Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages.


Je remercie également tous ceux qui laissent des commentaires et qui suive cette aventure. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.

Bonne lecture !

PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


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Amérique, le 1er janvier 1988.

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Jazz rentrait en faisant en sorte de ne pas réveiller sa famille. Il avait eu l'autorisation de fêter le nouvel an avec ses amis, tant qu'il rentrait pour passer la journée de son anniversaire avec sa famille. Il avait eu du mal à partir, Il avait avoué ses sentiments à Johanna et pour son plus grand bonheur ils étaient maintenant en couple.

A l'ouverture de la porte, tous les efforts qu'il avait fait pour ne pas réveiller sa famille furent réduits à néant, du moins pour les plus jeunes avec qui il partageait la chambre le temps des fêtes. Pourquoi sa grande tante Isabella tenait absolument à cette horloge contoise en bas des escaliers ? Et pourquoi avait-il fallu qu'il ouvre la porte juste au moment où elle se mettait à sonner les six heures ?

- Jazz ?

Jazz reconnut la voix de son plus jeune cousin Léo qui avait 4 ans, il espérait qu'il se rendorme sinon Benedict et Eleanore allaient le maudire.

- Il est encore tôt, rendors toi, regarde, moi je vais juste me coucher, donc il est encore l'heure de dormir.

- Tu mens, l'horloge a sonné six fois, lui rétorqua Léo en se redressant dans son lit avant de continuer d'une voix plus forte. Et six heures c'est bon on a passé la moitié du cadran donc je peux me lever, j'ai le droit.

- Léo tais-toi !

Assortit à la voix de Marc, Jazz put voir un oreiller voler à travers la pièce, visiblement lancé par Marc en direction de Léo, mais ce dernier réussit à l'esquiver.

- Marc s'il te plaît, calme toi, tenta d'apaiser Jazz sachant que son cousin était toujours de mauvaise humeur quand il n'avait pas beaucoup dormi. Je suis désolé, c'est moi qui l'ai réveillé, je vais m'en occuper.

Alors que Jazz s'approchait du lit de Léo pour essayer de le convaincre de se rendormir, il vit du coin de l'œil Marc se redresser.

- Tu ne rentres que maintenant ? Tu as passé toute la nuit avec eux ?

La prononciation du mot "eux" par Marc d'un ton dégoûté énerva Jazz, qui la fatigue n'aidant pas, ne laissa pas passer cette insulte cachée envers ses amis.

- Tu pourrais éviter de parler ainsi de mes amis et encore moins devant Léo.

- Tes amis sont des pédants et des…

- Je t'interdis de les insulter, est-ce que j'insulte tes amis moi ?

- Mes amis, eux, ne sont pas imbu de leur personne et en plus à cause de ta Johanna mon réveillon a été annulé alors je parle d'elle comme je veux !

- Ce n'est pas la faute de Johanna si ces frères et soeurs ont été punis ! Comme d'habitude ils l'ont cherché, s'énerva Jazz, en haussant le ton. Et ne t'avise plus de l'insulter, c'est ma petite amie.

- De mieux en mieux, grinça Marc, alors elle a réussi à te manipuler jusqu'au bout cette allumeuse.

- Retire ce que tu viens de dire ou je te…

- Je ne retirerais rien du tout, ta prétentieuse de petite-amie à tendu un piège au jumeaux et si on a annulé c'est parce que mes parents ont passé une partie de la soirée à les soigner avant de les endormir !

- Tu mens, je suis certain que Johanna n'y est pour rien, et si elle avait été au courant, elle ne serait pas venu mais serait restée avec eux.

- Mais bien sur ! Elle est sans faute et sans défaut ! Tu ne pourrais pas écouter ce que TOUT le monde essaie de te dire à son sujet enfin ! Comment est-il possible d'être aussi entêté et aveugle ! Ta petite amie est une manipulatrice dangereuse !

Ne supportant plus les insultes de son cousin à l'encontre de sa petite amie, Jazz lui sauta dessus et lui assena un premier coup de poing. Bien qu'ayant maintenant dix-huit ans et son cousin uniquement quatorze, ce dernier avait l'avantage d'avoir dormi quelques heures. Ils menèrent donc un combat de coq sans plus se soucier de ce qui les entourait. Seul comptait de blesser l'autre.

Dans leur bagarre, aucun ne fit attention à Léo, qui était en larme et ne savait pas quoi faire. Après quelques minutes où il n'osait pas les approcher, il n'avait encore jamais vu des personnes se disputer ainsi, et le sang qu'il pouvait voir apparaître sur eux lui faisait peur. Il fit alors la seule chose qu'il pouvait faire à son âge, crier pour appeler ses parents en courant dans le couloir pour rejoindre leur chambre.

Les cris de Léo, réveillèrent alors toute la famille qui se précipita, alerte dans le couloir du premier étage de la maison où dormaient les plus jeunes et les parents de Léo. Eléonore réceptionna son fils qui s'était jeté dans ses bras, et l'interrogea alors d'une voix douce.

- Mon chéri, que se passe-t-il ? Tu as fait un cauchemar ?

Léo fit signe que non de la tête, et avant qu'il ne réponde, un bruit sourd suivit de celui de verre qui se casse attira leur attention vers la chambre que venait de quitter Léo.

