- Quelques passages viennent directement d'Harry Potter et les Reliques de la Mort de JK Rowling

- Désolé je n'entre pas dans les détails, je considère que vous avez lu les Harry Potter.

Bonne Lecture

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Chapitre 12 Souvenirs, Partie 10

"Harry vit alors la bouche de Voldemort remuer, puis il y eut un éclair de lumière verte et tout disparut."

Il était étendu face contre terre, écoutant le silence, totalement seul. Personne ne le regardait. Personne d'autre n'était présent. Il n'était même pas sûr d'être présent lui-même.

Longtemps après, ou peut-être tout de suite après, l'idée lui vint qu'il devait toujours exister, qu'il n'était pas une simple pensée désincarnée. Il était en effet allongé, véritablement allongé, sur une surface dure. Il avait donc conservé le sens du toucher et la matière sur laquelle il était étendu existait également.

Au moment où il parvenait à cette conclusion, Harry prit conscience qu'il était nu dans sa véritable forme. Convaincu d'être seul, il n'en éprouvait aucune gêne, mais il était légèrement intrigué. Puisqu'il pouvait toucher, il se demanda s'il était aussi capable de voir. Il lui suffit de les ouvrir pour se rendre compte qu'il avait toujours des yeux.

Il était couché dans une brume claire, brillante, une brume telle qu'il n'en avait jamais connue. Ce n'était pas comme un nuage vaporeux qui aurait masqué les alentours, c'était plutôt que les alentours ne s'étaient pas encore formés au sein de ce nuage. Le sol sur lequel il était allongé paraissait blanc, ni chaud ni froid. Il était là, tout simplement, plat, sans aucun trait caractéristique, rien de plus qu'un support.

Il se redressa en position accroupi. Son corps ne semblait porter aucune blessure. Il passa ses doigts sur son visage. Ses lunettes avaient disparu, de même que ses chevalière ou son collier "glamour". Il souhaitait des vêtements. A peine avait-il formulé ce vœu dans sa tête qu'une robe de sorcier apparut tout près de lui. Il la prit et l'enfila. Elle était douce, propre et chaude. Il trouvait extraordinaire la façon dont elle avait surgi, simplement comme ça, dès l'instant où il l'avait voulu...

Il se leva et regarda autour de lui. Se trouvait-il dans une sorte de grande Salle sur Demande ? Plus il regardait, plus il y avait des choses à voir. Des immense toit de verre en forme de dôme étincelait au soleil, loin au-dessus de sa tête. Peut-être s'agissait-il d'un palais. Tout était immobile et silencieux. Harry tourna lentement sur place et le décor environnant sembla se créer de lui-même. Un vaste espace ouvert, propre et brillant, une salle plus grande, de très loin, que la Grande Salle, sous ce dôme de verre lumineux. L'endroit était vide. Il était la seule personne présente.

Soudain il entendit une voix.

- Bienvenue jeune Potter. Je t'attendais.

Harry regarda autour de lui essayant de voir d'où venait la voix.

- Qui.. Qui êtes vous ? Où suis je ?

- Tu vas droit au but, j'aime ça. Par où commencer ?

Il y eut un silence.

- Tout d'abord, pour faire simple, je dirais que tu te trouves à un carrefour, ou plus exactement Le Carrefour ! Et qui je suis ? C'est une question complexe.

- Le... Carrefour ? Qu'est-ce que c'est ?

- C'est un lieu de repos et de décision. Tu es là pour que ton esprit prenne une pause et décide de ce que tu veux faire. Tu as plusieurs choix mais ce n'est pas pour tout de suite.

- D'accord... Pourquoi je ne vous vois pas ?

Harry continuait à chercher.

- Vous n'avez toujours pas dit qui vous êtes.

- Tu ne me vois pas car je ne me suis pas montré pour le moment, mais attends je corrige ça.

Une forme apparut à quelques pas d'Harry, au début elle ressemblait à du brouillard mais se stabilisait pour prendre une forme complète. Au bout de quelques instants, Harry vit devant lui ce qu'il croyait être une personne de grande taille, sûrement dans les deux mètres car elle était plus haute que lui, elle avait l'air mince. Il ne voyait pas beaucoup de détails car l'être portait un grand manteau noir à capuche qui le couvrait entièrement, il tenait dans sa main une grande faux et autour de son cou il y avait une chaine avec un pendentif qui était le symbole des Reliques de la Mort. Harry le fixa, une idée lui vint en tête, mais c'était risible.

Cela ne pouvait être ... Non, Impossible !

- Vous ... vous êtes ... Non ce n'est pas possible !

- Oui, Jeune Hadrian, je suis bien lui... enfin une version de lui.

Harry le fixa choqué

- La Mort ? ... Vous êtes la Mort ?

- La Mort. La Faucheuse. Hel. Ankou. Thanatos. Anubis, Azraël... Et j'en passe. J'ai tellement de noms et de formes. Les humains aiment me nommer pour essayer de me représenter mais je suis tellement plus qu'ils ne peuvent comprendre. J'ai remarqué que vous, humains, essayez de catégoriser ce que vous ne pouvez comprendre.

- O.. Ok... Alors... Comment je dois vous appeler ?

- Hummm... en ce moment j'aime bien Azraël donc appelle moi comme ça.

- D'accord alors Azraël, y-a-t-il une raison à notre rencontre ?

- En effet. J'ai tout organisé pour que l'on se rencontre, c'est moi qui ai demandé à tes parents de te dire qu'il était facile de mourir et qui est fait en sorte que tu ne cherches pas à combattre Tom Marvolo Jedusor. Au fait, je t'en dois une pour m'envoyer les morceaux de cette chose. J'ai hâte de l'avoir en entier, une place spéciale l'attend en enfer.

- De rien pour lui, j'avoue que je n'ai aucun soucis avec ça. Et sinon .. Heu... Pourquoi avoir fait tout ça ? Pourquoi vouloir me rencontrer ?

- Parce que tu as réuni les Reliques de la Mort et que tu es Lord Peverell !

- De quoi ? Mais non, j'ai bien la Cape et la Pierre mais je n'ai pas obtenu la Baguette.

- Tu ne l'a peut-être pas tenu mais tu en es bien le Maître. Le jeune Malefoy l'a maîtrisé lorsqu'il a lancé le sortilège de désarmement à Dumbledore mais il ne l'a pas gardé, elle a changé de Maître lorsque tu lui as prit sa baguette principale. Ce qui a facilité les choses c'est que tu as toujours été destiné à acquérir la maîtrise de mes Reliques. Chacune d'entre elle a un pouvoir bien à elle. La Cape te rend invisible à tout et tous, on ne peut pas non plus t'entendre ou te sentir lorsque tu es dessous, on ne peut pas l'appeler par un Accio, enfin sauf toi en tant que propriétaire, et elle s'agrandi au besoin pour pouvoir couvrir celui ou ceux qui sont dessous. En passant, tous les charmes de suivi posé dessus ont été détruit lorsque tu es entrée en possession des trois objets. La Baguette magnifie ton pouvoir à son meilleur, elle ne te rend pas plus fort comme beaucoup le croit mais plutôt te permet d'avoir un meilleur accès à ta magie et comme c'est une de mes reliques et que tu es Lord Peverell elle sera meilleure avec toi qu'avec n'importe qui. La Pierre est particulière. Je t'en parlerais plus tard.

