Lectrice bêta : pty_gacha

Robinet667: Yep, je trouve d'ailleurs dommage qu'ils aient supprimés la scène dans le film.

mariam150295

Hey, hey, hey !

Ça fait vraiment longtemps.

Je fais ça à un pote ! XD

Perfectionniste ? C'est bien tant que ça ne l'est pas a l'excès.

Y'a que moi pour retenir des tous petits détails comme ça TvT.

Bah, j'en ai eu quelques autres. On a fait un voyage y'a pas longtemps, j'ai littéralement fondu en larmes devant tous le monde au zoo de Beauval. C'est horrible. De pleurer devant des gens, des inconnus, et des camarades. Mais bon, ça s'est calmé. Sinon, oui, je considère que montrer qu'un personnage est humain, c'est important. Même si c'est très loin d'être la partie préféré des lecteurs (Un perso doit toujours être parfait j'ai l'impression).

Et bien... le truc, c'est que Izumi a un potentiel très développé, avec une ascendance avantageuse, et... aussi assez jolie. Elle ne va pas disparaître aux yeux des gens comme ça.

Mais faut pas donner des idées aussi T-T.

Ne te presse pas ! Fait ce que tu as à faire.

Dans les romans, on précise d'ailleurs que après Naruto, elle construit un hôpital pour les enfants traumatisés. C'est un projet que Kakashi soutient d'ailleurs beaucoup.

Ouiii ! J'ai beaucoup d'idées quand à ça. Je t'en spoïle une ; elle va retranscrire des romans connus.

Pas grave, j'ai plus d'un mois 3


En mars, comme presque tous les enfants de Konoha ayant son âge, Hanako rejoignit l'école.

Konoha étant une société similaire à la société japonaise, les vacances étaient les mêmes. L'année scolaire commençait en avril pour se terminer en mai, avec des vacances de mi-juillet à fin août, et de fin décembre à début janvier.

À Konoha, l'école était obligatoire.

Enfin, c'était sur le papier, en réalité, les enfants des plus riches bénéficiaient d'une éducation avec des professeurs particuliers, et il y avait plusieurs cas d'élèves étant éduqués par leurs parents ou un tuteur légal.

Il y avait plusieurs écoles. L'école civile, l'école ninja et autres.

L'école ninja était une école payante (Ce qui avait étonné Hanako. Elle supposa que les frais de Naruto devaient être directement payé par le hokage ou un truc du genre).

La nuit avant l'académie, Hanako eut du mal à s'endormir.

Beaucoup de questions la tourmentait ; Comment était l'académie ? Est-ce qu'elle arrivera à s'intégrer ? Les gens la rejetteront elle ?

(Elle était vraiment stressée à propos de la dernière possibilité. La sensation de rejet est l'un des pires sentiments qu'on peut ressentir.)

Le lendemain, sa boule au ventre était encore plus grande, et son stress aussi.

Elle n'avait jamais été aussi crispée quand il s'agissait de se brosser les cheveux, se changer ou faire son étirement matinal.

Arrivée devant, Hanako prit le temps d'admirer l'académie.

Elle était très imposante. On pouvait voir les murs blancs et les toits rouges. L'académie était aussi composée de plusieurs bâtiments. Le bâtiment principal était facilement identifiable par le grand panneau avec le kanji du feu (火) dessus.

En tournant la tête, elle aperçut le fameux arbre placé devant avec une balançoire accroché à celui-ci.

L'académie était aussi placée à côté de la division administrative. La logique aurait voulu que ça ne soit pas le cas, avec tous les enfants bruyants à côté d'un milieu sérieux comme ça, avait pensé Hanako, mais elle s'était rendue compte ensuite avec surprise que c'était probablement le lieu le plus sûr de tout le village. La vue devait probablement offrir une surveillance sur l'intégralité du village. En plus de ça, il devait y avoir de nombreux jounins, et à côté, les enfants. C'était bien, car ainsi, si une attaque survenait, les enfants seraient rapidement mis en sécurité. (Rappelons après tout que les enfants sont ceux qui représentent la génération future du village.)

Après un certain moment, les élèves se rangèrent en rang, et Hanako aperçut Izumi, qui lui fit un bref sourire peu rassuré.

Les parents leur donnèrent un avertissement de "rester calme", et le hokage apparut, dans sa robe et sa coiffe imposante. Il fallait le dire, sa présence inspirait vraiment le respect. Il balaya la foule du regard, avant de commencer un grand et long discours sur la volonté du Feu, la guerre et l'attaque de Kyubi. Honnêtement, le discours était très inspirant, et Hanako aurait pris beaucoup de plaisir à l'écouter si elle n'était pas aussi stressée.

Puis, un instituteur d'âge moyen s'avança, et appela les noms au fur et à mesure.

Avec un profond goût de déception, Hanako remarqua qu'elle n'était pas dans la classe de Izumi, mais elle s'avança quand même, accordant un dernier signe à sa mère, avant de s'engouffrer derrière le professeur.

La salle de classe était vraiment grande et avait un haut plafond. (Ce qui était basé sur une théorie disant que les plus grandes salles de classe menaient à un enseignement large, en expansion, même au tableau lui-même.) Devant le tableau noir se trouvait un podium, situé loin des bureaux des élèves et mis dans une position où l'enseignant pouvait surveiller tout le monde à la fois.

Il offrit un sourire rassurant à la classe et se présenta.

- Bonjour. Je suis Sato-sensei, et je serai votre professeur principal toute l'année. Fit-il avec un grand sourire bienveillant, faisant détendre l'ambiance de la classe.

Il fit une pause, expliquant quelques règles de base -ne pas aller dans certains endroits pendant la récréation, ne pas aller dans les salles sans l'autorisation d'un professeur, les endroits où manger- avant de demander la première chose de l'année.

- Présentez vous, et dites votre rêve.

Hanako fut déconcertée à cette question. Son rêve ? Elle ne savait pas vraiment. Elle avait de nombreux projets, allant de s'assurer que Izumi était en sécurité à changer quelque peu la politique du clan Hyuuga, en passant par faire de la dictature militaire de Konoha un endroit un peu plus sain, sauver les enfants dans la racine, pacifier les relations belliqueuses entre les différents pays, visiter le monde, et encore, ce n'était pas tout ! Le monde de Naruto était tellement intéressant !

Alors, des rêves, oui, elle en avait. Les décrire était une bien délicate affaire.

Et elle ne semblait pas être la seule dans ce cas, car les autres élèves paraissaient tout aussi incertains, demandant même à leurs voisins comment faire.

Le professeur les interrompit pour dire qu'on allait commencer par ordre syllabique.

Hanako prêtait à moitié oreille aux présentations, dans sa rêverie, quand un nom qui attira son attention la sortit de son sommeil.

- Uchiha Itachi.

Hanako se releva d'un coup, suivant des yeux le petit garçon.

Elle en fut... muette.

Elle l'avait vu brièvement pendant l'attaque de Kyubi mais... c'était court. Là, elle le voyait beaucoup mieux.

Il semblait si... jeune. Si frêle, si petit, si minuscule. Se dire que c'était lui qui allait détruire le clan Uchiha la rendait malade.

(Cette image n'arrêtait pas de lui rester dans l'esprit, peu importe à quel point elle essayait. Elle avait beau tenter de se convaincre comme elle pouvait, elle avait toujours l'image de Itachi en manteau de l'Akatsuki, avec Kisame à ses côtés et le mangekyo.)

- Itachi Uchiha, dit-il de sa voix enfantine (Ce qui la rendit encore plus confuse. L'animé lui avait vraiment donné une voix grave, mais ce n'était pas exactement le cas dans la vrai vie. Encore un point perturbant) Mon rêve...

Encore une fois, Hanako ne prêta pas attention, se replongeant dans ses pensées, et tentant d'admettre que Itachi Uchiha -la belette la plus dangereuse de tous les temps- était dans la même classe qu'elle.

- ... disparaître toutes les guerres, finit l'enfant, provoquant un rire d'hilarité dans la classe.

Ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer, Hanako se contenta de suivre le mouvement en applaudissant.

Enregistrant ce qu'il avait dit, sa mine devint plus sombre.

