Coucou tout le monde !

Me voilà avec le 5ème chapitre !

Bonne lecture :)


Chapitre 5


Bella se trouvait dans les bras d'Emmett, à la villa des Cullen. Ils venaient tout juste de rentrer de leur séjour aux sources chaudes et elle allait passer la nuit ici avant de rentrer chez son père et de reprendre les cours.

- Em' ?

- Oui ?

- Est-ce que tu as quelque chose à me dire au sujet de Victoria ? s'enquit-elle.

A présent, les fêtes de fin d'année étaient terminées et il était inutile de rester plus longtemps dans l'ignorance. Fuir le problème ne le ferait pas disparaître pour autant.

- On n'essayait pas de te le cacher, lui expliqua-t-il tout de suite. Alice a eu quelques visions peu avant Noël et on voulait attendre que les festivités passent pour t'inquiéter.

- D'accord, j'ai attendu avant de demander pour les mêmes raisons donc je comprends, mais maintenant, je veux savoir.

Il embrassa sa tempe et acquiesça. Alice et Jasper, qui avaient dû entendre leur discussion, ne tardèrent pas à les rejoindre.

- J'ai eu une vision de Victoria tentant de t'attaquer chez toi le jour où tu es tombée malade en jouant dans la neige avec Em', expliqua Alice. C'était ça la raison originelle de ma venue. Évidemment, comme l'un de nous te tient toujours compagnie la nuit, elle n'a même pas approché de ta maison. Depuis, elle a essayé à plusieurs reprises de t'approcher, sans succès.

- Le problème, enchaîna Jasper. C'est que même en étant deux à sa poursuite, le troisième restant pour te protéger, et en ayant l'avantage des visions d'Alice, on n'arrive pas à la coincer. Elle semble avoir un talent particulier pour la fuite.

- Carlisle et Esmé tentent de tisser un lien de confiance avec Laurent, en Alaska pour en apprendre plus sur elle, mais ils n'ont rien appris de plus, lui apprit Emmett. Edward serait bien plus efficace pour apprendre tout ce que Laurent a à dire sur Victoria, mais il n'est plus en Alaska avec eux depuis presque trois semaines et… Et je t'avoue que je n'ai pas envie de le mêler à ça.

- Pourquoi ? questionna Bella en regardant Emmett dans les yeux.

- Parce qu'il sait très bien que je serais revenu auprès de toi à l'instant même où j'aurais appris que ta vie était en danger, répondit Edward en personne.

La jeune femme sursauta en se tournant vers le revenant et après un regard vers Alice, elle put se rendre compte qu'elle semblait tout aussi surprise qu'elle.

- Ne te vexe pas Alice, tu sais très bien que je peux contourner ton don si je le veux vraiment, se moqua Edward. Il suffit simplement de marcher sans vraiment décider où aller. C'est un peu compliqué, mais faisable.

Bella pouvait sentir qu'Emmett était tendu, sa prise autour d'elle était bien plus ferme qu'avant l'arrivée d'Edward. Doucement, pour le calmer, elle caressa son bras et prit sa main pour entrelacer leurs doigts ensemble. Si cela eut l'effet escompté sur son vampire, ça n'échappa pas à Edward.

- Quand Rose m'a appelé pour me dire ce qu'il se tramait ici, je n'ai pas voulu la croire, lâcha Edward. Honnêtement, je me suis même dit que c'était tellement ridicule, qu'il était inutile que je fasse le voyage mais finalement, je me suis dit "et si ?" Et si Rose avait raison ? Et si mon frère était vraiment en train d'essayer de séduire l'amour de ma vie ? Et si ledit amour finissait par céder ? Et si ma famille regardait ça sans rien faire, allant même jusqu'à les encourager ?

Personne ne répondit, Bella avait juste peur que ça dégénère et vu la colère froide d'Edward, elle savait que ce n'était pas loin d'arriver. Elle ignorait si elle devait intervenir ou non. D'un côté, elle savait qu'il ne s'en prendrait jamais physiquement à elle, mais ça ne l'empêcherait pas de s'en prendre à Emmett et lui, de lui répondre ou inversement d'ailleurs.