- D'accord ! C'est beaucoup ! Cela signifie quoi ? Que voulez-vous dire par Destiné ? Je ne veux être le Maître de personne.

- Oui, tu était destiné à devenir le Maître des Reliques. Depuis que les trois frères Peverell les ont obtenu, je savais que leur descendant viendrait pour les réunir, un jour un nouveau Lord Peverell pourrait les réunir. Ne t'inquiète pas, tu ne deviens pas mon Maître ! La Mort ne peut avoir de Maître ! Par contre, cela te donne quelques avantages.

- Des avantages ?

- Oui, des avantages ! Je pense qu'ils te plairont. Tout d'abord, leur pouvoir individuel que je t'ai déjà expliquer est à toi. Ensuite, les Détraqueurs n'auront plus d'effets sur toi. Je suis sûr que tu l'apprécie celui-là. Et le dernier mais pas le moindre, la seule mort qui t'attend est la mort par vieillesse, tu quitteras ce monde qu'à un âge avancé, je parle avancé pour un sorcier et non pour un sans-pouvoir. Tu ne mourras jamais par un sort, un accident, une maladie, ou tout autre raison. Tu pourras être blessé comme tout à chacun mais ce qui pourra être mortel pour n'importe qui ne le sera pas pour toi.

- Rien ? WoW ! heuu... Je ne sais pas quoi dire là. Je n'ai pas chercher à les réunir vous savez.

- Tutoie moi ! Cela va faciliter les choses. Et ensuite, je sais que tu n'a jamais cherché à les avoir et c'est ce qui fait que tu les as obtenu. Tu étais destiné à les avoir. Ce que tu décide d'en faire après, c'est à toi de voir. Elles t'appartiendront jusqu'à ta mort.

- Mais les gens risquent de se douter que je les ai, il y a tellement de personnes qui les cherchent.

- Non, jusqu'au jour où je viendrais te chercher pour continuer ta route, personne ne se doutera que tu as les trois. La légende perdura mais même si quelqu'un cherche un des objet il ne pensera pas à toi, lorsque l'on verra la baguette on ne la reconnaîtra pas comme le Bâton de la Mort.

- Merci. Et il y a d'autres avantages ?

Harry se détendait se plus en plus, c'était peut-être la Mort, mais pour moment elle était plus que cordiale.

- Je pense que tu appréciera surtout celui là. L'impardonnable Avada Kedavra n'a aucun effet sur toi, encore moins lorsqu'il vient d'une baguette qui t'appartient comme la Baguette de Sureau.

- Cela veut dire que ... que je ne suis pas mort ?

Il était choqué, et heureux... L'espoir de pouvoir avoir une vie renaissait en lui.

- Tu as tout compris !

- Mais alors qu'est-ce que je fais ici ?

- Je voulais te parler et pour cela il me fallait une excuse, t'amener au Carrefour était le plus simple.

- Me parler ? Vous vouliez me dire d'autres choses en plus de me parler des Reliques ?

- Je t'ai parlé des avantages qu'elles procurent, mais il y a bien sûr quelques inconvénients.

- Je m'en doutais. Toute chose a un prix. Je l'ai appris à la dure. Alors que sont-ils ?

- Humm... devrais-je te le dire ? .. Je ne sais pas...

Il prit une pause comme pour réfléchir.

- Non, je ne dirais rien ! Cela n'a pas d'importance pour le moment, je te le dirais quand tu en auras besoin !

- Mais... Mais ...

Il pensa à parlementer mais c'était la Mort devant lui, il ne pensait pas que cela serait intelligent de discuter avec la Mort donc il se tue.

- Bien, tu es sage ! Je t'aime bien jeune Hadrian.

Harry ne savait s'il devait en être heureux ou pas.

- Heu... Merci Azraël. Je croyais que j'ai été emmené ici pour que tu m'en parles ?

- De rien, de rien... Tu devrais être content que je t'apprécie. Oui, mais j'ai changé d'avis, j'en ai bien le droit, après tout je suis la Mort !

Harry était sûr que si il pouvait voir le visage caché sous la capuche il y aurait soit un sourire narquois soit un sourire suffisant.

- As-tu des questions autres que celle-ci ?

- Heu... (Oserait-il ? ... Oui, il allait oser.) Mes parents vont bien ?

- Tes parents ? Ils vont bien, ils te regardent régulièrement... juste un peu moins depuis l'arrivée de Dumbledore.

- Dumbledore ? Pourquoi ?

Harry était un peu perdu.

- Ta mère m'a demandé la permission de s'occuper de lui, elle avait tellement d'idées qui me semblaient si ... intéressantes ... que je ne pouvais pas dire non. Donc elle, avec l'aide de ton père, s'occupe de son cas. Lily Potter est une vraiment une femme à ne pas déranger, je comprends pourquoi les Maraudeurs la surnomme Tora, juste pour que tu saches cela veut Tigresse en Japonais.

- Ma mère ? Mais pourquoi elle fait ça ?

- Mais parce qu'il t'a fait du mal. Je sais que tu as eu une vie difficile mais il faut que tu comprennes que tes parents t'aiment plus que tout et la mort n'a pas changé cela. Ils n'ont pas vraiment apprécié ce qu'ils ont vu, ils sont particulièrement énervé que la chèvre envoie Sirius en prison et qu'il te laisse avec Pétunia et son morse de mari alors qu'il savait qu'il n'aurait pas dû car il avait connaissance de ce que tu allais vivre. Lily est très en colère contre lui ! Il te volait et te manipulait, et à la fin il voulait que tu meurs ! Tout ça pour son soi-disant plus grand bien. Heureusement tu as réussi à te libérer.

- Vraiment ?

- OUI ! Vraiment ! Tes parents sont fiers de toi !

- Merci. Merci de me le dire ! Azraël ... Tu ne sais pas à quel point cela fait du bien à entendre ! Je me demandais, est-ce que la Pierre ... la Pierre est-elle vrai ? Je peux les appeler ? Tu as dit que c'était toi qui les avait fait venir ?

-Oui, revenons à la Pierre. Cet objet est particulier. Je ne sais toujours pas si c'est ma plus grande erreur ou ma plus belle création ! La Pierre est réelle. Tu les as fait venir, je leur ai juste demander de jouer un rôle.

- Vont-ils souffrir comme le dit la légende ?

- Malheureusement les morts ne doivent pas venir dans le monde des vivants, plus ils restent dans ton monde plus ils auront mal.

- Alors je ne dois pas les rappeler ?

Harry se sentait un peu triste, il avait été si proche de pouvoir parler avec sa mère et son père.

- Humm...

Azraël avait l'air de réfléchir. Harry vit la capuche pencher sur le côté. L'être se redressa comme si une décision était prise.

- Pour m'avoir aider avec Tom, je vais être généreux ! Je vais te permettre une aubaine. Lors de la nuit de Samhain, lorsque le voile entre les Mondes est le plus fin, à minuit exactement entre le 31 octobre et le 1er novembre, tu pourras utiliser la Pierre pendant une heure sans risque de faire du mal à ceux qui viendront à ton appel.

