus, dit Harry.

Il avait beau avoir des soucis avec son manque de présence envers ses Gryffondors, ou son absence de réaction pour les actions de la vieille chèvre, il avait toujours un minimum de respect pour la femme, de plus le fait de savoir qu'il n'avait aucun scrupule à faire du mal à des enfants pour se protéger était la limite de sa patience.. Ce qu'il venait de faire avait juste était la goutte d'eau...

- Potter, je... C'était très... chevaleresque de votre part... mais vous rendez vous compte de ...

- Oui, parfaitement, assura Harry. Professeur, Voldemort arrive !

- Ah, tiens, on a le droit de prononcer son nom, maintenant ? demanda Luna avec un certain intérêt en ôtant la cape d'invisibilité.

- Je pense que la façon dont on l'appelle n'a pas d'importance, répondit Harry à Luna. Il sait déjà que je suis ici.

- Vous devez fuir... murmura le professeur McGonagall. Tout de suite, Potter, aussi vite que possible.

- Non professeur, répliqua Harry. On doit en finir ! Il est temps !

- Mais... mais... Potter, c'est de la folie, de la pure folie d'être entré dans ce château...

- Il le fallait, assura Harry. Professeur, il y avait ici un objet que je devais détruire.

Il y eut un bruit de mouvement, un tintement de verre : Alecto reprenait connaissance. Avant que Harry ou Luna aient pu réagir, le professeur McGonagall se leva, pointa sa baguette sur la Mangemort hébétée et lança :

- Impero !

Alecto se remit debout, s'approcha de son frère, lui prit sa baguette, puis s'avança docilement vers le professeur McGonagall et la lui donna en même temps que la sienne. Ensuite, il alla s'allonger par terre à côté d'Amycus. Le professeur agita à nouveau sa baguette et une corde argentée jaillit du néant pour s'enrouler comme un serpent autour des Carrow qu'elle ligota étroitement l'un à l'autre.

- Potter, reprit McGonagall qui s'était tournée à nouveau vers lui en abandonnant avec une superbe indifférence les Carrow à leur triste sort. S'il sait véritablement que vous êtes ici...

- Il vient ! Il sait que je suis là ! Nous n'avons plus beaucoup de temps ! C'est moi qu'il veut mais tuer quelques personnes de plus ou moins ne le dérangera pas, pas maintenant...

- Bien ! Nous allons protéger l'école contre Lui ! dit-elle en se redressant de toute sa hauteur.

- C'est possible ?

- Je le pense, répondit sèchement le professeur. Nous autres, enseignants, ne manquons pas d'une certaine compétence en matière de magie, savez-vous ? En conjuguons nos efforts, nous pouvons à le retenir. Et plus important il faut protéger les élèves. Nous devons les évacuer mais avec le réseau de cheminées sous surveillance et l'impossibilité de ...

- Il y a un moyen, l'interrompit Harry.

Il lui parla du passage qui menait à la Tête de Sanglier.

- Potter, il s'agit de centaines d'élèves...

- Je sais, professeur, mais si Voldemort et les Mangemorts se concentrent sur l'enceinte de l'école, ils ne s'intéresseront pas à ceux qui transplanent hors du bar.

- Il y a du vrai dans ce que vous dîtes, admit-elle. Venez, nous devons prévenir les autres directeurs de maison. Vous feriez bien de remettre cette cape.

Elle leva sa baguette tout en s'avançant d'un pas résolu vers la porte. Harry et Luna se hâtaient de la suivre. Elle envoya plusieurs Patronus pour que les directeurs de maison la rejoigne dans une salle de classe. En chemin, ils croisèrent Severus Snape, Il sortir de derrière une armure.

- Où sont les Carrow ? demanda-t-il à mi-voix.

- Là où vous leur avez dit d'aller, Severus, j'imagine, répondit le professeur McGonagall.

- J'ai eu l'impression, dit Rogue, qu'ils avaient appréhendé un intrus.

- Vraiment ? répondit le professeur McGonagall. Et qu'est-ce qui a bien pu vous donner cette idée ?

Snape plia légèrement le bras gauche, là où la Marque était gravé dans sa peau.

- Ah, oui, bien sûr, reprit le professeur. Vous autres, les Mangemorts, vous avez vos propres moyens de communication, j'avais oublié.

