Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

.

Bonjour à tous ! Vous découvrirez certains évènements ayant conduit à l'exil des Potter en Amérique et quelques moments clés dans leur pays d'accueil! L'écriture de cette annexe à Un Si Grand Secret est complète.


IMPORTANT!

Pour une meilleure compréhension de cette histoire, je vous encourage à aller lire le tome 1: Un si grand secret, jusqu'au chapitre 17 au moins, sans quoi vous serez spolié de certains grands événements.


Je remercie également tous ceux qui laissent des commentaires et qui suive cette aventure. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.

Bonne lecture !

PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)

Je remercie Lady Zalia pour m'avoir donné son avis sur un des passages du chapitre


Amérique, le 1er janvier 1981.

.

.

Tout autour de lui se mélangeaient les voix de sa famille. Il identifiait la grosse voix de tonton Jasper, qui contrastait avec la voix de tantine Isa qui essayait de le calmer.

Les voix qu'il reconnut ensuite étaient celles de ses tontons Benedict, Hedwin et James qui discutaient pas loin de lui. Il faisait attention de bien dire leur prénom car sinon ils n'arrêtaient pas de le reprendre et le traiter de bébé. D'habitude ils ne cessaient de faire des bêtises et de rigoler. Mais là ils étaient calmes… Et en plus il n'entendait pas tonton Gaby et ce n'était pas normal, il était tout le temps avec eux pour faire des bêtises. Il a bien souvent entendu les plus grands tontons les gronder parce qu'ils recevaient trop de lettres de Poudlard. Il se redressa alors pour les regarder, et ils étaient assis sur le sol, habillé tout de noir et les yeux rouges. Il irait les voir après pour savoir où est tonton Gaby, mais là, il ne voulait qu'une chose, c'était tata Toto. Il plissa alors ses yeux en regardant tout autour de lui, dans l'espoir de la voir. Il ne parvenait ni à l'entendre, ni à la voir.

Tous ceux qu'il voyait étaient habillé en noir. Il ne la trouverait pas depuis son parc, il avait besoin de se rapprocher. Il se concentra pour que le parc de jeu s'ouvre. Il connaissait bien ce parc, et savait comment faire, il le faisait toujours avec les cousins. Il voulait voir sa tata, et ce n'était pas ce parc qui allait l'en empêcher. Il lui avait fait un dessin juste pour elle et il avait fait très attention aux détails quand il l'avait fait. Maman lui avait dit qu'elle allait lui donner, mais il avait bien vu qu'elle ne l'avait pas fait. Il l'avait suivi et elle l'avait mis dans une grande boîte en hauteur. Alors il voulait récupérer le dessin pour le donner à tata Toto.

Lorsqu'il réussit à retrouver la pièce, il eut un instant d'hésitation. La salle était très sombre et silencieuse, mais surtout, il ne se souvenait pas qu'il y avait autant de boîtes. Il avait un peu peur, mais le dessin était important, et puis comme dit son papa, un Potter à le droit d'avoir peur, mais il doit affronter ses peurs pour les choses importantes. Il ferma les yeux et respira un grand coup comme maman lui fait faire quand il a peur. Il remarqua une chaise à côté de la première boîte et se prépara à monter dessus. C'était facile, il lui suffisait de penser à l'endroit où il voulait être et pouf, il y était ! Il le faisait souvent même s'il n'en avait pas le droit. Maman criait quand elle le voyait sur une chaise tout seul, mais il ne comprenait pas pourquoi.

Il se pencha sur la grande boîte, et reconnut tonton Willy qui dormait. Quelle drôle d'idée de dormir dans une boîte ! Néanmoins, il redescendit tout doucement pour ne pas faire de bruit. Tonton Willy n'était jamais de très bonne humeur quand on le réveillait… Mais d'ailleur, pourquoi n'était-il pas avec tata Toto ? Habituellement, ils dormaient ensemble, comme papa et maman, il le savait bien... Bon… Il lui demandera quand il sera réveillé.