- Je... (Que répondre à cela ?) Merci. Merci. Je vais pouvoir parler à mes parents ?

- Oui, tu vas pouvoir leur parler. Sache que tu ne peux appeler que ... on va dire ... trois personnes maximum en même temps et ceux qui viennent pourront rester une heure ni plus ni moins.

- Ils ne souffriront pas ?

- Juste ce moment là, il ne leur sera fait aucun mal.

- Merci... Vraiment merci beaucoup Azraël. C'est très généreux de ta part.

- Je sais. La Mort n'est pas que perte et tristesse.

- Je connais. La Mort peut aussi être délivrance et joie pour ceux qui en ont besoin.

- Tu m'étonnes à chaque fois un peu plus jeune Hadrian. Je sens que je vais aimer te voir vivre.

- heu...

Que pouvez-vous répondre à la Mort quand elle disait qu'elle vous appréciait ?

- Merci... je crois.

- C'est rien. Je pense que je t'ai tout dit. Maintenant revenons à cette histoire de Carrefour ! Comme je te disais ce lieu est un lieu de passage et un espace de repos. Comme tu peux le voir, pour toi cela ressemble à une gare, et si je me trompe pas je dirais la gare de King's Cross.

Harry avait été tellement focalisé sur Azraël qu'il en avait oublié ce qui l'entourait. Il regarda autour lui, et c'est vrai qu'il se trouvait bien sur le quai 9 3/4.

- C'est toujours un lieu de changement et de passage comme une gare, un port, ou même un aéroport.

- D'accord. Et donc ?

- Donc... Normalement les gens viennent ici pour se reposer et certains, très rare, ont le choix entre rester, avancer et parfois la réincarnation. Toi, par contre, tu n'es pas là pour un choix car je pense qu'il est déjà fait. Tu es venu pour que je puisse te parler. Bien sûr si tu le désire vraiment, tu peux avancer et rejoindre tes parents mais je ne crois pas que c'est le chemin que tu veux suivre.

- Non, tu as raison. J'aimerais être avec eux, mais de ce que je sais d'eux ils voudraient que je vive. Donc oui, je veux y retourner !

- Bien, Bien ! Tu vas pouvoir partir ! ... Tu retourna là où tout s'est arrêter tout à l'heure. Ton combat t'attends. Au revoir jeune Hadrian. On se reverra... Ha oui, au fait tu risque de souffrir un peu à ton réveil.

- De qu...

Harry n'eut pas le temps de finir que tout devint noir un instant.

Il était à nouveau étendu face contre terre. L'odeur de la forêt lui emplissait les narines. Il sentait le sol dur sous sa joue et la charnière de ses lunettes qui avaient glissé de côté lorsqu'il était tombé, lui coupant la tempe. Chaque centimètre carré de son corps lui faisait mal et à l'endroit où il avait reçu le sortilège de mort, il lui semblait qu'un poing d'acier l'avait frappé violemment en laissant une meurtrissure douloureuse. Il ne bougea pas, restant exactement là où il s'était effondré, son bras gauche tordu dans position inconfortable, la bouche ouverte.

Il s'était attendu à ce que sa mort déclenche des cris de triomphe et de jubilation. Mais il entendait des bruits de pas précipités, des chuchotements, des murmures empressés.

- Maître ... Maître...

C'était la voix de Bellatrix qui parlait comme à un amant. Harry n'osait pas ouvrir les yeux mais confia à ses autres sens le soin d'évaluer sa situation précaire. Il sentait que sa baguette se trouvait juste sous lieu, il sentait la forme entre le sol et son poitrine. La sensation d'avoir un un petit coussin sous le ventre lui indiqua que la cape d'invisibilité était également là, hors de vue.

- Maître...

- Ça suffit, dit la voix de Voldemort.

Il y eut d'autres bruits de pas. Plusieurs personnes reculaient d'un même endroit. Voulant voir à tout prix ce que se passait et pourquoi, Harry souleva ses paupières de un millimètre.

Voldemort paraissait se relever. Plusieurs Mangemorts s'écartaient de lui en toute hâte, retournant vers la foute rassemblée en bordure de la clairière. Seule Bellatrix resta agenouillée à son côté.

Harry referma les yeux et réfléchit à ce qu'il venait de voir. Les Mangemorts s'étaient tous rassemblés autour du Seigneur des Ténèbres qui semblait être tombé à terre. Quelque chose s'était passé lorsqu'il avait jeté sur Harry le sortilège d'Avada Kedavra. Voldemort s'était-il effondré, lui aussi ? Apparemment, oui. Tous deux s'étaient brièvement évanouis et tous deux avaient à présent repris conscience...

- Maître, permettez-moi...

- Je n'ai pas besoin qu'on m'aide, répliqua froidement Voldemort. Le garçon... Est-il mort ?

Le silence total tomba sur la clairière. Personne ne s'approcha d'Harry, mais il sentit leurs regards se concentrer sur lui, comme s'ils l'écrasaient un peu plus contre le sol et il fut terrifié à l'idée qu'ils voient frémir un doigt ou une paupière.

- Toi !

Il y eut une détonation et un petit cri de douleur.

- Va regarder de plus près. Dis-moi s'il est mort.

Harry ne savait pas qui il avait envoyé vérifier. Il ne pouvait que rester étendu là à attendre qu'on vienne l'examiner, craignant d'être trahi par son cœur qui battait à tout rompre. En même temps, il remarqua, maigre consolation, que Voldemort n'osait pas l'approcher, qu'il soupçonnait que tout ne s'était pas déroulé selon le plan prévu..

Des mains, des mains plus douche qu'il ne s'y attendait, touchèrent le visage de Harry, relevèrent une paupière, se glissèrent sous sa chemine, le long de sa poitrine, cherchant son cœur. Il entendait le souffle court d'une femme, ses long cheveux lui chatouillaient la joue. Il savait qu'elle pouvait sentir la pulsation de la vie battre régulièrement contre ses côtes.

- Est ce que Drago est vivant ? Est-ce qu'il est au château ?

Le murmure était à peine audible. Ses lèvres étaient à deux centimètres de l'oreille de Harry. Elle avait penché la tête si bas que ses longs cheveux masquaient son visage à ceux qui la regardaient.

- Oui, les Serpentard ont été évacués en premier. répondit-il dans un souffle.

Il sentit la main se contracter contre sa poitrine. Ses ongles s'enfonçaient dans sa peau. Puis la main se retira. La femme s'était redressée.

- Il est mort ! s'exclama Narcissa Malefoy en s'adressant aux autres.

Ils se mirent alors à hurler, les cris de triomphe et les trépignements de joie retentissaient à présent, et à travers ses paupières, Harry distingua des éclairs rouges et argentés que l'on tirait en l'air pour célébrer l'événement.

Immobile sur le sol, simulant toujours la mort, il comprit. Narcissa savait que le seul moyen qui lui permettrait d'entrer dans Poudlard pour y retrouver son fils serait de se fondre dans les rangs d'une armée victorieuse. Elle ne souciait plus, maintenant, que Voldemort gagne ou pas.