- Je ne savais pas que c'était votre tour de patrouiller dans les couloirs, Minerva.

- Vous y voyez un inconvénient ?

- Je me demandais ce qui pouvait bien vous avoir sortie du lit à cette heure avancée de la nuit.

- J'ai cru entendre du bruit, répondit McGonagall.

- Vraiment ? Tout semble calme, pourtant.

Il la regarda dans les yeux.

- Avez-vous vu Harry Potter, Minerva ? Parce que si vous l'avez vu, je dois insister...

Le professeur McGonagall réagit plus vite que Harry ne l'aurait cru capable : sa baguette fendit l'air et, l'espace d'un instant, il pensa que Snape allait s'effondrer, inconscient, mais son charme du Bouclier agit avec une telle rapidité que McGonagall en perdit l'équilibre. Elle pointa sa baguette vers le mur et l'une des torches qui éclairaient le couloir jaillit de son support. Harry s'apprêtait à lancer un maléfice sur Snape, mais il dut tirer Luna hors de la trajectoire des flammes qui descendaient sur eux. Elles se transformèrent en un cercle de feu qui emplit l'espace du couloir et fondit sur Rogue à la manière d'un lasso...

Les flammes disparurent pour laisser place à un grand serpent noir. McGonagall le fit alors exploser en une épaisse fumée qui se reforma, se solidifia en quelques secondes, puis se métamorphosa en un essaim de poignards lancés vers leur cible. Snape ne parvint à les éviter qu'en poussant l'armure devant lui et, dans un fracas métallique dont l'écho résonna tout au long du couloir, les poignards vinrent se planter les uns après les autres dans le plastron d'acier...

- Minerva ! s'exclama une petite voix aiguë

Harry, qui protégeait toujours Luna des sortilèges volant autour d'eux, jeta un regard derrière lui et vit les professeurs Flitwick et chourave arriver en courant, dans leurs vêtements de nuit, suivis de l'énorme professeur Slughorn qui haletait derrière eux.

- NON ! cria Flitwick, sa baguette levée. Vous ne tuerez plus personne à Poudlard !

Le sortilège de Flitwick frappa l'armure derrière laquelle Snape s'était réfugié : dans un bruit de ferraille, elle s'anima. Snape se débattit pour se dégager de ses bras qui l'enserraient puis la projeta sur ses attaquants. Harry et Luna durent plonger de côté pour l'éviter et elle s'écrasa contre le mur en se disloquant. Lorsque Harry releva la tête, Snape prenait la fuite à toutes jambes, poursuivi par McGonagall, Flitwick et Chourave. Il s'engouffra dans une salle de classe et quelques instants plus tard, Harry entendit McGonagall s'écrier :

- Lâche ! LÂCHE !

- Qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Luna.

Harry la releva et ils se ruèrent dans le couloir traînant derrière eux la cape, puis entrèrent à leur tour dans la salle de classe vide où se trouvaient les professeurs. Ils se tenaient tous devant une fenêtre défoncée.

- Il a sauté, dit le professeur McGonagall. Il semble que son maître lui ait appris quelques petites choses.

- Harry ! haleta le professeur Slughorn qui venait de les rejoindre. Mon cher ami... quelle surprise ... Minerva, s'il vous plaît, expliquez-moi ... Severus ... Que ...

- Notre directeur fait une petite pause, répondit McGonagall en montrant la fenêtre.

- Professeur, il faut barricader l'école, il vient !

- Très bien, Il arrive ! dit-elle aux autres enseignants. Il faut protéger l'école ! Nous l'arrêterons peut-être pas mais nous pouvons le retarder. Je suggère de dresser autour des lieux des défenses élémentaires, puis de nous rassembler avec nos élèves dans la Grande Salle. La plupart d'entre eux doivent être évacués, mais si certains, parmi ceux qui sont majeurs, veulent rester pour combattre, je pense qu'il faut leur en donner la possibilité.

- D'accord, approuva le professeur Chourave qui se hâtait déjà vers la porte. Je vous retrouve dans la Grande Salle dans vingt minutes avec les élèves de ma maison.

Et tandis qu'elle s'éloignait au pas de course, ils l'entendirent marmonner.

- Tentacula, Filet du Diable et Gousses de Snargalouf... J'aimerais bien voir les Mangemorts se battre contre ça ...