Il y avait une autre boîte un peu plus loin, avec une autre chaise. Il pensa très fort pour apparaître sur celle-ci. Mais, alors qu'il ouvrait les yeux, il eut juste le temps de voir tonton Tony dormir avant d'être soulever et retourner.

Son père venait de l'attraper et le tenait fermement contre lui. Dans ses bras, il put voir tonton Gaby, tonton Bene, et tata Toto, tous dormaient dans des boîtes ! Il put voir que tata serrait son dessin sur son ventre, maman ne lui avait donc pas menti, elle lui avait bien donné!

Alors qu'il sortait de la pièce, il se rappela de sa question.

- Dis papa, pourquoi tonton et tata ils dorment pas ensemble? Tonton s'est fait disputer par tata ?

- Non mon grand, ils ne se sont pas disputés, lui répondit son père.

- Mais pourquoi alors? Maman et toi, si vous ne dormez pas ensemble, c'est parce tu as fait une bêtise et que maman elle t'a grondé. Et puis, il va pas être de mauvaise humeur ? Tonton, il aime pas quand tata elle dort pas avec lui, je l'ai entendu le dire.

- Tu es définitivement trop intelligent pour ton âge mon grand. Mais tu as raison, il faut qu'ils dorment ensemble, c'est ce qu'ils auraient voulu.

Le petit garçon regarda alors son père sortir sa baguette magique et d'un geste, les boîtes où dormaient son tonton et sa tata se réunirent. Ils étaient ensemble, maintenant. Il sentit alors de l'eau tomber sur sa main, et lorsqu'il regarda d'où elle venait, il vit que son papa pleurait.

- Pourquoi tu pleures papa ? Chuut ! Il faut pas faire de bruit, sinon on va les réveiller ! Et ensuite tonton Gaby il va me faire des blagues !

- Je pleure parce que je suis triste, allez, viens, allons voir ce que fait ta maman d'accord ?

Jazz se redressa d'un coup dans son lit, les larmes aux yeux. Il venait de faire un rêve étrange. Dedans il y avait ses cousins, ses oncles et tantes, mais aussi des personnes qu'il ne connaissait pas. Les surnoms lui disaient quelque chose mais il ne les situait pas, enfin pas pour les malheureux qu'ils enterraient ce jour-là. Il ne se rappelait pas qu'il y avait eu des décès dans la famille après leur arrivée en Amérique. Et il ne pensait pas possible que ce soit des membres de sa famille anglaise décédés car il n'avait aucun souvenir de l'Angleterre, il allait sur ses deux ans quand ils en sont partis, donc trop jeune pour garder le moindre souvenir… Mais d'un autre côté, c'était incohérent car son cousin James, qu'il n'avait vu qu'en photo, ne s'était pas exilé avec eux en Amérique.

Ses parents pourront très certainement répondre à ses questions, et normalement, ils ne travaillaient pas aujourd'hui. En attendant, il y avait plus important aujourd'hui. Regardant par la fenêtre, il constata que le soleil n'était pas levé, un coup d'œil à son horloge lui indiqua deux heures du matin. Après ce rêve, se rendormir paraissait impossible… Mais ce n'était pas grave, aujourd'hui était un jour spécial, son onzième anniversaire ! Son père lui avait promis qu'il pourrait avoir sa baguette magique. Il lui tardait d'aller au magasin pour l'acheter.

Jazz sortit doucement de son lit pour ne pas réveiller ses cousins qui dormaient dans sa chambre à l'occasion des fêtes de fin d'années. Une fois dans le couloir, il courut vers la chambre de ses parents, mais cette dernière était vide de ses occupants. Lorsqu'il retourna dans le couloir, il croisa son cousin Antonn qui avait eu la permission de rester plus tard. Mais bien sûr ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ! Tous les adultes devaient encore être en train de faire la fête dans le salon. Il se tourna vers son cousin et lui demanda en chuchotant :

- Mes parents sont encore dans le salon ?

