Disclaimer : Magnificent Century est l'oeuvre de Meral Okay et de Timur Savci.

Résumé : Au clair de lune, retrouvant celle qu'il aime tant, le sultan Soliman lui déclame le poème qu'elle lui inspire. [Magnificent Century : Hürrem]

Note de l'auteur : Cet OS a été écrite lors de l'atelier d'écriture du Discord « La Fabrique à Plumes » du 05/11/2021 sur le thème des cadeaux insolites. 30 minutes. N°3: Votre personnage reçoit/offre un poème.

Note de l'auteur bis : Ce poème existe vraiment et a été traduit par Gisèle Durero-Koseoglu (à retrouver sur son blog).

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + Titre du 24/09/2021 : Au clair de lune

Au clair de lune

Après une énième campagne, ils se retrouvent enfin. Hürrem retrouve son monde. Soliman retrouve sa joie. Ensemble, dans l'intimité et le confort de la chambre royale, assis sur des coussins de soie, ils profitent d'un repas chaud et délicat, du vent discret qui vient de la mer, de la nuit étoilée qui surplombe Istanbul.

- Soliman, sultan de mon cœur, je suis si heureuse que tu sois enfin à mes côtés ! Les jours sans toi m'ont paru bien mornes !

Le souverain sourit, caresse avec douceur la joue de son Haseki.

- Et moi, mon Hürrem, tu as occupé tous mes instants de pensées libres, toutes mes nuits. Je n'avais qu'une hâte, c'était de revenir.

- Tu as beaucoup manqué aux enfants. Bayezid dit qu'il t'accompagnera lors de la prochaine campagne.

- Un véritable prince lion.

L'ottoman sort un papier d'un coffre.

- Qu'est-ce ? S'interroge sa femme

- Un poème. Répond son mari. Je l'ai composé en ton honneur.

- Oh, Soliman...

« Ma compagne, mon amour, ma lune scintillante,

Mon amie, ma plus proche, ma reine de beauté,

Ma vie, ma source de vie, mon paradis, mon vin de l'Eden,

Mon printemps, ma joie, le sens de mes jours, mon aimée dont l'image a envahi mon cœur, ma rose rieuse,

Ma source de bonheur, la saveur qui est en moi, mes plaisirs, ma lumière brillante, mon flambeau,

Mon orange, ma grenade, mon citron, la clarté de ma chambre dans les nuits,

Mon jardin, mon sucre, mon trésor, mon amour jamais froissé et vierge dans tout l'univers,

Le pharaon d'Egypte de mon cœur, mon prophète Joseph, le sens de mon existence,

Mon Istanbul, mon Karaman, mon amour qui vaut toute l'Anatolie et la terre grecque,

Mon Bedachan sorti des mines de grenat précieux, mon Bagdad, mon Khorassan,

Ma femme aux beaux cheveux, aux sourcils arqués, aux yeux resplendissants et guerriers,

Je suis malade de toi !

Si je meurs, ton cou sera mon meurtrier, parce que tu es rentrée dans mon sang comme une torture, secours-moi, oh, ma belle chérie qui n'est pas musulmane.

Je suis à ta porte pour faire ta louange, vanter tes qualités, comme si on m'avait donné le devoir de te célébrer sans cesse.

Mon cœur est dévoré par le tourment, mes yeux par les larmes, je suis un homme plein d'amour, il m'est arrivé quelque chose qui me grise.

Je suis devenu comme ivre... »

- C'est magnifique ! S'exclame l'ancienne esclave. Je ne mérite pas tant de jolis mots.

- Tu les mérites et plus encore, mon Hürrem.

Un baiser tendre où s'infusent leur amour et leur passion scelle ce rare moment de paix dans ce champ de bataille permanent qu'est le harem du palais de Topkapi.

FIN