Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages.
Je remercie également tous ceux qui laissent des commentaires et qui suive cette aventure. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.
Bonne lecture !
PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.
Merci à LoupSpell pour sa relecture :)
Amérique, le 1er novembre 1981.
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Jazz venait de se lever, la nuit dernière ils avaient fêté samhain. Les élèves des deux premières années avaient les traditionnelles deux semaines de vacances pour se remettre de la cérémonie. Les élèves de troisième et quatrième année avaient eux une seule semaine. Et pour les autres, il était admis que leur magie était suffisamment mature pour ne pas nécessiter de repos ensuite.
La cérémonie s'était révélée épuisante, et ce même pour les adultes qui ne comprirent pas cette fatigue soudaine dont ils furent victimes. Enfin, les anciens étaient peut-être au courant mais ils s'étaient effondrés de fatigue dès la fin de la cérémonie. Ce n'était encore jamais arrivé. Il avait entendu un de ses oncle chuchoter que c'était comme si Magia avait puisé en eux. Il ne savait pas cela possible. Ils devaient attendre le réveil des anciens pour avoir la confirmation.
Avant de descendre, il se demanda s'il devait réveiller les cousins avec qui il partageait la chambre. Au lit à sa droite se trouvait Vincent. Ils avaient le même âge, ils auraient dû être en classe ensemble, mais les anciens avaient préféré les séparer pour ne pas que trop de membres de leur famille ne se retrouvent au même endroit. Jazz était donc scolarisé à Salem, et Vincent à Ilvermony. Ils avaient prévu de passer ces deux semaines à comparer leurs écoles et il lui tardait de connaître les aventures de Vincent. De l'autre côté de Vincent se trouvait Marc. Il s'était endormi avec un livre de droit sorcier sur le ventre. Comme il n'avait pas encore onze ans, il n'était pas autorisé à participer à Samhain, et avait donc été mis au lit avant le début de la cérémonie. Jazz s'approcha de lui pour lui retirer le livre et ses lunettes. Lorsqu'ils étaient rentrés dans la nuit après la cérémonie, il était tellement épuisé qu'il ne l'avait pas remarqué. Jazz chercha un souvenir de Marc où il n'était pas avec un livre dans les mains, mais n'en trouva pas. Son cousin n'avait que six ans, mais cela faisait déjà bien longtemps que les adultes l'avaient mis à l'étude. Avec Vincent, ils se demandaient jusqu'à quand le plus jeune tiendrait le rythme, même eux étaient moins sollicités. Ils s'étaient promis d'être les meilleurs pour pouvoir l'aider quand il serait à l'école, et ils comptaient bien tenir leur promesse. Après une réflexion supplémentaire, Jazz estima que ses cousins et surtout Marc avaient bien le droit à une grasse matinée. Il sortit alors sans un bruit de la chambre pour se rendre au petit déjeuner.
Cependant, lorsqu'il arriva dans la salle à manger de son oncle James où ils s'étaient tous réunis pour célébrer Samhain, le visage grave de son père qui lisait le journal et la larme qui coulait sur sa joue lui indiqua que quelque chose s'était produit. Un bruit sourd résonna alors lui faisant chercher du regard la source de ce son. Il vit alors que son cousin Hedwin avait jeté son assiette à travers la salle, un journal ouvert devant lui, et des larmes qui cascadaient sur ses joues. Tous ceux attablés étaient soit en larme soit en proie à une colère qui faisait crépiter leur magie.
Jazz entendit alors le bruit des pas dans les escaliers, c'était Vincent qui descendait. Jazz lui fit signe d'attendre et le rejoignit pour le prévenir.
- Fait doucement, tu n'as pas réveiller Marc j'espère ?
- Non, j'ai fait attention, il a besoin de dormir, il travaille trop.
- D'accord, il va falloir entrer doucement dans la salle à manger, il s'est passé quelque chose, mais je ne sais pas encore quoi.
- Pourquoi tu ne demandes pas aux adultes ?
- Ils sont bizarres, soit ils pleurent soit ils sont en colère.
- Mais tu ne sais pas pourquoi ? demanda Vincent en reprenant sa descente des escaliers.
- Non, il faut arriver à attraper un journal avant qu'ils ne le cachent à notre vue.
