Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages.


Je remercie également tous ceux qui laissent des commentaires et qui suive cette aventure. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.

Bonne lecture !

PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Petit rappel sur les Potter toujours en vie, à l'époque de ce chapitre:
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Branche Princière

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Harry POTTER, 1 ans, Prince héritier (fils de James et Lily Potter, petit fils de Charlus et Dorea Potter)

Jasper POTTER, 71 ans, SecondPrince du prince Charlus (frère de Charlus Potter)

Jules POTTER, 38 ans (fils de Jasper, médicomage et musicien), et Emma LIVERDON 40 ans (médicomage et musicienne)

Marc POTTER, 6 ans , Second Prince de Harry (Fils de Jules et Emma, étudiant en psychologie)

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Branche secondaire

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James POTTER, 69 ans , et sa femme Isabella 69 ans

Julio POTTER, 48 ans (fils de James et Isabella,), et sa femme Alice 46 ans.

Antonn POTTER, 16 ans (fils de Julio et Alice, langue de plomb)

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Arthur POTTER, 43 ans (neveu de James et Isabella), et sa femme Madelyn Bishop 43 ans

Hedwin POTTER-BISHOP, 22 ans (fils de Arthur et Madelyn, briseur de sorts).

Benedict POTTER-BISHOP, 20 ans (fils de Arthur et Madelyn, travail dans la finance), et sa femme EléanoreDE-MARCIN 18 ans.

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Chris POTTER , 43 ans (neveu de James et Isabella) et sa femme Paige PERRY, 35 ans.

Jasper POTTER-PERRY, dit Jazz, 12 ans (fils de Chrys et Paige, auror).

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Branche "tertiaire"

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Perle POTTER, 51 ans

Vincent POTTER, 11 ans (petit-fils de Perle).

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Amérique, le 1er janvier 1982.

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Jazz s'agitait dans son lit, Marc était inquiet, il n'arrivait pas à le réveiller et les adultes les avaient laissé seul, il ne savait pas quoi faire. Il alla réveiller Vincent, mais ce dernier ne sut pas, lui non plus, ce qu'ils pouvaient faire. Antonn qui aurait dû être là avait fait le mur pour rejoindre sa petite amie.

Marc se rappela alors de ce dont il avait parlé avec son père, Magia l'avait désigné comme second prince de Harry, il l'était devenu comme le veut la tradition à la seconde même de la naissance de Harry, la couronne étant apparue sur sa petite tête alors qu'il dormait. Son père lui avait appris qu'il avait la capacité de rentrer dans l'esprit d'un membre de la famille, et que si pour Harry, il n'aura pas besoin de contact, juste de le rencontrer une première fois pour initier le lien, pour un autre membre de la famille il devait poser ses mains sur les tempes du concerné et se concentrer très fort pour entrer dedans. Il expliqua alors à Vincent ce qu'il allait faire pour que celui-ci ne s'inquiète pas trop. Son cousin lui promit alors de maintenir Jazz le plus immobile possible afin qu'il ne bouge pas et ne perde pas le contact.

Une fois cela fait, Marc se mit en position et ne mit que quelques minutes pour se retrouver dans l'esprit de Jazz, au côté de celui-ci, en fait ils étaient comme spectateur d'un vieux souvenir d'enfance de Jazz, ils regardaient à travers les yeux du petit Jazz, et entendaient toutes ses pensées. Marc prit alors la main du grand Jazz qui se trouvait à ses côtés et ils s'aventurèrent ensemble dans ce souvenir.

Le petit Jazz se trouvait dans un hall d'entrée spacieux et richement décoré, dans les bras de son cousin Hedwin. Il était inquiet pour James qu'il ne quittait pas du regard. Son cousin James rentrait de plusieurs mois à Poudlard avec Hedwin. Mais Jazz n'avait même pas réussi à dire bonjour à James, la peur l'avait pris en le voyant et il avait fait un pas en arrière. Le regard de James était étrange,il était… absent. Jazz qui au début se dirigeait pour lui sauter dessus, s'était arrêté dans son élan, et avait sauté sur Hedwin dès qu'il était entré dans le château, parce qu'Hedwin était rassurant.

Mais aucun des adultes n'avaient manqué la réaction de recul non seulement de Jazz mais également de Vincent. Ce dernier s'était jeté sur Benedict qui était aux côtés de son frère Hedwin. Instinctivement, Jazz et Vincent avaient senti que quelque chose n'allait pas avec leur cousin James.