Ces gens se moquent de lui aujourd'hui, mais ils ne savent pas à quel point il est déterminé, pensa-t-elle amèrement. Il voudra réaliser ce rêve jusqu'au bout. Quitte à tuer son clan, sa famille, ses parents. Quitte à devenir un des pires criminels de Konoha, à tord. Quitte à se mettre sur le dos le massacre de son clan. Quitte à mourir.

Son visage fut un peu plus triste, jusqu'à ce que Sato-sensei l'appelle.

- Haruno Hanako.

Elle s'avança vers l'estrade, affichant un grand sourire confiant, qui les déstabilisa quelques peu. (Ils avaient absolument tous l'air stressé, sauf Itachi, mais lui ressemblait plus à un emo, donc ça ne comptait pas)

- Bonjour, je suis Haruno Hanako. Je souhaite-

Elle eut une hésitation. Elle avait vraiment beaucoup de rêves. (Balancer des boules de feu étant une des premières choses.) Beaucoup d'ambitions, d'aspiration. La voie qu'elle souhaitait arpenter était pleine d'obstacles, et très loin d'être facile.

Elle sourit une nouvelle fois, levant la tête vers la petite troupe d'élèves.

- Je souhaite devenir la meilleure kunoichi et pyromane. Fit-elle simplement, avec une assurance débordante et déstabilisante pour un enfant, qui provoquèrent un silence puis une nuée d'applaudissements, et en rajoutant mentalement, du monde.

Haruno Hanako.Le reste de la matinée avait été pour l'attribution de manuels, de règles supplémentaires, de consignes strictes, d'une panoplie de papiers à faire signer ou simplement à montrer aux parents.

Assez vite, la pause déjeuner avait été annoncé.

Étonnement, Hanako se fit très facilement des amis.

Quoique, ce n'était pas si étonnant.

Elle était une personne naturellement sociable (Ou plutôt, elle n'avait aucun mal à aller vers les autres), et son ancienne, vie ainsi que ses grandes connaissances lui donnaient un certain charisme, auprès des plus jeunes du moins.

Apposer son autorité sur des gosses de six ans était vraiment facile. Dire qu'ils l'adulaient n'était absolument pas un mensonge.

Ils obéissaient à tous ses ordres farfelues. Il fallait le dire, c'était hilarant.

Elle allait monter une armée. MWAHAHAHA.

Hum. Bon bref.

Le soir même, elle rentra à la maison avec des étoiles dans les yeux et un énorme sourire stupide.

La rentré n'aurait jamais pu mieux se passer.

Les premières semaines à l'académie étaient... incroyablement ennuyeuses. Vraiment, il n'y avait pas d'autres mots.

Elle avait déjà fait tout le cursus scolaire sur les maths. Elle avait lu assez de livres sur l'histoire et la géographie de ce monde, donc elle était ok sur ce point aussi. La seule matière où elle "Galérait" était le japonais. Et encore, elle était avancée sur la plupart des élèves.

Après ça, certains cours étaient spécifiques au monde de Naruto. Les cours de Taijutsu (Bien qu'on ne puisse pas vraiment appeler ça des cours de Taijutsu, et que cette matière n'apparaissait que plus tard), d'apprentissage du chakra (Qui était surtout centré sur la théorie, et regroupait les genjutsu ainsi que le ninjutsu. Comme ces deux spécificités étaient peu pratiques à l'académie, il ny avait pas beaucoup d'apprentissage. En plus de ça, ils n'avaient que six ans. Le chakra se développait vers huit ans.) ou encore de kunoichi.

Ce n'était pas vraiment des cours, puisqu'ils n'étaient pas obligatoires, mais ils étaient très fortement conseillés.

En réalité, officiellement, il n'y avait que cinq matières. Le Ninjutsu, le Taijutsu, la stratégie, les épreuves individuelles et par équipes.

Mais vous vous en doutez, c'est plus compliqué que ça. L'histoire géographie est mise dans le ninjutsu, étant considéré comme composante de son histoire. Et le ninjutsu en lui-même d'ailleurs n'était pas vraiment enseigné.

La seule matière où on pouvait vraiment utiliser le mot "Galérer", et pas par expression comme le japonais, c'était le sport, ou Taijutsu.

Elle était dernière de la classe.

Bon, elle s'y attendait. Tous les enfants utilisaient leur chakra pour augmenter la force de leurs muscles, mais elle n'en faisait rien. Elle savait que ça serait plus tard un avantage, mais en attendant, elle était vraiment à la ramasse.

Elle était dernière à chaque course. Chaque exercice de kunai, de shurinkens, et chaque test d'endurance et de vitesse.

C'était honnêtement humiliant.

Même si c'était son choix, savoir que vos jambes et vos bras brûlent à l'ébullition alors qu'il vous reste dix tours à faire, tandis que vos camarades sont en parfaite santé qu'ils ne leur restent que sept, c'était vraiment un gros frein dans votre motivation. Elle avait juste envie d'arrêter et de faire comme les autres enfants, autrement dit, utiliser le chakra pour renforcer ses muscles et ne pas se casser le cul.

Mais à chaque fois, l'attaque de Kyubi lui revenait en tête, la mort de son père et elle frissonnait. Je dois devenir meilleure. Puis, elle continuait de courir, sans se plaindre.

(Même des mois après, le souvenir était toujours aussi frais. Quand elle disait qu'elle avait été traumatisée, ce n'était pas juste une expression.)

Les étirements, ça allait. Mais les parcours pendant deux heures, les pressions, les redressements assis, les slaloms ? C'était un grand NOPEEE.

Sans oublier qu'elle était dans la classe du -Ô grand- Itachi Uchiha.

Il avait tout le temps des 100/100 à ses tests.

Il avait réussi toutes les évaluations et exercices.

Les gens avaient tendance à le laisser à l'écart, étant le premier incontesté dans toutes les matières. (Enfin, sauf l'apprentissage du chakra. Il était æquo avec Hanako. Mais il ne le savait sûrement pas, il prêtait peu attention à ses camarades.) Certaines personnes avaient tenté de lui parler, mais la réponse avait été si froide et tranchante qu'ils n'avaient jamais osés lui reparler.

Au bout de quelques temps, il avait une sorte de "Fanclub" (De la même manière que Sasuke)

De son côté, Hanako avait un peu la côte auprès des élèves. Elle était assez belle, avec ses cheveux de poupées, sa peau pâle (Standards de beauté japonais, n'allez pas chercher plus loin), son petit nez retroussé et ses jolies yeux roses. Mais ce n'était pas exactement la raison de sa popularité.

C'était juste qu'elle avait des années d'expériences derrière elle. De la même manière qu'un enfant de primaire peut trouver un adulte "Cool", les mouflets de six ans admiraient Hanako pour son côté de leader charismatique.

Elle s'était immédiatement liée d'amitié avec eux, puis, avec la classe d'à côté, et celle d'encore à côté, avant de devenir amie avec toutes les classes.

Elle ne se souvenait pas si c'était mentionné dans l'œuvre originale, mais les relations inter-classes ne devaient pas être très populaires dans le canon. Pourtant, dans ce monde, les gens se connaissaient et étaient amis avec un peu toutes les classes.

Hanako avait fait ça en premier lieu pour pouvoir continuer de passer du temps avec Izumi, qui, comme elle était elle même "Populaire", avait inconsciemment "invité" les élèves à faire de même.

Honnêtement, c'était bien.

Il y avait souvent des élèves isolés dans chaque classe, et cette amitié inter-classe favorisait la sociabilité.

(Quant-aux élèves qui étaient quand même seuls, Hanako les intégrait de force. Elle ne voulait pas que quelqu'un soit rejeté. Tout ceux qu'elle avait aidé en était d'ailleurs infiniment reconnaissant.)

Et puis, ça les protégeait contre les méchants de dernière année.

Oui, car, point peu abordé dans le canon, les gens étaient assez violents.

La violence était tellement banalisée que s'en était écœurant.

Ok, on était dans un monde de ninja ultra-violent, et un jour ou l'autre, les gens allaient connaître cette violence. Mais la laissait au sein même de Konoha ? Ce n'était même pas une petite raclé dans la plupart des cas, mais un vrai harcèlement. Du racket, des passages à tabac réguliers, des menaces.

Les ninjas se contentaient de dire que ça forgeait le caractère, que ce n'était pas si grave, ou ils fermaient simplement les yeux.