- Je peux agir d'ici, assura Flitwick.

Il pointa sa baguette à travers les carreaux défoncés et se mit à marmonner des incantations d'une extrême complexité.

- Maxima Protego Horribilis...

- Nous nous reverrons avec vos élèves de Serdaigle dans la Grande Salle, Filius ! dit le professeur McGonagall en faisant signe à Harry et Luna de la suivre.

Ils avaient atteint la porte lorsque Slughorn émit un grognement qui se transforma en un langage articulé.

- Ma parole, haleta-t-il le visage blafard couvert de sueur sa moustache de morse frémissante. Quelle affaire ! Je ne suis pas du tout sûr que tout cela soit raisonnable, Minerva. Il va certainement trouver un moyen d'entrer, vous le savez bien, et quiconque aura essayé de le retenir se trouvera en très grand danger...

- Je vous attends, vous et les Serpentard, dans la Grande Salle, également dans vingt minutes, répliqua le professeur McGonagall. Si vous voulez quitter le château avec vos élèves, nous ne vous retiendrons pas. Mais si l'un d'entre vous tente de saboter nos efforts de résistance, ou de prendre les armes contre nous dans l'enceinte de l'école, alors, Horace, nous nous livrerons à un duel à mort !

- Minerva ! s'exclama Slughorn, atterré.

- Le moment est venu pour la maison de Serpentard de décider envers qui elle sera loyale, trancha McGonagall. Allez réveiller vos élèves, Horace.

Harry et Luna suivirent le professeur McGonagall qui continua à avancer jusqu'à se planter au milieu du couloir où elle leva sa baguette.

- Piertotum... Oh, pour l'amour du ciel, Rusard, pas maintenant...

Le vieux concierge venait d'apparaître en clopinant et criant.

- Élèves hors des dortoirs ! Élèves dans les couloirs !

- C'est justement ce qu'ils doivent faire, bougre d'idiot ! vociféra McGonagall. Essayez plutôt de vous rendre utilise ! Allez chercher Peeves !

- P... Peeves ? bredouilla Rusard

- Oui, Peeves, imbécile, Peeves ! Allez le chercher immédiatement !

Il s'éloigna en claudiquant, marmonnant dans sa barbe.

- Et maintenant ... Piertotum Locomotor ! s'écria le professeur.

Tout au long du couloir, les statues et les armures sautèrent aussitôt de leur piédestal et quand il entendit le fracas qui provenait des autres étages, Harry sur que toutes les statuts et armures du château avaient fait de même.

- Poudlard est menacé ! hurla McGonagall. Postez-vous le long des enceintes, protégez-nous, faites votre devoir envers notre école !

Martelant le sol, hurlant, s'entrechoquant, la horde des statuts se précipita le long du couloir, en passant devant Harry : certaines étaient plus petites, d'autres plus grandes que leurs modèles humains. Il y avait aussi des animaux, et les armures qui avançaient dans un cliquetis métallique brandissaient des épées et des masses d'armes.

- Maintenant, Potter, reprit McGonagall. Vous et Miss Lovegood feriez bien de retourner auprès de vos amis et de les amener dans la Grande Salle, voyez pour mettre en place la sortie pour les plus jeunes... Je vais réveiller les autres Gryffondor.

Ils se séparèrent en haut de l'escalier suivant. Harry et Luna revinrent vers l'entrée cachées de la Salle sur Demande. Lorsqu'ils arrivèrent, Harry vit qu'il y avait beaucoup plus de monde. La salle était bondée. Kingsley, Lupin, Oliver Dubois, Katie Bell, Angelina Johnson, Alicia Spinnet, Bill et Fleur, Mr et Mrs Weasley...

- Harry, qu'est-ce qui se passe ? interrogea Remus en l'accueillant.

- Voldemort est en route, on barricade l'école... Snape a pris la fuite... QU'est-ce que vous faites ici ? Comment avez-vous su ?

- On a envoyé des messages aux autres membres de l'AD, expliqua Fred. Tu ne voulais tout de même pas qu'ils ratent la fête, Harry. L'AD a prévenu l'Ordre du Phénix et ça a fini par faire boule fe neige.

- Par quoi on commence, Harry ? demanda Georges. Quel est le programme ?