Oncle Charlus avait alors sorti sa baguette et jeté quelques sorts sur James.

Les jeunes avaient tous ressenti la colère de l'oncle Charlus qui avait suivi. Sous leur regard étonné, ils l'avaient vu attraper son fils James et le traîner dans les couloirs du château familial, les autres adultes les suivant. Ils avaient voulu les suivre, mais tante Doréa leur avait jeté un regard, ce regard que seul les Black possédait et qui disait "suis-moi et tu le paieras". Enfin c'est ce qu'avait murmuré Benedict quand son frère Hedwin avait décidé de les suivre quand même mais en passant par les murs, entraînant les plus jeunes avec eux. Seulement trouver le lieu où ils avaient entraîné James n'était pas évident depuis les passages secrets.

- Hedwin, tu penses qu'il a quoi James ? demanda Antonn qui les suivait difficilement du haut de ses six ans.

- Je ne sais pas, mais ce n'est pas bon. Et je n'ai rien senti, ni rien vu alors que j'avais promis de le protéger. Il faut que je sache où ils vont.

Après plusieurs minutes de marches et d'escaliers parcourus, Benedict eut une idée qu'il suggéra à son grand frère.

- Tu ne penses pas qu'ils sont dans les salles rituelles qui nous sont interdites ?

- Mais oui bien sûr ! s'exclama Hedwin, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt.

- Tu sais où c'est ? demanda Antonn, visiblement fatigué de courir dans tous les sens en si peu de temps.

- Oui, mais vous ne pouvez pas venir. Il faut avoir eu sa première maturation magique pour ne pas risquer d'interférer avec les rituels, expliqua Hedwin en sortant dans la première pièce qu'il trouva.

Ils arrivèrent tous les cinq dans le salon de la tante Isa. Les deux frères posèrent leur cousin sur le canapé, avant que Hedwin ne donne ses ordres.

- Tous les quatre, vous allez dans la salle de musique, je vous y retrouve d'accord ?

Sans attendre, Hedwin reprit les passages secrets pour se rendre proche des salles de rituel. Jazz se tourna alors vers Benedict pour savoir quoi faire.

- Il a mal James ? On va le retrouver hein ? demanda Vincent.

- Oui les ptis monstres, et il va nous aider à faire de ce Noël, un Noël inoubliable ! En attendant, on va aller finir de préparer la chanson surprise d'accord ?

Voyant que son cousin Benedict était inquiet et cherchait à le cacher, Jazz lui prit la main pour l'entraîner derrière lui. Hedwin avait dit la salle de musique alors ils iront dans la salle de musique pour attendre.

Arrivé dans la salle, Benedict ordonna à Antonn de travailler ses gammes pendant qu'il sortait les jeux musicaux pour les petits. Jazz et Vincent étaient face à face et devant eux étaient disposées les photos des instruments de musique. Lorsque Bénédicte appuyait sur un bouton, de la musique en sortait, et les enfants devaient attraper l'image du ou des instruments correspondant. Les plus jeunes oublièrent alors momentanément les soucis qu'ils avaient et se lancèrent des défis.

Après près d'une heure, Hedwin entra dans la pièce, suivit de James qui était aussi blanc que la neige. Jazz et Vincent cessèrent alors leur jeu et se précipitèrent sur lui.

- Tu vas mieux ? demandèrent-ils d'une même voix.

- Oui, je vais mieux, répondit-il avec un sourire, alors qui gagne ?

- C'est moi, annonça fièrement Jazz.

- Félicitations Jazou, dit James en se forçant à sourire.

- Ne m'appelle pas Jazou !

- Pourquoi c'est mignon et unique. Antonn tu as bien progressé au piano toi aussi, félicitation. Bon, Vincent tu ne veux pas prendre ta revanche ?

- Oui ! s'écria le petit Vincent.

Antonn, maintenant rassuré de l'état de son cousin, se mit à jouer un air plus joyeux, pendant que les trois plus grands s'installaient à côté des petits pour pouvoir lancer les musiques, valider leur réponse et discuter.

- Alors James, que s'est-il passé ? demanda Benedict.

- Je me suis fait avoir alors que je ne m'y attendais pas. Il m'a eue dans un couloir abandonné où je me baladais tout seul. Je ne m'éloignerai plus jamais des couloirs principaux et tant pis si je ne trouve pas la salle des héritiers. Le pire c'est que cela s'est passé juste avant que l'on prenne le train.