Mais, oh, non, Hanako n'allait pas laisser passer ça.

Elle était attachée aux droits de l'homme. Pas autant que Kimia bien sûr, (Sinon, elle n'aurait jamais accepté si facilement l'idée de tuer quelqu'un, en sachant qu'un jour, elle allait le faire, tout en ne montrant aucune opposition à ça.), mais le harcèlement, le viol, c'était des choses qu'elle ne laissera probablement jamais passer, peu importe combien de réincarnation elle subirait.

Elle était aussi intelligente.

Alors elle prit les élèves dans des "Réunions" et leur expliqua comment échapper aux dernières années. Comme la dénonciation ne suffisait pas, et que les professeurs étaient trop aveugles pour y mettre un mot, ils allaient s'en occuper eux-mêmes.

Les règles étaient simples. Être en groupe. Si une personne vous interpelle, un de vous se charge d'appeler vos amis, et certains d'eux en appelleront d'autres. Au début, les élèves n'y croyaient pas trop, et étaient démotivés, mais après avoir fait face à cinq élèves de douze ans en ramenant une vingtaine d'élèves de première année, ils furent motivé et la stratégie fut vite adopté.

Hanako en fut gratifiée, mais elle se sentit bête de ne pas avoir pensé à ce harcèlement plus tôt. Il y avait des indices après tout. Comme les élèves qui s'étaient mis, dans l'animé, à balancer des cailloux, ou à frapper Itachi. (Ok, il avait évité les cailloux, et ce n'était qu'un clone, mais n'empêche qu'ils étaient une bande d'élèves de douze ans contre un gamin de six-sept, et c'était absolument pas normal).

Elle prit surtout une attention particulière à intégrer les Uchiha. Ces derniers n'étaient en général qu'entres eux, mais elle se montra tellement insistante qu'ils finirent par accepter.

Bon, il y avait toujours deux ou trois personnes comme des Senju ou des Hyûga qui ne se joignaient pas à leur jolie petite troupe, mais bon, ils pouvaient se débrouiller seuls.

Elle avait bien vu comment les Uchiha étaient traités, même entres élèves.

Quand une dispute éclata d'ailleurs à ce sujet entre une civile sans clan et un Uchiha, Hanako s'interposa.

- Calmez-vous bon sang !

- Mais son clan a tué mon père ! Couina la petite fille.

- C'est faux !

- Je vous ais dit D'ARRÊTER ! Hurla la rose, irritée.

Dans la petite cours de récréation, tous les élèves se turent. C'était la pause déjeuner, et tous les enfants qui mangeaient s'arrêtèrent brusquement. Il n'y avait aucun professeur.

- Personne n'a tué personne ! Les Uchiha n'ont rien avoir dans l'attaque de Kyubi, compris ?

- Mais mes parents-

- Tes parents t'ont dit quoi ? Que les Uchiha ont attaqués Konoha ? Et elles sont où les preuves ? Pourquoi ils auraient fait ça, hein ?

Un autre élève les interpella, et Hanako se rendit compte que toute l'attention était sur elle.

- Mais ma mère m'a dit que les Uchiha sont les seuls à pouvoir contrôler Kyubi, parce qu'ils ont les sharingans !

La petite Haruno se mordit la langue, exaspérée. Comment pouvait-elle expliquer à des enfants de six ans la complexité de l'avenir, Madara, Obito et tout ce bazard ?

- Déjà, de un, c'est faux. Il y a aussi une technique qu'on appelait le mokuton, que le premier hokage contrôlait, qui permettait de neutraliser les Bijuus.

- Mais mon oncle m'a dit que il y avait que lui qui pouvait contrôler, et qu'il était mort il y a très très longtemps !

Va dire ça à Yamato.

Il fallut un énorme effort à la rose pour ne pas rouler des yeux.

Mon oncle, ma mère, mes parents... ça sera quoi le prochain, mon chat ?

- De deux, continua-t-elle comme si personne ne l'avait interrompu, certaines techniques spéciales et kekkei genkai peuvent se transmettre, sans le sang. Par exemple, il y a un shinobi très connu à Konoha qui a le sharingan, mais il n'est pas Uchiha. Et le mokuton, personne n'en sait rien. Peut-être qu'il y a des gens qui l'ont, mais ne veulent pas le dire.

À présent, tous les élèves la regardait avec fascination et curiosité. Avoir des mouflets influençable était vraiment super.

- Mais alors pourquoi les adultes ils disent que les Uchiha sont responsables de Kyubi ?

- Et pourquoi ils ont pas aidés, les Uchiha ?

- Parce que les adultes ne savent pas tout. Beaucoup d'adultes ne savent même pas que quelqu'un a le sharingan, mais n'est pas Uchiha. Ce soir, demandez à vos parents s'il y a un adulte qui a le sharingan, mais qui n'est pas un Uchiha. Ils vous diront probablement non. Je vous rapporterai un livre du bingo book, et vous verrez. (Tous les enfants savaient ce qu'était les bingo book. C'était un fait connu). Et, pourquoi les Uchiha ils ont pas aidés, ça, faut demander au Sandaime. C'est lui qui dirige les opérations.

Les élèves ma regardèrent une nouvelle fois.

- Ouah, t'es trop intelligente Hanako-chan !

- Ouais, comment tu sais tout ça ?

Et une belle pluie de compliments s'en suivirent.

Hanako était honnêtement heureuse. Changer l'opinion des Uchiha était gratifiant. Mais, elle savait que ça ne suffirait pas à stopper le massacre.

Le lendemain, comme promis, elle ramena le bingo book, avec Kakashi. Comme prévu, tous les parents avaient dit qu'il était impossible d'avoir le sharingan sans être un Uchiha. Hanako savait pertinemment que certains parents savaient que c'était le contraire, mais qu'ils n'avaient rien dit, car ça aurait été plus compliqué à expliquer que la vérité. Mais, peu importe, le résultat était là. À présent, tous les élèves la croyait, et les Uchiha n'étaient pas mis à l'écart. (Dans sa promotion du moins)

À part ça, l'académie se passait relativement bien.

Après deux semaines de cours, les "Cours de kunoichi" (Bien qu'ils étaient techniquement plus un club qu'un cours), ont débutés. C'était toujours après les cours.

Bien que ce n'était pas obligatoire, les filles étaient très fortement conseillées d'y aller.

(De son côté, ça arrangeait Hanako. Elle pouvait encore plus développer son petit réseau. Sa toile était relativement faible, et petite, mais dans quelques années, elle sera beaucoup plus grande, puissante et imposante.)

Quand on voyait ces cours, ça paraissait totalement ludique et inoffensif.

Comment arranger des fleurs, servir le thé, se déguiser, se nourrir en toute circonstances, la couture et la broderie, les fêtes, jours fériés et festivals dans les autres pays, l'habillage du kimono et du yukata, jouer des instruments, chanter, danser... ça paraissait normal.

Mais rapidement (Et ça lui fit d'ailleurs prendre conscience de l'influence du monde de Naruto sur elle. Avant, elle n'aurait probablement jamais envisagé ce genre de possibilité), Hanako se rendit compte de la petite douille.

Chaque exercice ou activité était pensé pour former de futures et redoutables kunoichi.

En apprenant l'ikebana, notre professeur lâcha d'un air désinvolte que, si, par hasard, une odeur d'une certaine plante dont on faisait la préparation était mise en contact avec une autre (Une plante qui était souvent utilisé pour le thé), cela créerait un mélange extrêmement toxique pouvant causer des nausées et des maux de têtes très violents, étant capables d'entraîner la mort. Ou encore que certaines plantes, bien que normalement inoffensives puissent, combiné à un autre paramètre, devenir mortelles. Aussi les fleurs toxiques les plus connus (Et où les trouver !). Ça allait dans l'autre sens. On apprenait aussi les propriétés guérissantes de plantes, la façon de s'en servir, d'augmenter l'efficacité d'un médicament.

On apprenait comment transmettre un message codé en jouant sur la signification des fleurs. Comment un simple poème pouvait être en réalité une instruction pour un attentat.

Les élèves s'entendaient relativement bien ensembles.

