Bonjour à tous.
Cette histoire est la suite de ma première fiction sur la plateforme "L'éclair et la Glace".
Je penses que si vous ne l'avez pas lu, elle se comprend tout de même.
Malorie est une jeune assassin qui a été prise sous l'Aile de l'Amiral Aokiji depuis 2 ans au moment de cette fiction. De légers changements temporels peuvent avoir lieu durant la fiction mais ne change rien à l'histoire de base écrite par Oda.
La fiction est notée "T" mais pourrait passer en "M", il pourrait y avoir des scènes violentes ou très suggestives avec un langage parfois grossier (notre OC n'est pas un ange). Néanmoins, pour tout passage susceptible de heurter je préviendrais.
Cette fiction est, comme la première, basée du point de vue de la Marine mais dans ce tome-ci, les Chapeaux de Pailles ainsi que d'autres protagonistes feront leur apparition.
J'espère que cette fiction vous plaira.
Merci à tout ceux qui ont lu et suivi la première fiction ! J'espère que celle-ci vous plaira tout autant ! Merci de tout coeur de me suivre !
N'hésitez pas à me laisser votre avis et ...
Bonne lecture !
Chapitre 1
Assise sur le bord du muret, j'observais avec une désinvolture non dissimulée le ciel bleu où défilait maints nuages auxquels je parvenais à trouver toutes sortes de formes. L'air de cette ville estivale me seyait, moi qui avait horreur du froid, de l'humidité et de la neige. Ironie pour la faucheuse de l'Amiral de glace.
Malgré le fond de ma pensée concernant cette mission, je devais bien avouer que mon mentor avait bien choisi la localisation de cette dernière. Malgré cette unique note positive, je soupirais d'ennuis, toujours sur mon muret. Je ne comprenais pas pour quelles raisons mon très cher Amiral tenait tant à discuter avec ce pirate avant d'utiliser la force.
Un bon coup de dague et le tour était joué. Mais d'après Kuzan, je devais travailler ma facilité à tuer ainsi que mes pulsions assassines si l'on se montrait un peu trop « agressif » à l'encontre de mon mentor.
A deux mètres sur ma droit, légèrement devant moi, l'homme à qui j'avais voué ma vie depuis 2 ans parlait le plus sereinement du monde avec un homme d'une musculature et d'une taille imposantes. Derrière ce dernier se trouvait une trentaine d'hommes que je devinais être son équipage.
Je ne parvenais pas à trouver quelle lubie avait encore frappé Aokiji lorsqu'il m'avait ordonné de ne pas attaquer et de le laisser « discuter » durant cette mission.
Discuter ?! Non mais sérieusement !
Pensait-il réellement que ce pirate se laisserait enfermer juste parce que Aokiji allait « discuter » avec lui ?! J'adorais Aokiji mais je devais reconnaître qu'il pouvait se montrer franchement déprimant.
-Tu veux que je te dises ?! T'as l'air vraiment con pour un Amiral, rit le capitaine.
Outre l'insulte envers Kuzan qui me tendit imperceptiblement, je daignais enfin poser mon regard sur les deux hommes. Face à l'insulte, mon mentor garda son calme légendaire en soupirant de dépit, presque de déception, comme si le capitaine ne parvenait pas à saisir une information pourtant capitale.
-Te rendre sur le champ éviterait une effusion de sang pour ton équipage, confia Aokiji. Pour toi, l'issue sera la même, tu seras arrêté pour ton crime. Le seul point sur lequel tu peux jouer est la survie de ton équipage. De plus, j'apprécierais que tu choisisses la voie diplomatique, cela montrerait à la jeune fille que tu vois là-bas, qu'étriper les pirates sans poser de question n'est PAS la seule solution existante pour arrêter des hors-la-loi.
Le regard lourd de sens que me lança Kuzan me fit me redresser soudainement, en l'observant avec frustration.
-Je me suis déjà excusée au moins 40 fois ! pestais-je.
Kuzan se tourna à nouveau vers l'homme sans se départir de son calme.
-Que choisis-tu ? continua-t-il toujours aussi détendu.
Un dépit sans nom s'afficha sur mon visage. Avec cette simple phrase, Kuzan me donnait implicitement le droit de tuer puisqu'il laissait au pirate le choix entre la discussion ou la mort. Tuer ne me dérangeais nullement, cela dérangeait plus Kuzan en réalité mais même lui reconnaissait parfois que j'étais douée et rapide, ce qui lui laissait plus de temps pour faire des siestes. Néanmoins, bien que tuer me demande moins d'effort que de garder mes ennemis en vie, je soupirais car pour être franche, je n'avais pas envie de me battre en cette belle matinée.
