Bonjour, bonsoir tout le monde !
Ayant enfin terminé cet OS que j'avais prévu de publier il y a déjà deux semaines, je n'attends pas une seconde de plus pour vous le proposer !
Cet OS est issu d'un pari perdu contre HelAndNiflhel (ne jamais rien parier avec cette personne, conseil d'amie), qui m'a donc sommé d'écrire un Tomione avec une relation prof/élève (vous avez dit toxique ?). Et comme à chaque fois qu'une de mes copines me demande, j'exécute.
J'espère donc que cet OS sera à la hauteur de ta longue attente, que le smut saura combler tes désirs pas très secrets et que ce Tom saura te charmer comme il se doit.
Encore une fois, il s'agit d'un PWP sans grande intrigue... mais je sais que vous adorez ça.
Comme d'habitude, un immense merci à Douce Vélane, Mrs Yoflam et Faannew pour leur relecture et leurs commentaires pertinents.
Je vous laisse et vous souhaite une bonne lecture, et surtout à toi, très chère Hel (smirk)
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Hermione Granger avait un sérieux problème.
Un problème de la plus haute importance qu'elle ne savait pas comment régler. Un problème qui l'empêchait de se concentrer sur ses cours, qui l'empêchait de se concentrer ses divers objectifs et en fait, qui l'empêchait de se concentrer tout court.
Pourtant, Hermione était clairement ce qu'on pouvait appeler une fille studieuse. Éternelle première de sa classe, elle avait toujours brillé, de son plus jeune âge jusqu'à maintenant, alors qu'elle grimpait dans les études. Elle n'avait jamais rien laissé se mettre au travers de son chemin, ni les tracas du quotidien, ni les chamailleries avec ses amis, et encore moins les garçons.
Alors pourquoi, aujourd'hui, à vingt et un ans et déjà en passe de décrocher le diplôme dont elle avait toujours rêvé, pourquoi donc le destin lui faisait-il cette farce ?
C'était vrai, même si Hermione avait toujours mis ses études en premier plan, ça ne l'avait jamais empêché de consacrer un peu de temps au second plan de sa vie. C'était là qu'elle reléguait, entre autre, les aventures sans lendemain qui constituaient la plupart de sa vie sentimentale. De toute façon, elle n'avait pas le temps pour un potentiel petit-ami. Ce genre de relations lui convenait très bien pour le moment.
Elle n'avait donc jamais été ce genre de fille à se laisser intimider par un garçon. A se laisser distraire par un joli minois, à se laisser rêvasser bêtement en imaginant des scénario plus stupides les uns que les autres.
Mais là… là il ne s'agissait pas seulement d'un joli minois. Si ce n'était que ça, Hermione apprécierait sa beauté dans un hochement de tête approbateur et continuerait à vivre sa vie normalement.
Non. Ce n'était pas qu'un joli minois. C'était un tout.
Et surtout, c'était son professeur.
Son putain de professeur.
Les cours de Tom Jedusor commençaient toujours dans un silence religieux. Il y avait à cela plusieurs raisons : parce que les filles -et certains garçons- se taisaient systématiquement sur son passage, trop occupés à le dévisager pour bavarder, et aussi parce qu'il imposait un respect presque… mystique. Il tenait sa classe d'une main de fer dans un gant de velours… d'un velours piquant et inquiétant qui faisait rêver tout le monde mais auquel personne ne voulait se frotter de trop près.
Hermione détestait ses cours autant qu'elle les attendait avec impatience. Parce qu'il enseignait sa matière préférée, que c'était de loin le professeur le plus cultivé et le plus intéressant de toute l'université, et parce que oui, c'est vrai, il était beau à se damner.
Mais elle redoutait tout autant de se rendre dans le petit amphithéâtre qui les accueillait deux fois par semaine. Parce que si Tom Jedusor était un professeur incroyable, il n'en était pas moins odieux avec ses élèves. Il semblait tout connaître des lois et du droit, mais en ce qui concernaient les relations humaines… tout était à revoir.
Il ne se passait pas un seul cours sans qu'il ne massacre un élève de son regard froid et implacable. Il ne ratait jamais une occasion d'humilier un étudiant en lui assénant qu'il ne réussirait jamais à valider son année avec des résultats aussi médiocres. Et souvent, sa cible préférée n'était autre qu'Hermione.
Pourtant, elle était exemplaire dans toutes ses autres matières. Des notes qui tutoyaient le ciel, une carrière brillante qui se profilait devant elle, et elle était la favorite de tous ses professeurs.
Tous, sauf un. Qui continuait de lui répéter, séance après séance, qu'elle n'était pas faite pour cette discipline et qu'elle ferait mieux de changer de voie tant qu'elle n'était pas encore trop vieille pour ça.
Alors oui, elle aurait dû le haïr de toutes ses forces, mais il y avait un autre sentiment qui se battait dans son esprit. Il avait beau être odieux, détestable, ignoble, même… Il dégageait une aura si forte, son charisme était si puissant et sa beauté était telle qu'Hermione se retrouvait littéralement fascinée.
Elle qui s'était toujours plue à dire qu'elle était une fille rationnelle, se révélait bien faible face à lui. Elle avait définitivement pris conscience de la gravité de son cas quelques semaines après la rentrée, alors qu'elle s'était retrouvée pratiquement en train de baver alors que Jedusor était en train d'énoncer une énième définition.
« En procédure collective, les créanciers sont payés selon leur rang. D'abord sont payés les créanciers privilégiés bénéficiant d'une sûreté ou garantie, et une fois ceux-ci désintéressés, l'argent restant est distribué aux créanciers chirographaires. », avait-il récité d'une voix aussi sèche que suave. Elle s'était alors rendue compte que, si le sujet était aussi rasoir que difficile, dans la bouche de son professeur, ces mots lui donnaient chaud, à un tel point qu'elle n'arrivait plus à réfléchir.
Heureusement pour elle, la torture était pratiquement terminée. Le mois d'avril débutait et avec lui signifiait qu'il ne restait plus que deux mois avant la fin du semestre. Elle avait donc fait le plus gros, mais il lui restait encore plus d'une douzaine de cours à supporter.
Ce jour-là, en rentrant dans la salle de classe, Tom Jedusor attendait, assis à son bureau, que les élèves s'installent. Hermione, bonne première arrivée, s'assit à sa place de toujours, au premier rang, profitant du temps que mettaient les autres pour s'adonner à son activité favorite : reluquer son professeur.
Il regardait son écran d'ordinateur, ses doigts traînant sur le trackpad, l'air complètement désintéressé de ce qui se passait autour de lui. Ses cheveux divinement coiffés tombaient en une boucle parfaitement exécutée sur son front. Hermione en était venue à vouer un culte à ces quelques mèches. Elle aurait payé une fortune pour passer sa main dedans et le décoiffer de ses propres doigts.
Elle ne sortit de ses pensées lubriques que lorsqu'il se leva, un paquet de copies à la main. Son ventre se noua d'angoisse, sachant très bien ce qu'elles étaient, c'est-à-dire le devoir qu'ils avaient fait au cours dernier. Le professeur Jedusor était toujours très rapide à corriger, à croire que la perspective de rabaisser ses étudiants décuplait ses capacités.
Une fois tout le monde assis et silencieux, il posa son regard sur chaque élève présent, instaurant une atmosphère quelque peu… tendue. Il termina par Hermione, la dardant du même regard qu'il lui réservait toujours : celui pour lequel elle n'avait plus de description possible. Elle ignorait ce qu'il y avait exactement dans ses yeux, mais en tout cas, cela la rendait… toute chose.
Il entama la distribution des copies avec son flegme habituel. Les notes ne volaient pas très haut et les commentaires qui allaient avec étaient cassants et destructeurs. Tom Jedusor n'avait jamais à cœur d'épargner la sensibilité de ses étudiants.
Et, évidemment, lorsqu'il arriva à Hermione, qu'il garda pour la fin, la sentence ne fut pas plus surprenante que ça.
- J'ignore ce que vous comptez faire avec ce genre d'arguments, Miss Granger, lança-t-il en lui rendant son devoir, mais il va falloir sérieusement songer à une réorientation.