- Ne t'inquiète pas, je ne te lâcherai pas d'une semelle, affirma Hedwin, il ne t'aura plus.

- Mais je pense qu'il a eu mes amis.

- C'est possible, surtout pour Pettigrow et Lupin, supposa Hedwin, mais pour Black, peu probable, il fait partie d'une famille chevalier, et puis, ses parents réaliseront le rituel s'il le faut.

- On ne peut pas faire trop souvent ce rituel sur une même personne, c'est dangereux, papa l'a expliqué, chuchota James, ils ont parlé de bloquer mon lien avec Jules, je ne veux pas, j'espère qu'il s'y opposera quand il rentrera de son travail.

Avant que Hedwin ait pu essayé de rassurer son cousin, ils furent interrompus par quelqu'un qui frappait à la porte. Ce fut Antonn, le plus proche qui se leva, étonné que la personne attende l'autorisation avant d'entrer, ils n'en avaient pas l'habitude. L'étonnement grandit en remarquant qu'il s'agissait de la mère de James, accompagné de Jules. James se précipita vers ce dernier et ils entamèrent visiblement une discussion silencieuse. Discussion difficile puisque James s'effondra en larme dans les bras de son cousin.

- Non, vous ne pouvez pas faire ça ! Je ne le supporterait pas ! réussit à dire James entre deux sanglots.

- James, qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Benedict.

Ce fut leur tante Doréa qui leur expliqua après les avoir fait s'assoir.

- Nous venons de prendre une décision très difficile, les enfants. Il va falloir que vous soyez fort d'accord ?

- Quelle décision tante Doréa ? demanda Hedwin

Voyant que sa tante n'arrivait plus à parler, Hedwin se tourna vers la porte, où attendait son père Arthur. Il pouvait voir que l'ensemble des adultes étaient réunis dans le couloir, beaucoup en larmes.

- Père, quelle est cette décision?

- Nous allons partir, répondit son père,et nous … faire passer pour mort, jusqu'à ce que la situation soit plus sûre et que nous ayons les armes pour nous battre.

- Mais ce n'est pas possible, affirma Hedwin, nous sommes liés au ministère de la magie, ils sauront que c'est un mensonge.

- En réalité, seuls les Premiers Princes y sont liés, pas nous autres. Nous partons mais pas eux.

- Mais on pourra se revoir n'est-ce pas ? demanda Anton les larmes aux yeux à l'idée de ne plus voir James.

- Non, ou du moins, pas avant longtemps, nous ne devrons plus avoir le moindre contact avec l'Angleterre. De plus, Charlus, Dorea et James, vont déménager dans une résidence secondaire par précaution.

- Mais, et mes amis à Poudlard ? demanda Hedwin qui commençait à comprendre.

- Ils…. ils ne se souviendront pas de toi.

- Quoi ?! Mais pourquoi ?! s'écria Hedwin, les larmes commençant à couler le long de ses joues.

Arthur voulut prendre son fils dans ses bras mais Hedwin s'en dégagea et alla prendre son cousin James qui n'avait cessé de pleurer dans les bras. Il avait dû le lire dans l'esprit de Jules et c'est pour cela qu'il pleurait. Ils avaient décidé de les séparer. Ce n'était pas possible, il était en plein cauchemar. Jazz, qui malgré ses deux ans comprenait la situation, se mit à pleurer et serra la jambe de son cousin James comme s'il avait peur qu'il disparaisse. Arthur poussa un soupir avant de reprendre l'explication.

- Nous allons effectuer un rituel dont les conséquences sont les suivantes : les gens nous penseront mort, nos visages et nos noms deviendront flou dans leur esprit. Il se rappelleront vaguement que quelqu'un à fait ceci ou celà mais sans arriver à s'en souvenir réellement. Pour vous qui avez été en contact avec des enfants cela aura pour conséquence de vous effacer de leur mémoire, pour ne pas créer chez les plus jeunes un manque trop important à leur développement. Un adulte peut gérer ce flou, mais pas un enfant. Nous nous sommes repliés sur nous même en prévision car cela fait plusieurs années que nous y pensons, cela affectera donc moins de personnes dans notre entourage. Pour tout le monde nous serons mort cet été dans l'explosion qui a tué les parents de Vincent. Le rituel ne peut se faire que lors d'un solstice, nous le ferons donc pour Yule, il s'en est pris à l'héritier du Premier Prince, nous ne pouvons prendre le risque de voir la famille disparaître complètement et devons agir rapidement.

- Mais, réalisa Benedict, Yule, c'est demain !

