Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.

A l'occasion de la journée mondiale des Frères et Soeurs le 31 mai et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes fratries, majoritairement de sang mais parfois de cœur.

Et nous voilà repartie pour une nouvelle année mais cette année je n'ai pas eu le temps d'en écrire 50, j'espère que ça vous plaira !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


50 NUANCES D'ADELPHIE TOME 2

32. Dans la profondeur des bois (Elùred & Elurìn)

La guerre transforme parfois, même les plus vaillants des guerriers en monstres horribles et hideux. C'était ce qu'était en train de se dire Elùred alors qu'il attira son jumeau avec lui dans une petite cache. Les deux jeunes elfes n'étaient encore pour leur race que des enfants, à peine des adolescents. En âge humain, on leur aurait donné onze ou douze ans, et l'horreur qui était en train de se dérouler dans la cité de Menegroth les terrifiait. Ils n'avaient pas l'âge de combattre, mais ils avaient l'âge de mourir s'ils venaient à tomber entre les mains de leurs ennemis. Surtout qu'ils étaient les fils de Dior et qu'une haine farouche opposait Maedhros à leur père.

Un guerrier s'abattit à leur pied, la gorge tranchée et Elurìn sursauta. En réflexe son frère mit la main devant la bouche de son jumeau, mais il était trop tard, les suivants de Maedhros les avaient repérés et un sourire sadique se forma sur leurs lèvres.

- Tiens donc, regardez ce que nous avons là !

Sans ménagement, ils agrippèrent les deux elfing et les jetèrent sur le sol au milieu d'eux. Ils atterrirent au centre d'une marre de sang et se mirent à trembler, conscient que bientôt le leur aller l'agrandir. Instinctivement, ils se prirent par la main et les ricanements fusèrent autour d'eux comme les coups qui s'abattirent sur eux. Les guerriers les rossèrent cruellement à coup de poings, à coup de pieds et Elùred encaissa un violent coup de pied à la tête qui l'envoya rouler au sol. Elurìn bondit et agrippa son frère pour le tirer dans ses bras tout en hurlant.

- Laissez-nous ! Arrêtez !

Agacé par tant d'audace l'un des hommes tira son épée et s'approcha d'eux.

- Tu veux que nous arrêtions, mauvaise nouvelle pour toi. La fin est quand nous commencerons à nous lasser, avant cela, nous allons vous massacrer, fils de Dior ! Votre père ne pourra même pas vous reconnaître !

Les petits elfes comprirent que la fin était proche et se redressèrent pour se serrer fermement l'un dans les bras de l'autre. S'ils devaient mourir, ils voulaient mourir ensembles. Le guerrier leur sourit et se rapprocha d'eux en levant sa lame, mais l'un des autres guerriers le retint.

- Attends ! Est-ce que tu es réellement sûr que ce soit la meilleure chose à faire ?

- Ce sont les fils de Dior, ça lui portera un coup.

- Mais il n'est pas sûr que Maedhros nous le pardonne, rappelle-toi, il a dit de ne pas leur faire de mal.

- Nous n'allons quand même pas les laisser partir !

- Non, j'ai une bien meilleure idée.

Et les deux jeunes elfing comprirent que le pire était encore à venir…

Sans ménagement, Elùred et Elurìn furent agrippés par leurs ennemis et jetés en travers de la selle de leurs chevaux, puis ils quittèrent Menegroth et prirent la direction de la forêt. Elle était réputée, sombre, maudite et peuplée de créatures terrifiante. Il leur était interdit depuis leur enfance d'y pénétrer à l'intérieur.

Lorsque les guerriers de Maedhros jugèrent qu'ils étaient assez loin pour que deux enfants terrifiés ne puissent pas retrouver leur chemin, ils s'arrêtèrent au bord d'une pente raide et jetèrent les deux frères de leurs montures.

Elùred et Elurìn glapirent de douleur alors qu'ils dévalaient la pente. Ils entendirent des rires puis, les chevaux firent demi-tour. Le contact avec le sol en contrebas fut rude. Les ronces avaient déchirées leurs vêtements et égratignés leurs peaux. Ils étaient sous le choc, à demi-conscient, mais ils se redressèrent. Il faisait nuit, mais les maigres rayons de la Lune se reflétaient sur leur chevelure presque blanche. Ils purent donc se distinguer et se jetèrent dans les bras l'un de l'autre.

- Je te tiens, murmura Elùred à son frère qui venait de se mettre à pleurer.

- On va mourir, on ne sortira jamais d'ici, sanglota Elurìn.

- Ne dis pas ça, on verra quand le soleil se lèvera.

- Cela ne sert à rien, il y a trop de monstres ici !

Elùred voulait dire à son frère que c'était faux, mais des hurlements et des grognements montèrent des sous-bois. Les deux elfing s'accrochèrent l'un à l'autre avec plus de force. Ils étaient terrifiés, désespérés, et dans la nuit, ils virent des yeux rouges apparaître tout autour d'eux… Ils ne verraient sans doute pas le soleil se lever…


F – Frère

Sarah&Voirloup 303 - Ecrire un texte sur le thème de la fratrie

CREATURE 45 : Elfe

Prompt 495 : Est-ce que tu es réellement sûr que ce soit la meilleure chose à faire ?

4 aspects de... Kanon des Gémeaux (Saint Seiya) : Jumeau : écrire sur des jumeaux

50 nuances d'adelphie (13/50)

Si tu l'oses : 912. La fin est quand nous commencerons (304/400)