- McGonagall demande à ce que tous le monde aille dans la Grande Salle, nous devons mettre en place l'évacuation pour les plus jeunes, répondit Harry. On va se battre !

Un rugissement sonore s'éleva de la foule, tout le monde partit vers l'escalier. Il ne resta bientôt qu'un petit groupe de personnes dans la Salle sur Demande, et Harry alla les rejoindre. Ils mirent un plan en place. Ginny, que Mrs Weasley ne voulait pas qu'elle aille se battre, devait aider à gérer la sortie des élèves par le tunnel pour rejoindre Abelforth avec l'aide de Luna qu'Harry ne voulait pas non plus en pleine bataille. Les autres iraient dans la Grande Salle pour se préparer au combat.

- Remus ? appela Harry juste avant que l'homme sorte de la pièce.

- Oui ?

- Tu ne devrais pas être là ! Ton fils a besoin de toi !

- C'est pour ça que je suis là, je veux qu'il est une bonne vie et si cela dure il ne l'aura jamais.

- Je sais, c'est pour ça que je me bat pas pour te faire partir mais tu dois me promette de faire attention ! Ta vie est importante ! Promet le moi !

- Je ferais tout pour y arriver ! Je ne vais pas me mettre délibérément en danger. dit Remus.

Ils se prirent dans les bras et se séparèrent. Harry retrouva Hermione et Ron dans le couloir. Ils avancèrent tous direction la Grande Salle.

Le plafond enchanté de la Grande Salle était sombre et parsemé d'étoiles. Au-dessous, les quatre longues tables des maisons étaient entourées d'élèves aux cheveux en bataille, certains vêtus de capes de voyage, d'autres de robes de chambre. Tous les regards étaient fixés sur le professeur McGonagall qui parlait sur l'estrade.

- ... l'évacuation se fera sous le contrôle de Mr Rusard et de Madame Pomfresh. Vous les préfets, quand je vous l'indiquerai, vous devrez organiser vos maisons et mener en bon ordre ceux dont vous avez la charge jusqu'au point d'évacuation.

De nombreux élèves paraissaient terrifiés.

- Et si on veut participer aux combats ? demanda Ernie Macmillan

- Du moment que vous êtes majeurs, vous pouvez rester, répondit McGonagall. Nous avons déjà installé des défenses autour du château mais elles ne tiendront pas longtemps si nous ne les renforçons pas. Je vais donc vous demander de vous déplacer vite et dans le calme, en obéissant à vos préfets...

Mais ses derniers mots se perdirent, submergés par une autre voix très différents qui résonna dans toute la Grande Salle. Elle était aiguë, tranchante et on ne savait pas qu'où elle venait. Elle semblait émaner des murs eux-mêmes.

- Je sais que vous vous préparez à combattre.

Des élèves se mirent à hurler, certains s'agrippaient les uns aux autres, jetant des regards terrifiés pour déceler l'origine de la voix.

- Vos efforts sont dérisoires. Vous ne pouvez rien contre moi. Je ne désire pas vous tuer. J'ai un grand respect pour les professeurs de Poudlard. Je ne veux pas répandre le sang des sorciers.

Un grand silence s'abattit soudain dans la salle, cette sorte de silence qui pèse sur les tympans et semble trop intense pour être contenu à l'intérieur des murs.

- Livrez-moi Harry Potter, reprit la voix de Voldemort. Et il ne sera fait aucun mal à personne. Livrez-moi Harry Potter et je quitterai l'école en la laissant intacte. Livrez-moi Harry Potter et vous serez récompensés. Vous avez jusqu'à minuit !

Le silence les avala à nouveau. Toutes les têtes se tournèrent, tous les regards semblaient s'être posés sur Harry, l'avoir figé comme dans un faisceau lumineux constitué de milliers de rayons invisibles. Puis une silhouette se leva à la table des Serpentard et il reconnut Pansy Parkinson qui tendit un bras tremblant et hurla :

- Mais il est là ! Potter est là ! Que quelqu'un l'attrape !

Avant que Harry ait pu ouvrir la bouche, il y eut un mouvement collectif. Devant lui, les Gryffondor s'étaient dressées et faisaient face, non pas à Harry lui-même, mais aux Serpentard. Puis les Poufsouffle se mirent debout à leur tour et, presque au même moment, les Serdaigle les imitèrent, le dos tourné à Harry, les yeux fixés sur Pansy. Harry, impressionné, bouleversé, vit des baguettes magiques jaillir de partout, sortant de sous les capes ou de l'intérieur des manches.

