Bakugo avait beaucoup voyagé, tellement qu'il ne comptait plus réellement les réalités dans lesquelles il était entré. Il avait vu tellement d'univers différents et dans tous ces mondes il était lié d'une façon ou d'une autre à Izuku. Il aurait dû être ravi, cela prouvait que leur amour transcendait les dimensions mais ce n'était pas tellement de l'amour qui avait voyagé des dimensions, c'était plus fort, moins pur.

Dans plus de la moitié des univers, lui et Izuku vivaient une grande histoire d'amour comme dans les séries et une grande tragédie s'en suivait...comme dans les séries.

Bakugo ne comptait plus le nombre de fois où il avait vu différentes versions version de lui pitoyable, au bord du gouffre, souffrant de la perte de leur autre moitié. Il ne comptait pas non plus les nombreuse fois où il a du consoler un Izuku pleurant dans ses bras, les cris déchirant son cœur. Même après plusieurs centaines de répétitions c'était toujours aussi douloureux de voir celui qu'il aimait en morceaux.

Mais il y avait des exceptions, des mondes où c'était pas de l'amour entre eux mais c'était tout aussi fort.

La première fois qu'il avait vu l'amour de sa vie le poignarder dans son cœur, il avait eut l'impression d'être à la place de ce Bakugo mourant. Il avait été horrifié, terrifié mais son esprit tordu n'avait pas arrêté de penser à la beauté de son amant au moment du crime. Il aurait dû être en colère, il aurait dû pleurer après tout il avait vu Izuku tuer son doppelgänger de sang froid mais il n'avait ressenti que de la satisfaction. La satisfaction de voir que malgré la situation il était toujours la priorité dans l'esprit du vert, de voir que même si ce n'était pas de l'obsession amoureuse qu'il y avait entre eux, il y avait tout de même une obsession.

Et puis après plusieurs dimensions, sa mémoire a commencé à flétrir petit à petit. Katsuki s'est rendu compte qu'il perdait lentement les images de son amant d'origine et étaient remplacés par un mélange de tout les Midoriya qu'il avait vu. Il n'y avait plus de Izuku Bakugo dans sa mémoire, il n'y avait plus de trace d'une origine et en même temps il perdait aussi son identité mais ça ne l'atteignit pas tant que ça aurait dû. Au fond de lui Bakugo avait compris qu'il était destiné à se perdre dans le néant, dans le vide.

1-

Quand Bakugo ouvrit les yeux, il fit face à des gros yeux noir le fixant avec une inquiétude visible. Son esprit et son corps s'étaient maintenant habitué aux voyages inter-dimensionnel. Il mit sa main sur la joue d'Izuku pour s'assurer qu'il soit réel. Malgré les différents Deku qu'il avait rencontré il manquait le sien de son monde et il faisait des rêves récurrents de son amant qui se terminait sur le visage de Izuku d'un autre dimension qui prenait sa place.

«Kaachan! Kaachan ! Est-ce que tu vas bien ?!», la voix angélique du petit vert le reprît de son esprit dans lequel il se baignait.

«Izuku ?», sa voix était rouillée et sec. La peur commença à apparaître dans les yeux du plus petit et des grosses larmes coulèrent bientôt.

«Je-je suis désolé de t'avoir assommé. Je t'en prie ne sois pas en colère contre moi. Ne me laisse pas ». Sa voix était tremblante, comme si il croyait de tout son être que Katsuki aurait la force, le courage ou même l'envie de l'abandonner. Il se demanda ce que son lui de cet dimension avait fait pour le rendre comme ça.

Sans réfléchir, il passa sa main sur le nuque du garçon qui continuait de pleurer et le tira pour le plus tendre baiser qu'il pouvait donner et comme toutes les fois où ses lèvres avaient rencontré ceux de son amant, il se fit aspirer dans le vide et disparut devant les yeux ébahies de vert. Katsuki se demanda si disparition ne poserait pas problème à Bakugo de ce monde mais rapidement il changea le problème en vengeance envers lui même pour avoir rendu Izuku insécure.

Il avait mis du temps à se rendre compte que c'était les baiser avec Izuku qui produisait la magie pour les voyages inter-dimensions. C'était pas un gros problème dans la plus part des cas mais dans les moments où lui et Midoriya étaient ennemis, il devait attendre que ce dernier soit endormi. Parfois c'était difficile de l'approcher parce qu'il habitait dans des QG de vilains, étant lui même un vilain, et d'autre fois parce que il y avait une horde de garde du corps qui surveillait chaque mouvement autour d'un Izuku, fils de milliardaire. Mais d'une façon ou d'une autre lui et Izuku se retrouvait toujours.

