Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages.
Je remercie également tous ceux qui laissent des commentaires et qui suive cette aventure. N'hésitez pas à me laisser un message pour me dire ce que vous aimez où pas, mais également s'il y a des points que vous souhaiteriez me voir éclaircir dans la suite de l'histoire.
Bonne lecture !
PS: j'ai remarqué que lorsque le site enregistre le document certaines phrases sont parfois en partie manquante, j'ai vérifié et donc normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais n'hésitez pas à me signaler si vous en voyez.
Merci à LoupSpell pour sa relecture :)
.
.
Amérique, le 14 février 1991.
.
.
Jazz était aux anges. Sa mère avait finalement consenti à l'accompagner la veille pour qu'il achète une bague de fiançailles pour Johanna. Bien évidemment elle était déçue qu'il ne souhaite pas faire une demande devant magia, mais il lui avait répondu que plus personne ne faisait cela et que c'était démodé. Il savait que c'était faux puisqu'un de ses amis venait de se fiancer avec la bénédiction de Magia, mais il n'avait pas envie de rentrer en contact avec Elle, pas encore du moins.
Onze heure, il était en avance, il ne devait arriver que pour midi normalement, mais il était beaucoup trop impatient. Même la mauvaise humeur de sa famille ne parvenait pas à le faire descendre de son petit nuage. Lorsqu'il était descendu pour prendre son petit déjeuner, c'est à peine si ses parents lui avaient adressé la parole, enfin il avait surtout fait le choix d'ignorer le "Magia n'accepte pas ton choix" de son père et était parti sans un mot de plus. Il n'avait pas envie de se disputer avec eux ce jour-là.
Il était dans l'allée lorsqu'il croisa Dawn et Aaron sortir de la maison.
- Bonjour les jumeaux, comment vous allez ?
- Euh, bien, répondit Dawn. Tu as rendez-vous avec Johanna aujourd'hui ?
- Oui, enfin je suis un peu en avance. Pourquoi elle n'est pas là ?
- Elle est là, répondit rapidement Aaron avant d'attraper sa sœur par le bras. On te laisse, on doit retrouver Marc pour travailler une nouvelle figure.
Si Jazz avait été plus attentif, il n'aurait pas manqué la gêne qui avait pris les jumeaux lorsqu'ils l'avaient vu. Il n'aurait pas manqué non plus l'hésitation avant que Aaron ne lui réponde, et il n'aurait pas manqué l'air paniqué de Dawn face à la réponse de son frère.
Jazz entra donc dans la maison comme il en avait pris l'habitude ces derniers temps. Il savait que les parents de Johanna n'étaient pas là car en voyage. Il voulait faire une surprise à Johanna, il ne se signala donc pas en entrant dans la maison, et avança à petit pas. Constatant qu'il n'y avait personne au rez-de-chaussée et comme les jumeaux lui avaient affirmé qu'elle était bien là, Jazz se dirigea vers sa chambre à l'étage. Seulement lorsqu'il entendit la voix de Mickaël, il s'immobilisa dans les escaliers. Il avait dû mal entendre ce qu'il avait dit. Lentement il s'approcha de la porte et fit appelle à sa magie pour augmenter son audition, lui permettant d'écouter ce qui se disait à l'intérieur.
- …passer pour son enfant alors que ce n'est pas vrai ! Tu m'avais promis de rompre avec lui !
Jazz n'en revenait pas de ce qu'il venait d'entendre, il devait mal comprendre, cela ne pouvait être autrement.
- Mais je ne le peux pas, il me fait peur, il est tellement puissant et tu as bien vu comment il est lorsqu'il perd le contrôle de sa magie.
La voix de Johanna semblait tremblante, mais Jazz ne pouvait toujours pas croire ce qu'il entendait.
- Et comment crois-tu qu'il réagira lorsqu'il découvrira que cet enfant n'est pas le sien ?
- Il ne le découvrira pas !
- Qu'est-ce que tu veux dire ? s'étonna Mickael, tu es enceinte de deux mois, cela va bientôt commencer à se voir !