- Merci, Miss Parkinson, dit le professeur McGonagall d'un ton cassant. Vous allez quitter la Grande Salle la première avec Mr Rusard. Il serait souhaitable que les autres élèves de votre maison partent avec vous.

Les Serpentard se rassemblèrent de l'autre côté de la salle.

- Les Serdaigle, vous les suivez ! s'écria le professeur McGonagall.

Lentement, les quatre tables se vidèrent. Celle des Serpentard était complètement déserte, mais de nombreux Serdaigle, parmi les plus âgés, restèrent assis pendant que leurs condisciples sortaient en rangs. Un nombre plus important encore de Poufsouffle demeurèrent à leur table et la moitié des Gryffondor ne bougèrent pas de leurs bancs, obligeant le professeur McGonagall à descendre de l'estrade pour chasser de la salle les élèves qui n'avaient pas encore atteint leur majorité.

Le trio se dirigea vers les Weasley installé à la table des rouge et or. Kingsley s'avança sur l'estrade pour s'adresser à ceux qui étaient restés :

- Nous n'avons plus qu'une demi-heure avant minuit, nous devons donc agir au plus vite ! Les enseignants et les membres de l'Ordre du Phénix se sont mis d'accord sur un plan de bataille. Les professeurs Flitwick, Chourave et McGonagall emmèneront des groupes de combattants au sommet des trois plus hautes tours : Serdaigle, Astronomie et Gryffondor. De là, ils pourront voir les environs et seront dans une excellente position pour jeter des sortilèges. Pendant ce temps, Remus (Il montra Lupin), Arthur (il pointa du doigt Mr Weasley), et moi, nous prendrons la tête d'autres groupes dans le parc. Nous aurons besoin de quelqu'un pour organiser la défense des entrées et des passages qui mènent à l'intérieur de l'école...

- Ça, c'est dans nos cordes, lança Fred en montrant Georges et lui-même.

Kingsley approuva d'un signe de tête.

- Très bien, les chefs, venez ici, nous allons répartir les troupes !

Harry arrêta d'écouter, il devait trouver un moyen de tuer Nagini, sans cela il ne pouvait rien faire. Il réfléchissait pendant qu'autour de lui tous le monde s'organisé pour ce qui allait bientôt arriver. Il se leva discrètement dans le chaos qui commençait à se former dans la Grande Salle. On voyait les élèves se levaient pour rejoindre tel ou tel chef en fonction de leur compétence. Il réussit à sortir de la salle sans se faire remarquer. Dès qu'il put il mit sa cape pour que personne ne le voit et l'arrête. Il regarda un instant les étudiants être emmenés vers le septième étage où les attendaient la sortie de secours, il espérait qu'Abelforth pourrait les aider tous à fuir en sécurité. Il jeta un coup d'œil par une fenêtre et vit qu'Hagrid, accompagné de son frère Graup et de son chien Crockdur, arrivait pour rejoindre la fête.

Une pensée fugace se rappela à Harry, la baguette ... Est-ce que Voldemort avait réussi à la trouver ? Avait-il eu la même idée qu'Harry sur le dernier propriétaire ? Harry décida qu'il fallait décider. Il vérifia que la cape était bien mise et se dirigea vers l'extérieur. Il se rendit près du lac noir. Il n'eut pas besoin de se rendre directement sur l'île où se situait le tombeau de Dumbledore pour voir que celui-ci était ouvert, même de loin on voyait que le couvercle se trouvait à terre. Voldemort était passé par là, et si Harry avait raison, il possédait maintenant la Baguette de Sureau. Une arme soi-disant imbattable.