- Oui, on est… commença son père avant d'être arrêté par un cri puissant.

- NOOOONNNNNN !

Jazz était en train de hurler, sa magie crépitant autour de lui. La vague de magie qui résonna autour de lui chassa les adultes de la pièce et referma la porte brusquement. Il n'entendait plus rien autour de lui, il ne voulait plus des grands, ils faisaient pleurer les cousins. Un son de coup était légèrement perceptible. Tout était flou autour de lui. James et Hedwin essayaient tant bien que mal de le rassurer, au loin il entendait Vincent pleurer. Tout d'un coup il y eu un gros BOUM. Un des adultes venait de faire exploser la porte, mais la magie de Jazz repoussa à nouveau l'adulte et la porte se répara. Puis, tout d'un coup, plus rien. Le calme revint et l'affolement fut remplacé par une grande fatigue. Il sentit à peine son cousin James le prendre dans ses bras. Avant de fermer les yeux, et que tout devienne noir, il eut le temps d'appercevoir le regard inquiet que lui portait son oncle Charlus et la baguette de son père qui s'approchait de son visage. Puis l'obscurité vint le cueillir.

Marc et Jazz sortirent de ce rêve en même temps. Vincent les regarda faire inquiet, à ses côtés se tenait Benedict et Eleanore qui étaient visiblement rentrés plus tôt que prévu.

- Est-ce que ça va ? demanda Vincent avec inquiétude. Tu nous as fait peur, on arrivait pas à te réveiller, et on a tout essayé.

- Vincent calme toi, intervint Bénédict, tu peux aller leur chercher un verre d'eau s'il te plaît ?

Sans un mot de plus, Vincent sortit de la chambre comme demandé. Jazz prit alors la parole.

- Dis moi Benedict, est-ce que j'ai perdu le contrôle de ma magie le jour où on nous a annoncé notre départ d'Angleterre.

- Si tu entends par là, avoir mis les adultes à la porte de la salle de musique alors la réponse est oui.

- Donc, intervint Marc, dans ce souvenir c'était le château Potter ?

- Oui, répondit Jazz. Mais Benedict, est ce que tu sais ce qu'est le sort qu'ont utilisé oncle Charlus et mon père sur moi ?

- Je dois t'avouer que je n'en ai pas la moindre idée. A l'époque tu ne t'ai pas réveillé avant que nous soyons arrivés en Amérique.

- A ce point ? demanda Marc avec surprise.

- On est parti moins de vingt-quatre heures après, expliqua Antonn qui entrait dans la chambre.

- Où étais-tu ? demanda avec violence Benedict à son cousin. Tu devais rester pour les surveiller. Comment as-tu pu les laisser seuls, surtout après la crise de magie qu'il a fait il y a deux jours ! Jules à bien dit qu'il fallait le surveiller. Tu as assuré à Chrys et Paige que tu le surveillerais et qu'ils pouvaient venir avec nous. Alors, pourquoi quand je suis arrivé Vincent était seul et paniqué en train de les surveiller ? EXPLICATION! MAINTENANT!

- Nous aussi on veut entendre l'explication, intervint la voix de Julio, le père d'Antonn, qui se trouvait dans le couloir.

- Laisse-moi passer Antonn pour que je puisse les examiner, lui ordonna Jules. Dis-moi Jazz, comment te sens-tu ?

- Ça va, je me sens bien, même si un peu fatigué et triste. Je vous ai vraiment envoyé tous en dehors de la salle de musique quand j'avais deux ans ?

- Oh, je vois, ce souvenir est revenu, on ne pensait pas que tu t'en serais rappelé. Et oui, tu nous as fait peur, une première crise de magie à cet âge là c'est exceptionnel. Bon, tes constantes sont normales, les tiennes aussi Marc, je vais vous donner une potion pour dormir.

- Mais, Mickael et Joanna arrivent vers dix heures pour fêter mon anniversaire, protesta Jazz, je ne peux pas trop dormir !

- Promis tu ne dormiras pas après neuf heures, et ton cousin Antonn s'assurera que tout soit parfait.

- D'accord, accepta finalement Jazz non sans bouder un peu.

Une fois qu'ils eurent pris la potion, Jules se tourna vers les autres.

- Bien, maintenant ils vont dormir pendant plusieurs heures. Vincent, si tu n'arrives pas à t'endormir, n'hésite pas à venir me trouver dans le salon. Antonn, tu nous suis. Et sans discuter.