- Oui, pourquoi, qu'est-ce qu'il t'arrive Jazz ? demanda Antonn légèrement inquiet.

- Rien, j'ai fait un rêve bizarre, et je n'arrive pas à me rendormir, et du coup je voulais rappeler à mes parents qu'aujourd'hui on devait aller acheter ma baguette.

- A deux heures du matin ? Tu comptais vraiment les réveiller pour ça ?

Jazz rougit en baissant la tête devant la remarque de son cousin. Il allait ouvrir la bouche quand celui-ci réalisa ce que ce jour signifiait pour Jazz.

- Oh, mais c'est vrai ! Bon anniversaire cousin ! Bon, va les voir, je pense qu'ils te pardonneront d'être levé à cette heure.

Jazz ne fit pas attention au sourire en coin de son cousin, qui savait que Jazz se fera disputer. Les adultes ayant été très clair avec les plus jeunes lorsqu'ils les avaient envoyés dormir plus tôt dans la soirée, leur signifiant que l'accès au salon leur était strictement interdit.

Le sourire d'Antonn s'accentua lorsqu'il entendit l'oncle Chrys disputer son fils.

- Jazz ! Qu'est-ce que nous avions dit !

- Mais j'ai onze ans maintenant !

- Oui, et bien cela n'empêche que tu as désobéi, tu retournes te coucher et on en reparle plus tard.

- Mais père!

- Jazz, ne me fait pas répéter.

- Mais je n'arriverai pas à dormir !

- Jazz !

- Non, je suis sûr que si je dors, je verrai encore ces cercueils avec ces personnes que je ne connais pas dedans !

L'affirmation de Jazz jeta un froid dans l'ambiance festive de la pièce. Voyant qu'aucun des adultes ne réagissait, Jazz commença à sortir de la pièce la tête baissée avant d'être arrêté par son cousin Hedwin.

- Jazz, de quoi parles-tu ?

- Je ne veux pas vous embêter, juste un rêve étrange, ou vous y êtes tous, mais …

Jazz ne finit pas sa phrase, maintenant qu'il était un peu plus réveillé, il commençait à comprendre à qui pouvaient être attribués les surnoms de tata Toto, tonton Willy et les autres. Devant sa compréhension, il blanchit et sentit la nausée l'envahir. Sa mère, qui le vit blanchir, eut tout juste le temps de faire apparaître une bassine devant lui. Il ne dû le fait d'être encore debout qu'à son père qui l'avait rejoint en deux enjambés. Ce dernier, après avoir fait disparaître la bassine, le poussa délicatement jusqu'au canapé. Tous les adultes de la famille étaient présents. Jazz se sentit tout un coup honteux de sa réaction.

- Je suis désolé, murmura-t-il en prenant le verre d'eau que lui tendait son oncle Jules.

- Juste une gorgée, lui conseilla Jules.

Jazz se laissa examiner deux minutes par son oncle qui était médicomage, avant que ce dernier ne se tourne vers ses parents.

- Ce n'est pas grand chose, une réaction à une baisse de tension, due à une émotion forte.

Jazz sentit ensuite la main de sa mère lui caresser tendrement les cheveux, avant que son oncle ne reprenne.

- Jazz, peux-tu nous raconter ton rêve s'il te plaît ? J'aimerais évaluer si je dois te donner une potion pour dormir.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée, murmura Jazz. Je crois que j'ai compris qui étaient ceux que je ne connaissais pas, mais c'est impossible, j'étais trop petit pour les connaître non ?

Paige, la mère de Jazz se tourna alors vers son époux pour chercher du soutien, mais elle remarqua seulement que celui-ci avait complètement blanchi et semblait avoir compris quelque chose. Elle se jura d'avoir une conversation avec lui plus tard avant de reporter son attention sur son fils, et d'insister.

- Jazz, s'il te plait, tu n'as pas à avoir peur de nos réactions, on veut savoir ce qui t'arrive pour t'aider. Tu es visiblement perturbé par ce rêve et cela nous inquiète.