- Vous voyez ? hurla Voldemort d'une voix suraiguë. Harry Potter est mort de ma main et aucun homme vivant ne pourra plus me menacer, désormais ! Regardez ! Endoloris !

Harry s'y était préparé. Il savait que son corps ne resterait pas sans souillure sur le sol de la forêt, il devait être soumis à des humiliations pour que soit apportée la preuve de la victoire de Voldemort. Il fut projeté en l'air, et il lui fallut toute la force de sa volonté pour demeurer inanimé. La douleur à laquelle il s'attendait ne vint pas, cependant. Il fut ainsi catapulté une fois, deux fois, trois fois. Ses lunettes s'envolèrent et il parvint à rester amorphe, inerte, et lorsqu'il retomba à terre pour la dernière fois, des railleries, des hurlements de rire résonnèrent dans la clairière.

- Maintenant, dit Voldemort. Allons au château et montrons-leur ce qu'est devenu leur héros. Qui se chargera de traîner le corps ? Non...Attendez ...

De nouveaux rires fusèrent et quelques instants plus tard, Harry sentit le sol trembler sous lui.

- Tu vas le porter, lança Voldemort. Il sera bien joli, bien visible dans tes bras, n'est-ce pas ? Ramasse ton cher ami, Hagrid. Et les lunettes... qu'on lui remette ses lunettes... Il faut qu'on le reconnaisse.

Quelqu'un lui colla brutalement ses lunettes sur le nez avec une force délibérée. En revanche, les énormes mains que le soulevèrent étaient d'une extrême douceur. Harry sentait les bras de Hagrid secoués par ses profonds sanglots, de grosses larmes s'écrasaient sur lui tandis qu'il le tenait délicatement, comme un enfant qu'on berce, mais Harry n'osa pas lui faire savoir, ni par un mouvement ni par une parole, que tout n'était pas encore perdu.

- Allez, remue-toi un peu, ordonna Voldemort.

Hagrid s'avança d'un pas trébuchant, se frayant un chemin parmi les arbres denses, traversant la forêt en direction du château. Des branches se prenaient dans les cheveux et la robe de Harry mais il resta immobile, les yeux fermés et pendant que les Mangemorts poussaient des cris d'allégresse tout autour d'eux, pendant que Hagrid sanglotait sans rien voir, personne n'eut l'idée de regardait si un pouls palpitait encore sur le cou de Harry Potter...

La procession victorieuse poursuivit son chemin en direction du parc et au bout d'un moment, Harry, voyant ses paupières l'obscurité s'atténuer, devin que les arbres commençaient à se raréfier.

- BANE !

Le hurlement inattendu de Hagrid faillit forcer Harry à ouvrir les yeux.

- Vous êtes contents, maintenant, de ne pas vous être battus, bande de vieux canassons trouillard ? Vous êtes contents que Harry Potter soit ... m...mort... ?

Hagrid ne put continuer. Il fondit de nouveau en larmes. Harry se demanda combien de centaures les regardaient défiler. Il n'osait pas entrouvrir ses paupières pour jeter un coup d'œil. Certains Mangemorts lançaient des insultes aux centaures en passant devant. Enfin, l'air se rafraîchit et Harry sut qu'ils avaient atteint la lisière de la forêt.

- Stop !

Harry pensa qu'un ordre de Voldemort avait dû forcer Hagrid à s'immobiliser, car il le sentit vaciller légèrement. Un air froid se répandait à l'endroit où ils s'étaient arrêtés et Harry entendit le souffle, semblable à un râle, des Détraqueurs qui patrouillaient en bordure de la forêt. Mais ils ne pouvaient plus l'affecter. Quelqu'un passa tout près de lui et il sut que c'était Voldemort lui-même car, un instant plus tard, il l'entendit parler. Sa voix magiquement amplifié pour être entendue dans toute l'école perça les tympans de Harry.

- Harry Potter est mort. Il a été tué alors qu'il prenait la fuite, essayant de se sauver pendant que vous donniez vos vies pour lui. Nous vous apportons son cadavre comme preuve que votre héros n'est plus. La bataille est gagnée. Vous avez perdu la moitié de vos combattants. Mes Mangemorts sont plus nombreux que vous et le Survivant est fini à tout jamais. Il ne doit plus y avoir de guerre. Quiconque continuera à résister, homme, femme, enfant, sera éliminé ainsi que tous les membres de sa famille. Sortez maintenant du château, agenouillez-vous devant moi, et vous serez épargnés. Vos parents, vos enfants, vos frères et vos sœurs vivront, ils seront pardonnés, et vous vous joindrez à moi pour que nous reconstruisions ensemble un monde nouveau.

Le parc et le château étaient silencieux. Voldemort se trouvait si près de lui que Harry n'osa pas ouvrir les yeux.

- Venez, dit Voldemort.

Harry l'entendit avancer et Hagrid fut obligé de suivre. Cette fois, Harry ouvrit les yeux imperceptiblement et vit Voldemort marcher à grand pas devant eux, son long serpent, à présent libéré de sa cage ensorcelée, enroulé autour des épaules de son maître. Harry, cependant, ne pouvait sortir la deuxième baguette cachée sous sa robe sans être remarqué par les Mangemorts marchant de chaque côté.

- Harry, sanglota Hagrid. Oh, Harry...Harry...

Harry referma étroitement les paupières. Il savait qu'ils approchaient du château et tendit l'oreille. Il essayait, en dépit des éclats de voix enjoués des Mangemorts et du bruit lourd de leur pas, de percevoir les signes de vie qui pouvaient en provenir.

- Arrêtez.

Les Mangemorts s'immobilisèrent. Harry les entendit se déployer en une longue rangés, face aux portes ouvertes de l'école. Il attendit. A tout moment, maintenant, ceux pour qui il avait essayé de mourir allaient le voir, reposant, apparemment mort, dans les bras de Hagrid.

- NON !

Ce cri était d'autant plus terrible qu'il n'aurait jamais imaginé, même en rêve, que le professeur McGonagall puisse émettre un tel son. Il entendit une autre femme rire non loin de lui et comprit que Bellatrix se délectait du désespoir de McGonagall. Il entrouvrit une nouvelle fois les yeux pendant une simple seconde et vit des silhouettes se masser à la porte du château. Les survivants se la bataille étaient sortis sur les marches de pierre pour faire face à leurs vainqueurs et constater par eux-mêmes la réalité de la mort de Harry. Il avait aperçu Voldemort un peu plus loin devant lui, caressant d'un doigt blanchâtre la tête de Nagini. Il referma les yeux.

- Non !

- Harry ! HARRY !

Les voix d'Hermione et de Luna étaient pires que celle de McGonagall, Harry aurait voulu plus que tout leur répondre, mais il se força à rester silencieux et leurs cris agirent comme un détonateur. La foule de survivants prit le relais, hurlant, vociférant des injures à l'adresses des Mangemorts jusqu'à ce que ...

- TAISEZ-VOUS ! s'exclama Voldemort.

Il y eut un bang !, un éclair de lumière brillante et ils furent réduits par la force au silence.