- Ne dis pas de bêtise, cela ne se verra pas avant au moins le quatrième mois.
- Mais enfin, il n'est pas stupide ! Vous n'avez toujours pas couché ensemble !
- Je lui dirais que oui, tu as bien vu comment il était le jour de son anniversaire, je ne l'avais jamais vu aussi saoul. Je lui dirai qu'il ne s'en rappelle pas à cause de cela.
- Et pour la ressemblance ! Les gènes familiaux ! Tu comptes faire comment ! Parce que cet enfant sera mon héritier magique et tu le sais très bien !
- Qu'est-ce que tu racontes ? s'étonna Johanna. Je ne t'ai jamais vu pratiquer les rites ancestraux ? Il me semblait que ta famille faisait partie de ceux qui avaient arrêté après le décès des derniers Princes.
- Il en reste, marmonna Mickaël, et j'ai recommencé il y a quelques années.
- Ne te moque pas de moi, ce n'est qu'un enfant qui n'a même pas eu d'éducation magique. Et sinon, pour les gènes, une adoption par le sang sans qu'il ne soit au courant et le tour est joué.
- Tu comptes maintenant faire un crime contre Magia ! Mais tu es folle ! Sa famille ne te laissera pas faire !
- Écoute-moi bien, sa puissance magique est bien trop importante pour que passe à côté. Et un crime contre Magia…. Et puis quoi encore, ce n'est pas comme si sa famille avait la moindre importance, et de toute façon, c'est à peine s'il leur parle maintenant.
- ET MOI ALORS ? s'écria Mickaël, avant de finir dans un murmure, qui fit que Jazz dû tendre l'oreille pour en entendre plus. Je croyais que tu m'aimais, que tu devais le quitter pour moi, c'est ce que tu m'avais promis la première fois où je t'ai fais l'amour !
Jazz en avait assez entendu, il poussa alors la porte et signala sa présence par un rire froid et glacial avant de prendre la parole.
- Et bien et bien. Décidément, la trahison par ses amis semble être une habitude dans ma famille. Ne t'en fait pas Mickaël, elle est tout à toi maintenant. Mais soyez sûr d'une chose tous les deux, tout se paye un jour, et dans votre cas, je compte bien être aux premières loges. Oh, et ne gâchez pas du papier à m'envoyer un carton d'invitation que ce soit pour votre mariage, ou la naissance de votre enfant, car je ne viendrais pas.
- Jazz, je….
- Johanna, je n'ai pas envie d'entendre quoi que ce soit de ta bouche, tu ferais mieux de baisser la tête comme ton amant. Cela fait plus de cinq minutes que je suis dans le couloir. Alors maintenant, je vais m'en aller et vous ne me verrez plus jamais, enfin pas avant plusieurs années. Parce que si je reste une minute de plus en votre présence, je ne pourrais plus canaliser cette magie qui te fait visiblement si peur.
Sur ces paroles, Jazz s'élança dans les escaliers, et à peine eut-il franchi la porte qu'il transplana vers directement dans le jardin de chez ses parents. Il arracha plus qu'il n'ouvrit la porte du cabanon de jardin avant d'attraper son balai et de s'élancer dans les airs. Ce ne fut qu'une fois dans les airs qu'il laissa ressortir sa peine et sa magie. Les larmes qui coulaient sur ses joues ne s'arrêtèrent pas. Même pas lorsque la pluie provoquée par sa magie et son chagrin ne vint s'y mêler. Après quelques minutes, sa magie commença alors à se calmer. Seulement à ce moment-là il sentit la présence d'autres personnes dans les airs à ses côtés. Au fur et à mesure que le brouillard de magie qui l'entourait se dissipait, il reconnut alors à son plus grand étonnement Hedwin, Benedict, Antonn, Vincent et Marc.
- Qu'est-ce que vous faites tous là ? réussit-il à articuler.
- Marc nous a appelé en nous disant que tu avais besoin de nous en urgence ; alors on est venu.