Lorsqu'il arriva dans le salon, Antonn se retrouva seul face à tous ses cousins adultes, ses parents, ses oncles et tantes. Il était content que les anciens aient choisi de fêter le réveillon juste entre eux.

- Tu peux m'expliquer Antonn, commença son père, pourquoi Benedict, qui est rentré plus tôt que prévu, nous as envoyé un message d'urgence parce que Vincent et Marc n'arrivaient pas à réveiller Jazz ? Et que ce dernier a été obligé d'utiliser une magie qu'il ne maîtrisait pas ?

- Je ne pensais pas que…

- Tu ne pensais pas et c'est bien là le problème ! s'énerva Chrys, on t'a fait confiance pour le surveiller, tu sais bien que ses crises de magie peuvent être terrifiantes car incontrôlable.

- Je suis vraiment désolé, je vous assure que je ne me suis absenté que quelques minutes, trente tout au plus, et lorsque je suis revenu Benedict était déjà là.

- Et bien, lui dit Alice sa mère, j'espère que tu as bien profité de cette sortie car tu ne vas plus en faire pendant un mois.

- De toute façon, je n'en ai plus besoin maintenant que tout est fini, je ne veux plus les voir, marmonna Antonn avant de reprendre plus fort, je peux monter dans ma chambre maintenant.

- Oui, lui répondit son père, mais n'oublie pas de mettre ton réveil, tu dois tout préparer pour l'anniversaire de Jazz.

Sans un mot de plus, Antonn sortit de la pièce en traînant des pieds.

- Peine de coeur ? demanda Julio à son épouse.

- Pas seulement je pense, je vais aller le voir, répondit-elle en se levant pour suivre son fils.

- Je viens avec toi, lui indiqua Paige, la mère de Jazz.

Les membres de la famille Potter se dirent que Jazz allait décidément leur réserver un nouvel an particulier chaque année s'il continuait ainsi. Mais après tout, n'est-ce pas également son anniversaire. D'un commun accord, tous se retirèrent pour dormir. Ils avaient encore une longue journée qui les attendaient demain, Jazz ayant réussi à leur soutirer l'invitation de deux de ses amis. Et bien qu'ils voulaient lui faire plaisir, aucun d'entre eux n'était serein à l'idée qu'ils viennent ici, et encore moins qu'ils soient amis avec Jazz. Ils espéraient vraiment que leur instinct se trompe pour une fois.

Malheureusement pour eux, le lendemain ne fit que confirmer leur impression concernant les deux amis de Jazz. Aucun des adultes n'étaient à l'aise en leur présence. Ils pressentaient qu'ils allaient faire du mal à leur famille. Cependant ils choisirent de laisser Jazz faire, comme ils avaient l'habitude de faire au moment de l'adolescence et des premiers choix. Ils ne l'aideront pas s'ils le protègent de tout. Jazz devait malheureusement apprendre certaines choses par l'expérience. Et puis de toute façon, il ne les croirait pas.

- Ils sont là ! Ils sont là ! s'écria Jazz qui regardait par la fenêtre.

- Jazz, calme toi s'il te plait ! lui demanda sa mère en le rejoignant pour regarder à son tour par la fenêtre. Mais, on avait dit deux personnes, pourquoi ils sont quatre ?

- Oh, j'ai oublié de vous le dire ?

- De me dire quoi ? demanda sévèrement sa mère.

- Et bien, Joanna devait garder son frère et sa soeur comme leur parents travaillent, alors je lui ait dit que cela ne dérangerait pas s'il venaient ? J'ai eu tort ?

- CHRYS ! s'écria tout d'un coup sa mère, faisant palir Jazz face à l'idée d'affronter son père, il aurait peut-être mieux fait d'écouter Vincent et de prévenir ses parents des invités supplémentaires.

- Qu'est-ce qui ce passe ? demanda ce dernier en arrivant, oh, nos invités sont arrivés ?

- Oui, ils sont arrivés, et pas seul, je te laisse gérer, et il ne fait aucun doute que c'est bien ton fils, dire les choses au dernier moment, vous êtes pareil tous les deux. Je vais arranger la table pour midi.

Sur ces mots, elle s'éloigna vers la salle à manger. Chrys se contenta d'hausser un sourcil et sourit face à l'explication de Jazz.

- Ils ont quel âge ?

- L'âge de Marc, comme ça ils vont pouvoir jouer ensemble.