Elle posa à peine le regard sur sa copie qu'elle devinait pleine d'encre rouge et de commentaires désobligeants sur son manque de pertinence et de clairvoyance. Non. Elle ne fit rien de tout ça car entre la façon dont il la regardait, ses yeux noirs plein d'un mépris qu'elle ne comprenait pas toujours, et ses mots prononcés avec une intonation qui visait clairement à la faire se sentir comme une moins que rien… c'était trop. Elle était en train de devenir complètement folle.
Il n'y avait aucune raison pour que cet homme lui mette autant les sens en ébullition. Encore moins de raisons pour que sa propension à l'humilier lui provoque de telles réactions. Il était tout ce qu'il y avait de plus détestable et pourtant… il fallait bien avouer une chose, elle passait la quasi totalité de ses cours à l'imaginer la pencher sur son bureau pour la baiser sauvagement.
- C'est tout de même étrange, car quand vous me rendez un devoir que vous avez fait chez vous, le résultat est un peu moins catastrophique… je vais commencer à croire que vous trichez, Miss Granger.
- Pardon ?
Ses yeux s'écarquillèrent, choqués. Comment osait-il insinuer une telle chose ? Hermione n'avait jamais, jamais triché de sa vie. Justement, c'était elle que les élèves paniqués venaient voir pour la supplier de les laisser copier sur elle.
- Peut-être trouvez-vous votre inspiration ailleurs ? Dans des copies d'autres étudiants, par exemple ? Vous viendrez me voir à la fin de l'heure, nous allons discuter de ce sujet.
Les joues rouges, encore une fois honteuse d'avoir été humiliée de la sorte devant toute la classe, elle baissa la tête, refusant de croiser son regard froid et hautain. Il était en train de la rendre folle, et surtout, elle était en train de s'agacer elle-même. Parce que malgré le fait de subir une nouvelle fois ses brimades, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir hâte de se retrouver seule avec lui à la fin du cours. Elle savait qu'il allait encore en profiter pour la rabaisser mais… seigneur, ces deux heures ne passeraient jamais assez vite.
Et en effet, ce fut le cas. Le temps s'étira, infini, et plus les minutes défilaient, plus Hermione était nerveuse. Qu'allait-il lui dire ? Elle savait qu'elle n'avait rien à se reprocher, mais elle avait tout de même peur qu'il trouve quelque chose qui puisse lui porter préjudice. Et si jamais il avait trouvé sur internet quelque chose qui ressemblait trop à sa copie ? Il pourrait la faire renvoyer de la fac et elle écoperait d'une petite interdiction de passer des examens pendant plusieurs années, gâchant ainsi son plan de carrière parfaitement établi depuis pratiquement une décennie.
Pour une fois, elle vécut le cours en silence. D'ordinaire, elle adorait intervenir, montrer à tout le monde, et surtout au professeur Jedusor, qu'elle connaissait les réponses et qu'elle avait de bonnes idées. Presque à chaque fois, il les contrecarrait d'un argument implacable contre lequel elle ne pouvait rien, alimentant ce jeu malsain qui s'était créé dès le premier cours qu'il avait dispensé à sa classe.
Mais non, aujourd'hui, elle resta silencieuse, attendant sa sentence, se demandant à quelle sauce elle allait être mangée. Au lieu de participer, elle observa son professeur avec encore plus d'attention que d'habitude. Vêtu de son sempiternel costume noir, il en avait ôté la veste qu'il avait laissée sur le dossier de sa chaise. Il marchait devant son bureau en donnant son cours, occupant l'espace, hypnotisant les élèves qui le suivaient du regard.
Hermione aussi le suivait du regard, mais ses yeux étaient rivés sur ses avants-bras. Jedusor avait remonté ses manches jusqu'aux coudes, laissant apparaître ses bras dont les veines ressortaient de façon purement scandaleuse. La jeune femme se demanda depuis quand elle était excitée par de simples veines, et ce constat lui fit prendre conscience qu'elle était bien plus atteinte que ce qu'elle pensait.
De temps à autre, le professeur lui lança quelques coups d'œil. Discrets, à peine visibles, en réalité, mais elle le regardait tellement qu'elle fut obligée de remarquer ces regards. Il avait l'air agacé, fronçant imperceptiblement les sourcils à chaque fois qu'il posait une question et qu'elle ne levait pas la main à la milliseconde près comme elle le faisait toujours.
Lorsque le cours toucha à sa fin et que les élèves commencèrent à sortir, Hermione resta à sa place, se contentant de ranger ses affaires dans son sac. Elle resta à son pupitre, attendant que le professeur Jedusor ne l'appelle. Il était retourné à son bureau, tapant sur son ordinateur avec une rapidité stupéfiante. Hermione regardait ses doigts danser sur le clavier avec une fascination qui frisait le ridicule. Les veines de ses mains ressortaient, ses doigts longs et fins paraissaient si agiles… pas une fois elle ne le vit se corriger.
La classe était désormais vide, mais Jedusor n'avait pas encore levé les yeux vers elle. Hermione s'était raclé la gorge une ou deux fois, mais aucune réaction n'en résulta. La porte était encore ouverte, laissant le brouhaha du couloir pénétrer dans la pièce, et Hermione se demanda si elle n'allait pas tout simplement prendre ses jambes à son cou. Deux bonnes minutes s'étaient écoulées depuis qu'ils étaient seuls et il n'avait pas levé les yeux de son écran une seule putain de fois.
- Professeur… ? tenta-t-elle.
Mais elle eut à peine le temps de prononcer le mot en entier que Jedusor leva une main, toujours sans la regarder, pour lui intimer le silence. Vexée et, encore une fois, honteuse, Hermione réfléchit sérieusement à la possibilité de partir. Il était inconcevable pour elle de se laisser traiter de la sorte, et si elle s'était trouvée avec n'importe qui d'autre, même avec un autre professeur, elle aurait protesté. Mais là… elle se taisait. Malgré la colère qui bouillonnait en elle, elle devait se résoudre au fait que ce n'était définitivement pas le sentiment qui prédominait en elle. Non, si elle devait être tout à fait honnête, cette main qui l'avait réduite au silence, elle l'imaginait tout à fait autre part. Elle l'imaginait claquer contre ses…
- Fermez la porte, Miss Granger.
Elle sursauta presque, tirée de sa rêverie par la voix sèche et cassante de son professeur. Il était toujours en train de pianoter sur son ordinateur, ne lui accordant aucune espèce d'attention, mais Hermione se leva tout de même, exécutant sa demande. Ou plutôt son ordre, vu la façon dont il l'avait asséné.
Une fois la porte refermée, Hermione inspira un bon coup, à présent bien consciente d'être totalement seule avec lui. Elle se retourna, s'adossant à la porte désormais close et, enfin, Tom Jedusor s'arrêta d'écrire. Il leva le regard vers elle et, d'un signe de tête, lui somma de s'asseoir en face de lui, ce qu'elle fit avec moins d'assurance que ce qu'elle aurait aimé. Elle avait l'impression que ses jambes pesaient une tonne, et lorsqu'elle s'assit à la place indiquée, elle se sentit si petite qu'elle avait peur de se ridiculiser pour de bon.
Il resta plusieurs longues secondes à seulement l'observer, la dardant de son regard inquisiteur avec une telle intensité qu'elle eut, pendant une seconde, l'idiote et désagréable impression qu'il était capable de lire dans son esprit. Et il valait mieux que ce ne soit pas le cas, étant donné toutes les horreurs qui s'y déroulaient et dont il était le personnage principal.
- Avez-vous quelque chose à me dire, Miss Granger ?
Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle ne s'était pas du tout attendu à cela, comme question, et comme à chaque fois qu'il était sur sa route, elle se trouvait désarçonnée. Ses orbes noires l'observaient, la tête très légèrement penchée sur le côté, jaugeant ses réactions, appréhendant ce qu'elle allait lui répondre. Finalement, elle retrouva l'usage de sa voix, quelque part au fond de sa gorge.
- Je n'ai jamais triché, si c'est ce que vous voulez dire.
Il esquissa un très léger sourire. Méprisant, moqueur. Le genre de sourire narquois que d'aucun n'aimerait voir lancé contre lui. Mais Hermione, au fond, se délectait de le voir étirer ses lèvres fines et alléchantes. Jedusor soupira, l'air faussement résigné, avant de fermer son ordinateur portable et de joindre ses mains dessus, se penchant pour la regarder de plus près. Instinctivement, Hermione se recula, s'adossant complètement sur sa chaise.