Oh, il y avait toujours quelques quiproquo, mais... on était loin du cliché avec la peste dans chaque film qui apparaît, celle qui ne veut jamais traîner avec les "Loosers". L'ambiance de la classe était assez bonne, il y avait rarement des disputes.

Et ce fut à ce moment que Hanako rencontra ses "JB", comme elle les appelait, une référence à James Bond, bien qu'il n'y avait que peu de rapport.

Un des principaux défauts de la petite Haruno était sans aucun doute sa curiosité. Elle aimait fourrer son nez un peu partout, connaître les affaires des autres. Savoir ce que faisait ses camarades, ceux des autres classes, et même les professeurs ! C'était une vrai passion pour elle.

C'est ainsi qu'elle perfectionna son "Réseau". (Dans quelques années, ça pourrait vraiment lui être utile) D'une part, les indics. C'était ceux qui ne savaient pas où mettre leur nez, et qui fouillaient un peu partout. En d'autres termes, ceux qui rapportent l'info. D'une autre part, les perroquets. C'était tout simplement ceux qui transmettaient ces mêmes informations, qui ne pouvaient s'empêcher d'ouvrir leur bouche.

Hanako trouvait ça très intéressant. La façon dont, même à un si jeune âge, les enfants reproduisent la société en miniature... oui, c'était vraiment hyper intéressant.

Beaucoup plus intéressant que les cours, affreusement longs et ennuyeux aux yeux de Hanako.

Elle savait déjà tout ça !

Alors, elle se tournait les pouces.

Elle ronchonnait beaucoup aussi.

Le système scolaire de l'académie était tellement inégal ! Les enfants de clan étaient vraiment favorisés, dans tout.

Déjà, ils avaient des professeurs ou quelqu'un dans leur clan qui leur permettaient d'être en avance sur les autres élèves.

Rien que ça, ça leur était favorable. En plus de ça, on voyait le favoritisme chez les professeurs.

Ils avaient tendance à porter beaucoup plus attention aux plus jeunes, un peu parce que, eux, on savait qu'ils allaient être diplômés. Pour les autres élèves, ce n'était pas si sûr.

C'était la valeur sûre de la classe, les enfants de clans ninja.

Ça passait par des petites choses... des encouragements, des conseils... qui n'étaient pas offerts au reste de la classe.

Bon d'un côté, c'était un peu vrai. Ces enfants avaient beaucoup plus de chance de devenir ninja et d'être diplômé que le reste de la classe... mais ça restait insultant !

Un autre événement un peu plus marquant fut la "Rencontre" avec Itachi.

Oh, ça ne dura que quelques minutes... mais c'était déjà ça.

L'une des matières de l'académie était "Stratégies d'équipe".

Et comme on essayait de mettre un peu tout le monde avec tout le monde, le fait qu'elle tombe un jour avec Itachi était inévitable.

Bien que sauter cette partie aurait été préférable.

Le but de l'exercice était de faire une simulation. Chaque équipe portait sur son bras trois foulard attachés par un nœud simple. Pour gagner, il faut avoir le plus de point, sachant qu'un foulard représente un point. De plus, un joueur sans foulard est éliminé, et ne peut, ni aider ses camarades, ni prendre un foulard. Le jeu est terminé soit si deux équipes n'ont plus de foulard, soit si le temps imparti est sifflé.

Évidemment, les points d'évaluation étaient comptés sur des critères tels que la coopération, la rapidité à terminer l'épreuve, l'efficacité, etc.

Avec un associable comme Itachi, elle aurait pensé qu'il aurait sûrement échoué à ce genre de test. Mais non, on parle du génie là.

Pendant qu'elle, elle faisait une bonne leader pour sa coopérativité, sa sociabilité et ce genre de choses, lui en était un car c'était le meilleur. Même ceux qui le détestaient l'admiraient.

Il avait une sorte de charisme... en plus, c'était le meilleur. Les gens étaient en confiance avec lui. Car ils savaient qu'avec lui, ils allaient réussirent.

Oh, avec Hanako aussi... mais pas de la même manière.

Bref, ça avait été insupportable pour elle.

Elle sursautait à chaque fois qu'il lui adressait la parole, était assez distraite, et vraiment mal à l'aise.

Oui, l'image du tueur lui collait à la peau.

- Hanako-chan ! Fit la voix de l'Uchiha, la sortant de ses pensées.

La rose sursauta brusquement, comme un lapin prit entre deux fards.

- Dé-désolé !

- Tu écoutes au moins ? Ironisa la voix d'un camarade, auquel elle donna un coup de coude avec un sourire.

- Tu as comprit la stratégie ? Questionna le noiraud, réveillant une nouvelle fois le malaise dans l'esprit enfantin de Hanako.

- O-oui.

Bon sang, pourquoi est-ce qu'elle bégayait autant ? Elle détestait ça. Ça la faisait se sentir comme une espèce de fangirl ou un truc du genre.

L'Uchiha se contenta d'hocher la tête sans rien dire.

Avec une grimace, la rose grommela un truc à propos de "Rashta", qui fit rigoler ses amis mais que, bien évidemment, Itachi ne comprit pas. En fait, techniquement, ses camarades non plus ne comprenait pas. Le webtoon L'impératrice remarié ne devait pas exister dans Naruto. Mais, juste en voyant la façon dont elle prononçait ce nom, ou dont elle s'offusquait quand on osait s'adresser à elle par ce mot, on voyait que ce n'était le meilleur des compliments.

Et puis, même quand on ne comprenait pas, on se regardait, on rigolait. C'était ce que le gens appelaient un délire.

Mais, ce con d'Uchiha ne comprendrait pas. Pff, il avait qu'à traîner un peu avec eux.

Car, s'il y avait une chose dont se souvenait bien Hanako, c'est que cette façon d'être à l'écart n'était pas un harcèlement banalisé, ou un rejet de ses camarades, mais bien un choix. Il devait sûrement penser que des gens de son âge n'étaient pas assez bien pour sa majesté.

Et donc, ils se retrouvèrent à rire comme des gosses -en fait, ils étaient des gosses- alors que le chef d'équipe était paumé.

Soudain, ils furent interrompu par le son d'un ninja criant, annonçant le début de l'épreuve.

La mine de l'Haruno s'assombrit, alors que le petit chef donnait les dernières instructions.

Pendant qu'il tournait le dos, elle fit des mimiques, l'imitant de façon caricative.

Et... un nouveau rire.

Encore une fois, Itachi lui adressa un regard intrigué, auquel elle répondu en se recroquevillant, faisant comme si elle n'avait rien fait.

Soudain, le noiraud se figea, avant de dire d'une murmure à peine audible ;

- Ils sont là.

Les trois autres camarades hochèrent leur tête d'appréhension, alors que Hanako était déjà en position de défense, et l'Uchiha, lui, s'élançait dans un arbre.

La stratégie était simple. Deux font les âppats, tandis que trois sont en embuscade.

Une stratégie aussi simple aurait, dans d'autres situations étonné Hanako, mais, elle était bien consciente qu'ils ne se battaient pas face à des ninja professionnels, mais des gamins de sept ans. Le concept de piège était encore un peu dur, mais certes, acquis. En revanche, ils allaient sûrement tous être en groupe, pour ne pas prendre de risque, et là, c'était juste la force de Itachi. Une minute devrait suffire pour les battre.

Fichu prodige.

Et, effectivement, quand une équipe entière eu le malheur de se pointer, elle fut décimé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Malheureusement, un gamin se prit la racine d'un arbre en reculant, et, comme c'était dans la précipitation, tomba tête la première sur le sol. Un petit filet de sang ruisselait de ses mains, qu'il avait instinctivement placé devant lui.

C'était rien, vraiment.

- D'accord, plus qu'une équipe.

Mais, la nonchalance de son camarade commençait à lui taper sur les nerfs.

D'abord, il les ignorait, et les regardait comme des moins-que-rien. Puis, quand ils étaient finalement venus à devoir discuter, il s'était contenté de donner des ordres.

Il lui tapait sur les nerfs.

- Bien évidemment, monsieur le damyô-sama.

Son camarade dont elle venait de demander les nouvelles se raidit en entendant les paroles de son amie et la regarda comme pour dire qu'est ce que tu fais putain de merde.

