Résumé : Post-Poudlard – HPDM - Harry, chef des aurors, intervient sur le domaine des Malfoy lorsque le manoir est ravagé par un feudeymon. Il découvrira Malfoy errant dans les couloirs des cachots. Mais si c'est véritablement Malfoy, qui est celui qui est parti aux Etats unis ?
Disclamer : L'univers et les personnages appartiennent à JKR
Publication : Contrairement à Dans une autre vie (2 à 3 chapitres / semaine) celle-ci ne verra qu'un chapitre/semaine.
Note : C'est une romance qui prendra son temps. L'enquête n'est pas une priorité donc ne pas s'attendre à quelque chose de grandiose^^
Bonne lecture
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Prologue
Mars 2007
Harry venait de transplaner sur le domaine des Malfoy, accompagné d'une équipe. Étant chef du bureau des aurors, il allait très peu sur le terrain, mais ce cas-là était différent. Une alerte avait été envoyée au centre, annonçant qu'un feudeymon était en train de ravager le manoir. Sachant que Draco Malfoy était aux Etats Unis, en visite de liaison à la MACUSA, il ne pouvait être sur place.
— Beck et Vorez, délimitez la zone et interrogez ceux qui étaient là ! Aucun civil, ainsi que les journalistes, ne doivent pas y pénétrer ! Les autres, vérifiez les alentours ! ordonna-t-il à ses hommes.
Il se tourna vers son adjoins-coéquipier.
— Ron, avec moi, on va jeter un œil à l'intérieur, dans le cas où il y aurait une victime.
— Ça ne me rappelle pas de bon souvenir, Harry...
— En parlant de souvenir, dit-il en apercevant un objet qui gisait au sol, quelques mètres plus loin. Prends le balai là-bas et fais un tour au-dessus, moi, je rentre dans le manoir !
— Mais Harry, tu...
— À première vue, le feudeymon a débuté par l'aile ouest, au second étage. Je vais transplaner dans les cachots...
— Harry, si...
— Ron ! Tu ne vas pas commencer à outrepasser mes ordres ?
— Non, mais... bon, soit, hurle si tu as besoin d'aide !
Il ne lui restait pas longtemps avant que le feu n'atteigne les sous-sols. Une fois sur place, il incanta un lumos et commença ses recherches.
— Il y a quelqu'un ? Ici, Auror Potter !
Il courut à travers les couloirs déserts pendant plus de deux minutes quand il se dit qu'il devait n'y avoir personne.
— Potter...
Une petite voix tremblante résonna non loin de lui.
— Où êtes-vous ? questionna-t-il inquiet.
— Là...
Harry soupira lourdement et se dirigea vers elle d'un pas rapide. La chaleur au-dessus de lui commençait à prendre possession du lieu, lui signifiant qu'il devait agir vite. Il aperçut enfin une ombre, recroquevillée sur elle-même, dans l'un des recoins du couloir. Lorsqu' il s'approcha, il s'agenouilla en découvrant un visage pâle qui le fixait d'un regard brillant de peur.
— Malfoy ! Je te croyais à la MACUSA ?
Tout en parlant, Harry l'aida à se relever, visualisant brièvement la marque terni sur son bras droit. Malfoy semblait baragouiner des mots qu'il ne saisissait pas. Il était si frêle et tremblant contre son corps que Harry se demandait ce qui avait bien pu lui arriver.
— Répète, je ne comprends rien, demanda-t-il.
— Il ne doit pas savoir que je suis là, lui répondit nerveusement Malfoy.
— Qui ? le questionna-t-il, le cœur battant en croisant son regard gris, empli de terreur.
— Chut, Potter... lui souffla-t-il un index sur les lèvres.
Harry jeta rapidement un coup d'œil aux alentours pour faire taire ses battements cœur. Le feu qui arrivait attira son attention. Il n'avait pas le temps de réfléchir alors il resserra son étreinte autour de la taille de Malfoy.