Minuit, à peine et déjà les Mangemorts lancèrent des sorts sur la barrière qui protégeait l'école, ils devaient l'anéantir pour entrer et attaquer. Harry savait qu'il ne pouvait être un Gryffondor et foncer dans le tas, il devait jouer le Serpentard et attendre le bon moment. Il ne voulait pas, ça lui faisait mal de savoir que des gens allaient mourir et qu'il n'agissait pas, mais il savait que cela ne servirait à rien si le serpent ne mourrait pas. La barrière lâcha, Harry la sentit se retirer, il n'eut pas de bang ! ou de crac ! juste elle s'effaça. L'armée de Mangemort avança. Les groupes d'Arthur, Remus et Kingsley se tenaient devant les portes de l'école et commencèrent à lancer des sorts. Harry resta sous sa cape, mais dès qu'il le pouvait il murmurait des "Bombarba !" ou des "Diffindo !", il ne pensait pas que des Stupéfix suffirait, si les Mangemorts étaient blessés ou morts, ils seraient incapables de combattre. Il bougeait tout le temps pour que l'on puisse pas remarquer d'où exactement venaient les maléfices. Il fit se qu'il pouvait. Il vit Fenrir Greyback réussir à rejoindre Lavande Brown, il lui lança un "Bombarda !", le loup fut jeté en arrière loin du corps de la jeune fille qui remuait faiblement, il appela Dobby et lui demanda de l'amener à l'infirmerie, elle sera peut-être sauvé là-bas, ici elle était sûr de mourir. Un éclair blanc aveuglant et un craquement sonore, une boule de cristal tomba sur la tête d'un Mangemort qui s'effondra sur le sol inerte.

- J'en ai d'autres ! s'écria le professeur Trelawney par la fenêtre de sa classe. Il suffit de demander ! Tenez ...

Elle jeta une énorme sphère de cristal et l'envoya fracasser une autre tête de Mangemort.

La nuit était remplie de bruits de coups et des cris que produisait les combats. Autour de lui, l'atmosphère se figea. Harry eut le souffle coupé, l'air qu'il respirait sembla se solidifier dans sa poitrine. Des formes s'avançaient dans l'obscurité, des silhouettes ondulantes, noires comme un concentré de ténèbres, se dirigeant vers le château en une grande vague mouvante, leurs visages dissimulés sous des capuchons, leur respiration semblable à un râle... Harry cria.

- Expecto Patronum !

Il y mit son pouvoir, ses espoirs, et surtout il y mit son amour pour ses parents, son parrain, pour Remus, pour le petit Teddy qu'il n'avait pas encore rencontré mais qu'il savait qu'il allait aimer, pour sa petite sœur Luna, sa meilleure amie Hermione et pour tous les autres, et en faisant cela ce ne fut pas seulement son cerf à l'image de l'Animagus de son père Prongs qui apparût mais aussi un Sinistros, Patmol, un loup, Moony et une tigresse, qu'il pensait être sa mère, qui apparurent. Les Maraudeurs étaient réunis, et ils étaient magnifiques, si lumineux qu'ils éclairaient la nuit. Ils foncèrent droit sur les Détraqueurs. Les combattants s'arrêtèrent un instant pour les fixer avant de recommencer à se lancer des sorts. Harry était étonné de son Patronus, c'était une première pour lui. Il bougea rapidement car son cri avait sûrement alerté des gens de sa position. D'autres formes lumineuses rejoignirent les Maraudeurs : un lièvre, un sanglier, un renard, un ours, et même un chat passèrent dans le ciel et attaquèrent à leur tour. Les combats continuèrent, il aidait comme il le pouvait tout en restant toujours discret. L'aube approchait, il y eut une accalmie. On entendit la voix de Voldemort résonner à nouveau.

- Vous êtes bien battu, mais voulez-vous vraiment tous mourir ? Mourir pour Harry Potter ? Mourir pour un lâche ? En effet s'il était vraiment si courageux il serait venu à moi pour mettre fin à tout cela. Il ne se cacherait pas. (Il y eut un silence.) Harry Potter, viens ! Je t'attends ! Il est temps d'en finir. Un dernier combat ! Un seul vainqueur ! Je t'attends Harry Potter, finissons ce qui a été commencé il y a 16 ans. Je te laisse trente minute pour me rejoindre, pendant ce temps, vous pouvez ramasser vos morts et soigner vos blessés. Si dans trente minutes, Harry Potter n'est pas venu à moi, nous attaquerons à nouveau et cette fois ce sera la fin de vous tous !

Harry écouta. Il savait qu'il devait y aller, même si c'était sa fin. Il devait gagner du temps. Il avança à l'entrée de la forêt, et même si le soleil commençait à se lever, celle-ci restait sombre. Son instinct, qui l'avait sauvé plus d'une fois, lui disait qu'il faisait ce qu'il fallait. Il prit le Vif d'or qu'il avait gardé dans sa poche.