Les deux cousins se regardèrent et d'un commun accord ils surent comment agir de concert. Les adultes allaient vouloir leur cacher les informations, les jugeant trop jeunes. C'était n'importe quoi, Marc était plus petit qu'eux et était bien plus mêlé qu'eux aux histoires de la famille. Lorsqu'ils ouvrirent la porte, Jazz attendit que Vincent se glisse discrètement derrière un cousin. Une fois certain d'être positionné de façon à ce que les adultes le regardent tous mais sans voir Vincent, il signala sa présence.
- BONJOUR! Cria Jazz, j'ai bien dormi et je meurs de faim. Père tout va bien ?
- Oui, tout va bien Jazz. Que dirais-tu de prendre ton petit-déjeuner dans ta chambre ? Pourquoi ne monterais-tu pas un plateau pour toi et tes cousins ?
Du coin de l'œil, Jazz vit les adultes ranger les journaux d'un coup de baguette. Il retint alors un léger gémissement, Vincent ne pourra pas chaparder un journal. Il le vit alors arriver au même constat et se positionner devant la porte qu'il ouvrit délicatement pour donner l'impression qu'il entrait dans la pièce.
- Mais Marc dort encore.
- Et bien porte lui un plateau et réveille le, répondit Jules, le père de Marc, il a ses leçons dans une heure.
- Aujourd'hui aussi ? ne put s'empêcher de demander Vincent avant de poursuivre. Mais cela fait longtemps qu'on ne l'a pas vu, je pensais qu'on allait pouvoir passer du temps ensemble.
- Vous aurez vous aussi vos propres leçons, répondit le père de Jazz.
- Cependant, intervint Emma la mère de Marc, je pense que vous avez le droit à deux jours rien que pour vous. Qu'en penses-tu Jules ?
Le regard que lui lança son épouse était suffisamment clair, et il n'avait en réalité pas son mot à dire. Il ne put que donner son accord face à cette proposition.
- Et bien l'affaire est réglée, annonça Emma, je vais vous aider à porter le petit-déjeuner dans votre chambre.
D'un geste de baguette, apparut alors trois plateaux en lévitation dont deux devant Jazz et Vincent. Alors qu'il passait à côté d'Antonn pour récupérer des toasts, Jazz le sentit glisser quelque chose dans sa main. Comprenant qu'il s'agissait du journal, Jazz se dépêcha de le glisser le plus discrètement possible sous son pyjama. Une fois les plateaux rempli, leur tante Emma les accompagna jusqu'à la porte de leur chambre. Avant de les quitter, elle posa le plateau à côté de son fils qui venait de se réveiller. Ce dernier croyant être en retard commença à s'affoler.
- Je suis en retard, grand-père va encore me disputer.
- Non mon chéri, le rassura-t-elle, tu as quelques jours de repos. Et j'ai enfin eu ma mutation, je voulais te l'annoncer en premier.
- C'est vrai ! s'exclama Marc en lui sautant dans les bras. Mais alors, tu reviens vivre tout le temps à la maison et plus que les week-end ?
- Oui mon chéri et on va passer beaucoup de temps ensemble.
- Super ! s'exclama Marc avant de prendre un air triste, mais grand-père et papa ?
- Ne t'inquiète pas pour eux, je m'en occupe. Il est temps que j'ai une discussion avec eux. Mais pour ce matin, tu vas profiter du petit déjeuner au lit avec tes cousins, et je ne veux pas vous voir vers la salle à manger d'accord ?
Pour cette dernière question, Emma s'était tourné vers ses neveux qu'elle connaissait trop bien. Ces derniers acquiescèrent immédiatement, ils connaissaient les colères de leur tante et ne voulaient pas s'y risquer. En réalité, elle était sans doute la seule personne de la famille qui arrivait à se faire obéir d'eux.
Dès que leur tante fut sortit les deux cousins sortirent chacun un journal de sous leur pyjama. Ils se regardèrent en souriant.
- Antonn, se contenta de dire Jazz.
- Benedict, dit Vincent sur le même ton.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Marc en les regardant d'un œil curieux.
- Les parents et cousins sont bizarres et ont voulu nous cacher pourquoi, répondit Jazz. La réponse est dans le journal. Et je te parie même que si on nous a dit de prendre notre petit-déjeuner ici c'est pour qu'ils puissent en discuter tranquillement.
Marc, curieux sortit de son lit pour rejoindre Vincent qui était en train d'ouvrir le journal. Seulement les gros titres les remplirent d'effrois.
"LE MAGE NOIR ANGLAIS VOLDEMORT ATTAQUE LES DERNIERS MEMBRES DE LA FAMILLE ROYALE" Avec en dessous "LE JEUNE PRINCE HARRY, SEUL SURVIVANT DE L'ATTAQUE".