- Cesse de faire ta drama-queen Edward, tu n'as eu que ce que tu méritais après la façon dont tu l'as laissée, cracha Alice. Ne parle pas comme s'ils t'avaient trahis alors qu'ils ne te doivent rien.

- Ça excuse Bella, certainement pas vous, insista le vampire.

- Tu as raison, admit Emmett. Elle a des circonstances atténuantes, moi pas. Tout ce que j'ai pour ma défense c'est qu'en fait… J'en ai rien à foutre de ce que tu ressens. Je suis tombé amoureux d'une jeune femme magnifique, intelligente, drôle et qui va de l'avant. Je ne regrette rien et surtout pas vis-à-vis de toi qui avais la chance d'être aimé par elle et qui a tout gâché par stupidité.

- Ce n'était pas de la stupidité, se défendit Edward. Elle était en danger dans notre monde et même lorsqu'elle n'était qu'avec nous…

- Tu as fait tes choix Edward, parla Bella pour la première fois depuis son arrivée. J'ai fait les miens et sache que je ne t'en veux pas d'être parti. Je peux même te pardonner les mots que tu as utilisés pour le faire parce qu'ils m'ont apporté bien plus.

Son regard croisa celui d'Emmett et encore une fois, l'amour qu'elle y trouva la bouleversa. Elle avait tellement envie de l'embrasser mais elle se retint, sachant que ça ferait souffrir Edward et que ça risquerait de déclencher une bagarre.

- Bella, il t'aime aujourd'hui, c'est vrai, dit Edward. Mais hier, c'était Rosalie et demain, tu n'as aucune certitude si ce sera toujours toi ou une autre. Je n'aimerai toujours que toi, moi et…

Emmett grogna, de plus en plus tendu et elle savait qu'elle était la seule chose qui lui permettait de garder un minimum son calme.

- Tu idéalises l'amour, Edward, le coupa-t-elle. Tu idéalises parce que les choses que tu connais sur le sujet, tu les as lues dans des romans ou vues dans des films. Je le sais parce que j'étais comme toi, jusqu'à ce que tu me laisses seule sur le sol froid d'une forêt. Même si demain Emmett ne m'aime plus, ça n'enlèvera pas les sentiments qu'il avait eus auparavant, ce qu'on aura partagé. Tout comme les sentiments qu'on partage n'effacent pas ceux qu'il a eus pour Rosalie ou ceux que j'ai eus pour toi. Vous êtes notre passé, il est mon présent et je ne serai peut-être pas son futur, mais c'est un risque que je veux courir.

Bella vit la tristesse dans les yeux d'Edward, mais ça ne la toucha pas. Il souffrait, probablement comme elle avait souffert ou plus, mais ce n'était pas son problème. Comme disait le proverbe "on récolte ce que l'on sème" et le moment était venu pour Edward de faire face aux conséquences de ses décisions.

- Emmett, tu es mon frère, comment as-tu pu me faire ça ?

Bella retint de justesse un soupir de lassitude. Ils en revenaient au même point qu'au début.

- Si ça peut t'apporter un quelconque réconfort, ni elle, ni moi, n'avons voulu ce qui est arrivé, répondit tranquillement Emmett. Je suis resté pour elle, pour la soutenir…

- Mais tu as profité des visions d'Alice pour choisir un avenir où je la laisserais, tu sais qu'il y avait une possibilité pour que je reste et tu as fais en sorte qu'elle ne se produise pas, l' vois, Bella, il a manipulé les choses pour m'éloigner de toi…

- Bordel Edward ! Cesses d'entrer dans sa tête pour essayer de me monter contre lui ! Tu as quel âge ?! s'écria Bella en se levant. D'autant que je sais déjà tout ça.

La jeune femme se tourna vers son vampire.

- Souviens-toi du moment où tu m'as avoué ce que tu avais fait et surtout, de ma réponse.

Même sans une mémoire de vampire, elle se souvenait mot pour mot de ce qu'elle avait dit à Emmett. Bon, il fallait dire que ça ne remontait qu'à la veille au soir…

" Stop Emmett, c'est bon, j'ai compris. Tu as raison, ce n'était pas à toi de prendre cette décision et je pourrais t'en vouloir… Bordel, je voudrais t'en vouloir ! Mais je ne peux pas le faire alors que je me sens si bien avec vous trois. Si tu m'avais laissé le choix à l'époque, je n'aurais même pas réfléchi une seconde avant de choisir l'option qui aurait laissé Edward auprès de moi alors merci, merci d'avoir choisi pour moi parce que je me serais trompée en le choisissant lui."