2-

Il s'était réveillé dans un entrepôt abandonné et délabré. L'odeur de chair brûlé était fort et nauséabond, cela lui rappela Dabi. Il se demanda si il n'était pas dans la cachette de la league des vilains.

Bakugo décida d'inspecter le lieu. Il savait que ce n'était pas très intelligent de fouiller un endroit sans quelqu'un pour surveiller ses arrières mais à dire vrai Katsuki n'avait pas autant de considération pour son bien être qu'il en avait avant ses voyages. Peut être en route il avait perdu la raison.

Il n'y avait aucun être qui vive dans cet entrepôt, il remarqua, à part le petit corps allongé au sol dans un coins mais il n'entendait pas de respiration. Bakugo, en temps normal n'aurait pas laissé un civil sans être a cent pour sent sûr que celui-ci soit mort mais c'était difficile pour lui de voir les gens d'autre dimension comme des vrais êtres humains. Malgré le nombre de fois qu'il avait voyagé, malgré qu'il soit maintenant habitué à voir tout et n'importe quoi, malgré l'apparente preuve qu'il voyait chaque fois il avait toujours du mal à avaler le fait et de ne pas se dire qu'il était dans un rêve. Même si il vivait dans un monde ou un certaine forme de magie existait (contrairement à quelque dimension ou la magie, les alter n'existaient pas et d'autre où la magie était abondante), il était toujours difficile de saisir le fait que différentes dimensions puissent exister au même moments.

Il avait décidé d'ignorer le corps gisant sur le sol mais c'était sans compter sur l'image d'un All Might déçu qui apparut dans sa tête. Katsuki s'approcha de l'homme et le prit doucement dans ses bras, il faisait trop noir pour voir le visage de la personne. Il fit un bref vérification de l'état du blessé et décida d'aller chercher rapidement une sortie, la personne dans ses bras avait besoin de soins et le plus vite possible.

Quand enfin il trouva la sortie, il se demanda si il ne devrait pas laisser le blesser à une personne au hasard dans la rue et aller à la recherche d'Izuku mais il se rendit rapidement compte que c'était inutile parce que le corps à moitié mort dans ses bras était le vert.

Le sang monta jusqu'au cerveau. Son Deku semblait méconnaissable, la moitié de son crâne avait les cheveux arrachés, imbibés de sang séché, son visage était bleu, vert, noir de partout, plein de bosse. Katsuki avait presque du mal à le reconnaître. Il se demanda qui avait pu faire ça, Comment il pourrait rendre dix fois la même chose ? Le plus important était d'abord de le soigner.

Il ne savait rien de ce monde et d'habitude il ne serait pas gêner à collecter les informations puisqu'il n'avait qu'à trouver Izuku et puis il n'appartenait pas à ces mondes mais quand Izuku était impliqué, qu'importe si ce soit une rêve ou pas, il ne pouvait pas tourner les yeux.

Katsuki fouilla pour un téléphone et trouva rapidement, heureusement il n'y avait pas de code. Il regarda si il avait des contactes d'urgence et trouva Toshinori Yagi (All Might) et Aizawa et quelques autres professeurs mais pas d'élève. Il décida d'appeler Aizawa.

"Izuku ! Dieu merci. Jeune homme tu es dans un tel pétrin. Tu es privé sortie pendant un mois. Est-ce que tu sais à quel point nous étions inquiète? Hizashi a failli faire nous tuer pour t'avoir perdu. Dis nous ou tu es, tout de suite!", la voix de eraserhead monta de plus en plus dans les aiguës à mesures qu'il parlait. Katsuki devina que ce dernier avait pris Midoriya sous ses ailes ou l'avait pseudo adopté.

Katsuki se rendit compte qu'il ne savait pas ou ils se trouvaient, il réfléchit tandis que la voix du professeur semblait de plus en plus inquiète. Il remarqua l'application MAP du téléphone et s'aida de ça pour se situer, il donna leurs coordonnés géographique et le code pour informer de la présence d'un blessé que les pro-héro utilisaient en espérant que qu'ils comprennent. Il eut un silence et la voix de Aizawa tourna menaçant et froid, il dit qu'il arrivait et raccrocha.