Un silence pesant s'installa, silence qui fut brisé par Marc.
- Vincent, qu'est-ce qui va lui arriver à Harry ? Il ne va pas rester tout seul en Angleterre alors qu'on est tous là n'est-ce pas ? On va aller le chercher ?
- Je ne sais pas Marc, lui répondit Vincent en prenant Marc dans ses bras pour le rassurer.
- Bien sûr qu'on va aller le chercher ! S'exclama Jazz, et on va le dire aux autres. On n'a pas le choix, il est tout seul maintenant.
- Attend Jazz, le retint Vincent. Tu as entendu tante Emma.
Face à ce rappel, Jazz fit une grimace, tante Emma était terrifiante quand elle était en colère. Mais ils ne pouvaient pas rester là sans rien dire.
- J'ai une idée, dit Marc, on veut juste s'assurer que Harry vienne ici n'est-ce pas ?
- Oui, répondit Jazz en se rasseyant sur son lit.
- Alors peut-être que c'est ce à quoi pense les parents et qu'ils sont en train d'en discuter.
- Je vois où tu veux en venir, sourit Vincent, on a juste à espionner les parents, ça devrait le faire.
- Oui, confirma Marc, et surtout, surtout surtout ne pas se faire attraper par maman.
- Si on se fait attraper on aura qu'à dire qu'on ramène nos plateaux vides, suggéra Vincent.
- Oui, mais ils sont plein, commenta Marc, et je n'ai pas vraiment faim.
- Moi non plus, grimaça Vincent en regardant son propre plateau.
- Alors, on a pris du pain, du fromage, du lait, du chocolat et des fruits, je suis sûr qu'ils vont adoré, enfin, sauf le chocolat.
- De qui tu parles Jazz ? demanda Marc
- Mais de qui parles-tu ? s'étonna au même moment Vincent en regardant Jazz se lever pour ouvrir la porte.
Jazz se contenta de sourire avant de passer la tête par la porte et de siffler. Arriva alors en courant deux gros chiens noir qui ressemblaient à s'y méprendre à des sinistros.
- Tu vas donner nos repas aux Gardiens ? s'étonna Vincent, oncle James va te tuer s'il l'apprend, il est très à cheval sur leur alimentation.
- Et bien il ne l'apprendra pas. Pourquoi il l'apprendrait ?
- Je l'espère pour nous, soupira Vincent en imitant Jazz pour poser son plateau par terre.
Marc, avant de les imiter, retira les toasts qu'il mit sur sa table de nuit. Il connaissait assez ses parents et son grand-père pour savoir que si la faim leur revenait, ils n'auraient pas le droit d'aller à la cuisine. Les trois cousins regardèrent les gardiens de l'enfer, Poussin et Chaton dévorer leur plateau. Une fois leur méfait accompli, Poussin monta sur le lit de Jazz pour réclamer des caresses pendant que Chaton faisait la même chose sur le lit de Vincent.
- Je croyais qu'ils avaient interdiction de monter sur le lit, soupira Jazz en les caressant, j'espère qu'ils ne vont pas trop perdre de poils.
- Ne t'inquiète pas, ils n'en n'ont pas laissé hier soir, répondit Marc.
- Oh, le petit Marc a bravé les interdits quand il était tout seul.
Pour seule réponse, Marc lui tira la langue.
- Non, mais en vrai tu me rassures, rigola Vincent, je te trouvais trop sérieux ces derniers temps.
- En fait, murmura Marc, j'avais un peu peur tout seul et j'arrivai pas à m'endormir, je pense qu'ils l'ont sentit alors ils sont venu avec moi.
Les trois cousins passèrent quelques minutes à caresser les chiens avant que Jazz ne se lève d'un bon, faisant grogner de mécontentement Poussin qui dut se décaler.
- Bon, maintenant, on devrait pouvoir descendre sans trop de risques. Allons y !
Jazz n'attendit pas la réponse de ses cousins et ne vérifia même pas qu'ils le suivaient lorsqu'il s'engagea dans le couloir. Vincent déplaça délicatement Chaton qui avait pris place en travers de ses jambes avant de le suivre, emportant leur plateau avec eux.
Une fois arrivés face à la double porte qui donnait sur la salle à manger, ils commencèrent à coller leur oreille mais n'entendirent rien, visiblement la pièce avait été insonorisée. Ils s'assirent donc contre le mur sans oublier de relâcher un soupir de déception.