Et, vu la façon interloqué dont l'Uchiha l'observa en se retournant la poussa à dire ;

- C'était du sarcasme, au cas très probable où son altesse, ne sachant utiliser pleinement ce qui se trouve entres ses deux oreilles, plus communément appelé un cerveau ne comprendrait pas.

Aucune expression faciale, réponse, rien.

Le sang lui montait à la tête.

Quel arrogant !

- Quoi ? Fit-elle innocemment, bien que sa voix semblait cracher du venim. Sa majesté ne peut pas parler à ses sujets ? On est trop minables pour toi ?

- Une autre équipe ne va sûrement pas tarder. Coupa-t-il. Ce n'est pas le moment de faire des histoires.

Oh, donc il continuait de faire comme si de rien n'était ?

- Alors je reste ici.

Et la voilà qui s'attirait les regards étonnés -voir choqués- de ses camarades.

- C'est une stratégie d'équipe non ? La coopération est une clé. Vous pouvez gagner sans moi, je le sais. Tu aurais pu être seul, cher génie, tu nous aurais battu à plate couture. Mais, je ne suis pas sûre que le bulletin dira la même chose. Tu as eu des cent depuis le début de l'année ? C'est du jamais vu. Même Minato Namikaze, le quatrième hokage, n'a jamais fait ça. C'est incroyable. Mais bref, aujourd'hui, je pense que je vais me faire un plaisir de gâcher ta première vrai réussite académique. Manquer ne serait-ce qu'un cent, ce n'est jamais aussi prestigieux que n'en manquer aucun, pas vrai ?

- Tu auras aussi une mauvaise note.

- Mauvaise ? Je te coupe petit génie, pour nous, pauvres paysans, avoir plus de cinquante, ça suffit. Alors un quatre vingt-dix ? Un quatre-vingt ? Parfait.

Le noiraud la regarda pensivement.

C'était sur, que, dans la carrière dans laquelle il se projetait, ne pas avoir des cent partout, ça ne serait rien par rapport au fait d'arrêter les guerres.

Mais, Itachi était un perfectionniste. Il voulait réussir sur tout les plans. Alors, ça avait beau être enfantin, ce cent devait lui tenir à cœur plus qu'il ne le dirait à voix haute.

De son côté, Hanako se délectait du spectacle.

- Allez-y les gars !

Si ce petit ramassis de gamins n'était pas intervenu.

Sans surprise, Itachi les mit rapidement à terre.

Étant donné que Hanako n'avait pas "boudé" suffisamment longtemps pour perturber l'équipe (D'ailleurs, du point de vu des profs, ça ressemblait surtout à une mise en point de stratégie), aucun point n'avait été enlevé, et l'Uchiha avait eu son cent promit.

Rapidement, la rumeur de la dispute entre les deux camarades se répandit comme une traînée de poudre.

Dans un autre univers, les gens auraient sûrement été du côté de Itachi.

Mais ici, la star, c'était Hanako.

C'était celle qui était sage, intelligente, sociable. Oh, itachi possédait bien plus des deux premières qualités, mais... il n'était pas sociable, ne se préoccupait pas de ses camarades et leur parlait mal.

Certaines filles en auraient fangirlé, à cause de ce côté mystérieux, mais, encore une fois, l'influence de Hanako frappait. Dans le canon, les filles étaient plus encouragés à soupirer auprès des garçons qu'à se battre.

Mais ici, elles étaient tirés vers le haut par Hanako, se qui les poussait à délaisser un peu leur admiration de la gente masculine.

Et puis, c'était celle qui leur permettait de se promener dans les couloirs sans se faire tabasser par des petites terreurs.

Donc, voilà, elle attirait bien plus la sympathie que l'autre Uchiha, et les gens étaient de son côté.

Et ça c'était arrêté là.

Ils n'avaient plus jamais reparlés et s'étaient ignorés jusqu'à la fin de l'année.

Enfin, ça aurait pu se passer comme ça.

Pourtant...

- Hanako-chan ?

Il avait fallu qu'il la stoppe à la sortie de l'école.

Cette dernière le regarda dans les yeux, espérant secrètement que quelqu'un viendrait à sa rescousse.

- Quoi ? Le petit génie a un problème ?

- Pourquoi tu me détestes ?

La rose faillit s'étouffer devant la francheté du gamin. Hein ?

- Et en quoi ça te regarde ?

- On risque de continuer à collaborer à l'avenir dans des travaux de groupes. Comme tu l'as dis, la coopération est une clé. Je ne veux pas perdre des points parce que tu as décidé de faire la grève.

Ah, oui, c'était logique dis comme ça.

- Et alors ? C'est pas mon problème. Perds autant de points que possibles, ai autant de mauvaises notes que tu puisses, ça m'arrange.

- Mais pas toi. Je penses qu'une mauvaise note te dérange pas, et un quatre vingt te suffit, mais, tu as aussi de bien meilleures notes. Au bout d'un moment, ça va commencer à devenir embêtant.

Foutu société perfectionniste. Pensa amèrement Haru, forcé d'avouer qu'il avait raison. On était sur une société basé sur le Japon. Il fallait toujours être le meilleur. Et, si une 'mauvaise' note passait, plusieurs auraient plus de mal.

Elle soupira. Foutu génie.

- Je te déteste juste. Tu n'as pas vu quand ton camarade s'est fait mal ?

- Ce n'était rien.

- C'est justement ça ton problème ! Tu es un putain d'antisociable. Si ça avait été juste une introvertion, ça ne m'aurait pas dérangé. C'est normal de ne pas forcément vouloir trop sociabiliser. Mais, tu peux au moins faire semblant de porter attention aux autres. Demander "Est que ça va ?" C'est pas la mer à boire !

- Si je m'excuse, ça va ?

Encore une fois, d'une simple phrase, il ruinait l'entièreté du discours de la rose.

Rose qui fut profondément déstabilisé par la nonchalance de son adversaire. (Oui, c'était un adversaire à ses yeux.)

- Mais ça ne suffit pas ! Couina-t-elle. Ce n'est pas que ça ! Quand les gens viennent te parler, être gentil, c'est rien ! Et puis, demande l'avis des autres. Lorsque tu as fais ton plan, tu n'as même pas demandé si ça te convenais, tu as juste bouclé le tout, et a assigné les rôles. C'était un travail de groupe. On contribue chacun à ça. Tu n'es pas un roi qui peut commander ce qu'il souhaite à ses sujets. Tu... tu attends juste des autres qu'ils t'obéissent et la ferme !

Elle s'arrêta, le temps de reprendre son souffle, avant de virer au cramoisi. Bon sang, elle n'arrivait pas à croire qu'elle venait de presque crier sur lui !

- C'était le meilleur plan. Répondu finalement Itachi, son expression ne changeant pas d'un poil.

Le combo des deux -pas d'expression qui chance et réponse effronté- fit exploser l'enfant.

- Mais ce n'est pas une raison ! Tu dois apprendre que les autres ont aussi des opinions, et que si, elles ne sont pas forcément bonnes, tu dois les écouter. Pour gagner leur confiance au moins. Tout ne se joue pas sur le talent ! La confiance de ses coéquipiers, c'est important ! Tu... tu en peux pas, juste parce qu'on est moins matures, nous traîter comme de ça, comme des idiots, des zigotos. Oui, on est moins forts. Mais tu es un génie. Alors, cesse de nous mépriser. Essaie d'être sympa. Je vais pas te demander de faire de la charité, mais juste, répondre correctement, c'est rien. Si tu veux être un hokage, fais au moins ça !

Pour la première fois depuis qu'elle le connaissait, Itachi afficha une expression réellement surprise. Elle l'avait déjà vu légèrement étonné, ou pensant, mais jamais surpris, l'entièreté de ses traits se déformant pour en former une autre, une vrai, autre que sa neutre habituelle.

- Comment tu-

- Parce que c'était un secret ? Ton petit discours m'est resté dans la tête tu sais. Tu as dis vouloir arrêter les guerres. Je ne pense pas que pourras en tant que guenin. Le seul moyen, c'est d'être hokage, pour qu'on te respecte vraiment, qu'on t'écoute. Et pour ça, si tu veux y arriver par toi-même, tu dois devenir quelqu'un que tout le monde respecte, que tout le monde écoute. Et la seule personne qui peut faire ça, c'est un kage. Je crois pas que changer ton allégeance fait partie de tes plans, donc j'en déduis que tu veux être hokage.

