Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.

A l'occasion de la journée mondiale des Frères et Soeurs le 31 mai et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes fratries, majoritairement de sang mais parfois de cœur.

Et nous voilà repartie pour une nouvelle année mais cette année je n'ai pas eu le temps d'en écrire 50, j'espère que ça vous plaira !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


50 NUANCES D'ADELPHIE TOME 2

29. Au bord du ravin (Hùrin & Huor)

Depuis leur plus tendre jeunesse, Hùrin et Huor avaient été élevé en sachant que la vie serait un combat. Les Hommes étaient assaillis par les orcs de Morgoth, les combats étaient longs, sanglants et difficiles à mener. Les deux frères avaient été entraînés pour être de bons combattants. Hùrin avait trois ans de plus que son jeune frère, mais il était fier de lui. C'était un guerrier habile, solide et aux côtés duquel il serait honoré de se battre… et le combat serait pour bientôt. Les deux frères le savaient, un affrontement était sur le point de se préparer et cette fois, cette fois ils se battraient aux côtés des leurs…

Le soleil venait à peine de se lever lorsque Hùrin entra dans la chambre de son frère, vêtu de son armure et murmura du bout des lèvres.

- Le Destin chuchote au guerrier : « Une tempête arrive » et le guerrier répond…

- Je suis la tempête, finit Huor en finissant de fixer ses spalières en cuir.

Hùrin lui sourit et lui donna une tape sur l'épaule.

- Et les orcs vont affronter cette tempête…

Huor lui sourit en hochant la tête. Oh oui ! Les orcs allaient se rappeler des deux frères !

OooooO

Sauf qu'une bataille c'est imprévisible et Hùrin et Huor, habiles, mais encore jeunes comprirent rapidement que tout ne se passait pas comme prévu. Les orcs étaient nombreux trop nombreux et les combattants humains furent transpercés et séparés en plusieurs petits groupes… Ce n'était pas bon parce que leurs adversaires étaient bien plus nombreux et sauvages… Ils ne tardèrent pas à se retrouver seuls, dans les bois, désemparés…

Hùrin posa les yeux sur son cadet. Il était essoufflé, du sang coulait de son crâne le long de sa joue et il boitait, une lame lui ayant profondément entaillé la cuisse droite, mais il ne se plaignait pas. Il y avait toujours cette hargne à combattre qui habitait son regard. Sans un mot, Hùrin prit Huor par la taille pour l'aider à marcher, les orcs lui donnaient l'impression d'être partout autour d'eux.

- Il ne faut pas rester ici.

- Non, nous devons les affronter.

- Ils nous massacreront petit frère. Il faut vivre pour continuer à les combattre.

Huor garda le silence quelques secondes, puis hocha la tête. Hùrin lui sourit et l'entraîna entre les arbres. Il tenta de se faire le plus discret possible, mais les orcs étaient toujours derrière eux, il les entendait et il ne pouvait pas accélérer plus à cause de la jambe blessée de son cadet. Ce dernier le comprit et murmura.

- Laisse-moi et cours, tu pourras leur échapper plus facilement !

Hùrin déglutit et en réponse, le serra plus fort contre lui.

- Si nous devons mourir aujourd'hui, nous périrons ensemble, mon frère.

Huor aurait aimé qu'il sauve sa vie, mais il savait qu'il ne changerait pas d'idée. Alors il serra les dents et tenta d'accélérer pour ne pas se faire rattraper. Lorsque son frère écarta un buisson devant lui, les deux fuyards se retrouvèrent face au Sirion et au gué de Britiach. Traverser le fleuve, même au niveau de ce gué serait long et difficile. Ils seraient à découvert et les orcs avaient des arcs dont les flèches portaient loin. Cependant, ils ne pouvaient pas non plus retourner dans les bois, les orcs étaient partout. Un léger frisson remonta le long de leurs échines et leurs yeux se croisèrent. Cette fois, c'était la fin…

Sauf qu'au moment où tout leur sembla fini, un brouillard à couper au couteau se leva subitement. En une fraction de secondes, il recouvrit tout le fleuve et les alentours. Les deux frères se jetèrent un regard à la fois interloqué et plein d'espoir. A croire que les Valars et Ulmo en personne venait d'intercéder en leur faveur. Ils n'allaient peut-être pas mourir aujourd'hui finalement.