- C'est fini. Pose-le par terre, Hagrid, à mes pieds, c'est là qu'est sa place !

Harry sentit qu'on l'étendait dans l'herbe.

- Vous voyez ? continua Voldemort.

Harry l'entendit reculer puis revenir à grands pas juste à côté de l'endroit où il était allongé.

- Harry Potter est mort ! Comprenez-vous maintenant, vous qui êtes bercés d'illusions ? Il n'était rien, n'a jamais rien été, qu'un jeune garçon qui voulait voir les autres se sacrifier pour lui !

- Il vous a battu ! s'écria Hermione.

Le sortilège fut brisé et les défenseurs de Poudlard se remirent à hurler, à vociférer jusqu'à ce qu'un deuxième bang ! plus puissant que le premier étouffe à nouveau leur voix.

- Il a été tué en tentant de s'enfuir subrepticement par le parc du château, reprit Voldemort.

On sentait dans sa voix qu'il se délectait de son mensonge.

- ... il a été tué en essayant de sauver sa propre vie.

Mais Voldemort s'interrompit. Harry entendit des bruits confus puis un cri et un autre bang ! Il y eut un éclair de lumière puis un grognement de douleur. A nouveau, il entrouvrit imperceptiblement les paupières. Quelqu'un avait jailli de la foule et s'était précipité sur Voldemort. Harry vit la silhouette s'effondrer sur le sol, désarmée. Voldemort jeta la baguette de son assaillant et éclata de rire.

- Qui est-ce ? demanda-t-il de sa voix douce semblable à un sifflement de serpent. Qui s'est porté volontaire pour montrer à quel sort doivent s'attendre ceux qui poursuivent le combat lorsque la bataille est perdue ?

Bellatrix eut un rire ravi.

- C'est Neville Londubat, Maître ! Le garçon qui a causé tant d'ennuis aux Carrow ! Le fils des Aurors, vous vous souvenez ?

- Ha, oui, je me souviens, dit Voldemort en regardant Neville.

Celui-ci s'efforçait de se relever, sans baguettes, sans protection, dans le no man's land qui séparait les Mangemorts et les survivants de Poudlard.

- Mais tu es un Sang-Pur, n'est-ce pas, mon garçon, toi qui es si courageux ? demanda Voldemort à Neville qui lui faisait face en serrant ses poings vides.

- Et alors ? répliqua Neville d'une voix sonore.

- Tu as montré du caractère et de la bravoure et tu es issu d'une noble lignée. Tu feras un précieux Mangemort. Nous avons besoin de gens comme toi, Neville Londubat.

- Je me rallierai à vous quand il gèlera en enfer ! répondit Neville. L'Association de Défense ! s'écria-t-il.

En réponse, des acclamations s'élevèrent de la foule que les sortilèges de Mutisme de Voldemort n'arrivaient pas à faire.

- Très bien, dit Voldemort.

Harry sentit dans le ton velouté de sa voix un plus grand danger que dans ses plus puissants maléfices.

- Si tel est ton choix, Londubat, nous allons revenir au plan d'origine. Ce sera sur ta tête, dit-il à mi-voix, que ça se passera.

Harry, qui regardait toujours à travers ses cils, vit Voldemort brandir sa baguette. Quelques secondes plus tard, surgissant de l'une des fenêtres fracassées du château, quelque chose qui avait l'air d'un oiseau difforme vola dans les airs et atterrit dans la main de Voldemort. Le tenant par son extrémité pointue, il secoue l'objet qui se déplia et pendit au bout de ses doigts, vide et effiloché : le Choixpeau Magique.

- Il n'y aura plus de Répartition au collège Poudlard, annonça Voldemort. Il n'y aura plus de maisons. L'emblème, le blason et les couleurs de mon noble ancêtre, Salazar Serpentard, suffiront à chacun, n'est-ce pas, Neville Londubat ?

il pointa sa baguette sur Neville qui se raidit, immobile, puis il lui enfonça le chapeau sur la tête jusqu'au-dessous des yeux. Des mouvements agitèrent la foule rassemblée devant le château et, d'un même geste, les Mangemorts levèrent leurs baguettes, tenant en respect les combattants de Poudlard.

- Neville va maintenant nous montrer ce qui arrive aux gens suffisamment sots pour s'opposer à moi, dit Voldemort.

Il leva sa baguette, prêt à lancer un sort... Harry ne pouvait laisser cela se passer : il devait agir...

Beaucoup de choses se produisirent alors en même temps. Ils entendirent au loin un grand tumulte, en provenance du mur d'enceinte de l'école. A en juger par le bruit, des centaines de personnes escaladaient les murailles qu'on ne pouvait voir d'ici, et se précipitaient vers le château en lançant des cris de guerre. Au même moment, Graup, de sa démarche pesante, apparut au coin du château et hurla !

- HAGGER !

Puis les bruits de sabots et des claquements d'arcs résonnèrent et des flèches s'abattirent soudain parmi les Mangemorts qui rompirent les rangs, poussant des cris de surprise. Harry sortit la Cape d'invisibilité de sous sa robe de sorcier, la déploya sur lui et se leva d'un bond, au moment où Neville parvenait lui aussi à bouger.

D'un mouvement rapide, fluide, Neville s'était libéré du maléfice du Saucisson qui l'avait paralysé. Le Choixpeau tomba de sa tête et il tira de ses profondeurs un objet argenté, avec une poignée incrustée de rubis étincelants...

La lame aux éclats d'argent fendit l'air, mais son sifflement fut inaudible dans le vacarme que produisaient les hurlements des nouveaux venus, le fracas de Graup, le martèlement de sabots des centaures, et pourtant il sembla que tous les regards se tournaient vers elle. D'un coup unique, Neville trancha la tête du grand serpent. Elle tournoya haut dans les airs, luisant dans la lumière du soleil. La bouche de Voldemort s'ouvrit dans un cri de fureur que personne ne put entendre et le corps de Nagini s'abattit lourdement à ses pieds...

Caché sous la cape d'invisibilité, Harry jeta un charme du Bouclier entre Neville et Voldemort avant que ce dernier ait eu le temps de lever sa baguette. Puis, dominant les hurlements et les rugissements , le cri de Hagrid retentit plus fort que tout le reste :

- HARRY ! beugla-t-il. HARRY... OÙ EST HARRY ?

Il régnait un chaos total. Les centaures qui chargeaient dispersaient les Mangemorts, tout le monde fuyait les pieds monstrueux de Graup et les renforts venus d'on ne savait où approchaient dans un grondement d'orage. Les sorciers défenseurs de Poudlard, tout comme les Mangemorts, avaient dû se replier dans le château. Harry lançait maléfices et sortilèges à tous les Mangemorts passant à sa portée. Ils s'effondraient sans savoir qui ou quoi les avait frappées, et leurs corps étaient piétinés par la foule qui battait en retraite.

Toujours caché sous la cape d'invisibilité, Harry sut brutalement poussé dans le hall d'entrée. Il cherchait Voldemort et le vit, de l'autre côté du hall, jeter des sortilèges en reculant vers la Grande Salle. Il lançait des maléfices à droite et à gauche, sans cesser de hurler des instructions à ses partisans. Harry envoya d'autres charmes du Bouclier et les victimes que Voldemort visait, Seamus Finnigan et Hannah Abbot, coururent devant lui pour se joindre à la bataille qui faisait déjà rage à l'intérieur de la Grande Salle.