- Alors comment expliquez vous la différence de qualité entre les copies que vous me rendez en classe et celles que vous faites chez vous ? Parce que nous parlons ici d'une différence de plusieurs points, Miss Granger. Et je trouve ça pour le moins… surprenant.
Hermione déglutit, ignorant comment répondre. Parce que la pure vérité, elle ne pouvait décemment pas la lui dévoiler. Comment lui avouer que, chez elle ou dans la bibliothèque, elle pouvait écrire ses devoirs en paix tout simplement parce qu'il n'était pas là pour la déconcentrer ? Que quand elle faisait un partiel en classe, elle passait plus de temps à le regarder lui qu'à regarder sa copie ? Non, elle ne pouvait pas lui dire de telles choses.
- Je ne sais pas, professeur.
Il fit la moue, peu convaincu par cette réponse minable. Ses doigts commencèrent à tapoter contre son ordinateur dans un rythme régulier particulièrement anxiogène. Cependant, Hermione suivit le mouvement du regard, hypnotisée par ses doigts longs et fins qui bougeaient élégamment.
- Vous ne savez pas… répéta-t-il d'une voix sombre.
L'étudiante noua ses mains, nerveuse, et se contenta de hocher la tête. Elle se détestait d'être comme ça. Normalement, Hermione était une jeune femme pleine de verve, qui avait toujours quelque chose à répondre face à quelqu'un qui essayait de l'intimider. Mais voilà, Tom Jedusor n'était pas… n'importe qui.
- Vous vous rendez bien compte que cette réponse n'est pas du tout satisfaisante, Miss Granger.
Et cette façon qu'il avait de toujours l'appeler « Miss Granger »… pratiquement tous les professeurs appelaient les élèves par leurs prénoms. Mais lui, Tom Jedusor, bien qu'il n'eût pas dépassé les trente-cinq ans, mettait un point d'honneur à nommer ses élèves par leurs noms de famille. Si tout le monde s'y était habitué, Hermione ressentait toujours ce petit frisson le long de sa colonne vertébrale quand les mots « Miss Granger » sortaient de sa bouche.
- Je n'en ai pas d'autres à vous apporter, professeur. Je… je ne triche pas, je peux vous le jurer.
Elle haïssait la façon dont sa voix commençait à devenir désespérée. Néanmoins, elle ne savait pas quoi faire d'autre pour le persuader qu'elle n'était pas malhonnête. Tout le monde s'accordait à dire qu'elle était l'étudiante la plus brillante que cette université n'avait jamais connu. Tout le monde, sauf lui.
- Voilà qui est très fâcheux, j'en ai bien peur.
Lentement, avec des gestes mesurés qu'Hermione eut bien le temps de suivre, il se leva, fit le tour de son bureau pour se retrouver près d'elle. Elle fut obligée de lever la tête pour continuer à le regarder, et elle l'observa s'appuyer contre le meuble, croisant les bras.
- Fâcheux ?
- Oui, fâcheux. Car voyez-vous, Miss Granger, tout indique dans vos notes que vous trichez. La qualité de vos copies dans vos devoirs maison est beaucoup trop supérieure à celle de vos devoirs sur table. Alors… si vous n'avez pas d'autres explications à me fournir, la triche est la seule option qui me paraît plausible.
Hermione déglutit, incapable de répondre. Elle se demanda brièvement si dire la vérité n'était pas envisageable, finalement. Valait-il mieux se ridiculiser auprès de son professeur ou bien risquer d'être virée de l'université ?
- Je ne… je vous jure, professeur. Je ne triche pas, je vous le jure.
- Malheureusement, il va falloir être plus convaincante que cela, Miss Granger.
Hermione fronça les sourcils. Son esprit mal placé avait l'étrange impression qu'il y avait un message caché sous ses mots. Mais… ce n'était pas possible, n'est-ce pas ?
- Je ne sais pas ce que vous voulez dire, professeur, dit-elle en le regardant par dessous ses cils.
- Je vais dire les choses autrement, dans ce cas, puisque votre esprit semble trop lent pour comprendre ce qui est pourtant simple. Dans l'état actuel des choses, en ce qui me concerne, vous n'êtes qu'une petite sotte qui n'a aucune autre solution que la tricherie pour réussir.
Hermione ouvrit la bouche, outrée de ses paroles. Elle ne put cependant réfréner un frisson qui parcourut tout son corps. Un frisson d'envie, un frisson d'excitation. Ses mots, aussi humiliants fussent-ils, étaient… ils l'excitaient.
- Alors que pensez-vous faire pour m'empêcher d'aller vous dénoncer à la direction de l'université ? Il va falloir me donner… de très bons arguments, Miss Granger.
Elle déglutit à nouveau, incapable de détourner les yeux de lui. Il la regardait avec un air de prédateur prêt à l'attaquer à n'importe quel instant.
- Professeur ?
Il soupira, agacé, avant de se redresser, quittant son point d'appui. Il se décala pour se placer juste entre Hermione et son bureau et la jeune femme se retrouva juste en face de son entrejambe et… seigneur, il… il bandait.
- Allons, Miss Granger… les autres professeurs ne cessent de me chanter vos louanges… je suis sûr que vous pouvez penser à quelque chose de pertinent pour me convaincre.
Elle n'arrivait pas à détacher son regard de la bosse de son pantalon. Inconsciemment, elle se lécha les lèvres, le cœur battant plus vite et plus fort.
- Est-ce que… si je…
Sa bouche s'assécha complètement. Elle n'allait tout de même pas dire… ça ? Et si elle interprétait très mal la situation ? Si, en plus de la dénoncer pour tricherie, il la dénonçait aussi pour autre chose ?
- Oui, Miss Granger ?
Elle releva les yeux vers son visage et les siens étaient si sombres… son visage d'ordinaire totalement impassible laissait pourtant trahir quelque chose d'autre, en cet instant. Un éclat d'envie dans ses iris.
Hermione ressentit cette tension caractéristique au creux de son ventre. C'était mal, si mal d'être excitée ainsi par son professeur, mais elle n'y pouvait absolument rien. Elle serra les jambes, cherchant une friction quelconque, et rougit d'avance de ce qu'elle s'apprêtait à dire.
- Est-ce que vous… est-ce que vous me dénonceriez toujours si je… si je vous faisais… plaisir ?
Elle le regardait toujours par en dessous, ses yeux grands ouverts, la voix basse et l'air presque… timide. Le sourire de Jedusor devint presque machiavélique.
- Plaisir comment, Miss Granger ?
Elle ferma les yeux une seconde, cherchant le courage de prononcer ces mots.
- Avec… en vous… je…
C'était impossible. Tout simplement impossible.
- Me voilà une nouvelle fois déçu de vous, Miss Granger. Je ne comprends pas, vous qui êtes si insupportablement loquace en cours, vous qui avez toujours quelque chose à dire et qui ouvrez votre bouche à la moindre occasion, vous voilà à court de mots ?
Avec des gestes toujours aussi lents, il déboucla sa ceinture sous les yeux hypnotisés d'Hermione. Il la retira complètement, la laissant tomber par terre, avant d'ouvrir le bouton de son pantalon, puis en descendit la fermeture éclair. Le cœur d'Hermione battait toujours plus vite, ses mains tremblaient d'anticipation. Elle avait peine à croire à ce qui était en train de se produire.
- Miss Granger ?
Elle se força à le regarder dans les yeux, son regard néanmoins attiré par ce qui était en train de se passer plus bas. Il était en train de baisser son pantalon, il…
- Oui, Monsieur ?
Il ne répondit pas immédiatement et Hermione fut contrainte d'abandonner son visage, irrémédiablement attirée par le mouvement au niveau de son entrejambe.
- Retirez-le.
Sa voix avait claqué dans la classe vide, sèche et autoritaire. C'était scandaleux, mais Hermione sentit un éclair d'envie lui traverser le corps. Les doigts tremblants, elle descendit le vêtement tout doucement, presque hésitante, persuadée qu'il lui dirait d'arrêter et qu'il la dénoncerait pour son comportement décadent. Pourtant, il ne l'arrêta pas, et bien vite, elle se retrouva face à son boxer, son érection plus visible que jamais. Presque inconsciemment, Hermione croisa les jambes en laissant échapper un minuscule soupir.