Le cœur gonflé d'espoir, les deux frères entreprirent de traverser le Sirion. Ils entendaient bien les grognements des orcs et des flèches furent tirés à l'aveuglette, mais ils parvinrent de l'autre côté et prirent la direction des collines sous les hauteurs des Crisseargrim… où ils se mirent à errer.

Le brouillard n'était plus, mais les deux frères connaissaient mal les lieux. Ils étaient épuisés, à bout de force et Hûrin rattrapa plusieurs fois Huor qui trébucha avant de murmurer.

- Je n'en peux plus…

Hùrin frémit, son petit frère n'était pas du genre à se plaindre. Alors, après un dernier regard autour de lui, il le déposa sur un rocher pour lui accorder quelques instants de repos.

- Ils sont loin pour le moment, montre moi ta cuisse.

Huor ne dit rien et laissa son frère examiner sa blessure. L'entaille n'était vraiment pas belle, il avait besoin de soin. L'aîné déchira un pan de sa tunique pour nettoyer un peu la blessure avant de lui faire un bandage de fortune. Son frère haleta de douleur et Hùrin lui caressa la joue.

- Ne t'en fais pas, on va s'en sortir.

Puis, il le cramponna de nouveau et l'aida à se redresser. Leur errance à travers les montagnes reprit. Ils ne savaient pas où ils allaient, mais le pire était à venir. Après avoir escaladé une petite butte, ils se retrouvèrent à l'aplomb d'un ravin parfaitement qu'ils ne pouvaient pas traverser. Il fallait qu'ils fassent demi-tour, mais des grognements sinistres leur parvinrent. Les orcs les avaient retrouvés. Un frisson les traversa… Ils avaient beau lutter et avoir la protection des Valars, il semblait être inscrit qu'ils devaient mourir aujourd'hui. Hùrin prit une inspiration et ramena son cadet dans ses bras. Ils étaient bien trop épuisés pour combattre et il était hors de question de se laisser prendre et torturer par les orcs, le ravin était tentant. Plonger ensemble ne pouvait pas être pire que ce que leurs ennemis leur promettaient…

Mais la mort ne vint pas… Au moment, où les deux frères se jetèrent dans le vide, il y eut une lumière d'argent et des aigles glatirent, des aigles géants de Thorondor qui récupèrent les deux frères désespérés. Ces derniers tombèrent sur le dos du plus majestueux et se cramponnèrent aux plumes. Du haut du ravin les orcs hurlèrent de frustration, mais il était trop tard, cette fois leurs proies étaient définitivement hors d'atteinte. Hùrin sourit, soulagé, et tira Huor dans ses bras. Il sentait l'épuisement de son cadet et le rassura par un baiser sur la tempe.

- Tout est fini, nous sommes sauvés… on va prendre soin de toi.

Huor hocha la tête et se blottit contre son frère tout en s'agrippant fermement à l'aigle… Ils étaient sauvés, il pouvait lâcher prise et le noir l'engloutit alors que leurs sauveurs les mener à la cité cachée de Gondolin…


F – Frère

Ecrire sur un perso qui a un frère

Vêtements 12 : Spalière en cuir

Blessure 79 : Entaille

CREATURE 394 : Les aigles de Thorondor (LoTR)

Sarah&Voirloup 356 - Ecrire dans votre fandom sur des perso peu utilisés (secondaire ou tertiaire)

Titre du 08/01/2022 : Au bord du ravin

Prompt 385 : A : Le destin chuchote au guerrier une tempête arrive et le guerrier répond...

B : Je suis la tempête.

Horoscope du 18/11/2021 : Vierge : Skanda - écrire sur un guerrier

4 aspects d'Ariel : La queue de sirène : Écrire sur une créature magique

50 nuances d'adelphie (10/50)

100 façons de sauver quelqu'un (55/100)

Si tu l'oses : 524. lumière d'argent (301/400)