- Mais…
Seulement Jazz ne réussit pas à parler, il était trop ému par leur présence alors qu'il ne le méritait pas. Il aurait mieux fait de tous les écouter. Puis, réalisant une chose, il se tourna vers son plus jeune cousin présent.
- Marc je croyais que tu allais à un entraînement ? Vous n'avez pas les championnat nationaux la semaine prochaine ?
- Si, c'est bien ce qui était prévu, mais Dawn m'a prévenu. Et même si d'après Aaron, tu n'as que ce que tu mérites pour t'être laissé berner ce n'est pas mon avis. Ni celui de Dawn qui a su le faire comprendre à son frère, tu peux me croire. Et je suis désolé pour toi.
- Vous devez bien rigoler intérieurement, grimaça Jazz. Et allez-y, balancez le "on t'avait prévenu, tu n'as que ce que tu mérites", j'ai été suffisament stupide pour le mériter.
- Jazz, jamais on a voulu que tu sois malheureux, dit doucement Vincent en s'approchant de lui. Bien au contraire, on aurait vraiment préféré avoir tort et que tu ne sois pas dans cet état.
- Et encore moins que tu le découvres comme tu l'as découvert.
Jazz baissa la tête avant de murmurer.
- Elle est enceinte…
- Quoi ? s'étonna Benedict. Tu vas….
- Même si je l'ai rejeté, je voulais toujours que mes enfants aient sa bénédiction, alors je ne l'ai pas touché de cette façon. Je voulais attendre d'être prêt à parler à nouveau à magia, mais je n'ai jamais réussi, alors on a jamais….. ET ELLE, ELLE VOULAIT ME FAIRE CROIRE QU'IL ÉTAIT DE MOI ! ELLE VOULAIT UTILISAIT LE FAIT QUE JE ME SUIS MIS LAMENTABLE LE SOIR DE MON ANNIVERSAIRE POUR ME FAIRE CROIRE QU'ON AVAIT…. ET EN PLUS ELLE VOULAIT FAIRE UNE ADOPTION PAR LE SANG SANS QUE JE LE SACHE !
Jazz avait crié les derniers mots, il avait besoin d'extérioriser cela. Il vit du coin de l'œil sa mère qui était au sol être retenue par son père qui la força à rentrer. Ce fut Benedict qui brisa le silence provoqué par les paroles de Jazz.
- Parce qu'en plus cela fait plusieurs mois que….
- Au moins deux, puisqu'elle est enceinte de deux mois, termina Jazz en voyant qu'il ne finissait pas sa phrase.
- En fait, intervint Marc, Aaron m'a avoué les avoir surpris il y a au plus de six mois mais qu'il ne voulait pas m'en parler avant parce qu'il ne savait pas comment me le dire.
- Je sais que quand il est question de vengeances dans la famille on les fait toujours ensemble, mais celle-ci, je veux la faire seul. Je veux la faire une fois qu'on aura retrouvé toute notre liberté d'action.
Jazz regarda ses cousins acquiescer de la tête, et se mordre les lèvres. Ils n'étaient pas entièrement d'accord avec la décision de Jazz, mais s'il avait besoin de ça, alors ils ne pouvaient que lui accorder. Ce fut Marc qui brisa le silence en proposant une partie de quidditch puisqu'ils étaient tous déjà dans les airs.
Amérique, le jeudi 23 juin 1994
- Jazz ! Jazz !
Jazz émergea lentement de son sommeil et repoussa la main de sa mère qui le secouait tout en criant son nom.
- Maman, j'étais de nuit. Laisse-moi dormir encore.
- Non, il faut que tu te lève ! On rentre en Angleterre !
Jazz se redressa vivement.
- C'est vrai ? demanda-t-il avec espoir.
- Oui ! Allez, on se réunit tous chez Jules et Emma en urgence.
Jazz ne se le fit pas dire deux fois, il aurait tout le temps de dormir plus tard. Il allait enfin rencontrer son petit cousin et découvrir le château familial dont il entendait tant parler. Mais surtout, cela signifiait que toutes les vengeance de sa famille allaient bientôt pouvoir éclore.
