Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.

Résumé : Sacrifier son téléphone est une épreuve pour Ben. Mais c'est pour sa propre survie. [Kill Ben Lyk]

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «Défis Galactiques» du 18/02/2022. 30 minutes sur le thème des situations insolites. Décrire l'image ou écrire sur le prompt donné. N°4 : Vos persos enterrent un téléphone, littéralement

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de Ben/Roberto + Verseau : Roberto et Ben Lyk (Kill Ben Lyk) + Drabble 450 : Ben / Roberto (Kill Ben Lyk) + B - Ben Lyk

Un sacrifice nécessaire

Roberto sait que c'est un immense sacrifice pour Ben et il le comprend. Son téléphone, au-delà d'être un simple objet de communication, ça a été son gagne-pain. Ses vidéos Youtube, il les a tournées avec ça. Sauf que c'est aussi en partie la cause de leur situation actuelle : la mafia au cul pour une histoire de vidéo tournée par réflexe, la vidéo d'une fausse exécution de chef de clan qui aurait pu mettre à mal O'Sullivan si les équipiers de Scotland Yard ayant appris la vérité n'étaient pas morts, soigneusement abattus par sa taupe infiltrée.

Robbie a eu la chance de survivre. Dieu doit le vouloir en vie. Qui survit à une balle dans l'arrière du crâne ? De ce fait, la police lui a permis de quitter Londres une fois sur pied, et soigné dans un hôpital top secret, avec une nouvelle identité...

Et sa première réaction, ça a été de retrouver Ben.

Il le connaît, il est bon mais il est con.

Et entre temps, au lieu de faire profil bas, il a recommencé la même recette de vlogs, à visage ouvert, sur les réseaux.

Un troisième nom en quelques mois sera la récompense de ces funérailles :

Ils enterrent ce téléphone.

Ils ont retiré les parties néfastes pour l'environnement, détruit la sim, et ils envoient la petite boîte dans un incinérateur avant de s'envoler pour un pays loin, très loin...

La Russie.

La terre natale du vidéaste, adopté par un couple britannique.

Là, il reprendra le nom que sa mère, une adolescente de seize ans, lui avait donné :

Eduard Yekaterinovich Razumovski.

Par chance, l'adoption avait été une adoption sans mention de la mère sur les papiers, de ce fait, si Ben sait qui elle était, c'est uniquement parce que ses parents le savent : ils ont demandé pour savoir en cas de maladie génétique.

Roberto, lui, devient Dimitri Leonidas.

Et il fera en sorte que le jeune homme reste en vie et puisse revenir en Angleterre sans crainte.

Ou bien, ils s'établiront là-bas, peut-être même qu'il voudra garder son nom de naissance.

En attendant, l'objet du malheur se consume, symbole ironique d'une renaissance.

FIN