" Je m'ouvre au terme"

Était-ce le terme ? Est-ce que Dumbledore voulait tellement le voir mourir qu'il l'avait prévu ? Il pressa le métal doré contre ses lèvres en murmura :

- Il est temps !

La coquille métallique s'ouvrit alors. D'un geste de sa main tremblante, il leva la baguette sous la cape et murmura "Lumos !"

La pierre noire craquelé par le milieu en une ligne brisée reposait dans les deux moitiés du Vif d'or. La Pierre de Résurrection s'était fendue le long de la ligne verticale qui représentait la Baguette de Sureau. Le triangle et le cercle symbolisant la cape et la pierre elle-même étaient toujours visibles. Il possédait deux des trois reliques.

Il ferma les yeux et tourna trois fois la pierre dans sa main. Il sut que quelque chose se passait lorsqu'il entendit autour de lui de légers mouvements, comme des corps frêles posant le pied sur le sol de terre, recouvert de brindilles, qui marquait la lisière de la forêt. Il ouvrit les yeux et regarda. Ce n'étaient ni des fantômes, ni des êtres de chair. Ils ressemblaient au Jedusor qui s'était échappé du journal intime. Ils s'avançaient vers lui et sur les visages de ses parents il voyait le même sourire d'amour.

James avait la même taille qu'Harry, sans son glamour. Il portait les vêtements dans lesquels il était mort. Ses cheveux étaient mal peignés, ébouriffés, et ses lunettes étaient un peu de travers.

Lily avait un large sourire, encore plus grand que James. Elle rejeta ses longs cheveux en arrière lorsqu'elle s'approcha de lui et ses yeux verts, si semblables à ceux d'Harry, scrutèrent son visage avec avidité comme si elle ne pourrait jamais le contempler suffisamment.

- Tu as été si courageux.

Il lui fut impossible de parler. Il la dévorait des yeux, en pensant qu'il aurait voulu rester là à la regarder à tout jamais.

- Tu y es presque, dit James. Tout près. Nous sommes... si fiers de toi.

- Est-ce que ça fait mal ?

La question puérile s'était échappée des lèvres de Harry avant qu'il ait pu la retenir. Il savait qu'il avait peu de chance de survivre face à quelqu'un avec autant d'expériences que Voldemort.

- Mourir ? Pas du tout, répondit James. C'est plus rapide que de s'endormir. Et il voudra aller vite. Il a hâte d'en finir.

- j'en voulu que vous viviez. J'aurais aimé vous connaître. Vous resterez avec moi ?

- Jusqu'à la fin, mon fils, promit Lily.

Harry regarda ses parents, et il se mit en chemin. Tous les trois avancèrent parmi les vieux arbres dont les troncs avaient poussé les uns contre les autres, leurs branches emmêlées, leurs racines noueuses, tordues sous leurs pas. Dans l'obscurité, Harry serrait étroitement la cape d'invisibilité contre lui, s'enfonçant de plus en plus dans la forêt, sans savoir exactement où était Voldemort, mais certains qu'il le trouverait. La présence de Lily et James constituait son courage, c'était grâce à eux qu'il parvenait à mettre un pied devant l'autre.

Il entendit un bruit sourd, puis un murmure. Quelqu'un avait bougé à proximité. Harry, enveloppé de sa cape, s'immobilisa, observant les environs, l'oreille tendue.

- Il y a quelqu'un, là-bas, chuchota d'un ton brusque une voix proche. Il a une cape d'invisibilité. Est-ce que ça pourrait ...

Deux silhouettes sortirent de derrière un arbre. Leurs baguettes s'allumèrent et Harry vit Yaxley et Dolohov scruter l'obscurité, à l'endroit précis où se trouvait Harry.

- Je suis sûr d'avoir entendu quelque chose. Tu crois que c'est un animal ?

- Ce fou furieux d'Hagrid gardait tout un tas de bestioles, ici dit Dolohov en lançant un regard par-dessus son épaule.

Yaxley consulta sa montre.

- Le délai est presque écoulé. Potter avait une demi-heure pour se montrer. Il n'est pas venu.