Tout simplement parce que j'avais la flemme.
-Je peux aussi te faire la peau et me servir de ta jolie gamine pour m'amuser un peu, rit l'homme avec cruauté.
Aokiji tourna posa à nouveau son regard sur moi et les deux hommes m'observaient. Je levais les yeux au ciel.
Les hommes et leur misogynie.
Cet homme n'était pas le premier pirate à menacer de me violer. Les hommes étaient tellement primaires qu'ils me faisaient presque pitié. Les menaces sexuelles, les insultes sexistes ou encore les allusion à la faiblesse des femmes étaient monnaie courante dans un monde où je ne côtoyais presque que des hommes.
Je posais sans émotion mon regard dans celui de mon mentor. Ses yeux ne trahirent rien.
Il ne voulait pas que j'attaque.
Alors je poussais un soupir d'ennui et continuai de les observer tandis qu'il reprenaient leur conversation.
-Je crois que ce cas de figure-ci n'est qu'un fantasme, avoue Aokiji d'un air sincèrement désolé.
Je vis du coin de l'œil l'un des membres d'équipage poser sa main sur son sabre. Un second posa la sienne sur un pistolet et un autre prépara ses appuis, prêt au combat.
Je me redressais subtilement et décroisais mes jambes. Personne ne le vit. Personne ne voit jamais lorsqu'un prédateur se prépare à foncer sur sa proie.
Le capitaine s'approcha de quelques pas vers mon mentor, ce qui raidit mes muscles presque instinctivement. L'homme dégaina soudainement une arme qu'il pointa à bout pourtant entre les deux yeux de Kuzan. Je restais en alerte mais peu affolée face à une arme et Kuzan se tenta d'émettre un petit rire gêné face à l'absurdité de la stratégie de son adversaire.
-Ce geste n'est pas l'idée la plus brillante de ta vie, se contenta de dire Aokiji avec calme.
-Te fou pas de ma gueule ! cria l'homme vexé que le gradé ne le prennes au sérieux. C'est des balles en granit marin connard !
Et là, ça changeait la donne.
En une fraction de seconde, je vis l'un des membre de l'équipage prendre impulsion sur son pied d'appui.
Au casi même moment, une coulée de sang rougit le chemin où nous nous trouvions. Le capitaine se mit à hurler de douleur tandis que sa main armée tomba au sol dans un bruit lourd, tranchée avec netteté. Je relevais la tête avec un regard noir, placée aux côtés de mon Amiral en observant avec une satisfaction non dissimulée que cela avait freiné tous les hommes de l'équipage, presque livides.
Le capitaine recula de quelques pas, tenant avec douleur son nouveau moignon. Face à cette scène, j'essuyais ma lame en granit marin qui venait d'effectuer avec brio son travail alors que je me demandais de quel côté j'allais commencer l'éradication de cet équipage.
Alors que mon regard se trouvait sans émotion et que je me trouvais prête à tuer sur un seul ordre de mon Amiral, je fus de surprise de constater que ce dernier m'observait avec un dépit non feint.
-Malorie …. Soupira-t-il en se massant l'arête du nez. Tu aurais juste dû le désarmer. Trancher la main n'était ABSOLUMENT PAS nécessaire.
-Je vous ai dit que parler avec ces gens-là ne menait à rien, dis-je irritée en me plaçant devant Kuzan afin d'affronter les hommes frontalement.
Le vouvoyer en mission me faisait aujourd'hui une drôle de sensation. Mais bon, notre cher Amiral en chef avait insisté pour garder les apparences en sortie officielle.
Aokiji se plaça à nouveau à ma gauche, s'accroupi face au capitaine qui, sous la douleur, était tombé à genoux et l'observa avec une mine sincère.
-Je suis désolé, continua mon mentor à l'intention du capitaine qui continuait de hurler de douleur. Ma jeune disciple a beaucoup de mal à se canaliser lorsque l'on me menace. Mais on travaille ce point-là !
Il s'exprima comme s'il parlait à un ami à qui il faisait une promesse, ce qui faillit me faire hurler de dépit face à l'attitude d'Aokiji. Ils étaient nos ennemis et pourtant, il s'excusait sincèrement comme s'il était en faute ! Je comprenais pourquoi, presque à chaque mission, les gens sous-estimaient Aokiji, de la même manière que je l'avais sous-estimé la première fois que je l'avais rencontré.
Si Kuzan m'avait bien apprit une chose, c'était qu'il ne fallait JAMAIS se fier aux apparences.