Itachi la regarda quelques secondes.

Finalement, ses traits reprirent leur teintes neutre habituelle, et il déclara simplement ;

- D'accord.

Étonnement, Hanako ne s'énerva pas de cette réponse aussi courte face à sa longue tirade.

- Au revoir. Lui répondit-elle distraitement.Le lendemain, elle avait prit quelques temps pour prendre conscience de ses paroles.

Mais ils ne s'étaient pas reparlés, ou un truc du genre, donc elle avait mit cette conversation derrière elle, sans l'oublier pour autant.

Puis arriva le mois de juillet, et ses vacances.

Ça fit un peu drôle à Hanako de ne pas avoir à se lever tous les matins tôt, mais elle ne s'en plaignait pas le moins du monde. Les vacances duraient un mois et demi, ce qui était largement suffisant.

Pendant ces vacances, elle s'amusait beaucoup avec sa petite sœur.

Elle avait à présent un an, et pouvait dire quelques mots, mais pas plus.

Ce fut aussi à ce moment là que Hanako rencontra un élève du nom de Yôji Aburame.

Hanako ne se souvenait pas s'il avait été dans le canon, mais ce n'était pas exactement dans ce but qu'elle l'avait approché de toute manière.

À la base, Yôji était un garçon un peu seul, n'ayant pas d'amis.

Mais comme c'était un garçon quelques classes au-dessus d'elle, elle n'y avait jamais prêté attention.

C'était un jour, à priori, banal.

Hanako marchait tranquillement seule, un paquet de chips à la main. (Elle avait fini par accepter l'idée que des gamins de trois ans puissent se promener seuls, étant donné le taux de criminalité extrêmement bas.)

Elle passait devant une boutique de dango, quand elle décida de s'éloigner un peu du centre de Konoha, et qu'elle tomba sur un groupe de garçons harcelant un autre enfant.

Avec un intérêt amer, Hanako s'approcha du lieu, en faisant attention à ne pas se faire voir.

- Tu ne parles toujours pas après ça ? S'énerve un des gars de la bande.

- Laisse le, ça se trouve, il sait même pas parler !

- Quel perdant, continua un troisième.

Sa petite boulette en aluminium, dans laquelle le dango s'était auparavant tenu sauta dans sa main.

Elle la regarda, puis regarda les trois élèves, avant de laisser échapper un sourire.

Se cachant derrière le recoin d'un mur, elle regarda brièvement la troupe avant de lancer sa boule vers celui qui semblait être le chef.

- Aïe ! Qui a fait ça ?

Ses deux camarades le regardèrent dans l'incompréhension, avant qu'il ne lâche un "Laissez tomber".

Balayant des yeux l'endroit, Hanako vit un carton devant la porte d'une maison, contenant de vieux papiers. Souriant, elle fit plusieurs boules, et en lança vers un autre coéquipier.

- Aïe ! Je t'ai dis que j'avais rien fait

- Mais de quoi tu parles ? Répondit son ami qui ne comprenait rien à la situation.

Profitant du quiproquo, dès que les trois amis se retournèrent, elle lança une boule sur les deux autres personnes, déjà touché, leur faisant croire que leur troisième coéquipier en était responsable. Elle répéta le manège plusieurs fois, jusqu'à ce que l'un d'eux, carrément exaspéré, prenne le col de son camarade et commence à le menacer.

S'aidant d'une sorte de grosse poubelle placé derrière la maison, Hanako grimpa sur le toit, et se mit à lancer tout un tas de projectiles sur les harceleurs, qui fuirent.

- Oui, c'est ça ! Partez bande de froussards !

De son côté, le garçon dont elle apprendrait plus tard le prénom semblait un peu déboussolé.

Avec précaution, Hanako descendit du toit de la maison, la contournant pour finalement arriver dans la petite impasse, coincé entres d'étroites ruelles.

Elle arriva finalement, tout sourire, devant le garçon.

À son apparence, ça devait être un aburame.

- Ça va ? Tu ne t'es pas fais mal ? Demanda la rose, avec précaution, en lui tendant la main.

Il secoua timidement la tête, en hésitant avant de lui tendre la main.

Dès qu'il la toucha, un flot d'informations déferla sur elle. Le chakra de ce garçon était vraiment puissant. Qu'il se laisse faire ainsi par des étudiants était totalement idiot.

Secouant légèrement sa propre main, elle lui offrit un nouveau sourire, comme si elle n'avait rien vu.

- Bonjour. Je suis Haruno Hanako, fit-elle joyeusement

Le garçon ne lui répondit pas, faisant naître une petite sensation de malaise dans l'estomac de Hanako.

- Hum. Tu es muet... ? Tu ne peux pas parler ?

Le garçon hésita une nouvelle fois, avant de secouer la tête.

- Yoji-Aburame. Dit simplement le garçon. Sa voix était peu audible et mêlée à des bruits secs, comme s'il avait quelque chose de coincé dans la gorge.

- Enchantée ! Euh, sinon, tu vas bien ?

- Je-vais-très-bien. Enchaîna-t-il, avec un certain ton dans sa voix, qui lui donnait plus que son âge.

Quand il se releva, Hanako s'aperçut à quel point il était grand.

Il la surplombait d'une tête, et il avait au moins quatres ans de plus qu'elle. Un sentiment étrange la traversa quand elle se rendit compte qu'elle avait "Sauvé" un garçon plus âgé d'elle de quatres ans. Et elle avait sept ans.

- Merci.

Il semblait vraiment sincère.

- Euh, de rien babultia Hanako, gênée.

C'était la première fois que ce genre de situation arrivait.

Et ce fut ainsi qu'elle rencontra Yôji Aburame.

Yôji était une personne gentille. Elle ne pouvait pas le qualifier de meilleur ami, mais... il devint rapidement un ami assez important de la rose.

Un peu comme Shisui avec Itachi, qui avaient pourtant une certaine différence d'âge.

Yôji était une personne assez forte, et bien que Hanako se demandait souvent pourquoi il n'avait pas déjà passé sa promotion Guenin (Car il avait largement le niveau) Elle ne lui posa aucune question.

Leurs conversations étaient principalement composées de discussions sur le temps, la botanique et les insectes. (Étant issu du clan Aburame, il était naturellement intéressé par les deux derniers sujets.)

Innocemment, il lui posa quelques questions sur Itachi.

Peut-être que Hanako aurait dû être étonnée ? Mais ce ne fut pas le cas. Itachi était connu dans toute l'académie comme un prodige, donc il était normal que Yôji s'y intéresse.

Yôji avait en fait la gorge broyé (Il ne mentionna pas l'origine de sa blessure) et il utilisait ses insectes pour parler. Néanmoins, c'était une technique fatiguante et pénible, ce qui faisait qu'il ne préférait pas parler souvent.

Pour compenser ce manque, Hanako lui apprit quelques signes du language des signes français, en prétendant les avoir inventés. (Elle n'avait pas appris ce language, mais elle se souvenait des gestes basiques.) Le reste, ils le créèrent ensemble.

Étrangement, Yôji ne lui parlait pas souvent dehors. Il préférait lui parler à l'académie, ce qu'elle pensait insensé. Après tout, il ne voudrait pas se ridiculiser en parlant avec une fille plus jeune que lui, en s'abaissant à son niveau, devant ses camarades, non ? Pourtant, ce n'était pas le cas. Quand Hanako rentra à l'académie, il n'hésitait pas à l'arrêter dans le couloir pour lui faire la conversation. Mais elle ne posa pas de questions.

Mais, bon, avant de passer à l'académie, revenons aux vacances.

Les vacances se passèrent assez bien. Elle continua d'étudier un peu malgré tout, et se tua à faire plus de course qu'elle n'en n'avait jamais fait. (Il était hors de question qu'elle finisse une nouvelle fois dernière !)

Elle s'entraînait à malaxer son chakra aussi. Bien que ses réserves étaient petites (Dû à son jeune âge et son appartenance à un clan peu talentueux dans ce domaine), plus elle s'y entraînait, plus elles seraient grandes.

Pour commencer, elle tenta de renforcer, comme les enfants le faisaient, ses muscles avec son chakra.

Et elle en fut estomaquée.