- Pourtant, il était certain qu'il viendrait ! Il ne va pas être content.

- Il vaut mieux y retourner, dit Yaxley. Pour voir quel va être le nouveau plan, maintenant.

Les deux Mangemorts tournèrent les talons et s'éloignèrent dans la forêt. Harry les suivit, sachant qu'ils le mèneraient là où il voulait aller. Ils avaient marché quelques minutes à peine lorsque Harry vit une lumière un peu plus loin. Yaxley et Dolohov s'avancèrent dans une clairière que Harry connaissait. C'était là qu'avait vécu le monstrueux Aragog. Au milieu de la clarière, la canopée de la forêt faisait une ouverture qui illuminait, à l'aide du soleil se levant, la foule de Mangemorts attentifs et totalement silencieux. Certains étaient encore masqués et encapuchonnés, d'autres montraient leur visage. Il vit Lucius Malefoy, qui semblait accablé, terrifié, et Narcissa dont les yeux caves exprimaient une profonde appréhension.

Tous les regards étaient fixés sur Voldemort qui se tenait face à Harry, la tête inclinée, ses mains blanches serrant devant lui la Baguette de Sureau. Harry sentit quelque chose qui le tirait, comme si sa magie voulait lui dire quelque chose. Il ne comprit pas, et décida de passer outre pour le moment. Derrière la tête de Voldemort, continuant d'onduler, de se tortiller, Nagini, le grand serpent, flottait dan sa cage ensorcelée, parsemée d'étoiles, tel un halo monstrueux. Lorsque Dolohov et Yaxley rejoignirent le cercle, Voldemort releva la tête.

- Aucun signe de lui, Maître, dit Dolohov.

- Maître...

C'était Bellatrix qui avait parlé. Assise au plus près de Voldemort, elle avait les cheveux en bataille et du sang sur le visage. Il la fit taire d'un signe de la main, et elle resta silencieuse avec une révérence fascinée.

- Je pensais qu'il viendrait, dit Voldemort se sa voix claire et aiguë les yeux fixés sur la baguette qu'il tenait entre ses doigts. Je m'attendais à ce qu'il se montre.

Harry avait les mains moites en retirant la cape d'invisibilité et la glissa sous sa robe, avec la pierre. Il garda sa baguette en main.

- Il semble que je me sois ... trompé.

- Non, vous ne vous êtes pas trompé.

Harry avait parlé d'une voix aussi sonore que possible, avec toute la force dont il était capable. Il ne voulait pas laisser penser qu'il avait peur. Il était maintenant seul, en lâchant la Pierre dans sa poche ses parents l'avaient quitté. A cet instant, plus personne ne comptait pour lui en dehors de Voldemort. Ils n'étaient plus que tous les deux.

Cette illusion s'envola aussi vite qu'elle était née. Les Mangemorts se levèrent tous ensemble et des cris, des exclamations de surprise, des éclats de rire, même, montèrent de la foule. Voldemort s'était figé sur place, mais ses yeux rouges s'étaient posés sur Harry et le regardaient fixement pendant qu'il marchait vers lui. Soudain, une vois hurla...

- HARRY ! NON !

Il se retourna. Hagrid, les membres ligotés, était attaché à un arbre proche. Il se débattait désespérément, son corps massif secouant les branches au-dessus de sa tête.

- NON ! NON ! HARRY, QU'EST-CE QUE TU ...

- SILENCE ! rugit Rowle en faisant taire Hagrid d'un coup de baguette magique.

- Harry Potter, dit Voldemort très doucement. Le Survivant.

Les Mangemorts ne bougeaient pas. Ils attendaient. Tout attendait autour d'eux. Hagrid se débattait et Bellatrix haletait. Voldemort avait levé sa baguette, contemplant le garçon qui se tenait devant lui, un sourire dépourvu de joue retroussa sa bouche sans lèvres, la tête penchée de côté, comme un enfant en proie à la curiosité, se demandant ce qui arriverait s'il poussait les choses plus loin. Harry soutenait le regard des yeux rouges. Son instinct, sa magie, son sixième sens, il ne savait pas mais quelque chose lui disait de ne pas lever sa baguette, de laisser faire, que c'était ce qui devait avoir lieu.

Harry vit alors la bouche de Voldemort remuer, puis il y eut un éclair de lumière verte et tout disparut.


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