Ils regardèrent alors Poussin et Chaton descendre les escaliers et venir vers eux. Poussin se mit alors sur deux pattes et ouvrit la porte à l'aide de ses pattes avant. Immédiatement ils se décalèrent de façon à ne pas être vu par les adultes.
- Ce ne sont que les chiens, soupira l'oncle Jasper.
- Je ne comprends pas pourquoi les jeunes ne peuvent pas venir, c'est une décision familiale et vous savez très bien qu'ils ont le droit de donner leur avis.
Jazz ne put s'empêcher de souffler un "merci Hedwin" sous le regard noir de ses deux cousins. S'ils se faisaient prendre à cause de lui… Il réussit à retenir un grognement en entendant son père répondre.
- Ils sont trop jeunes pour comprendre tous les tenants et les aboutissants.
- Et de toute façon, il n'y a pas à discuter, nous ne pouvons pas aller en Angleterre alors nous ne pouvons pas récupérer Harry.
L'affirmation d'oncle Jasper fit voir rouge à Jazz, lui si fier de porter le même prénom que lui, commença à se dire qu'il l'appréciait de moins en moins. Déjà que le traitement qu'ils infligeaient à Marc les avait fait baisser dans leur estime, là, c'est pire. Il commençait déjà à se lever lorsqu'il entendit Antonn prendre la parole.
- Je sais bien que la majorité d'entre nous n'a pas la possibilité de rentrer en Angleterre, mais enfin, je vous rappelle qu'il y a ici des personnes qui n'ont pas connu oncle Charlus et donc qui n'ont pas prêté serment de ne pas se rendre en Angleterre tant que le fils de James n'a pas rencontré le tableau de la reine Catherina.
- Il est hors de question que Emma se rende seule en Angleterre, je ne le permettrait pas ! s'insurgea le père de Marc.
- Ni Eleanore, ajouta Benedict.
- Mais enfin, s'agaça Antonn, elles n'iront pas seule, et puis on a des amis de confiance, elles peuvent prendre contact avec les familles Chevaliers.
- C'est trop dangereux, ils nous ont trahis une fois…. commença Julio avant d'être coupé par son fils Antonn.
- Ils ne nous ont pas vraiment trahis, ils n'ont pas cru oncle Charlus, c'est différent.
- Et si on nous demandait directement notre avis au lieu de parler de nous comme si on n'était pas là.
L'énervement perceptible dans la voix de la mère de Marc firent grincer des dents les trois espions, il ne fallait vraiment pas qu'elle les trouve. Un léger silence s'installa dans la salle avant qu'elle ne reprenne la parole.
- Si on avait pu, je peux te promettre Antonn que nous serions allées chercher Harry. Mais lorsque nous nous sommes mariés, nous avons rejoint votre magie familiale, et le serment de non présence en Angleterre que vous avez fait est lié à la magie familiale. Ce qui veut dire qu'aucun membre de la famille ne peut y aller, même ceux nés après le serment.
- Avant de poursuivre cette conversation, intervint la tante Isa, il serait bien que les trois espions en herbe se lèvent et viennent s'installer avec nous plutôt que par terre.
Les trois cousins se redressèrent sachant pertinemment qu'il n'était pas utile d'essayer de s'échapper. A peine furent-ils à l'intérieur, que Jazz osa questionner sa tante Isa.
- Comment as-tu su ?
- Deux choses mon petit, la première, vous avez donnez à manger au moins une partie de ce qu'il y avait dans vos plateau à Poussin et Chaton non ?
Vincent et Marc jetèrent un regard à Jazz qui en disait long de ce qu'ils pensaient à cet instant de ses idées. Mais Jazz ne se laissa pas démonter pour autant.
- Et alors, ils avaient faim.
- Ils ne digèrent pas la nourriture comme nous, s'ils sont malades c'est vous trois qui allez vous en occuper.
- Mais enfin, ce sont les Gardiens des portes de l'enfer, ils ne vont pas être malade pour si peu.
- Les futurs Gardiens, leurs pères sont encore de service, et je te prierais de prendre un autre ton avec moi jeune homme, le gronda la tante Isabella qui n'avait pas apprécié sa façon de parler.
- Pardon tante Isa, s'excusa Jazz.
- Tante Isa ? demanda Marc d'une petite voix.
- Oui mon petit ?
Jazz retint une grimace devant le changement de ton de sa tante, comment elle faisait pour passer d'un ton à l'autre en si peu de temps. Avec lui elle était en colère et la seconde d'après elle était tout mielleuse.