Chrys n'eut pas le temps de commenter que leurs invités sonnèrent à la porte. Lorsqu'il ouvrit la porte il fit face à deux jeunes souriant de l'âge de son fils. Mais ce qui attira le plus son attention ce fut les deux enfants derrières qui avaient l'air de ne pas vouloir être ici. Mais l'éclat d'espièglerie présent dans leur regard lui plut tout de suite, contrairement aux deux plus âgés qui avaient un je ne sais quoi d'hautain. Il revint au présent lorsque la fillette se mit à parler.

- Je suis vraiment désolé, mais je ne pouvais pas laisser les jumeaux Dawn et Aaron tout seul, ils ont tendance à faire des bêtises.

Le regard que lui jeta Aaron ne laissait aucun doute sur les parts de responsabilité dans les bêtises évoquées.

- Ne t'en fait pas, la rassura-t-il, Jazz me disait qu'ils avaient le même âge que son cousin Marc qui est à la maison pour la semaine. Je suis certain qu'ils vont bien s'entendre.

- On ne voudrait pas le déranger monsieur, intervint Dawn, on a veillé à apporter de quoi nous occuper pour être transparent.

La façon dont elle avait accentué ce dernier mot ne laissa pas le moindre doute sur le fait qu'ils n'avaient pas eu le choix.

- Ne vous en faites pas, dit Chrys en refermant la porte. Jazz, je te laisse avec tes amis, j'accompagne moi même les jumeaux voir Marc.

- Super, merci père. Et avant que Chrys n'ai le temps de le reprendre sur son langage en public, il entraîna ses amis dans les escaliers en courant.

- Vous savez, commença Aaron, vous n'êtes vraiment pas obligé de vous occuper de nous, juste une petite place pour dessiner nous irait très bien.

- En fait, Marc est dans le jardin en train de s'exercer au vol, vous êtes sûr que vous préférez dessiner.

Chrys sût qu'il avait fait mouche lorsqu'il vit le regard des deux enfants face à lui se mettre à pétiller.

- Vous voulez…

- …dire voler…

- …sur un vrai…

- …balai ?

L'alternance pour parler, un classique des jumeaux. Ils lui rappelaient ses cousins qui avaient son âge, des jumeaux également, mais qui sont malheureusement morts dans un accident le jour de leur dix ans. Il regarda les jumeaux Dawn et Aaron en souriant avant de leur indiquer de le suivre, ce que les deux plus jeunes s'empressèrent de faire. Lorsqu'ils arrivèrent dans le jardin, Marc était à deux ou trois mètres du sol, la tête en bas et semblait pensif. Lorsqu'il les vit arriver, il se redressa d'un coup avant de dire précipitamment.

- Tonton, ne dis pas à maman que j'étais pas à l'endroit s'il te plaît ! Te plaît te plaît te plaît !

- D'accord, promis, je t'amène des camarades de jeux, et je suis certain que vous allez bien vous entendre, ce sont ….

- Dawn et Aaron, le coupa Marc, je les connais on est à la même école, mais on n'est pas dans la même classe.

- Je suis surpris de te voir sur un balai et non avec un livre dans les mains, répondit Aaron, mais dis-moi, ton balai il n'a plus de sécurité pour les enfants.

- Non, mon père me les as retiré pour mes six ans ! Du coup je peux voler à la hauteur que je veux.

- hum hum

Le raclement de gorge de son oncle le fit rougir légèrement.

- Bon d'accord, il a passé la limite de un mètre à trois mètre mais c'est trop bien déjà.

- Bon, puisque vous semblez bien vous entendre, je rentre, Marc, tes parents sont sortis faire une course, ils seront là uniquement pour le repas.

Sans laisser le temps de dire plus, Chrys s'éloigna en souriant. Son sourire se fana un peu lorsqu'il entendit Dawn prendre la parole avant de s'agrandir en entendant la fin de sa phrase..

- Je ne t'imaginais pas du tout sur un balai, tu es toujours à l'écart à l'école avec un livre. Mais tu aimes voler, est-ce que tu aimes l'aérographie ?

- L'aérographie ? Non, je ne connais pas, répondit Marc.

- Alors laisse nous t'expliquer, imposa Dawn.

Ces trois-là allaient leur en faire voir de toutes les couleurs, mais il était confiant en ses deux petits. Il était certain d'une chose par contre, Emma, lorsqu'elle apprendrait que son fils se mettrait à l'aérographie risquait de le maudire. Il ferait mieux d'être loin d'elle à ce moment-là car il était certain qu'elle l'en tiendrait responsable.