Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : Les rumeurs sur les raisons qui la poussent à prendre soin d'Osman épuisent Kösem. Ne peuvent-ils pas comprendre qu'elle l'aime comme son propre fils, un point c'est tout ? [Magnificent Century : Kösem]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 08/03/2022. 30 minutes sur le thème Black Out Poetry spéciale Edgar Allan Poe. N°3 : C'est cela et rien de plus (Le corbeau)
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Son fils malgré tout
Les murmures dans son dos l'épuisent. Et pourtant, Kösem est habituée aux messes basses du harem. Certaines l'admirent, louent son bon cœur. D'autres la voient en sainte : prendre ainsi soin du fils de celle qui avait été sa rivale dans le cœur du sultan, qui n'avait jamais été très tendre avec elle... D'ailleurs, le bébé est le rival de son propre fils. Enfin, les autres qui n'y voient qu'une manipulation de plus pour soumettre Ahmed à sa volonté, avoir la main mise sur le pouvoir et la dynastie ottomane.
Oui, la jeune femme est lasse de tout cela.
Pourquoi veille-t-elle avec tant d'affection sur Osman ?
Elle ne le nie pas : elle s'en veut de ne pas avoir réussi à sauver la vie de Mahfiruze lors de cette attaque du palais. Malgré leur inimité, elle ne méritait pas de périr ainsi et son fils méritait d'avoir une mère...
Elle ne le nie pas non plus : avant d'être le fils de celle qui a été son «ennemie » dans le cœur de leur royal amant, Osman est le fils de l'homme qu'elle aime. Son premier fils. Son premier enfant. Prendre soin de lui, c'est aussi prendre soin du père.
Enfin, la réponse la plus simple, c'est tout simplement qu'elle aime cet enfant.
Il n'est pas de son sang mais peu lui importe, il est son bébé. Elle le berce, le console, le nourrit à son propre sein. Osman est un petit garçon innocent qui n'a en rien mérité les malheurs qu'il a connus, il est le frère aîné de son Mehmed, le premier bébé d'Ahmed, un être innocent qui mérite d'avoir l'amour d'une maman, d'un foyer, de ne pas se sentir rejeté parce qu'il a eu le malheur d'enterrer sa génitrice avant même de savoir marcher. En aimant Ahmed, elle aime tout de lui, tout ce qui vient de lui. Quand on plante un arbre, il faut en accepter les branches. Comment pourrait-elle rejeter un garçonnet en besoin d'amour ? Non, il fait partie de sa famille, de sa famille.
Osman est son fils.
C'est cela et rien de plus.
FIN