- Qu'est-ce que vous faites ? rugit-il soudainement, la faisant sursauter.
Elle releva la tête et trouva son regard courroucé, ses pupilles dilatées se fondant parfaitement avec le noir habituel de ses yeux.
- Je…
- Vous pensez réellement que je ne sais pas à quel jeu vous jouez, Miss Granger ?
Hermione ouvrit la bouche, décontenancée, avant de regarder à nouveau son entrejambe. Il baissa alors son sous-vêtement et la jeune femme se retrouva face à cette queue sur laquelle elle fantasmait depuis des mois. Elle resta bouche-bée, complètement figée, incapable de prononcer le moindre mot.
- Les jeunes femmes polies regardent les gens dans les yeux quand elles parlent !
Une main sous son menton la força à relever la tête.
- Vous êtes une jeune femme polie, n'est-ce pas, Miss Granger ?
Toujours un peu hébétée, elle hocha doucement la tête, hyper consciente de la sensation de ses doigts sur sa peau et de la proximité indécente entre son sexe et son visage.
- Vous pensez sincèrement que je ne vois pas clair dans votre petit manège ?
Les mots n'avaient aucun sens dans son esprit. Elle comprenait à peine ce qu'il disait ; en réalité, tout ce qui comptait, c'était la situation dans laquelle ils étaient. Si elle s'était écoutée, elle se serait penchée, juste assez pour frôler son érection avec sa bouche, juste assez pour pouvoir le toucher. Mais elle n'en fit rien, transcendée par son professeur, attendant ses instructions avant de faire le moindre geste.
- Vous croyez que je ne vois pas la façon dont vous me regardez ?
Sans s'en rendre compte, elle avait de nouveau baissé le regard et elle entendit à peine le soupir légèrement agacé de son professeur avant de sentir sa main claquer sèchement sa joue. Pas assez pour lui faire vraiment mal, assez pour l'exciter plus que de raison.
- Je vous ai demandé de me regarder, Miss Granger, je vais commencer à m'énerver.
Comment lui dire qu'elle n'attendait que ça ? Elle essaya vainement de trouver les mots, mais comme rien de pertinent ne venait, elle s'avança en s'humidifiant les lèvres. Elle eut tout juste le temps d'effleurer son gland de sa langue qu'une poigne ferme à la base de ses cheveux l'écarta vivement de sa cible.
- Sûrement pas.
Jedusor l'obligea à se lever, la main toujours fourrée dans ses boucles lâchées et la fit se pencher sur son bureau, avec force et assurance, comme elle l'avait toujours rêvé. Tout le haut de son corps était plaqué contre le meuble et aussitôt, son professeur se pressa contre elle, la main qui n'était pas dans ses cheveux se promenant avec confiance sur sa cuisse, passant sans aucune gêne sous sa jupe.
- Vous pensez que je n'ai pas remarqué que vous ne portiez des jupes uniquement les jours où vous aviez cours avec moi ?
Ses doigts étaient dangereusement près de son centre et Hermione laissa échapper un gémissement pathétique. Elle avait tellement envie qu'il la touche, qu'il continue à lui parler, elle avait tellement envie de lui qu'elle n'arrivait plus à penser correctement.
- Répondez-moi, Miss Granger, chuchota-t-il près de son oreille.
Son souffle était si brûlant contre sa peau qu'elle eut l'impression que cette chaleur se propagea dans tout son corps.
- Je ne…
Oui, c'est vrai. Je mets des jupes seulement quand je vous vois, je me maquille un peu plus quand j'ai cours avec vous, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai…
Mais les mots refusaient de franchir la barrière de ses lèvres.
- Oui, se contenta-t-elle de répondre avec un simple filet de voix.
- Oui, quoi ?
Sa main se serra davantage dans ses cheveux tandis que l'autre toucha enfin le tissu humide de son string. Jedusor siffla entre ses dents, appuyant contre son clitoris à travers l'étoffe, lui arrachant un nouveau soupir.
- Oui, je… je ne m'habille comme ça que pour vous.
- Oui, qui ?
- Oui, Professeur…
Comme s'il n'attendait que ça, son majeur passa en dessous de son sous-vêtement pour caresser ses plis humides. Son doigt glissait aisément, récoltant sa moiteur pour titiller plus facilement son clitoris.
- Vous êtes complètement trempée…
Hermione se mordit la lèvre et attrapa le rebord du bureau, tentant désespérément de s'accrocher à quelque chose.
- Dites-moi la vérité, Miss Granger…
Il n'avait aucune crainte à avoir : ainsi à sa merci, elle serait capable de lui confier ses plus sombres secrets.
- Est-ce que vous trichez ?
- Non ! haleta-t-elle en essayant de se redresser.
Jedusor l'en empêcha, la plaquant avec vigueur contre le bois de son bureau. Elle sentait son érection contre ses fesses ; elle en avait presque oublié qu'il était à moitié nu. Elle aurait voulu se retourner pour le voir encore, pour le prendre dans ses mains, dans sa bouche, pour l'enfoncer en elle, mais il la maintenait avec une telle force qu'elle était incapable de bouger.
- Est-ce que c'est à cause de moi que vos notes sont catastrophiques ?
Son majeur entra en elle, lui faisant pousser un long gémissement qu'elle retenait depuis bien trop longtemps.
- Est-ce parce que votre esprit de petite salope ne peut s'empêcher d'imaginer ce genre de choses pendant que je vous donne cours ?
En entendant ces mots sales et terriblement dégradants, Hermione aurait dû se sentir outrée. Au lieu de ça, ses parois se contractèrent autour du doigt de son professeur, lui arrachant un rire sardonique.
- Oh oui, elle aime ça, se moqua-t-il en ajoutant un deuxième doigt avant de commencer un mouvement de va-et-vient implacable. Toujours à se faire encenser par tout le monde, le petit prodige d'Oxford prend son pied en se faisant malmener, alors ?
C'était de la folie. Elle n'avait même pas conscience qu'elle aimait ça, mais sortant de sa bouche, ces mots dégradants semblaient être la chose la plus excitante qu'elle n'ait jamais entendue.
- S'il… s'il vous plaît, se surprit-elle à souffler.
Il retira vivement ses doigts de son intimité et la fessa durement, suscitant un cri de surprise autant que de plaisir. Elle sentit l'endroit chauffer intensément, se répercutant immédiatement dans son bas-ventre.
- Je ne veux pas vous entendre, susurra-t-il en mordillant le lobe de son oreille.
Hermione se mordit encore la lèvre, s'empêchant de l'implorer de la toucher, de la soulager. Il dut cependant comprendre qu'elle n'en pouvait plus car il se redressa avant de l'aider à se retourner. Il la souleva juste assez pour l'asseoir sur le bureau et de suite, son regard tomba sur son entrejambe. Sa bouche se remplit de salive devant son érection tendue devant elle. Si une infirme part d'elle redoutait de l'avoir en elle vu sa taille, elle n'en pouvait plus d'attendre qu'il la remplisse. Comme il l'avait fait plus tôt, il prit son menton entre son pouce et son index pour qu'elle le regarde.
- Vous ne pouvez pas vous en empêcher ?
- S'il vous plaît, répéta-t-elle en cherchant à le toucher.
Jedusor s'empara de ses mains pour les poser sur le bureau, derrière elle, sans faire preuve d'aucune tendresse. Hermione aurait pu en pleurer de frustration, elle voulait le toucher, elle voulait le sentir. Le mouvement le rapprocha considérablement d'elle et leurs bouches se frôlèrent, rendant Hermione folle de désir pour lui.
- Que diraient tous ces gens qui vous acclament, Miss Granger ? Tous mes collègues qui ne tarissent pas d'éloges sur vous, tous les étudiants qui vous admirent et vous envient ?
Elle voulut se pencher pour unir leurs lèvres mais évidemment, il se recula pour l'éviter.
- Que diraient-ils en voyant que vous n'êtes qu'une petite dépravée qui me supplie pour avoir l'honneur de ne serait-ce que me toucher ?