Et elle vit sur le visage d'Edward le moment où Emmett repensa à ce souvenir.

- Je suis désolé Edward, reprit Bella. Je ne lui ai pas demandé de faire ça pour te torturer, mais juste pour que tu ne penses pas que je mente ou que je parle sous le coup de la colère. J'ai fait mon deuil de notre relation et je te souhaite de faire le tien. Ce que je veux que tu comprennes, c'est qu'il n'y a plus rien entre nous et il n'y aura jamais plus rien. Tu ne vas pas réussir à me faire flancher et même si tu parvenais à convaincre Emmett de me quitter, eh bien, j'en serais malheureuse mais ça ne changerait pas ce que je ressens pour toi.

- Il n'y a aucune chance que n'importe qui parvienne à me convaincre, assura Emmett, en regardant Bella.

Elle lui adressa un sourire heureux et ne se détourna de lui que lorsqu'elle entendit le soupir d'Edward.

- Je n'aurais jamais dû partir.

- Mais tu l'as fait et moi, je ne le regrette pas, avoua Bella. Écoute, je ne sais pas ce que nous réserve l'avenir mais dans l'immédiat, je sais que ta place n'est pas ici, ça te ferait souffrir et ça ne changerait rien. Tu m'as imposé ton choix en me laissant dans cette forêt, sans tenir compte de ce que je voulais. Aujourd'hui, c'est moi qui te demande de partir et j'espère que tu m'accorderas ça.

Sa relation avec Emmett commençait tout juste et même si elle n'aimait plus Edward, elle n'avait pas envie de le faire souffrir avec les gestes qu'ils pourraient avoir l'un pour l'autre devant lui.

- Je vais partir, confirma Edward. Je ne supporterais pas de te voir dans ses bras et je t'aime trop pour lui arracher la tête…

- Pour tenter de m'arracher la tête, rectifia Emmett, mécontent.

- Mais j'ai vu dans leurs pensées que Victoria posait des problèmes, continua-t-il sans relever l'intervention de son frère. Je reviendrai si vous avez besoin de moi, pour te protéger et je vais essayer de la traquer de mon côté.

- Comme tu voudras, conclut simplement Bella. Prends soin de toi.

Sur ces mots, elle prit la main d'Emmett et monta à l'étage, dans la chambre du vampire. Pour elle, tout avait été dit et il était hors de question de laisser Emmett face à Edward, sachant qu'il y avait de fortes chances pour qu'ils se provoquent l'un et l'autre jusqu'en arriver aux mains.

.

Bella se trouvait à la cafétéria du lycée, juste avec Alice, vu qu'Angela était malade et que c'était la seule à manger avec elles en dehors du jour où Lauren avait voulu faire sa commère.

- Tu as l'air épuisée, fit remarquer Alice.

- Je le suis, confirma la jeune fille.

- Me cacherais-tu des choses ? demanda-t-elle avec un haussement de sourcils suggestif. A ce que je sais, Emmett n'était pas avec toi.

- Comme si je pouvais te cacher quelque chose, s'amusa Bella. Le problème, c'est qu'Emmett n'a pas besoin d'être avec moi pour m'empêcher de dormir.

Voilà un peu plus d'un mois qu'elle avait échangé son premier baiser avec le vampire et le moins que l'on pouvait dire, c'était qu'il n'y avait aucune comparaison avec Edward. Ils riaient, ils jouaient, ils se calinaient, ils s'embrassaient… Non, le seul problème, c'était qu'il n'y avait rien de plus.

Les baisers et les caresses qu'elle échangeait avec le vampire la mettait en feu et même si c'était bien plus poussé que ce qu'elle avait partagé avec Edward, ça ne l'était pas assez pour calmer sa frustration. Elle avait l'impression de penser tout le temps à ça et ça empirait au fil des jours. Elle qui n'avait jamais ressenti le besoin de se masturber, elle avait fait un essai la veille, peu fructueux, malheureusement.

