Bonsoir à toutes ! Comment allez-vous en cette veille de week-end ?

Ici, je suis officiellement en vacances et j'espère que c'est le cas également pour vous, même si nous savons toutes que les vacances de Noël ne sont jamais reposantes. Entre les derniers achats de cadeaux, les listes de courses interminables et les trop nombreux repas de famille, on revient au travail plus fatigués encore que lorsqu'on l'a quitté !

Mais bon, c'est aussi ça la magie de Noël. Revoir des membres de notre famille qu'on ne reverra peut-être pas avant Noël prochain, offrir et recevoir, se délecter d'un bon repas… J'ai déjà hâte d'y être !

Mais bon, en attendant il faudra se contenter de ce chapitre ! Et j'espère qu'il vous plaira. Profitez d'avoir un peu de temps ce week end pour me laisser des commentaires, car ils s'essoufflent à chaque chapitre qui passe et ça me brise mon petit cœur d'auteur !

Bonne lecture à toutes et à demain !


Hermione.

Quand nous transplannons devant l'immense portail de fer forgé des Greengrass, j'ai encore la tête ailleurs. Comment pourrait-il en être autrement après ce qu'il s'est passé dans cette maudite cabine d'essayage ? Ce moment d'égarement tourne en boucle dans mon esprit, et je reste silencieux à côté d'un Malefoy qui semble tout à fait à l'aise. Comme s'il ne s'était rien passé. Comme si cela ne comptait pas. Est-ce que ça compte ? Je n'aurai jamais imaginé embrasser un jour Drago Malefoy. Pire encore, je n'avais jamais pensé que cela me plairait… L'idée même de le toucher aurait révulsé l'adolescente que j'étais autrefois. Je lâche un soupire.

– J'apprécierai que tu fasses au moins semblant d'être heureuse d'être là, en ma compagnie, déclare Malefoy d'une voix sèche.

Je pivote pour lui faire face et le fusille du regard. Voilà ce que je déteste par-dessus tout chez lui. Il y a deux heures il soufflait le chaud, la passion, le désir, et voilà qu'il me regarde à présent comme un pion dans sa course aux élections.

– C'est vrai que quand tu me parles comme ça, ça me rend profondément heureuse, je crache.

– Et bien on ne dirait pas.

Son premier degré hypocrite me hérisse plus que jamais, mais je n'ai pas le temps de rétorquer car le grand portail s'ouvre sur une allée décorée de milliers de bougies, tandis que l'instrumental de cantiques de Noël semble flotter dans l'air autour de nous. Pour être honnête, c'est tout bonnement magnifique, mais je me garde bien de le dire, parce que Malefoy afficherait son petit air condescendant de celui qui a l'habitude de voir tout ce luxe. Nous avançons d'un pas mesuré et remontons l'allée en silence, jusqu'à rejoindre la porte d'entrée qui s'ouvre magiquement devant nous. Un homme en costume de Casse-Noisette nous ouvre, un large sourire aux lèvres.

– Bienvenue chez Mr et Mrs Greengrass. Puis-je avoir vos cartons d'invitations ?

Malefoy sort d'une poche intérieure une enveloppe et la tend à Casse-Noisette qui l'ouvre et vérifie sur son registre que nous nous y trouvions bien. Cette scène me rappelle vaguement notre arrivée au Magic Plazza, sauf que cette fois, il semble y avoir un problème dans les invitations.

– Votre carton est au nom de Mr Drago Malefoy, commence-t-il en perdant peu à peu son sourire.

– C'est moi, répond Malefoy d'une voix cassante.

– Bien entendu Monsieur. Mais je ne vois rien concernant votre amie.

Les yeux de Casse-Noisette se posent furtivement sur moi, et je me sens rougir de honte et de colère. Comment Malefoy a-t-il pu me demander de l'accompagner dans une soirée où je n'étais pas invitée ? Je me retourne vers lui et attends qu'il règle ce problème rapidement avant que je ne me couvre de ridicule et doive tourner les talons pour rentrer chez moi. Mais il ne me regarde pas, ses yeux sont rivés sur une jeune femme qui descend les escaliers un peu plus loin. Elle est vêtue d'une longue robe noire au décolleté vertigineux. Sa ressemblance avec Daphnée Greengrass me fait penser qu'il s'agit de sa sœur, Astoria. Celle-ci repère Malefoy et s'avance tout sourire vers nous.

– Drago ! s'exclame-t-elle. Je suis contente de te voir. Et je vois que tu es accompagné !

Astoria se tourne vers moi, et je suis surprise de voir un sourire sincère qui remonte jusque dans les yeux de la jeune femme. Elle me tend une main que je saisis par réflexe.

– C'est un plaisir de te rencontrer, Hermione. J'étais à Poudlard mais nous n'étions pas en même année, alors je n'ai jamais eu l'occasion de te parler. Je suis Astoria, dit-elle d'une voix tranquille.

– Ravie de faire ta connaissance.

– Venez, ma sœur et Pansy sont déjà en train de dévaliser le bar à cocktail.

Alors que nous nous apprêtons à la suivre, Casse-Noisette s'interpose, mal à l'aise et je l'entends murmurer à l'oreille de notre hôte :

– Miss Greengrass, il semblerait que la compagne de Mr Malefoy ne soit pas dans nos listes alors je…

– Ne vous en faites pas, Jack, ils sont avec moi. Si ma mère vous questionne, dîtes lui de venir me voir directement.

– Bien sûr, Miss.