Une dizaine de minutes plus tard une horde de pro-héro arrivèrent sur la scène, tous ayant un regard meurtriers pointé sur le lui. Ils étaient tous les mêmes, Hawks, Best jeanist, Edgeshot, FatGum, Gang Orca et d'autre héros aussi connus et fort. Pour plus de sécurité, il sortit sa licence provisoire et vit certains d'entre eux, qui travaillaient aussi en tant que professeurs, froncer des sourcils. All Might s'avança vers lui, son visage dénué de sentiments, de ce sourire qui était sa signature et il se demanda qui était Izuku Midoriya ?

Katsuki rassembla tout son courage et s'apprêta à prendre la parole mais un bruit venant du corps allongé sur le sol attira l'attention de tous ceux qui étaient présent. Katsuki se retrouva en premier au côté de vert suivit par All Might et Aizawa qui étaient toujours sur leur gardes mais semblaient avoir décidé pour l'instant qu'il n'était pas encore une menace.

"Deku? Hey, Deku? Est-ce que tu m'entends ? Est ce que tu peux parler ? Dis moi qui t'as fait ça ?", la colère fit trembler sa voix.

Un murmure sortit de la bouche de Izuku, brisé, difficile à comprendre mais Bakugo put comprendre "Kai". Il se leva, laissant Midoriya dans les bras de Aizawa, et se tourna vers All Might.

Il remarqua que les héros les entouraient maintenant mais la colère le rendait sourde au monde qui l'entourait.

"Ou?", sa voix était grave et dangereux. Il vit l'homme devant lui se tendre et il avait compris qu'il était prêt à tuer.

C'était dans cette énième dimension que Katsuki avait tuer pour la premier fois. Il était reconnaissant que aucun des pro-héros, aussi nombreux soit-ils, n'ait essayé de l'arrêter. Peut être avaient-ils compris qu'il n'était pas une personne à prendre à la légère, qu'il était dangereux et qu'il serait prêt à tous les tuer. Ou peut être ils comptaient sur lui pour faire quelque qu'il n'osait pas faire en tant que protecteur du pays.

Quand Katsuki était revenu, il trouva Izuku dans un lit d'hôpital. Un petit rire doux lui échappa et son regard se remplit tout affection qu'il avait ressentit pour tout les Izuku qu'il avait rencontré jusqu'à présent. Qu'importe le monde, le dimension ou le temps il aimerait toujours Izuku Midoriya de tout son être. Et c'était peut être cette même affection rééel qu'il n'avait pas essayé de cacher qui fit baisser la garde aux héros qui gardait le vert et qu'il put donner le plus tendre des baisers qu'il avait avant de disparaître devant les yeux ébahit des personnes présentes.

3-

Le plus dangereux des endroits ou il s'était réveillé était dans la planque de la league des vilains. C'était le plus près qu'il avait été de la mort et ce n'était personne d'autre que Deku qui avait failli le tuer.

Encore une fois il aurait dû avoir peur, ressentir une quelconque sentiments de trahison mais il avait juste était heureux. Le même joie qu'il ressentait en voyant toutes les différentes versions de Izuku, le même sentiments d'amour.

Il s'était senti tomber amoureux de lui une nouvelle fois. Il avait eu la gorge sèche et nouée, des palpitations, les mains moites et une joie intense à la seule idée de le revoir devant lui. C'était ridicule comment en un instant ce dernier pouvait le transformer en lycéenne amoureuse, pleine d'hormone et peut être, parfois ça l'énervait.

Il avait été tenté de le laisser lui tirer une balle dans la tête, il s'était dit que si il devait mourir ce serait au mains de Izuku, mais il était apparut. Lui, dans toute sa splendeur, exactement comme au premier jour, comme le jour de leur mariage ou quand ils s'était dit les trois mots doux pour la première fois. Il était apparu avec tant d'inquiétude dans les yeux et d'amour, si tendre et profonde, lui aveuglant les yeux. Il s'était senti entier pour la première fois depuis si longtemps, rempli, et il avait courut dans ses bras et avait senti son odeur si doux, qui arrivait à le calmer n'importe quand et tout d'un coup il s'était retrouvé dans leur salon, comme si il ne l'avait jamais quitté, comme si le temps n'avait pas passé, comme si il ne s'était pas perdu à un moment et il avait oublier tout les moments de ces derniers mois et s'était noyé dans les bras de son amants.