- Alice, j'ai besoin d'un orgasme, lâcha-t-elle avec désespoir.

Sa meilleure amie la regarda un moment, choquée, avant d'éclater de rire.

- Heureuse que ma misère sexuelle te fasse marrer, bougonna Bella.

- Non Bella, ce n'est pas ça, dit Alice, la voix tremblante de son hilarité. C'est juste que tu rougis dès que Jasper et moi faisons une allusion et là, tu me sors ça… Je ne m'y attendais pas.

- Tu es ma meilleure amie, si je n'ose pas avec toi, comment je vais faire pour le lui faire comprendre ? C'est bien ça le problème d'ailleurs, je pense qu'il ne comprend pas que je veux aller plus loin et moi, je n'arrive pas à le lui dire.

Vu qu'il avait l'air moins… Edward… concernant leurs rapprochements, et qu'il était bien expérimenté comparé à son ex, elle avait cru que ce serait facile mais à présent, il fallait bien qu'elle réalise que ça n'était pas le cas.

- Je ne crois pas que son problème soit qu'il ne te pense pas prête, expliqua Alice. Tu es humaine, Bella, et le sexe, c'est quelque chose qui peut devenir assez bestial, même entre deux humains. Il a sans doute peur de te faire du mal, surtout qu'il n'est pas du genre délicat, notre Emmett.

Bella soupira avec lassitude. Était-elle condamnée à mourir de combustion spontanée ? Elle était persuadée qu'à force de garder toute cette frustration en elle, elle allait finir par s'enflammer.

- On devrait peut-être appeler Carlisle pour qu'il vienne ce week-end et qu'il me transforme, suggéra Bella, les yeux plein d'espoir.

Une nouvelle fois, Alice ne retint pas son éclat de rire.

- Sérieusement Bella, tu serais prête à devenir vampire juste pour pouvoir t'envoyer en l'air ? questionna-t-elle, hilare.

- Ça se voit que tu ne connais pas ma frustration actuelle…

- Ok, c'est bon, je vais t'aider à l'avoir, ton orgasme, s'amusa-t-elle en secouant la tête.

- Alice, tu sais que je t'adore, mais toi et moi, ça n'est pas comme ça…

- Isabella, tu passes décidément trop de temps avec mon frère, s'esclaffa-t-elle. Je ne vais pas t'aider de cette façon, idiote !

- Ah, et tu vas faire quoi ?

- Forcer un peu le destin, lui répondit-elle avant de lui faire un clin d'œil. Tu vas de nouveau venir passer un week-end à la maison et tu vas remettre le pyjama que je t'avais offert pour notre première soirée. Il avait eu son petit effet sur mon frère déjà à l'époque.

- Comment ça ? s'étonna la jeune fille.

- Figure-toi qu'en revenant, il t'a vue dedans pendant que tu dormais et qu'il n'a rien trouvé de mieux que d'allumer la clim pour que la température baisse et que tu te couvres, lui confia-t-elle.

Bella pouffa, imaginant très bien la scène. Elle était plutôt contente de savoir qu'elle lui faisait déjà de l'effet aussi vite après sa séparation d'avec Rosalie.

- Donc, ce soir, tu viens à la maison, Jazz et moi, nous partirons chasser et demain soir, on se fait une nouvelle soirée pyjama toutes les deux où tu pourras tout me raconter.

- Pourquoi est-ce que je devrais tout te raconter ? la taquina-t-elle.

- Parce que je suis ta meilleure amie et parce que si tu ne me jures pas que tu le feras, je ne servirais pas d'alibi pour ton père. Pas de confidences ? Pas d'orgasmes. Pas d'orgasmes ? Frustration sexuelle jusqu'à la folie… Et crois-moi, je pense que tu n'en es pas loin. Tu me suis ?

- Tes arguments sont plus que convaincants. Tu veux que je signe un contrat avec mon sang ? s'amusa Bella.

- On va éviter les accidents, je me contenterai de ta parole.

Les deux amies pouffèrent tout en se rendant à leur prochain cours. L'après-midi défila plutôt rapidement, au grand bonheur de Bella et très vite, elle se retrouva chez les Cullen avec son petit sac pour le week-end.