La tension dans le bas de son ventre prit une telle ampleur qu'elle eut l'impression qu'elle aurait pu jouir sur le champ, sans avoir besoin de rien de plus que ses mots et sa voix. L'une de ses mains abandonna les siennes et vint caresser sa mâchoire avec une douceur qui ne lui ressemblait définitivement pas. Ses doigts graciles descendirent le long de sa gorge qu'il fixait de ses yeux… affamés. Sa main l'encercla et son pouce et son majeur exercèrent une très légère pression ; pression qui lui fit néanmoins écarquiller les yeux de surprise et d'exaltation.
- Il me serait si facile de vous briser… murmura-t-il presque pour lui-même.
C'était trop. Beaucoup trop pour elle, et Hermione, malgré ses nombreuses qualités, n'avait jamais été du genre patiente. N'y tenant plus, elle dégagea ses mains, utilisant l'effet de surprise pour sortir de son emprise, et les plongea dans ses cheveux pour plaquer sa bouche contre la sienne. Elle soupira de satisfaction en le sentant céder, savourant la texture soyeuse de ses mèches brunes, se délectant du goût d'ambroisie de ses lèvres presque trop exquises pour être vraies.
Bien vite, Jedusor reprit le contrôle du baiser et Hermione se laissa volontiers faire. La main sur son cou passa sur sa nuque, la maintenant en place, tandis que l'autre détacha les boutons de son chemisier d'un doigté expert. L'étudiante commença à haleter dans la bouche de son professeur, manquant d'air, mais il ne lui laissa aucun répit. De toutes les expériences qu'elle avait eues dans sa vie, rien n'égalait ce qu'elle était en train de vivre. Tom Jedusor prenait sans concession, sans lui laisser la moindre chance de négocier. Ses baisers étaient tels qu'il avait toujours été : durs, autoritaires et teintés d'un mystère qui emprisonnait Hermione d'un écrin ténébreux et presque… dangereux.
A bout de souffle, ils s'écartèrent l'un de l'autre, juste une seconde, le temps de reprendre leur respiration. Tom la regardait avec un air avide, semblant souffrir d'une soif qu'elle seule pouvait apaiser. Il ne lui fallut pas longtemps pour plonger à nouveau sur ses lèvres, s'abreuvant de son souffle avec une voracité qui était totalement inédite pour la jeune femme.
Sous sa langue, les lèvres de Jedusor l'appelaient, la tentaient. Pleine et charnue, sa lèvre inférieure était à elle seule un appel à la luxure. Sans résister davantage, elle céda à la tentation et la mordilla, totalement incapable de s'arrêter, jusqu'à ce qu'il ne se recule promptement avec un cri de douleur.
Déconcertée, Hermione se figea, essoufflée, tandis que Tom avait une main devant sa bouche. Lentement, il releva la tête, les yeux fous, et dégagea sa main, laissant tout le loisir à son amante de se rendre compte qu'elle avait du mettre un peu trop d'enthousiasme dans le baiser. Il saignait.
Quelques gouttes du liquide rouge coulait sur son menton. Il les essuya de son pouce, celui-là même où siégeait une chevalière sur laquelle Hermione rêvassait depuis la rentrée, avant de le lécher pour effacer les traces de son méfait. Néanmoins, la plaie sur sa lèvre était encore ouverte et du sang continuait de couler avec une certaine élégance.
- Je vous ferai regretter ça, murmura-t-il avant de fondre de nouveau sur elle.
Il l'embrassa avec fougue, mais n'éternisa cependant pas le baiser comme précédemment. Au lieu de ça, sa bouche caressa sa mâchoire, descendit le long de son cou, inspirant profondément juste au creux de ce dernier, y restant quelques secondes de trop, laissant traîner sa langue dans une pression qu'elle eut presque l'impression d'avoir imaginée. Finalement, il continua sa route, finissant d'ouvrir son haut, mordillant son ventre, s'agenouillant devant elle. Elle le regarda faire, et en baissant la tête, elle s'aperçut qu'il avait laissé sur son chemin une légère trace de sang.
Complètement obnubilée par cette découverte, elle ne vit même pas Jedusor s'asseoir sur l'un des sièges devant le bureau, juste devant elle. Il lui souriait, d'un sourire carnassier et légèrement inquiétant. Elle se sentit tout à coup très vulnérable face à lui. Il passa ses mains sous l'élastique de sa jupe et la lui retira lentement, sans la quitter des yeux, jaugeant la moindre de ses réactions. Il jeta le vêtement derrière lui, et toujours sans un mot, glissa une main sous son string, effleurant son clitoris.
- Je vous en prie, s'entendit-elle murmurer d'une voix faible.
L'excitation était telle que son bas ventre la faisait presque souffrir, la tension insupportablement délicieuse. Elle avait besoin qu'il la touche, qu'il l'aide à apaiser ce feu qui la dévorait depuis qu'elle avait refermé la porte de la classe. La porte…
- La porte ! cria-t-elle soudain.
- Silence ! admonesta-t-il en assénant une petite tape sur son entrejambe, la faisant hoqueter.
- La porte n'est pas fermée à clé, paniqua-t-elle tout de même.
- Alors je vous conseille vivement de fermer votre bouche, Miss Granger… sans ça je vais devoir trouver un moyen de vous faire taire.
Sans attendre de réponse, il se saisit de son sous-vêtement des deux mains et le déchira littéralement, la laissant totalement hors d'haleine et offerte à lui.
- Professeur…
Il fit claquer sa langue contre son palais et leva une main, comme il l'avait fait au début de leur entrevue pour lui intimer le silence.
- Je supporte vos babillages incessants depuis la rentrée, Miss Granger. Laissez-moi profiter de cet instant que j'attends depuis des mois sans devoir endurer vos jacassements.
Des… des mois ?
Hermione n'eut pas le temps de se pencher davantage sur la question car la bouche ensanglantée de Tom se posa sur ses plis, sa langue curieuse s'aventurant sur elle, en elle. Hermione dut plaquer ses mains sur sa bouche, ses gémissements étouffés luttant pour se faire entendre. Le professeur se recula en soupirant, visiblement contrarié, avant de s'adosser contre son siège, secouant la tête d'un air déçu.
- Que vais-je faire de vous, Miss Granger ?
Son pouce et son index traçaient la courbe de sa mâchoire dans un mouvement aussi séduisant qu'hypnotisant.
- Vous êtes donc incapable de la fermer ?
Ses doigts quittèrent son visage pour encercler son membre toujours aussi dur, sous les yeux remplis d'excitation d'Hermione. Son pouce passa sur son gland, récoltant une goutte du liquide qui s'en échappait déjà. Il s'avança sur sa chaise et présenta son pouce à l'entrée de la bouche d'Hermione. Elle s'empressa de l'ouvrir, le laissant recouvrir sa lèvre inférieure avant de pénétrer sa bouche de ce même doigt, strict et impitoyable. Par pur instinct, elle suça son pouce avec envie, se délectant du goût légèrement salé qui envahissait sa bouche. Aussi près l'un de l'autre, son érection frotta contre son centre, lui envoyant des décharges électriques dans tout le corps. Elle gémit autour de son doigt, s'avançant pour approfondir ce contact et l'avoir enfin en elle. Malheureusement, il ne semblait pas de cet avis car il refit ce bruit avec sa langue, lui signalant sa désapprobation.
Il se leva, finit d'ôter son pantalon et son boxer d'un même mouvement, puis déboutonna sa chemise qu'il avait toujours sur lui.
- J'ai été très clair sur le fait que vous devez vous taire, Miss Granger. Il serait pour le moins… embarrassant que quelqu'un nous surprenne, alerté par vos cris, vous ne croyez pas ?
La question était purement rhétorique, alors Hermione ne dit rien, se contentant de contempler son torse qui s'offrait peu à peu à sa vue. Aussi pâle que son visage, imberbe et sans défaut, une fine musculature perçait la peau qu'Hermione mourait d'envie de toucher.
- Je vous ai posé une question, Miss Granger. Votre impolitesse ne cesse de m'irriter.
- Oui, professeur, ce serait très embarrassant, répondit-elle alors.
Il retira sa chemise en souriant et Hermione ressentit une onde de plaisir du simple fait de savoir qu'elle l'avait satisfait. Tom entortilla le vêtement puis le prit par les deux extrémités avant de passer derrière le bureau. Même entièrement nu, il se déplaçait avec une grâce qui dépassait l'entendement. Hermione voulut se retourner pour suivre le mouvement mais il l'arrêta d'un nouveau claquement de langue. Elle réajusta alors sa position, faisant face à la salle de classe, consciente de sa présence derrière elle. Soudain, elle sentit le tissu de sa chemise contre ses lèvres, la faisant sursauter.