Et voilà comment de persona non grata, je deviens presqu'invitée d'honneur, escortée par Astoria Greengrass dans son manoir aux dimensions vertigineuses. Quand nous arrivons dans la salle de réception, je suis émerveillée par la décoration. Un immense sapin a été posé dans un coin de la pièce et est décoré de milliers de boules, nœuds et guirlande lumineuse. A son pied, des dizaines de cadeaux emballés dans du papier doré et entourés d'un gros nœud au motif écossais attendent patiemment d'être déballés le matin de Noël. Non loin, un véritable bar a été érigé et deux hommes et une femme s'affairent derrière pour concocter des boissons toutes plus farfelues que les autres. Sur le bar, de grosses guirlandes faites de branches de sapins entrelacés et de gui serpentent entre les verres des convives.

Le reste de la salle est décoré de statue de bois représentant des bonshommes de neige, des Casse-Noisette, des sapins, des flocons et autres traîneaux du père noël. Au plafond, des milliers de fleurs d'hiver sont suspendues, ce qui offre un décor magnifique pour l'espace dédié aux photographies : dans un coin de la salle, une calèche de bois joliment décorée attend que les convives s'installent pour se faire tirer le portrait.

Nous rejoignons Pansy et Daphnée qui sirotent déjà un cocktail dans leurs plus belles robes de soirées. Quand je me retrouve devant elles, elles scrutent, les yeux écarquillés, ma robe fraîchement achetée.

– Et bien, dit Pansy, si on m'avait dit un jour que le vert irait mieux à Hermione Granger qu'à moi-même, je ne l'aurai pas cru.

Sa remarque est sarcastique mais son sourire sincère, et je réalise que je ne la déteste pas autant que je le pensais. Déjà lors de notre soirée aux Trois Balais, elle m'avait paru bien plus sympathique que dans mes souvenirs.

– Je vais nous commander à boire, reste ici, me dit Malefoy en s'éloignant et me laissant seule avec les sœurs Greengrass et Pansy.

Il s'éloigne après m'avoir adressé un dernier regard d'avertissement pour me sommer d'être toujours ici quand il reviendrait, et je me retourne vers les trois autres. Elles m'observent toutes en silence, un petit sourire en coin. Finalement, Daphnée prend la parole et s'adresse à sa sœur :

– On dirait que t'es passée à côté de quelque chose, lui dit-elle. Mère aurait tellement aimé que tu nous fasses plein de petits Drago Junior.

Astoria éclate de rire et lève son verre en direction de sa sœur avant d'en avaler une gorgée, un air énigmatique sur le visage.

– Ne t'inquiètes pas, Hermione, me dit-elle, Drago et moi, ça n'a jamais été une histoire qui roule.

Elle pique ma curiosité et je ne résiste pas à l'envie de la questionner.

– Ah oui ? je demande, l'air dégagé.

De toute évidence, je ne leurre personne, car les trois amies se regardent d'un air entendu.

– Il s'est avéré qu'il possédait trois choses que je n'apprécie pas particulièrement.

Si je ne comprends pas la blague, les deux autres, elles, se mettent à pouffer de rire. Daphnée donne même un coup de coude à sa sœur avec un regard amusé.

– Trois choses ?

Pansy sourit derrière son verre et semble avoir pitié de moi car elle se décide à m'expliquer :

– Trois choses en trop dans son pantalon, m'explique-t-elle.

J'écarquille les yeux quand je comprends soudain. Malefoy s'était bien gardé de me dire qu'Astoria préférait la compagnie des femmes à celles des hommes. J'ignore pourquoi j'éprouve un soudain soulagement et je sens mes muscules se décontracter un à un. Malefoy revient finalement avec une flûte de champagne pour moi et un verre de whiskey pour lui, et nous trinquons tous les quatre.

Je passe une meilleure soirée que ce à quoi je m'attendais, et je me laisse finalement portée par l'enthousiasme général. Nous sommes finalement interrompus par Mrs Greengrass qui vient saluer ses filles d'un air ravi, du moins jusqu'à ce que son regard se pose sur moi. Je me force à lui sourire.

– Bonsoir Mrs Greengrass, dis-je d'un ton neutre.

– Je ne me rappelle pas avoir vu votre nom dans la liste des invités, dit-elle sèchement.

– Elle est mon invitée, intervient Astoria, tout sourire. Je tenais absolument à rencontrer celle qui fait battre le cœur de l'héritier le plus en vogue de sa génération.

Sa mère ne répond pas et se contente de me jeter un regard méprisant avant de retrouver son masque d'hôtesse parfaite.

– Profitez-bien des festivités. Astoria, il faut que je te dise deux mots, si tu veux bien me suivre.

Astoria hausse les épaules et suit sa mère docilement, un sourire amusé au bout des lèvres. De toute évidence, les sœurs Greengrass aiment rendre folle leur chère maman.

– Ca alors ! Hermione Granger chez les Greengrass ?! s'écrie une voix derrière moi.

Mes poils se hérissent tandis que je me retourne pour faire face à Lavande Brown. A côté de moi, je sens Malefoy se tendre imperceptiblement. Il glisse une main dans le creux de mon dos et coupe immédiatement Lavande dans son monologue :

– Navré, Lavande, nous étions sur le point d'aller prendre une photo. De notre propre gré, pas l'une de celles que tes collègues adorent voler dans notre intimité.

Et sur ces mots, il exerce une pression sur mes reins pour me pousser à avancer dans la direction opposée de Lavande.

– On dirait que tu en veux à Lavande pour quelque chose ? je ricane, hypocrite.

– Vraiment ? Je ne vois pas pourquoi tu dis ça.