- Salut ma belle, dit Emmett en la prenant dans ses bras avant de l'embrasser profondément.

Déjà, elle sentait son sang bouillir dans ses veines et son bas ventre se crisper. Elle savait que le week-end allait être éprouvant.

- Alice, mon cœur, bouge-toi, ça urge, s'écria Jasper, du salon. Salut Bella.

- Salut Em', salut Jazz. Qu'est-ce qui urge ? demanda-t-elle à Jasper.

- La chasse.

Bella acquiesça mais fronça les sourcils quand il lui offrit un sourire en coin et elle percuta qu'il pouvait sentir tout son désir et sa frustration, et qu'il devait les sentir depuis un bon moment. Dire qu'elle n'avait pas compris pourquoi il semblait l'éviter ces derniers temps.

La vampire ne tarda pas à les rejoindre et à prendre la main de Jasper avant de s'éloigner vers la baie vitrée.

- Bon, on ne part pas loin, au cas où Victoria tenterait quelque chose, mais on ne reviendra que demain en fin d'après-midi, les informa Alice.

- Soyez sages et ne faites rien que je ne ferais pas, les taquina Jasper.

- Ce qui nous laisse une assez grosse marge de manœuvre, se moqua Emmett.

Bella pouffa en regardant partir ses deux amis et se retrouva ensuite seule avec Emmett. Ils passèrent un moment devant la télé à regarder une émission sans grand intérêt avant qu'elle ne se fasse réchauffer un plat tout prêt.

Si Alice et Jasper étaient plutôt doués pour lui faire à manger, ça n'était pas le cas d'Emmett et Bella n'aimait pas cuisiner lorsqu'elle n'était pas chez elle, même si la cuisine des Cullen était bien plus fonctionnelle que la sienne.

Après le repas, elle se rendit dans la salle de bain pour se laver de sa journée puis, avec un sourire en coin, elle enfila le pyjama de la tentation, comme l'avait appelé Alice. Elle retourna ensuite au salon rejoindre son vampire et afficha un sourire satisfait quand il gémit en la regardant.

- Je déteste cet ensemble, confia-t-il sans la lâcher des yeux.

- Pourquoi ? demanda-t-elle avec une innocence feinte.

- Parce que la dernière fois que je l'ai vu sur toi, je me suis senti comme un gros pervers. Dans ma tête, tu étais l'adorable petite humaine qui faisait partie de ma famille même si, bizarrement, je n'ai jamais pu te considérer comme ma sœur. Je ne t'avais jamais désirée auparavant.

- Alice m'a raconté que tu avais allumé la clim pour me forcer à garder ma couverture, s'amusa Bella en s'installant à califourchon sur lui.

- Elle ne t'a pas tout dit, avoua-t-il partagé entre la gêne et son envie de l'allumer.

- Oh, tu me rends curieuse.

- J'ai même dû me rendre dans la salle de bain pour faire cracher le python au milieu de la nuit, lui susurra-t-il. En fait, quand je me suis plains des exploits de Jazz et d'Alice cette nuit-là, j'ai oublié de te dire que c'était parce que je t'avais désiré si fort que j'avais contaminé Jasper avec mes émotions.

- Faire cracher le… Encore une de tes expressions…

Bella sourit avant de fondre sur les lèvres d'Emmett. Savoir qu'il l'avait désirée aussi vite après le départ de Rose et d'Edward ne devrait pas lui faire plaisir à ce point. Sans compter qu'elle aurait dû se sentir gênée qu'il se soit masturbé en pensant à elle mais… Ça n'était pas le cas, bien au contraire.

Une fois encore, la température monta rapidement et comme toujours, Emmett commença à lui donner des baisers moins fiévreux, plus doux.

- Em', souffla Bella en laissant aller son front contre le sien.

- Quoi ma belle ?

- Je… Hum… Comment dire… bafouilla-t-elle gênée.

- Tu sais que tu peux tout me dire ? l'encouragea-t-il avant de déposer un baiser sur ses lèvres.

- J'ai envie… de toi, finit-elle par lâcher.

Elle regarda le vampire dans les yeux pour voir qu'il semblait partagé entre son envie et sa peur. Il allait prendre la parole, mais plutôt que d'essuyer tout de suite un refus, elle tenta le tout pour le tout.