- Shhhht, souffla-t-il, les lèvres contre son cou.
Il fit un nœud derrière sa tête avant de placer correctement le vêtement pour la bâillonner convenablement. Hermione ferma les yeux, complètement excitée par la situation. Elle sentait son désir couler entre ses cuisses alors que Tom effleura son cou et sa poitrine de ses doigts.
- Vous allez vous laisser faire, maintenant. Sans un mot, sans un bruit, c'est compris ?
Hermione hocha vigoureusement la tête. A l'heure actuelle, elle aurait accédé à tous ses désirs tant le sien devenait insupportable.
- Parfait.
Il reprit sa position initiale, assis sur la chaise, et posa ses mains sur ses cuisses, les écartant davantage. Elle aurait pu se sentir honteuse ainsi exposée devant lui, mais il n'en était rien. Elle avait tellement envie de lui que tout sentiment de gêne était annihilé. Tout près de son intimité, Tom releva les yeux pour lui lancer un regard qu'elle ne pouvait qualifier que de destructeur. Il savait ce qu'il s'apprêtait à faire et Hermione sentait qu'elle ne serait plus jamais la même après son passage.
Elle eut à peine le temps de prendre sa respiration. La pauvre chemise ne fut pas suffisante pour couvrir le bruit de ses gémissements. Elle dut se retenir d'une main au bord du bureau derrière elle car son premier réflexe fut de tomber vers l'arrière. Le choc lui coupa littéralement la respiration. Pourtant, elle ignorait ce qu'elle avait espéré. Il était clair que Tom Jedusor n'était pas un homme tendre, et la façon dont il la traitait depuis le début de leur petite entrevue ne laissait aucun doute sur le sujet. A chaque fois qu'elle avait pensé à cette situation, elle s'était imaginé qu'il parcourerait l'intérieur de ses cuisses de baisers, qu'il prendrait son temps pour la rendre folle, évitant les zones les plus sensibles…
Mais il n'en fit rien.
Au lieu de ça, il la dévora comme un homme affamé qui n'attendait que ça depuis toujours. Sa langue était partout, longeant ses plis, entrant en elle, pour finir par torturer son clitoris de pressions à la fois trop et pas assez. Hermione sentit son rythme cardiaque s'affoler dangereusement et une fine pellicule de transpiration s'installa très vite sur son visage et sa poitrine.
Sa main libre planait au-dessus de la tête de son professeur. Elle mourait d'envie de passer les doigts dans ses cheveux, de décoiffer ses boucles toujours parfaitement placées sur son front.
- Oh mon dieu, gémit-elle sans pouvoir se retenir, la chemise n'étant qu'une bien maigre barrière, alors que sa langue effectuait des mouvements littéralement magiques sur la zone la plus réceptive de son corps.
Jedusor soupira, son souffle chaud fouettant son intimité d'une impitoyable brise. Il releva la tête, dardant Hermione de son regard sévère, et cette dernière ne put s'empêcher de le trouver inhumainement beau entre ses jambes, la bouche et le menton humides de son excitation qui se mélangeait aux dernières traces de sang peignant ses lèvres.
- Désolée… marmonna-t-elle à travers le tissu.
Elle baissa légèrement son baillon pour pouvoir parler plus librement.
- Est-ce que je peux… vous toucher ? demanda-t-elle.
Il pencha la tête sur le côté.
- Si ça peut vous faire taire, se contenta-t-il de répondre avant de retourner à sa tâche.
Cette fois-ci, Hermione ne se priva pas. A le seconde où elle sentit sa bouche sur elle, sa main trouva ses cheveux, passant ses doigts à l'intérieur, déplaçant les mèches pour dégager son front et le regarder la ruiner pour tout ceux qui voudraient passer après lui.
Son rythme était implacable, ses lèvres aspiraient son clitoris tandis que ses doigts commencèrent à se joindre à la partie. Lorsqu'il en inséra un en elle, Hermione se contracta immédiatement autour de lui, se mordant la lèvre jusqu'au sang pour ne pas faire de bruit. Elle le sentit ricaner contre elle, les vibrations ajoutant un peu plus au plaisir déjà dévastateur qui l'envahissait.
Ses hanches se mirent à bouger d'elles-mêmes, cherchant une friction particulière qu'il ne semblait pas prompt à lui donner. Il ajouta un deuxième doigt, mais ils jouaient en elle sans jamais toucher l'endroit exact qui la rendait folle. Sa langue impitoyable léchait sans relâche, ralentissant lorsqu'il sentait qu'elle était sur le point de jouir.
Hermione n'aurait su dire combien de temps exactement dura cette exquise torture. A chaque fois que la tension montait jusqu'au point de non retour, Tom s'éloignait, juste un peu, délaissant son clitoris, stoppant ses va-et-vient. Elle voyait la délectation dans son regard, la satisfaction qu'il avait de la tourmenter de la sorte. Alors qu'il l'empêchait de sauter dans ce précipice qu'elle attendait une énième fois, elle ne tint plus.
- Je vous en prie, supplia-t-elle en tirant sur ses cheveux.
Son sourire mesquin fit son grand retour et elle devina sans mal qu'il n'attendait que ça. Qu'elle craque.
- Que voulez-vous, Miss Granger ?
- S'il vous plaît, je… je n'en peux plus…
- Comment suis-je censé savoir ce que vous voulez si vous ne me le dîtes pas ?
Hermione haletait, les joues écarlates. Les mots refusaient de sortir de sa bouche. Elle n'avait pas l'habitude de parler si crûment, sans aucun filtre, mais sous l'œil sévère de son professeur, elle savait très bien qu'elle n'aurait pas d'autre choix.
- De quoi avez-vous besoin, Miss Granger ? Demandez et vous l'aurez.
Elle ignorait si c'était parce qu'elle était au bord de l'implosion, si parce que Tom était particulièrement excitant, le visage entre ses cuisses, toujours était-il qu'elle trouva finalement le courage dont elle avait besoin.
- Faites-moi jouir… je vous en supplie, faites-moi jouir.
Sa voix était si désespérée qu'elle en devenait pathétique, mais cela ne sembla pas le déranger outre mesure, puisqu'il hocha la tête et, enfin, accéda à sa demande.
Ses lèvres se refermèrent autour de son clitoris et sa langue inflexible trouva le rythme et la pression parfaits pour l'achever. Ses deux doigts la pénétrèrent à nouveau, sauf que cette fois-ci, il prit soin d'atteindre son point G à chaque mouvement. Les prémices de l'orgasme revinrent avec la force d'un train à pleine vitesse, et ce fut avec soulagement qu'elle se laissa percuter. Le plaisir était tel qu'il en devint aveuglant. Elle fut obligée de fermer les yeux, et le cri qu'elle ne se rendit pas compte de pousser fut couvert par la main chaude et terriblement douce de son professeur. Le temps semblait s'étirer, ses jambes n'en finissaient pas de trembler, les spasmes secouaient son corps entier avec une vigueur qu'elle n'avait jamais connue. Elle entendait Tom susurrer des choses qu'elle ne comprenait même pas, beaucoup trop absorbée par son plaisir.
Finalement, lorsque la vague s'apaisa, elle se laissa à moitié tomber sur le bureau, les membres affaiblis et la respiration hachée. Tom se releva, l'examinant de toute sa hauteur, son regard impénétrable ne laissant absolument rien transparaître. Hermione prit le temps de l'admirer, ses lèvres gonflées, ses cheveux désormais en bataille, les boucles plus folles que jamais assombrissant son front, tombant dans ses yeux noirs et enflammés. Son torse imberbe se soulevait plus vite que la normale et la jeune femme fut soulagée de voir qu'il était affecté par la situation. Et si elle en doutait encore, il lui suffisait de regarder un peu plus bas pour voir que son érection n'avait en rien perdu de sa puissance, bien au contraire. Elle fixa son membre dur avec une envie qui frisait le ridicule, vu l'orgasme renversant qu'elle venait de vivre. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle n'avait qu'une envie, c'était de se sentir totalement remplie par lui.