C'était incroyable facile. C'était... comme respirer. Juste vraiment aisé.

C'était aussi grisant de pouvoir. Elle avait l'impression d'être Thanos et prête à pouvoir détruire l'humanité.

La sensation du chakra coulant dans ses veines, était... vraiment incroyable. Elle comprenait mieux comment des ninjas pouvaient se prendre pour des sortes de Dieux. (Même si ça restait très arrogant.)

Dans sa tête, elle classa ce renforcement musculaire en deux types. "L'inconscient" et le "Conscient".

"L'inconscient", comme elle l'appelait, bien qu'elle ne le faisait pas vraiment inconsciemment, était celui de base. Celui que les étudiants, même ceux de première année à l'académie arrivent à faire. C'est celui qui renforce vos muscles et accélère la guérison sans que vous ayez besoin d'essayer.

Le "Conscient" était en quelque sorte le niveau supérieur. Celui qui vous permet de doser votre chakra pour, comme Sakura ou Tsunade, pulvériser des rochers et des obstacles. C'est quand, volontairement, vous augmentez le chakra dans une partie du corps, pour augmenter votre force de frappe.

Étant donné son niveau, Hanako ne pouvait pas en faire autant, comme Tsunade par exemple. Mais, elle s'entraînait sur de petits objets. Par exemple, elle prenait un bout de bois entre ses mains, et en augmentant le chakra dans ses mains, elle l'écrasait. C'était épuisant, mais pas assez pour vider ses réserves de chakra. Elle prit donc ça comme un entraînement, chaque soir avant d'aller dormir, sur un petit caillou ou bout de bois.

Un autre point à soulever, c'était Mukai. Ce dernier avait été promu Jounin, puis avait rejoint les services spéciaux.

Hanako le voyait toujours... mais moins qu'avant.

Et puis, comme prévu, la rentrée vint.

Le rythme scolaire avait légèrement augmenté, mais de manière si imperceptible que probablement peu de personnes l'avaient remarqués.

À l'académie, on commença de plus en plus à parler du chakra (Toujours de manière théorique) et à évaluer les élèves qui étaient susceptibles de sauter de classe.

Nous n'étions plus en guerre, mais la population ninja n'avait pas augmenté d'un coup pour autant. Ils avaient encore besoin de shinobis.

Donc, le programme sur le chakra commença.

Ce fut abordé de manière très théorique, avec une panoplie d'avertissements.

Le premier sujet abordé fut celui de l'épuisement du chakra.

L'épuisement de chakra était dangereux, même pour les meilleurs des ninjas.

Izumi l'avait déjà expérimenté, et le fait qu'elle s'en soit sortie relevait du miracle.

- Quand votre corps a puisé dans vos réserves de chakra, il n'a plus d'énergie. Alors où va-t-il donc la chercher ? Dans les muscles. Les muscles, oui. Par conséquent, le corps s'affaiblit, et devient squelettique. Et après ? On cherche l'énergie dans le cœur, les poumons et le cerveau. L'épuisement du chakra est un sujet sérieux, auquel même les meilleurs ninjas peuvent succomber. Vous devez toujours vous en méfier. En plus de ça, les réserves se récupèrent toujours plus lentement après un épuisement de chakra. Faites attention. Tout ça se passe en un délai très bref. Avait dit la kunoichi qui était venue faire une intervention.

Les réserves de Hanako étaient faibles pour une kunoichi, et même une enfant de son âge. Mais, dans quelques années, grâce à son entraînement, elles seront sûrement plus grosses que la moyenne.

Les réserves de chakra ont une limite, qu'on appelle la "Capacité de chakra", qui indique la quantité de chakra maximale qu'un individu peut concentrer. Ce plafond peut être repoussé à force d'entraînement, mais peut malgré tout excéder une certaine limite fixée par l'hérédité.

Par exemple, un membre du clan Nara, même s'il s'entraîne autant qu'il veut, ne pourra jamais dépasser les réserves d'un Uzumaki.

(Ce que Hanako trouvait injuste. Oui, pour une fois, ce n'était pas la faute des ninjas, mais ça restait injuste ! Elle se promit de trouver un moyen de remédier à ça)

Les professeurs apprirent aussi que le système de chakra était divisé par différent tenketsus qui passaient tout à travers le corps. D'après eux, seuls les Hyûga pouvaient les voir, grâce à leur mirettes magiques.

Ce qui était à moitié vrai. Certains ninjas très bon en médecine, même sans le byakugan, pouvaient, certes, pas voir, mais suffisamment visualiser les tenketsus pour les situer avec précision.

De son côté, Hanako le savait grâce à sa perception du chakra très fine. Elle arrivait quand même à percevoir des échos, c'est à dire des résidus de chakra d'une technique lancé jusqu'à il y a des jours !

Les tenketsus, à côté, c'était un jeu d'enfant. Bien que les situer sur les autres ninjas soit toujours une étape délicate, elle pouvait sans problème désigner les siens.

C'était globalement facile. Chaque tenketsu faisait vibrer le chakra d'une manière étrange. C'était dans ces endroits que le chakra était "Différent". Plus concentré, ou parfois, le contraire.

Les professeurs parlèrent également de l'unique chakra de chaque personne.

- Aucun chakra n'est identique, faisait la voix rouillé de Sato-sensei. Même des vrais jumeaux auraient un chakra différent.

Une autre partie du programme apprise fut le contrôle de chakra.

C'était quelque chose d'important, surtout pour les shinobis les plus doués, et certains devaient encore plus le maîtriser que d'autres.

Pour Hanako, c'était quelque chose de presque innée pour elle. Très sûrement à cause de ses petites réserves, mais elle n'avait aucun mal à doser son chakra et à le mouler, le maîtriser.

L'exercice de la feuille avait vite été passé, et celui de l'arbre aussi. Bien que la marche sur l'eau n'était toujours pas effectuée, Hanako avait apprit à marcher sur les murs, ce qui était déjà ça.

Et ce n'était pas tout !

Avec, certes, beaucoup d'entraînement, elle avait quand même réussi à plier du papier rien quand y injectant du chakra !

Plus tard, elle tenta de faire un origami du renard, et elle réussit. L'origami était maladroit et un peu mal fait, mais vu les conditions de sa construction, c'était assez incroyable.

Ensuite, elle prit une petite bille, et une idée lui vint en tête.

En concentrant son chakra de toute ses forces vers la bille, sans exercer une pression, mais en y injectant simplement son chakra, elle la fit exploser.

Comme ça, kaboom.

Oh, le chakra était gé-nial.

Est-ce que, plus grande, elle pourrait faire exploser des objets, de plus grande envergure, comme des murs, sans pression, mais juste en les touchants ? Ouah. Incroyable.

Non, mieux, est-ce qu'elle pourrait carrément, faire exploser les objets, à distance ?

Elle tenta l'idée le lendemain, et bien que sa question fut confirmée, elle du rester au lit trois jours.

Et elle tenta de plus en plus d'expérience.

Stocker du chakra dans des objets banals ? Check.

Pour ça, elle tenta plusieurs méthodes. Pour commencer, du tissu. Elle injecta le plus de chakra possible dans du tissu. C'était de très faibles quantités, mais ça marchait.

Ensuite, elle tenta sur des objets plus gros, ou plus compacts. Des livres, des stylos, des coussins.

Et ce fut là qu'elle remarqua quelque chose de très étonnant. Le chakra, en fonction des matériaux utilisés, réagissait différemment.

Quand elle comprit ça, elle sauta dans tous les sens. Ça n'était mentionné dans aucun livre. Est-ce qu'elle venait de découvrir un tout nouveau concept ? Probablement. Est-ce que ça avait le potentiel de chambouler le monde ninja ? Peut-être.

Mais, le fait que ça ne soit mentionné dans aucun livre était vraiment bizarre. Attendez, elle avait vraiment découvert ça ? Seule ? À sept ans ? C'était incompréhensible.

Puis, elle se rendit compte que les ninjas n'avaient peut-être pas exactement le temps et ne voyaient pas exactement l'intérêt d'injecter du chakra dans presque tous les objets d'une maison.

C'est vrai que c'était long. Mais c'était intéressant !