D'autres combattants, de plus en plus nombreux, montaient à l'assaut, grimpant quatre à quatre les marches de pierre, à l'entrée du château, et Harry vit Charlie Weasley passer devant Horace Slughorn, toujours vêtu de son pyjama vert émeraude. Apparemment, ils étaient revenus à la tête des familles et des amis de tous les élèves de Poudlard qui étaient restés pour se battre, rejoins par les commerçants et les résidants de Pré-au-Lard. Bane, Ronan et Magorian, les centaures, firent irruption dans le hall dans un grand martèlement de sabots pendant que, derrière Harry, la porte des cuisines était soudain arrachée de ses gonds.

Les elfes de maison de Poudlard se répandirent dans le hall d'entrée, hurlant, brandissant des couteaux à découper et des hachoirs. Kreattur, le médaillon de Regulus Black rebondissant sur sa poitrine, et Dobby, portant une mini tenu militaire (comment il l'avez trouvé est une question pour un autre jour), menaient la charge, et malgré le tumulte, on entendait leurs voix.

- Battez-vous ! Battez-vous ! Battez-vous pour mon Maître, le défenseur des elfes de maison ! Battez-vous contre le Seigneur des Ténèbres, au nom du courageux Regulus ! Battez-vous !

- Battez-vous ! Aidez le grand Harry Potter ! Battez-vous pour mon Maître Harry Potter ! A bas le méchant Seigneur des Ténèbres !

Ils hachaient, tailladaient à grands coups de lame les chevilles et les tibias des Mangemorts, leurs visages minuscules animés de hargne, et partout où Harry regardait, les Mangemorts ployaient sous le nombre, submergés de sortilèges, arrachant des flèches, enfoncées dans leur chair, les jambes poignardées par les elfes, ou essayant simplement de s'enfuir mais engloutis par la horde des renforts.

Ce n'était pas fini, cependant. Harry fonça entre les combattants, passa devant les prisonniers qui se débattaient, et se rua dans la Grande Salle.

Voldemort, au centre de la bataille, frappait, attaquait quiconque était à sa portée. Harry n'arrivait pas à trouver un angle de tir. Toujours invisible, il se frayait un chemin à coups de sortilèges pendant que la Grande Salle se remplissait de plus en plus, tous ceux encore valides s'efforçant de s'y engouffrer.

Harry vit Yaxley jeté à Terre par Georges, Fred et Lee Jordan, il vit Dolohov tomber en poussant un cri sous les sortilèges de Flitwick, il vit Macnair catapulté à travers la salle par Hagrid, heurter le mur opposé et s'effondrer inconscient, sur le sol. Il vit Neville et Remus abattre Fenrir Greyback, Abelforth stupéfixier Rookwook, Arthur et Percy terrasser Thicknesse et Lucius et Narcissa essayer de fuir, appelant leur fils à grand cris.

Voldemort affrontait à présent McGonagall, Slughorn et Kingsley en même temps. Son visage exprimait une haine glacée tandis que les trois autres zigzaguaient autour de lui en esquivant ses maléfices, sans arriver à en venir à bout... A une cinquantaine de mètres de Voldemort, Bellatrix continuait de se battre, elle aussi. Comme son Maître, elle faisait face à trois adversaires à la fois : Hermione, Ginny et Luna, qui livraient un combat acharné. Mais Bellatrix les égalait en force et l'attention de Harry fur détournée par un sortilège de mort qui passa tout juste entre Luna et Ginny et faillit les tuer, il était trop loin pour voir qui était le plus proche du sort à ce moment-là...

Il changea alors de direction, se précipitant vers Bellatrix plutôt que Voldemort, mais à peine avait-il fait quelques pas qu'il fut poussé de côté.

- PAS MA FILLE, ESPECE DE GARCE ! SI TU VEUX TE BATTRE VIENS AFFRONTER QUELQU'UN DE TON AGE !

Tout en courant, Mrs Weasley se débarrassa de sa cape pour avoir les mains plus libres. Bellatrix pivota sur ses talons et éclata d'un grand rire en voyant sa nouvelle adversaire.

- ECARTEZ-VOUS ! cria Mrs Weasley aux trois filles.

Dans un grand mouvement de baguette, elle engagea le combat. Harry n'aimait peut-être la femme pour avoir participer au plan de Dumbledore mais il ne pouvait nier qu'il était étonné par son habilité en regardant la baguette magique de Molly Weasley tournoyer, cingler et fendre l'air. Le sourire de Bellatrix s'évanouit, se transformant en rictus. Des traits de lumière jaillissaient des deux baguettes, le sol autour des deux sorcières était brûlant, craquelé. Les deux femmes se livraient un duel à mort.

- Non ! s'exclama Mrs Weasley lorsque plusieurs élèves se ruèrent à sa rescousse. Reculez ! Reculez ! Elle est à moi !

Des centaines de personnes s'étaient alignées contre les murs, observant les deux combats, celui de Voldemort contre ses trois adversaires, celui de Bellatrix contre Molly. Harry, invisible, se tenait immobile, attendait le bon moment.

- Tu ... ne ... toucheras ... plus jamais ... à nos ...enfants ! hurla Mrs Weasley.

Bellatrix éclata de rire, se croyant sûrement la meilleure. Le maléfice de Molly passa sous le bras tendu de Bellatrix et la frappa en pleine poitrine, juste au-dessus du cœur. Le sourire jubilant de Bellatrix se figea, ses yeux semblèrent sortir de leurs orbites. En une fraction de seconde, elle comprit ce qui était arrivé, avant de basculer et de s'abattre sur le sol. Des rugissements s'élevèrent de la foule et Voldemort pourra un cri.

Lorsque Harry se tourna, il eut l'impression de bouger au ralenti. McGonagall, Kingsley et Slughorn furent projeté en arrière, le corps tordu, battant l'air de leurs bras. La fureur de Voldemort en voyant tomber son dernier et meilleur lieutenant avait explosé avec la puissance d'une bombe. Voldemort leva sa baguette et la pointa droit sur Molly Weasley. Harry voulait lui faire payer pour sa trahison mais il ne voulait pas qu'elle meure.

- Protego !

Le charme du Bouclier se déploya au milieu de la Grande Salle et Voldemort regarda autour de lui pour en chercher l'origine. Au même moment, Harry enleva sa cape d'invisibilité.

Le cri de stupéfaction, les acclamations, les "Harry ! IL EST VIVANT !" hurlés de toutes parts s'étranglèrent aussitôt. La foule avait peur et le silence tomba brusquement, un silence total, lorsque Voldemort et Harry s'observèrent et commencèrent à tourner l'un autour de l'autre.

- Que personne n'essaye de m'aider, lança Harry avec force. Il faut qu'il en soit ainsi. Il faut que ce soit moi !

Voldemort émit un sifflement.

- Ce n'est pas ce que veut dire Potter, répliqua-t-il ses yeux rouges grands ouverts. Ce n'est comme ça qu'il se comporte. Qui vas-tu utiliser comme bouclier, aujourd'hui, Potter ?