Elle déglutit rien que d'y penser, geste qui n'échappa guère à son professeur. Sa main gauche prit son membre entre ses doigts tandis que la droite se posa sur son ventre, ses longs doigts recouvrant pratiquement tout son abdomen. Il regarda sa main d'un air presque intrigué avant de la monter sur sa poitrine. Il la passa dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge d'un geste sûr avant de passer la pulpe de ses doigts sur ses tétons complètement durcis. Si elle fut surprise de la douceur de son geste, celle-ci ne dura qu'un instant. Sans crier gare, il pinça le petit bout de chair, lui arrachant un cri de douleur. Douleur qui laissa place au plaisir en une fraction de seconde.
Il sourit, fier de son effet, alors qu'Hermione l'observa, choquée.
- Encore ? demanda-t-il d'une voix sournoise.
Presque honteusement, elle hocha la tête, et alors qu'il pencha la sienne vers son autre sein pour sucer son téton, il pinça à nouveau l'autre, juste avant d'asséner une petite tape dessus. C'était trop, la brûlure, la douleur, le plaisir, elle voulait tout ressentir de lui.
- Regardez-moi.
Il fait glisser sa queue le long de sa fente trempée, attisant son désir, avant de la claquer contre son clitoris. Hermione sursauta, partagée entre l'étonnement et le désir, mais sans surprise, ce fut le second qui remporta la bataille.
- Oui, c'est ça… je veux voir votre regard quand je vous prendrai pour la première fois…
Sa voix était devenue si rauque qu'Hermione avait l'impression d'en ressentir les vibrations partout en elle. Elle hocha vivement la tête, prête à tout pour le sentir enfin en elle. Elle bougea les hanches, cherchant à le faire entrer en elle, mais il l'arrêta d'un geste, ses deux mains sur son bas ventre, la plaquant contre le bureau, et ses doigts… ses doigts tremblaient.
Le temps sembla se suspendre tandis qu'ils se regardaient dans les yeux. Hermione tentait de lire dans ceux de son professeur, mais ses prunelles renfermaient toujours un secret qu'elle n'arrivait pas à percer à jour, même maintenant, alors qu'ils s'apprêtaient à s'unir de la plus intime des façons.
- Dîtes-moi ce que vous voulez.
Hermione avala sa salive, haletante et tremblante.
- Je vous veux vous.
Il secoua la tête, peu convaincu.
- Essayez encore.
Elle savait très bien ce qu'il voulait entendre, néanmoins elle ignorait si elle avait le courage de le dire. Cependant, lorsque ses doigts glissèrent jusqu'à son clitoris qu'il effleura sans s'y attarder, la frustrant davantage, elle réalisa qu'elle ferait n'importe quoi pour qu'il la possède enfin.
- Je veux… je veux vous sentir en moi, chuchota-t-elle en détournant le regard.
La main de Tom s'empara soudainement de son visage, la forçant à le regarder à nouveau dans les yeux.
- Alors demandez-le moi. Poliment.
- S'il vous plaît, Professeur. Baisez-moi. Je vous en supplie.
Son sourire se fit si lubrique qu'Hermione retint sa respiration d'anticipation. Tom choisit ce moment exact pour s'emparer de son membre et rentrer en elle d'un seul coup, lui arrachant un cri strident qui camoufla à peine le son guttural qui sortit de la bouche de son amant.
Hermione n'avait jamais, jamais connu de ça de toute sa vie. Elle se sentait si étirée, tellement pleine, la sensation était telle qu'elle avait du mal à reprendre sa respiration. Son cœur battait à tout rompre et elle ne saurait dire si l'instant dura une seconde ou une heure tant elle était perdue dans les méandres de ce qu'il lui faisait ressentir.
Quand, enfin, il commença à bouger, elle comprit qu'elle devait absolument tout faire pour le garder près d'elle, de n'importe quelle façon : car il était évident qu'elle ne retrouverait jamais de telles sensations avec un autre.
- Je pensais… vous avoir dit… de vous taire, grogna-t-il en ponctuant ses mots de coups de reins puissants.
Et à chaque fois qu'il s'enfonçait en elle, elle avait l'impression qu'il atteignait des endroits dont elle n'avait même pas conscience auparavant. Les mains de Tom quittèrent son ventre pour monter plus haut, laissant une traînée brûlante sur leur passage, avant de venir entourer sa gorge, d'abord délicatement, avant de la presser légèrement. Hermione écarquilla les yeux, mais certainement pas de peur. Ce qu'il vit dans son regard dut lui plaire, parce que son sourire refit son apparition et ses mouvements en elle accélérèrent.
Ses pouces, rejoints au milieu de sa gorge, n'appuyaient que très peu sur sa trachée. En revanche, ses autres doigts pressaient contre les côtés de son cou et Hermione fut obligée de fermer les yeux. La sensation de sa queue tapant inlassablement au fond d'elle mêlée à celle de ses mains l'étranglant presque avec art était tout simplement trop. Elle rouvrit les paupières, souhaitant à tout prix le voir pendant qu'il était en train de la baiser sans aucun ménagement. Ses sourcils étaient froncés, ses boucles légèrement humides de transpiration tombaient devant ses yeux, ses lèvres rougies laissaient échapper une respiration complètement hachée. Il était tout simplement beau à se damner, et Hermione aurait volontiers vendu son âme pour voir ce spectacle encore et encore.
Tom remarqua qu'elle était en train de l'observer sans honte et autour de son cou, ses doigts appuyèrent un peu plus. L'air vint à lui manquer, sa vision commença à se brouiller et son audition baissa drastiquement, comme si sa tête était enfermée dans un casque. Jedusor eut un sourire narquois, bien conscient de son effet, avant de la libérer de l'emprise de ses mains, juste assez de temps pour qu'elle puisse reprendre sa respiration. Il se pencha ensuite vers elle, enfonçant davantage son sexe au plus profond d'elle, pour susurrer tout près de son oreille.
- J'étais sûr que vous seriez une bonne petite chienne pour moi, Miss Granger.
Son souffle se coupa, et avant qu'Hermione ne puisse réaliser à quel point ces mots l'excitaient, il reprit un rythme effréné, la pilonnant comme si sa vie en dépendait. Incapable de se retenir de crier, Hermione remit d'elle-même la chemise de son professeur dans sa bouche pour tenter de camoufler les bruits obscènes qui en sortaient, bien que l'exercice fut difficile. Elle le sentait de partout : sa queue frottant contre ses parois, tapant au fond d'elle comme elle en avait toujours rêvé ; son odeur musquée emplissant ses narines ; ses mains agrippant sa gorge pour lui faire perdre la raison. Les sensations étaient tellement trop qu'elle crut qu'elle ne serait pas capable de tenir. Le plaisir était tel qu'il faisait presque mal, et quelques larmes s'échappèrent de ses yeux sans qu'elle ne puisse rien y faire. Jedusor s'en aperçut et quelque chose changea dans son regard. Une main remonta jusqu'à sa joue, son pouce récoltant ses pleurs, avant qu'il ne mette ce doigt dans sa bouche, fermant les yeux d'un extase qu'Hermione fut obligée de contempler avec fascination.
Bientôt, elle sentit les prémices de l'orgasme se forger au fond de son bas-ventre. Elle était bien consciente que celui-ci serait le plus intense qu'elle n'ait jamais vécu de sa vie entière, et elle prit pratiquement peur, incertaine d'être capable de supporter une telle vague de plaisir. Jedusor dut sentir quelque chose car il redoubla d'effort, prenant soin de buter exactement à l'endroit qui la poussait vers le précipice. Désormais, elle était dans l'incapacité totale de contrôler les sons qui sortaient de sa bouche, mais son professeur ne sembla même plus s'en formaliser. En fait, il paraissait même se ravir de chacun de ses gémissements, chacun des cris qui prouvait toujours plus fort à quel point elle prenait du plaisir.
Soudain, alors que le regard de son professeur se fit plus perçant que jamais, qu'une de ses mains se resserra davantage autour de sa gorge tandis que l'autre se perdit sur son clitoris et que ses hanches continuaient leur inlassable danse entre ses cuisses, ce fut trop : Hermione sombra dans le tourbillon d'un plaisir indescriptible, faisant convulser son corps d'une manière totalement inédite pour elle, révulsant ses yeux derrière ses paupières, lui coupant le souffle, l'emmenant dans un autre monde que celui-ci.