— Tiens-toi bien, on va transplaner vers l'extérieur.
— Non ! hurla l'aristocrate en se détachant de lui. Je ne peux pas. Personne ne doit savoir...
— Merde ! jura Harry en le tirant avec précaution vers lui.
Malfoy paraissait tellement désorienté et perturbé que Harry en eut la nausée. Ce n'était pas le Malfoy qu'il connaissait. Cela en était effrayant, et pourtant, en étreignant son corps tremblotant contre le sien, son cœur ne mentait pas. Il n'y avait que Draco pour le lui faire battre ainsi.
— Ok, si je t'emmène chez moi, ça t'ira ?
Le visage de Malfoy lui montra qu'il réfléchissait et, pas assez vite à son goût.
_ Draco ? se permit-il doucement. Chez moi.
— Uh, d'accord, bafouilla Malfoy.
À peine eut-il sa réponse que Harry transplana chez lui. Il posa Malfoy sur le canapé en lui demandant d'ouvrir la porte à personne et de rester silencieux.
Harry repartit pour le domaine des Malfoy, un peu chamboulé par l'état de l'ex-serpentard. Quelque chose n'allait pas avec lui, il en était certain. Et son cœur ? Pourquoi battait-il avec frénésie alors que cela n'était plus arrivé depuis des lustres ? Qu'est-ce qui avait pu changer ?
— Harry ! Tu m'as fait peur, j'ai cru que tu y étais resté ! lui cria Ron, un brin affolé. On n'a plus quinze ans !
— Je sais, désolé.
— Alors ? lui demanda son meilleur ami alors que Harry fixait l'étendue du désastre.
— Ron, tu es bien sûr que Malfoy a pris le portoloin pour New York ?
— Oui, j'étais présent. D'ailleurs Gawain Robards a contacté nos collègues américains pour qu'ils l'informent de l'incendie. Malfoy devrait arriver dans une heure.
Harry jeta un œil à sa montre, 16h22. Le temps de régler le problème des lieux et il rejoindrait Draco. Toutefois, il se demanda qui était le Malfoy qui était aux Etats Unis ?
— Harry ? Qu'est-ce qui passe bon sang ?
— Ron, commença-t-il en le tirant de façon à ce que personne n'entende leur conversation, dès que Malfoy rentre, je veux que tu l'envoies chez moi en transplanant.
Harry avait encore davantage protégé la demeure des Black après la guerre. Seuls Andromeda et la petite famille de Ron pouvaient venir chez lui par le réseau de cheminées. Quant à son adresse, il était tenu au secret par les aurors qui pouvaient se présenter devant sa porte.
— Mais...
— Rien, fais ce que je te dis et surtout, fais gaffe à toi.
— Harry ! lui hurla son ami en lui lançant un regard qui lui demandait plus d'explications. Quelque chose ne va pas, je le vois bien...
— Ecoute, j'ai trouvé Malfoy dans l'un des couloirs des cachots. Et si tu me confirme qu'il y en a un à la MACUSA, alors lequel est le vrai ?
— Polynectare, tu crois ?
— Peut-être... mais je dirai que celui qui est à New York est l'imposteur alors, fais attention à toi.
— Tu me connais... allez, je retourne au ministère, je l'accueille et te l'amène.
— Et pas un mot à qui conque !
— J'avais bien compris Harry.
Quand son ami transplana, il se tourna vers l'un de ses hommes.
— Beck !
Nathalie Beck était la seule femme auror de sa première équipe. Avec un caractère bien trempé, elle était à la tête de cette première division dont Harry avait fait partie, avant de lui céder la place. Si au début, il avait eu du mal avec son franc parlé, il s'y était habitué et aimait beaucoup discuter avec elle en dehors du travail.
— Oui, chef !
— Quand le feudeymon aura tout détruit, veille à prendre des clichés et à ce qu'il n'y ait aucun intrus sur la zone délimitée, sinon, c'est direction Azkaban sans passer par la case interrogatoire !