- Personne, Tom, répondit simplement Harry. Il n'y a plus d'Horcruxes ! Il n'y plus que vous et moi ! Aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit, et l'un de nous va partir pour de bon...

- L'un de nous ? ricana Voldemort.

Tout son corps était tendu, ses yeux rouges avaient le regard fixe, on aurait dit un serpent prêt à frapper.

- Tu penses que c'est toi qui vas l'emporter, n'est-ce pas, celui qui a survécu par hasard et parce que Dumbledore tirait les ficelles ?

- C'était un hasard quand ma mère est morte pour me sauver ? rétorqua Harry

Tous deux continuaient de se déplacer de côté, décrivant un cercle parfait qui maintenait toujours la même distance entre eux et pour Harry, il n'existait plus d'autre visage que celui de Voldemort.

- Un hasard quand j'ai tué le Basilic ? Un hasard lorsque j'ai décidé de combattre dans le cimetière ? Un hasard lorsque, ce soir, j'ai renoncé à me défendre et que j'ai quand même survécu pour revenir à me battre ?

- Des hasards ! s'écria Voldemort.

Mais il ne frappait toujours pas et la foule qui observait la scène était comme pétrifiée. Parmi les centaines de personnes présentes dans la salle, eux seuls semblaient encore respirer.

- Le hasard et la chance et aussi le fait que tu te réfugiais et pleurnichais dans les robes de sorcières et de sorciers plus grands que toi, des hommes et des femmes que tu me laissais tuer à ta place.

- Vous ne tuerez personne d'autre, cette nuit, assura Harry.

Ils continuaient de tourner en cercle, face à face, les yeux rivés sur les yeux rouges.

- Vous ne tuerez plus personne, plus jamais. Vous ne comprenez donc pas ? J'étais prêt à mourir pour vous empêcher de faire du mal à ceux qui sont ici ...

- Mais tu n'es pas mort !

- J'en avais l'intention et c'est cela qui tout déterminé. J'ai fait ce que ma mère avait fait. Ils sont protégés, vous ne pouvez plus les atteindre. N'avez-vous pas remarqué qu'aucun des sortilèges de mort que vous leur avez jetés n'a eu d'effet Tom ? Vous ne pouvez pas les torturer. Vous ne pouvez pas les toucher. Vous n'avez rien appris de vos erreurs, Jedusor, n'est-ce pas ?

Harry racontait n'importe quoi mais cela avait l'air de déstabilisé Voldemort, et il avait besoin de ça pour gagner.

- Tu oses ...

- Oui, j'ose, affirma Harry. Je sais des choses que vous ne savez pas, Tom Jedusor. Je sais des choses très importantes que vous ignorez complètement. Vous voulez que je vous en dise plus, avant que vous ne commettiez une autre grande erreur ?

Voldemort ne répondit rien, il continua simplement de tourner en cercle. Harry savait qu'il le tenait momentanément en respect, hypnotisé par l'éventualité, si faible fût-elle, qu'il puisse véritablement détenir un ultime secret...

- S'agit-il d'amour, encore une fois ? demanda Voldemort une expression railleuse sur son visage de serpent. La solution préférée de Dumbledore, l'amour, dont il prétendait qu'il était plus fort que la mort. Mais l'amour ne l'a pas empêché de tomber de la tour de se briser comme une vieille figure de cire. L'amour, qui ne m'a pas non plus empêché d'écraser ta Moldue de mère comme un cafard, Potter... mais cette fois, personne ne semble t'aimer suffisamment pour courir à ton secours et recevoir mon sortilège à ta place. Alors qu'est-ce qui te protégera de la mort lorsque je frapperai ?

- Une simple chose, dit Harry.

Ils tournaient toujours en cercle, absorbés l'un par l'autre. Plus rien ne les retenait que le dernier secret.

- Aujourd'hui, ce n'est pas l'amour qui te sauvera, reprit Voldemort. Tu dois croire que tu possèdes une magie dont je serais dépourvu, ou peut-être une arme plus puissante que la mienne ?

- Les deux, je pense, répliqua Harry.

Il vit alors passer sur le visage de serpent une expression de stupeur qui se dissipa aussitôt. Voldemort se mit à rire et son rire était plus effrayant que ses cris, un rire sans humour, un rire de fou, qui résonna en écho dans la Grande Salle silencieuse.

- Toi ! Toi, tu penses connaitre davantage de magie sur moi ? lança-t-il. Que moi, Lors Voldemort, moi qui ai accompli des actes de sorcellerie dont Dumbledore lui-même n'aurait jamais rêvé ?

- Oh, si, il en a rêvé, répondit Harry, mais il en savait plus que vous, il en savait suffisamment pour ne pas faire ce que vous avez fait.

Cela lui faisait mal de dire du bien de la vieille chèvre mais si cela pouvait l'aider...

- Tu veux dire qu'il était faible ! s'écria Voldemort. Trop faible pour oser, trop faible pour s'emparer de ce qui aurait pu être à lui, de ce qui sera à moi !

- Non, il était plus intelligent que vous, dit Harry, meilleur que vous, comme sorcier, et comme homme.

- C'est moi qui ai provoqué la mort d'Albus Dumbledore ! C'est moi qui ai sa baguette !

- Vous croyez cela, mais vous nous trompez, affirma Harry

- Dumbledore est mort !

Voldemort jeta ces mots à la tête de Harry comme s'ils avaient pu lui infliger une douleur insupportable.

- Son corps décompose dans sa tombe de marbre, dans le parc de ce château, je l'ai vu, Potter, et il ne reviendra pas !

- Oui, Dumbledore est mort, dit Harry d'une voix calme, mais ce n'est pas de ça que je parlais. J'ai découvert qu'en ce moment il existe des forces plus puissantes que l'on ne pourra jamais l'être...

- Il n'y a pas plus puissants que moi ! Je vais gagner et je régnerais ! s'écria Voldemort.

- Crois ce que tu veux Tom, je sais ce que j'ai vu.

- Dumbledore est mort, il a essayé d'empêcher que je m'empare de la Baguette de Sureau. Il voulait qu'elle finisse dans sa tombe avec lui mais c'est moi qui l'ai ! Je me suis procuré la baguette avant tu ne puisses mettre la main dessus. J'ai compris la vérité avec tu n'arrives. J'ai tué Snape car il était devenu le maître en tuant Dumbledore. Et maintenant la Baguette de Sureau, le Bâton de la mort, la Baguette de la Destinée, m'appartient véritablement, désormais ! Le dernier plan de Dumbledore pour faire disparaître cette baguette a échoué, Harry Potter !

- En effet, reconnut Harry. Vous avez raison. Mais avant que vous ne tentiez de me tuer, je vous conseillerais de réfléchir à ce que vous avez fait... Réfléchissez et essayez d'éprouver un peu de remords, Tom...

- Qu'est-ce que c'est que ça, encore ?

Voldemort ne comprenait pas les paroles d'Harry, ses pupilles se contractaient jusqu'à ne plus n'être plus que deux fentes et la peau blanchit autour de ses yeux.