Jazz hocha la tête avant de commencer à raconter son rêve. Au fur et à mesure, il voyait les adultes blanchir, et il sentit la prise de sa mère se resserrer sur lui. Lorsqu'il eut terminé, il se tourna vers son père, cherchant dans son regard une réponse à ses questions. Étais-ce juste un rêve, ou un souvenir ? Après tout, si quelqu'un dans la pièce avait la réponse c'était forcément lui. Il regarda son père détourner son regard en passant une main dans ses cheveux. Le silence dans la pièce s'était fait pesant. Ce fut sa mère qui brisa le silence, les larmes aux yeux.

- Chrys, ne me dis pas que…. il avait un an et demi, pourquoi ne m'en as-tu pas parlé.

- Nous étions tous assez perturbé ce jour-là, j'attendais le moment opportun pour t'en parler.

- Et tu ne l'as pas trouvé en neuf ans !

- Non, et je n'en voyais plus l'intérêt, il était trop jeune pour se souvenir, mais je n'ai pas voulu prendre de risque alors je lui ai jeté un sort d'oubli temporaire!

- Tu m'as quoi… ?

- Jazz, je suis désolé, s'excusa son père, ce que tu as vu ce jour-là, aucun enfant ne devrait le voir, alors…

- Mais alors ce sont vraiment des souvenirs, et pas juste un rêve étrange ? Et tata Toto c'était… Victorine, la maman de Vincent ?

- Oui mon grand, je suis désolé que tu aies un tel souvenir.

- Mais pourquoi je m'en souviens maintenant ?

- Le sort que j'ai utilisé est souvent utilisé en psychomagie. Il débloque le souvenir uniquement lorsque la personne est apte à y faire face. Je ne pensais pas que tu le serais avant encore plusieurs années. Mais tu as toujours été plus mature que la normale.

- Je…

Jazz n'arriva pas à terminer sa phrase, il se tourna alors vers son oncle.

- Je veux bien quelque chose de léger pour me rendormir s'il te plaît.

Son oncle acquiesça avant de lui tendre une fiole en lui donnant l'indication.

- Une gorgée le soir pendant une semaine. On refera un point à ce moment-là.

Jazz se contenta d'hocher la tête pour montrer son accord. Il se leva pour regagner sa chambre, et alors que sa mère se redressait aussi, il fut rassuré de savoir qu'il ne remontera pas tout seul. Avant de passer la porte, il se tourna vers le reste de l'assemblée.

- Je suis désolée d'avoir gâché la fête.

- Tu n'as rien gâché, le rassura sa tante Isa, nous sommes là pour toi, et nous te soutiendrons toujours quand tu n'iras pas bien, quelque soit le moment.

Jazz hocha la tête avant de monter les escaliers suivit par sa mère. Il fut surpris quand elle l'entraîna vers la chambre de ses parents.

- Mais je n'ai plus le droit depuis que j'ai six ans.

- Ce n'est pas un cauchemar ordinaire mon chéri et si on rentre dans ta chambre, on risque de réveiller Vincent et Marc.

Au souvenir de Vincent, et surtout de ses parents, Jazz blanchi à nouveau, il les voyait allongés dans leur cercueils. Il ne savait pas s'il arriverait à sortir cette image de sa tête. Il sentit les larmes arriver, il essaya de les retenir, mais ce fut vain. Il suivit donc sa mère dans sa chambre, pour cacher ses larmes à son cousin Antonn qui les avait suivis, devant lui aussi, aller se coucher. Une fois installé dans le lit, il posa une dernière question à sa mère avant de prendre la potion.

- Mais, et papa ?

- Le canapé est très confortable, ne t'en fais pas pour lui.

Jazz acquiesça, avant de prendre une gorgée de potion. Quelque minutes après, il s'endormit sur les paroles de sa tante Isa qui l'avaient finalement plus rassurée que ce qu'il ne pensait.