— Bien Chef.
Son visage se détendit lorsqu'elle poursuivit sur un ton amical, mettant de côté leur rang respectif :
— Tu penses à une vendetta ?
— Honnêtement Nat, je n'en sais rien.
— Malfoy va avoir mal au cœur en voyant le manoir dans cet état... mais ça sera une bonne raison pour lui de recommencer ailleurs, ce n'est pas pour rien qu'il a accepté d'être un agent de liaison...
Harry savait qu'elle craquait pour Malfoy, mais elle n'avait jamais osé faire un pas, de peur de détruire leur amitié.
— Quoi ? Je croyais qu'il en avait marre d'être sur le terrain.
Malfoy avait fait ses preuves en tant qu'auror, et travailler avec lui avait été agréable quand ils ne se prenaient pas la tête. Il fut même un temps où son cœur avait battu pour cet arrogant aristocrate, mais ses sentiments avaient changé, du jour au lendemain, sans comprendre pourquoi.
— Harry ? Je crois que plus rien ne le retiendra. Il partira.
Après que Malfoy ait décidé de quitter son poste d'auror, un an plus tôt, Harry avait accepté que celui-ci joue les intermédiaires entre la MACUSA et le ministère de la magie.
— Si c'est son choix, répondit-il le cœur serré. Bref, je ne retourne pas au ministère tout de suite, je rentre directement prendre une douche, j'en ai pour un moment pour que l'odeur du brûlé quitte ma peau.
— Très bien Chef.
— Et je veux un rapport demain matin à la première heure !
Harry fit le tour de ses autres hommes, releva leurs informations et quitta les lieux. Selon eux, un témoin aurait aperçu quelqu'un au moment que le feudeymon se soit déclaré. En attendant que l'un des aurors fasse un croquis, Harry n'avait plus qu'à passer chez lui.
Harry atterrit dans sa cuisine, au 12 square grimmaurd. Il ôta sa cape et rejoignit Malfoy qui n'avait pas bougé. Celui-ci était recroquevillé dans un coin du canapé, les bras tremblant autour des genoux et le regard perdu sur le plancher.
— Hey ? Malfoy ? dit-il en écartant doucement une mèche blonde de son visage.
Il réalisa que son invité n'avait pas dû manger et se laver depuis plusieurs jours. Il était si loin de la personne qu'il était habitué à côtoyer que cela brisa une fibre à l'intérieur de lui.
— Malfoy ?
Celui-ci gémit, les larmes cédant quand Harry l'obligea d'un geste de la main à tourner son visage vers lui.
— Draco, se permit-il, qui est à New York ?
— Non, hoqueta Malfoy en détournant son regard. Je ne dois pas parler. Je ne peux pas. Le manoir est... détruit...
— D'accord, dit-il en comprenant qu'il était encore en état de choc. Je vais te préparer un repas, veux-tu prendre une douche ?
Ce fut ce moment que choisit Ron pour sortir des flammes, accompagné de l'imposteur. Alors que celui-ci s'avançait, Harry sortit sa baguette en même temps que Ron lui hurla « non ! ». Ce qui se déroula par la suite le laissa pantois, le regard médusé.
Malfoy venait de se jeter tout contre l'imposteur qui le serrait très fort, comme s'il avait eu peur de ne plus le revoir.
— Je suis désolé, marmonnait Draco en étreignant le double. J'avais promis de ne pas bouger, j'ai...
— Idiot ! répondit le second, si Potter n'était pas intervenu, tu serais mort !
L'imposteur lui jeta un regard de remerciement, chose que Harry avait du mal à concevoir, et avait aussi du mal avec deux Malfoy en tout point identique. Enfin, presque. Draco était plus maigre et tremblait comme une feuille.
— Bordel ! C'est quoi cette merde ! s'écria-t-il une fois qu'il reprit ses esprits.
— Harry, lui chuchota son meilleur ami. Je te présente officieusement Hyperion Malfoy, le jumeau de Draco.