- Je n'ai pas juste envie de toi Em', reprit-elle. J'ai besoin de toi. Ça m'obsède maintenant et ça m'empêche même de dormir… Quand je ne me réveille pas en sueur parce que j'en rêve. Tes mains sont froides et pourtant, ça me brûle quand tu me touches.

Elle s'arrêta d'elle-même parce qu'elle n'avait pas envie de lui dire comme elle l'avait dit à Alice plus tôt dans la journée "j'ai besoin d'un orgasme". Même si son désespoir avait certainement dû se ressentir autant que lorsqu'elle s'était confiée à sa meilleure amie.

- Si tu savais à quel point j'ai envie de te faire l'amour aussi, avoua Emmett. Dis-toi que moi, j'ai beau prendre des douches froides, ça ne fonctionne pas à cause de ma température. Je fais reluire le bibelot quotidiennement depuis qu'on est plus proches. Seulement, je ne peux pas.

Ça lui faisait mal d'entendre ça car elle savait qu'elle ne pouvait insister. Si ça avait été Edward, elle l'aurait certainement fait tant il prenait des tas de précautions superflues, mais Emmett n'était pas comme ça. Il n'avait aucune limite en dehors de celles qu'il s'imposait s'il y avait un réel danger.

- Ne fais pas cette tête ma jolie, reprit-il en caressant sa joue. J'ai bien des moyens de te contenter autrement, si tu es partante.

- SI tu peux faire quelque chose alors vas-y, je t'en prie, tu as carte blanche, répondit-elle, pressée.

Un petit rire s'échappa d'Emmett alors qu'il la regardait avec envie.

- Ok jolie demoiselle, tu m'en vois ravi.

Il se releva en la tenant contre lui et à vitesse vampirique, ils se rendirent dans sa chambre. Il la déposa sur la commode et l'embrassa avec urgence. Il ne tarda pas à lui enlever son petit short et à taquiner son clitoris, tantôt doucement, à peine plus qu'un frôlement, tantôt plus fort, lentement puis rapidement. La jeune fille s'accrocha à ses épaules comme si sa vie en dépendait. Elle sentait cette pression qui la hantait depuis un bon moment gonfler et gonfler encore, lui donnant l'impression que ses sens étaient en feu.

Emmett, de sa main libre, éloigna le visage de Bella de son cou pour l'embrasser avant de la regarder dans les yeux.

- Dieu… Emmett, souffla-t-elle, la voix saccadée.

- Je ne veux pas rater ton visage lorsque tu jouiras, lui confia-t-il, le regard affamé.

Alors, elle ancra ses yeux dans les siens tandis qu'il augmentait un peu plus le rythme de son toucher. Elle se sentit se tendre et trembla de la tête au pied tandis que ses gémissements se firent plus bruyants.

- Emmett ! s'exclama-t-elle avant de céder à son premier orgasme.

Elle sentit les lèvres froides de son vampire se poser sur ses lèvres alors qu'il la souleva pour l'allonger. La pression à l'intérieur de son corps avait complétement disparue et elle se sentait épuisée. Elle descendit son regard vers l'érection… plutôt très impressionnante d'Emmett, même si elle n'avait aucune idée de ce qui était la norme.

- Et toi ? s'enquit-elle en tendant la main pour la toucher même si ses joues rougissaient furieusement tant elle était gênée.

Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas faire plaisir à Emmett comme il venait de le faire pour elle, mais elle le savait expérimenté et elle, elle ne l'était pas du tout. Elle avait simplement peur de ne pas réussir à le faire jouir.

Mais il s'empara de sa main pour l'embrasser.

- Ne t'inquiète pas pour moi, lui répondit-il. Tu es épuisée, ce soir, ça n'était que pour toi. Pour me faire pardonner de ne pas avoir vu à quel point ma copine était en manque.

Bella pouffa avant de se blottir contre lui et se laissa très vite aller au sommeil. Un sommeil qui fut serein, à son plus grand plaisir.


Voilà tout le monde, j'espère que ça vous a plu !

Vous vous attendiez au retour d'Edward aussi vite ?

Bisous à vous et belle semaine !