- Tu as dis que tu as su qu'on était là pour deux raisons, quelle est la deuxième ?
- Les tableaux mon cher petit, vous avez oublié que les tableaux peuvent servir d'espion. Ne l'oubliez surtout pas.
Les trois cousins acquiescèrent solennellement, leur famille avait tellement de secret qu'ils se promirent dans l'avenir, de faire bien attention aux tableaux les entourant avant de parler.
- Bien, maintenant venez vous installer à côté de moi, leur ordonna la tante Isa
- Mais, maman, commença à dire Julio avant d'être coupé par son fils.
- Père, je crois que tu m'as toujours dit qu'il ne fallait pas contrarier grand-mère quand elle décidait quelque chose ?
Antonn ne pouvait empêcher un sourire de venir fleurir sur ses lèvres face à la grimace de son père, il venait de le prendre à son propre piège. Cela détonnait avec ses yeux rougis, mais au moins la présence des plus jeunes allait être acceptée.
- Julio, nous aurons une petite conversation tous les deux pour mettre au clair ce que tu dis à ton fils me concernant. Maintenant revenons en à notre discussion. Que va-t-il arriver au petit Harry ? L'article sur Sirius est stupéfiant, et il était son parrain. Je vous avoue que j'ai du mal à croire qu'il les ait trahis, ou en tout cas pas en ayant toute sa tête si vous voyez ce que je veux dire.
- Tu penses qu'il a été manipuler ? demanda Hedwin.
- Oui, c'est ce que je pense, confirma la tante Isa en prenant Marc sur ses genoux tandis que Jazz et Vincent s'installaient de chaque côté. Et vous aussi j'en suis sûre. Donc la question est de savoir ce qu'il va advenir de Harry. Où va-t-il aller ?
- Je ne sais pas, mais on sait maintenant pourquoi Magia a puisé dans notre magie cette nuit, le moment où Harry à survécu doit correspondre, analysa Jules, mais cela veut aussi dire qu'il va être puissant, très puissant, et cela ne va pas plaire à Dumbledore.
- Non, confirma Benedict, et d'après l'article, c'est lui qui a pris Harry en charge et l'a placé en sécurité. Il faut qu'on retrouve où il l'a mis.
- C'est impossible et tu le sais bien, le coupa son frère Hedwin. Il a dû placer plein de sorts empêchant son traçage, et une personne autre qu'un Potter ne peut pas utiliser le traçage pour le retrouver.
- Alors on va rester ici sans rien faire ! s'exclama Antonn.
- Nous n'avons pas le choix, soupira son grand-père James, mais Dumbledore n'osera pas s'en prendre à Harry, du moins pas tout de suite. Si jamais il arrive quelque chose à Harry alors qu'il est sous sa protection il perdra toute crédibilité aux yeux des Anglais et risque de perdre tous ses postes. Et puis qui sait, peut-être qu'il l'aura confié à Minerva ou à l'ami de James, comment s'appelle-t-il déjà ?
- Remus, répondit Jasper, mais j'en doute. D'après le peu d'information qu'a réussi à me faire parvenir Charlus, ce Remus est un loup-garou et la politique actuelle du ministère ne le laissera pas avoir sa garde. Il ne nous reste plus qu'à espérer qu'il soit sous la garde de Minerva et qu'elle l'emmène le plus vite possible au château.
- Mais ce n'est pas juste, soupira Jazz.
- On est tous d'accord là-dessus. Mais nous devons encore attendre, nos rôles sont presque prêts, dès que Harry sera suffisamment grand, nous pourrons alors nous rendre en Angleterre et demander justice pour notre famille. Maintenant tous les trois allez prendre un vrai petit déjeuner, sans le donner aux chiens. Nous on doit encore se reposer, Magia n'a pas été tendre, mais si cela à permis de sauver le petit Harry, alors c'est une bonne chose.
Sur ces mots, la tante Isa posa Marc sur une chaise avant de partir, suivit des plus anciens. Ils se retrouvèrent vite seuls avec Antonn, Hedwin et Benedict qui s'assirent face à eux, les yeux rouges d'avoir pleuré leur cousin James avec qui ils avaient grandi. Ensemble ils essayèrent de trouver des idées à soumettre aux plus anciens pour rapatrier Harry avec eux, mais ces idées, même si répertorié dans un carnet ne trouva grâce auprès d'aucun adulte. Comme il leur était répondu, pour être réalisable, il faudrait déjà qu'ils sachent où se trouvait Harry.