Son orgasme parut durer de longues minutes durant lesquelles ses jambes ne cessèrent de trembler. Ce ne fut que lorsque Jedusor passa une main presque délicate sur ses joues qu'elle se rendit compte que des larmes avaient abondamment coulé sur son visage. Tom avait arrêté de bouger, même s'il était encore profondément enfoncé en elle, toujours aussi dur, mais son regard était si… enflammé, qu'Hermione aurait pu jouir à nouveau sur le champ. Elle se doutait qu'elle devait avoir une piètre allure, les cheveux fous, le visage rougi strié de larmes et de traces de mascara. Cependant, son amant la regardait avec une telle intensité qu'il était évident que la vue lui plaisait.
Trop vite, il se retira d'elle, lui arrachant un gémissement désespéré, créant en elle un vide immense que lui seul pouvait combler.
- Non, chuchota-t-elle sans vraiment s'en rendre compte.
- Silence, intima-t-il d'une voix sévère qui la fit trembler. A genoux.
Le cœur battant à tout rompre, Hermione se redressa, les muscles endoloris, et voulut descendre trop vite du bureau. C'était sans compter sur ses jambes, toujours tremblantes, qui la lâchèrent mollement, la faisant directement tomber à genoux devant lui, dessinant sur son visage parfait un sourire démoniaque.
Elle se retrouva alors le visage face à son érection humide de son désir, plus bandée que jamais, et Hermione se lécha les lèvres, pressée de l'avoir entre ses lèvres. Elle avança son visage, mais Tom s'empara d'une poignée de ses cheveux, à l'arrière de sa tête, pour lui faire relever le menton.
- Je vais souiller votre petit visage d'ange, Miss Granger. Vous comprenez ?
Les yeux écarquillés, dans un état proche de la fascination, Hermione hocha la tête, réalisant qu'il n'y avait rien en ce bas monde qu'elle désirait plus en cet instant.
- Ouvrez la bouche.
Obéissante, Hermione s'exécuta, laissant son professeur introduire son sexe dans sa bouche offerte. Elle s'autorisa à glisser sa langue contre sa longueur, en savourant le goût, grisée par la sensation d'être celle qui l'excitait à ce point. Jedusor contracta sa mâchoire, cherchant visiblement à se maîtriser. Hermione n'était pas d'accord. Elle voulait le voir perdre pied, elle voulait le voir faire tomber ce masque, elle voulait le voir sauvage. Sans attendre de nouvelles instructions, elle referma la bouche autour de son membre, serrant les lèvres tout en l'enfonçant le plus possible. Ce fut lorsqu'elle sentit sa poigne se durcir dans ses cheveux et qu'elle l'entendit expirer un faible mais bien présent "putain" qu'elle sut qu'elle était sur la bonne voie. Alors, bonne élève qu'elle était, toujours désireuse de faire plaisir et de montrer ses talents, Hermione s'appliqua à le faire déchanter.
Elle le suça avec application, observant la moindre de ses réactions : de la façon dont il fermait les yeux en ouvrant la bouche, celle qu'il avait de lui tirer les cheveux, les soupirs qu'il poussait, ses grognements, les spasmes de son ventre… elle s'attarda sur chaque petit détail, s'employant à réitérer ce qu'il aimait jusqu'à le sentir vibrer sous sa langue, signe qu'il n'était pas loin d'atteindre l'orgasme à son tour. Hermione multiplia alors ses efforts, voulant à tout prix le voir à son apogée, mais lorsqu'elle eut l'impression qu'il allait venir tout au fond de sa gorge, Jedusor tira plus fermement sur ses cheveux pour l'écarter de lui, le souffle court.
Hermione le fixa avec interrogation pendant un bref instant, de la salive coulant sur son menton, avant que la situation ne s'éclaircisse. Tom prit son sexe en main et se branla avec ardeur, gardant le visage d'Hermione tout près. Je vais souiller votre petit visage d'ange, Miss Granger. Anticipant ce qui était sur le point d'arriver, Hermione ressentit de nouveau une vague d'excitation la traverser.
- Ouvrez… la… bouche… suffoqua-t-il encore.
Et toujours aussi docile, Hermione obéit, attendant la sentence qui ne tarda pas à arriver. Dans un râle rauque, Tom se répandit sur son visage et dans sa bouche, sans jamais la quitter des yeux, les prunelles plus sombres que jamais. Hermione aurait pu se damner pour ce spectacle tant il était beau lorsqu'il se laissait enfin aller.
Pendant quelques secondes, le silence de la salle de classe ne fut perturbé que par la respiration erratique de Tom Jedusor. Hermione le regardait toujours, sentant le liquide qu'il lui avait donné couler le long de ses joues, se sentant à la fois fière d'être parvenue à son but, et en même temps fragile d'être dans une position si soumise. Finalement, Jedusor fit le tour du bureau pour s'emparer d'un mouchoir dans un des tiroirs, avant d'essuyer son visage avec attention. La jeune femme se laissa faire, profitant de ces quelques instants où Tom se montra presque doux : elle savait qu'il y avait de grandes chances pour que ça ne dure pas.
Lorsqu'il eut fini, il commença à se rhabiller sans un mot, obligeant silencieusement Hermione à faire de même. Dans son esprit, des dizaines de questions se bousculaient : allait-il dire quoi que ce soit ? Allaient-ils recommencer un jour ? Allait-il faire comme si rien de tout cela ne s'était produit ? Elle les avait toutes au bout de la langue, mais aucune n'osa en sortir.
Une fois tous les deux rhabillés et - presque - décents, le silence fut lourd et pesant. Hermione se racla la gorge, ignorant ce qu'elle était censée dire, tandis que son professeur la regardait de son sempiternel air insondable, celui qu'il avait à chaque fois qu'il la voyait, comme s'il ne venait pas de lui faire vivre l'expérience la plus grandiose de toute sa vie. Elle aurait voulu lui dire à quel point elle avait aimé, combien elle adorerait recommencer, mais elle devinait que ce n'étaient pas là les choses que Tom Jedusor avait envie d'entendre, qu'il n'était pas le genre d'homme à s'épancher après une partie de baise enflammée.
N'arrivant pas à se débarrasser de ce sentiment de gêne face à ce silence, Hermione décida de tout simplement quitter les lieux avec dignité. Arrivée devant la porte, elle se débattit avec la poignée qui ne semblait pas vouloir coopérer, avant que la voix de son professeur ne l'interrompe.
- J'attendrai d'autres arguments pour votre défense lors de notre prochain cours, Miss Granger.
Elle se fustigea intérieurement de ressentir ces petits papillons s'envoler dans son ventre.
Sans se retourner, elle sourit, ouvrit la porte et avant de partir, répondit un simple :
- Oui, professeur.
.
.
.
Se retrouvant enfin seul après qu'Hermione Granger eut refermé la porte derrière elle, Tom Jedusor prit quelques minutes pour réfléchir. Il détestait cette sensation de plénitude post-coïtale, celle qui lui donnait l'impression d'être sur un nuage, qui lui offrait l'illusion que tout se déroulait parfaitement bien et selon ses plans. Non, il fallait qu'il se ressaisisse.
S'installant à son bureau, il sortit de son sac un épais livre dont il ne se séparait presque jamais, ces derniers temps. Il l'ouvrit à la page qui l'intéressait, et relut les quelques mots qu'il n'avait eu de cesse de fixer depuis qu'il avait posé les yeux dessus.
- le sang d'une moldue éprise du sorcier concerné
Ça l'avait dégoûté, d'abord.
Et, bien vite, les efforts que l'obtention de cet ingrédient précieux demanderaient ne lui parurent plus si insurmontables. Depuis le début, il était conscient qu'il devrait se surpasser pour arriver à ses fins.
Faire en sorte qu'Hermione Granger tombe amoureuse de lui n'était plus qu'une question de semaines. Maintenant qu'il l'avait attirée dans ses filets, maintenant qu'elle avait goûté aux plaisirs charnels avec lui, il était évident qu'elle ne tarderait pas à l'aimer comme il l'attendait.
Et alors, à ce moment-là, tous les éléments seraient réunis.
A ce moment-là, il pourrait enfin créer son premier Horcruxe.
