Disclaimer : Carlos, Rey Emperador est l'oeuvre de Oriol Ferrer.
Résumé : Dieu lui a pris sa fille. Il a pris à ses neveux et nièces leur père, ainsi que la santé mentale de leur mère. Alors, pour eux, elle sera la maman et la tante aimantes. [Carlos Rey Emperador] [Siblings' May]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre du challenge mensuel du Siblings' May 2022, crée par DramaNantha, un challenge pour mettre à l'honneur les fratries.
Jour 30 : Promesse
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (06/50)
Mère et tante
-Je vous confie mes enfants, ma sœur. Veillez bien sur eux.
-Soyez tranquille, Philippe. Je veillerai sur eux comme s'ils étaient mes propres enfants.
La nouvelle de la mort de son frère et du confinement de sa belle-sœur lui parvient et Marguerite a envie d'hurler. D'hurler à la mort tant la douleur est insupportable.
Son petit frère est mort.
On ignore si c'est le poison ou une maladie qui a achevé son existence.
Juana, sa belle-sœur, serait devenue folle après le décès de son époux et le roi Ferdinand l'a faite confiner à Tordesillas, même si elle avait déjà montré des signes d'instabilité. La reine de Castille, enfermée dans un château…. Avec pour seule réelle compagnie le dernier enfant de son grand amour.
Mais l'archiduchesse ne peut pas flancher.
Pas quand l'avenir de la dynastie en dépend.
Et surtout, elle pense à ses neveux, à ses nièces. Dieu l'a privée de ses enfants dans son ventre mais lui confie la garde des petits de son cadet. Le petit Ferdinand, prénommé comme son grand-père, est élevé par ce dernier en Castille. Catherine est avec sa mère.
Restent Eléonore, Charles, Isabelle et Marie, tous si jeunes et déjà quasiment orphelins… et Charles, Seigneur, Charles ! Charles si petit et pourtant déjà l'héritier de l'Autriche, du duché de Bourgogne, des couronnes de Castille et d'Aragon, peut-être même le futur empereur du Saint-Empire… alors qu'il n'est qu'un garçonnet…
Elle avait promis à Philippe et à Juana de veilleur sur leurs enfants en leur absence.
Dieu aujourd'hui met à l'épreuve sa parole.
La princesse sèche ses larmes, se force à sourire. Elle ne serait jamais leur mère, mais ils ne sauraient pas ce que c'est de grandir sans amour. Elle a des enfants à élever, à aimer, à protéger…
Parce que son frère et sa femme en auraient fait de même pour elle, si sa fille avait survécu.
FIN