- C'est votre unique et dernière chance, reprit Harry. C'est tout ce qui vous reste... Essayez... Soyez un homme... Je sais ce qui vous attends... Essayez d'éprouver du remords...

- Tu oses ... répéta Voldemort.

- Oui, j'ose, répliqua Harry, parce qu'il est vrai que le dernier plan de Dumbledore a échoué, mais ce n'est pas moi qui en ai subi les conséquences, c'est vous, Tom..

La main de Voldemort qui tenait la Baguette de Sureau tremblait et Harry serra étroitement entre ses doigts celle de Drago, c'était celle de Queudver qu'il avait laissé dans la forêt. Le moment décisif, il le savait, allait arriver dans quelques secondes.

- Cette baguette continue à ne pas fonctionner pleinement pour vous, parce que vous n'avez jamais assassiné la bonne personne. Severus Snape n'a jamais été le véritable maître de la Baguette de Sureau. Il n'a jamais vaincu Dumbledore.

- Il l'a tué...

- Vous ne m'écoutez donc pas ? Je n'ai pas dit qu'il ne l'avait pas tué j'ai dit que Snape n'avait pas vaincu Dumbledore !

- Dans ce cas, Potter, c'est comme si Dumbledore m'avait donné la baguette !

La voix de Voldemort frémissait d'une délectation cruelle.

- J'ai volé la baguette dans la tombe de son dernier maître ! Je l'ai prise contre la volonté de son dernier propriétaire ! Son pouvoir m'appartient !

- Vous ne comprenez toujours pas, Jedusor ? Posséder la baguette ne suffit pas ! La tenir entre vos mains, vous en servir, ne vous donne pas réellement la maîtrise. N'avez-vous pas écouté Ollivander ? C'est la baguette qui choisit son sorcier... Or, la Baguette de Sureau s'est reconnu un nouveau maître avec que Dumbledore ne meure, quelqu'un qui n'avait jamais posé la main dessus. Ce nouveau maître a enlevé la baguette à Dumbledore contre la volonté de celui-ci, sans jamais très bien comprendre ce qu'il avait fait, sans comprendre que la baguette magique la plus dangereuse du monde s'était soumise à lui...

La respiration de Voldemort s'était accélérée, on voyait sa poitrine se soulever rapidement et Harry devinait que le maléfice était proche, il le sentait naître dans la baguette pointée sur son visage.

- Le véritable maître de la Baguette de Sureau était Drago Malefoy !

Pendant un instant une expression de totale stupeur passa sur le visage de Voldemort mais disparut aussitôt.

- Qu'est-ce que ça change ? dit-il d'une voix douce. Même si tu as raison, Potter, cela ne fait aucune différence, ni pour toi ni pour moi. Tu n'as plus la baguette à la plume de Phénix. Notre duel reposera sur la seule habilité... Et quand je t'aurai tué, je m'occuperai de Drago Malefoy.

- Tu n'a pas écouté encore une fois, Tom. J'ai dit ETAIT pas EST, répliqua Harry. Il est trop tard pour vous. Vous avez laissé passer votre chance. Je suis arrivé le premier. J'ai vaincu Drago, il y a quelques semaines. Je lui ai pris sa baguette.

D'un petit geste sec, Harry montra la baguette d'Aubépine et sentit tous les regards se concentrer sur elle.

- Tout revient donc à cela, n'est-ce pas ? murmura Harry. La baguette que vous tenez dans votre main sait-elle que son dernier maître a subi un sortilège de Désarmement ? Si c'est le cas... Je suis le vrai Maître de la Baguette de Sureau.

Une lueur rouge et or jaillit soudain au-dessus d'eux, dans le ciel ensorcelé. La lumière éclaira leurs visages au même instant et Voldemort se transforma brusquement en une tache flamboyante. Harry entendit la voix suraiguë lancer un hurlement au moment où lui-même criait son espoir vers les cieux, en brandissant la baguette de Drago.

- Avada Kedavra !

- Expelliarmus !

La détonation retentit comme un coup de canon et les flammes dorées qui explosèrent entre eux, au centre précis du cercle qu'ils avaient dessiné de leur pas, marquèrent le point où les deux sortilèges se frappèrent de plein fouet. Harry vit le jet de lumière vert de Voldemort heurter son propre sort, il vit la Baguette de Sureau s'envoler très haut, sombre dans le soleil, tournoyant sous le plafond enchanté telle la tête de Nagini, virevoltant dans les airs en direction du maître qu'elle ne pouvait pas tuer, celui qui avait fini par prendre pleinement possession d'elle, celui qui avait été destiné à posséder les Reliques. De sa main libre, Harry, avec l'habilité infaillible de l'attrapeur, saisit la baguette au vol, tandis que Voldemort basculait en arrière, les bras en croix, les pupilles fendues de ses yeux écarlates se révulsant. Tom Jedusor s'abattit sur le sol dans une fin triviale, le corps faible, ratatiné, les mains blanches et vides, son visage de serpent, tué par son propre maléfice qui avait rebondi sur lui.

Harry, les deux baguettes à la main, regarda la dépouille de son ennemi.


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Les représentations de la Mort que je nomme : (il en existe bien d'autres)

Ankou

c'est une personnification spectrale de la communauté des morts. C'est un personnage de premier plan dans la mythologie bretonne , revenant souvent dans la tradition orale et les contes bretons. Il est représenté soit par un vieil homme très grand et très mince soit par un squelette recouvert d'un linceul, tenant dans sa main une faux montée à l'envers pour trancher les âmes. Il collecte ces âmes dans sa charrette ou sur son bateau quand il est sur le littoral. L'Ankou est parfois, à tort, confondu avec le diable, très présent aussi dans la mythologie bretonne.

Hel ou Hela

c'est la déesse des morts dans la mythologie nordique. Elle est la fille de Loki et d'Angrboda, sœur de Fenrir et de Jörmungand. Dans les croyances nordiques ancestrales préchrétiennes, Hel est l'une des hypostases de Freyja la Grande Déesse Mère, le nom hel (helja) signifie : accueillir, cacher, car Freyja est aussi la déesse de la mort qui accueille la moitié des guerriers destinés au Valhalla. Elle est également une déesse guerrière. Hel est assimilable à Perséphone, à Hécate, mais aussi à Mélinoé dans la mythologie grecque.

Thanatos

Dans la mythologie grecque, c'est la personnification de la Mort. Il est une figure mineure de la mythologie grecque, à laquelle on fait souvent référence mais qui apparaît rarement comme individu.

Anubis

c'est un dieu funéraire de l'Égypte antique, maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs, représenté comme un grand canidé noir couché sur le ventre, sans doute un chacal ou un chien sauvage, ou comme un homme à tête de canidé.

Azraël

c'est l'ange de la mort dans certaines traditions hébraïques , musulmanes et sikhes.

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Les souvenirs sont finis. Qu'en avez vous pensé ?

J'aimerais votre avis sur la rencontre entre Harry et Azraël. Je sais que dans le canon, Harry ne meurt pas à cause de la pièce d'âme en lui, mais comme celle-ci avait été enlevée par les Gobelins, j'ai trouvé autre chose tout en restant proche de la version originale.

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