Les Potter se regardèrent alors, pour eux il ne faisait aucun doute, il y avait un intrus dans la chambre des plus jeunes. Benedict repoussa sa femme qui tenait toujours son fils dans les bras derrière lui, Antonn, Jules et Chrys, baguette à la main avancèrent d'un même pas dans la chambre, les autres membres de la famille restant à l'écart pour ne pas les gêner. Cependant, le spectacle qu'ils découvrirent les laissèrent sans voix et ils baissèrent leur baguette face au choc que provoqua cette vision. De mémoire, jamais encore dans cette famille deux membres s'étaient disputés au point d'en arriver là. Antonn et Benedict furent les premiers à réagir, et d'un geste de baguette séparèrent leur cousin. Jules prit alors la parole et son intonation ne laissa pas place à la discussion.

- Tous les deux dans le salon ! Immédiatement !

Marc et Jazz, toujours énervé l'un contre l'autre se jetèrent un regard noir avant de suivre le reste de leur famille.

Une fois arrivés dans le salon, seuls Jazz et Marc durent rester debout. Ce fut Jules, le père de Marc qui prit la parole.

- Bien alors maintenant que vous nous avez tous réveillé après avoir effrayé votre cousins vous allez nous expliquer comment vous avez pu en arriver là !

- Jazz est incapable de rentrer sans nous reveiller, accusa Marc.

- Donc, ce que tu es en train de dire, le reprit d'une voix dangereuse sa mère, c'est que tu t'es battu avec Jazz parce qu'il t'a réveillé ! Je sais que tu n'es pas du matin mais quand même !

- C'est lui qui m'a sauté dessus le premier ! se défend Marc.

A la suite de la parole de Marc, tous les regards accusateurs se braquèrent sur Jazz. Ce fut le père de ce dernier, Chrys, qui prit la parole.

- Jazz ! Rien n'excuse que tu te battes avec ton cousin, d'autant plus qu'il est plus jeune que toi. Qu'est-ce qui t'es passé par la tête !

- Il a été odieux dans ses propos ! tenta Jazz.

- Tu me fais honte, s'indigna son père, tu réponds à des propos par de la violence. Quel que soit ce qu'il ait pu dire, cela ne justifie en rien que tu le frappes ! En plus ton cousin ! Il est plus jeune que toi, n'as-tu pas honte ?

- Et lui il ne devrait pas avoir honte d'avoir insulté ma petite-amie ? s'énerva Jazz en le pointant du doigt.

- Tu ne me parles pas sur ce ton jeune homme ! le reprit son père. Je pense que j'ai été bien trop laxiste dans ton éducation.

- Marc, interrompit Benedict, qu'as-tu donc bien pu dire pour le faire ainsi sortir de ses gonds ? Et depuis quand Jazz tu as une petite amie ?

- Visiblement depuis quelques heures, répondit Marc. Cette pimbêche à réussi à lui mettre le grappin dessus et il est complètement aveugle.

- Vous voyez ! Il recommence à l'insulter alors qu'il n'a jamais pris la peine d'essayer de la connaître ! s'exclama Jazz

- Attendez tous les deux, vous vous êtes battus pour une fille ?

La demande d'Antonn, les surprit et les rendit muet quelques secondes. Cependant avant que l'un ou l'autre ne puisse reprendre, Antonn reprit la parole.

- Si je comprends bien, Jazz, tu sors avec Johanna, tu l'as appris à Marc en rentrant de soirée, ce dernier a insulté Johanna, et tu lui est tombé dessus. Mais enfin Jazz, il n'est un secret pour personne que dans cette famille tu es le seul à l'apprécier. Nous la tolérons par respect pour toi, mais ne nous en demande pas plus ! Et toi Marc, tu ne pouvais pas y mettre des manières pour formuler ton désaccord sur cette relation !

Jazz, face à ce que venait de dire Antonn blanchit, il ne s'attendait pas à entendre que personne n'appréciait Johanna, il croyait que seul Marc ne l'aimait pas à cause des jumeaux qui avaient dû le monter contre elle. Il regarda sa mère avec espoir, il ne pouvait pas croire qu'elle ne l'appréciait pas, après tout elle l'accueillit toujours avec gentillesse et bienveillance.

- Maman … Papa…. Vous l'aimez bien vous, vous êtes toujours gentil quand elle vient à la maison.

Si sa mère se contenta de baisser la tête d'un air coupable, son père lui, décida de lui dire ce qu'il en pensait réellement.

- Je me suis toujours méfié d'elle. Je ne lui fais pas confiance, elle est fausse, et si je l'ai toujours bien accueilli c'est à la demande de ta mère et parce que j'espérais que tu ouvres les yeux. Mais sache une chose, elle ne sera jamais acceptée en tant que membre de cette famille, nous ne l'accepterons pas, et Magia non plus ! Tiens te le pour dit !

Jazz eut un mouvement de recul face à l'annonce de son père. Il reprit alors d'une voix hargneuse.

- Et bien je compte bien l'épouser un jour, et si elle ne peut pas rentrer dans cette famille, alors c'est moi qui la quitterais.

Cette affirmation laissa tous les membres de la famille sans voix. Une telle situation ne s'était encore jamais produite. Seulement, aucun n'eut le temps de répondre car il sortit d'un pas rageur de la pièce non sans claquer la porte.

Le silence ne fut brisé que quelques minutes après par Hedwin qui ne manqua de souligner un fait que tous avaient visiblement oublié.

- Et dire que c'est son anniversaire, je trouve qu'on a une façon bien étrange de le lui souhaiter dans cette famille.