La scène paraissait vraiment irréelle lorsque l'on observait le sourire gênée de mon Amiral devant le visage crispé du capitaine.
-Il va se vider de son sang, dis-je avec un détachement ahurissant.
-Tuez-moi cette gamine et ce vieux fou ! hurla le capitaine.
Je pestais tout en prenant impulsion sur mon pied droit avant de me ruer sur deux des pirates de manière frontale. Je virais au dernier moment sur ma droite en égorgeant le premier homme sous le coup de ma dague minutieusement aiguisée pour ensuite faire un salto et briser la nuque du second.
Au loin Aokiji m'interpella, je tournai vivement mon regard sur lui tout en évitant de justesse un sabre, que je bloquai de mon avant-bras droit, lâchant ma dague, la réceptionnant de la main gauche et lui planta dans la mâchoire inférieure.
-Quoi ?! crachais-je légèrement agacée envers lui tout en laissant tomber le corps inerte de mon adversaire.
-Pas de pouvoir, m'informa-t-il calmement en s'asseyant.
-Sérieusement ?! râlais-je en assénant un coup de poing dans la tempe d'un autre ennemi.
-Il faut bien que tu t'entraînes, conclu-t-il en baillant.
Ravalant mes commentaires, je pivotais sur la gauche pour éviter un coup de sabre qui m'aurait salement mais nettement tranché le bras. Je pris impulsion sur ma jambe gauche et frappai de mon pied droit le subalterne qui alla s'écraser plus loin dans la plaine.
Je vis avec ahurissement mon mentor se gratter la tête et préparer sa future sieste.
Il est irrécupérable !
Un pirate incisa devant lui, sabre à la main. J'incisai à mon tour et contra sa lame avec celle que je venais de dérober à mon dernier ennemi. Lame contre lame, mon ennemi ne s'était pas attendu à une telle vitesse de ma part.
Mon visage affichait une colère sourde. Non contre mon ennemi mais contre Kuzan qui avait le don de me sortir hors de moi. Alors que le pirate allait l'attaquer, il n'avait même pas daigner faire l'effort de se défendre.
-Non mais sérieusement ?! lui criais-je dessus. Vous ne pouvez pas me donner un coup de main là ?!
-Je te fais confiance, dit-il en préparant son bandeau sur les yeux. Tu te débrouilles très bien toute seule.
Le pirate à qui je faisais face m'assena un coup furtif dans le ventre qui m'envoya vivement mais sûrement contre un tronc d'arbre dont je sentis l'écorce s'enfoncer dans ma chaire en plus du craquement de quelques vertèbres.
-Ou peut-être pas, se contenta de commenter l'Amiral le bandeau relever d'un œil en me regardant au loin.
Le pirate leva sa lame, trop heureuse de voir un Amiral ne cherchant pas à se défendre et à si belle portée de son arme. Je grommelais de douleur, inspectant intérieurement les dégâts de mon corps avant de fuser sur ce maudit pirate.
Mon poing percuta sa mâchoire et je l'encastrai au sol, deux dents sortant de sa cavité buccale. Complètement sonné, je me relevais passablement irritée et observait les 3 membres de l'équipage restant.
Ces derniers prirent tout simplement la fuite et je posais ma main au sol. En une seconde, ils tombèrent tous à terre inconscient. Je me relevais, le dos chaud d'un sang coulant de mes plaies et boîtant à cause de mes vertèbres. Je le savais, rien n'était brisé.
Je fis ensuite face à mon mentor que je surplombais, puisque monsieur se trouvait allongé, le plus apaisé du monde, son bandeau de malheur sur les yeux.
Il sentit que je le fixai puisqu'il bailla, leva son bandeau d'un œil et me regarda avec décontraction ce qui dénotait de ma forte irritation.
-Electrifier le sol fait partit de l'utilisation de ton pouvoir, se contenta-t-il de souligner.
-Tu m'as demandé de me battre sans uniquement pour que je prennes plus de temps et que tu puisses faire ta sieste ! lui hurlais-je dessus.
-Tu me connais bien, admit-il avec un léger sourire.
Je soupirais violemment avant d'aller chercher le capitaine que j'assommai et traînai jusqu'à notre embarcation tout en boîtant.
Parfois, je me demandais quelle folie m'avait poussé à suivre ce gradé irrécupérable deux ans plus tôt.
J'espère que le chapitre vous a plut !
Je n'ai pas de cadence de publication mais ayant écrit des chapitre d'avance, cela ne devrait pas être trop long !
A bientôt et un merci tout particulier à Anneso280990 pour ces reviews et qui suit la fiction depuis le tout début !