Après des "Recherches" elle apprit les différentes caractéristiques des matériaux. Les matériaux, comme le tissu, pouvait très bien stocker le chakra. Le problème, c'était qu'après, le chakra "S'échappait" seul, se mêlant à l'air. (Ce qui était logique. Si ça avait été si facile, ça aurait été résolu depuis longtemps, plutôt que de se casser le cul à faire des sceaux compliqués comme celui de création du renouveau.)

Les pierres, en revanche, c'était différent. Elle n'acceptait pas vraiment le chakra, mais le stockage était assuré. Si vous donniez un certain pourcentage de chakra, elle n'en absorberait que 1 à 3% de chakra, ce qui était vraiment faible. En plus de ça, si vous voulez le ressortir, de tout le chakra donné, seul environ 25% reviendrait. Le rendement était donc très faible.

En plus de ça, certains matériaux étaient de meilleurs conducteurs de chakra que d'autres. L'eau était un conducteur très bon, de la même manière qu'avec l'électricité. L'argent aussi.

Un jour, Hanako piqua la bague de fiancé de sa mère et y injecta du chakra.

Ce fut une expérience... étonnante. Agréablement, étonnante.

Le tissu acceptait facilement le chakra, mais il s'évaporait tout aussi facilement, et la capacité de stockage était faible.

Les cailloux acceptaient peu le chakra, bien que le stockage soit assuré, mais trop compliqué à mettre.

Mais, le petit diamant de la bague de sa mère... c'était parfait. Vraiment, elle n'avait jamais vu une aussi bonne manière de stocker le chakra, autre que les sceaux bien sûr. Est-ce que les pierres précieuses étaient de meilleures conducteurs et stockeur de chakra ? Est-ce que ça pouvait être mieux que le sceau de tsunade ? Est-ce qu'on pouvait s'en servir comme une sorte de banque de chakra en libre service ? Il y avait tant de question que Hanako se posait.

La fois suivante, elle tenta sur des plantes. Le résultat fut... explosif. Littéralement.

Les plantes, étant des êtres vivants, ont leur propre système de chakra. Donc, y injecter le chakra d'un autre... ça risque de faire un débordement.

D'autres questions encore se soulevèrent dans l'esprit de Hanako.

Est-ce que on pouvait utiliser ça sur un être humain ? Si on injectait brutalement une grande quantité de chakra dans un humain, est-ce qu'il explosera ? Quel était la limite de ce principe ? Est-ce que la plante avait explosé simplement car Hanako avait injecté son chakra de façon brute, en forçant ?

(C'était une assez grosse probabilité.)

Yep, Hanako devenait vraiment une scientifique folle comme dans les films. (Elle avait presque la coupe avec, après ses expériences. Des cheveux en pétard. Pouf.)

À part ça... les cours à l'académie avançaient bien.

Après ses efforts (Et plus de courses que jamais), Hanako finit par arriver dans le milieu du classement en Taijutsu. (Le Taijutsu regroupait en fait tous les exercices physiques.)

C'était... vraiment encourageant. Elle désespérait presque à force.

Néanmoins, elle fut vite confrontée à un problème plus désespérant encore.

Les sceaux de mains.

C'était vraiment épuisant.

Pas physiquement. Ni réellement mentalement. C'était juste embêtant, de devoir faire encore et encore ces poses de mains étranges, totalement contre nature.

On ne les utilisaient pas comme réels sceaux de chakra. C'était juste apprendre les sceaux et les exécuter le plus vite possible, et correctement.

Sans surprise Itachi y arrivait sans problème.

Pour les autres élèves en revanche, c'était un peu plus méthodique.

Leurs doigts d'enfant étaient maladroits, ce n'était pas hyper pratique.

C'était très compliqué, et ça prenait du temps.

Sans parler que le temps, Hanako préférait le passer à d'autres choses.

En se résignent sur le fait qu'elle ne deviendrait probablement jamais une maître du Ninjutsu, elle concentra toute son attention sur ses livres médicaux.

Elle tenta d'utiliser la paume mystique, sans grand succès. Étonnement, cette technique demandait moins de chakra qu'elle ne l'aurait cru.

Enfin, c'était surtout car elle essayait que sur de petites blessures.

En fait, la paume mystique était une technique permettant à l'utilisateur d'accélérer le processus de guérison du corps physique en envoyant du chakra de leurs mains dans une plaie ou une partie du corps touchée.

Le hic, c'est qu'il est essentiel d'adapter la quantité de chakra injectée à la sévérité de l'affection ou de la blessure : cela nécessite donc un très bon contrôle du chakra.

Comme elle ne guérissait que de petites blessures qu'elle s'infligeait elle-même, la quantité de chakra était petite.

Néanmoins, le contrôle nécessaire à la technique dépasse largement le niveau de Hanako, qui n'est même pas guenin.

Mais, elle pensait tout de même pouvoir maîtriser cette technique. Son contrôle du chakra était vraiment exceptionnel malgré tout.

Oh bon sang, rien qu'en injectant son chakra, elle parvenait à faire des origami. Oui, ses origamis étaient maladroits, mais beaucoup de ninjas n'y arrivaient pas !

Quand elle comprendrait et s'adapterait aux blessures humaines, elle maîtrisera probablement cette technique.

(Oui, parce que le papier et la chair humaine, ce n'est pas exactement le même domaine de précision, contrôle et de maîtrise.)

Elle se mit aussi en tête que quand elle aurait réussit, elle tenterai le sceau de Tsunade.

Quoi ? Il fallait juste stocker du chakra sur son front !

(Bien qu'elle pensa qu'il serait probablement mieux de le faire dans sa nuque ou le ventre. Elle ne voulait pas se faire remarquer par ce genre de technique cheat-code)

Oui, le niveau de précision était si monstrueux que Shizune n'avait jamais réussit, mais le contrôle de Hanako était très bon, et Sakura avait réussit en trois ans.

En y pensant, elle pourrait sûrement le créer à dix ou onze ans. (Ou à quinze ? Ce n'était pas que la précision, mais aussi la quantité. Bof, on verrait)

Hanako adorait tout ça. Sa fascination pour le chakra était sans limites.

Si bien qu'un jour, elle se présenta à l'hôpital pour aider et s'intégrer.

Dans d'autres circonstances, on l'aurait probablement mis dehors. Mais, Konoha était vraiment affaiblit. L'attaque de Kyubi ne datait que d'un an, et il fallait encore sécuriser les frontières, et la position de Konoha. Et pour ça, il faut des humains. Ces humains se blessent, et il faut les soigner.

Il y avait beaucoup trop de patients pour pas assez de personnel. La moindre personne était la bienvenu.

(Même si elle ne put s'empêcher de remarquer que le niveau de désespérance devait être vraiment haut. Ce n'était pas ce genre de chose que Konoha révélerait.)

Il est vrai que les tâches de Hanako étaient assez ingrates.

Passer le balai, nettoyer des salles après une opération ou autre, nettoyer les instruments des ninjas médecins... mais il y avait des choses intéressantes.

Regarder les ninjas œuvrer par exemple.

Elle ne se lasserait probablement jamais de la façon dont ils guérissaient les plaies, tels des magiciens.

La façon dont les cellules se refermaient... c'était incroyable.

Elle apprit aussi beaucoup de choses.

Dans l'hôpital, il y avait plusieurs pièces, dont une servant à la conservation d'ingrédients nécessaires à certains remèdes et pas mal d'autres choses fascinantes.

Elle fit aussi la "Connaissance" des sceaux. Les ninjas médecins en utilisaient presque plus que les maîtres de Fuinjutsu eux-mêmes. (Enfin, c'était ce qu'on racontait. Il n'y avait que très peu de maîtres de Fuinjutsu. Au mieux, moins d'une dizaine à Konoha. C'est un art très précieux. Ce n'est pas pour rien que le clan Uzumaki à été décimé.)

Elle en apprit d'ailleurs beaucoup sur la maîtrise des sceaux. Et oui, le terme maîtrise des sceaux est le meilleur, car celui de Fūinjutsu ne serait sûrement pas adapté. Il y avait en effet aussi du Jūinjutsu.

L'exemple le plus connu des médecins était sans conteste le sceau des Hyûga. Hanako apprit donc qu'il y avait un Hyûga dans le clan, un seul, qui transmettait son savoir à un seul membre du clan. Ce savoir était celui du sceau en cage.

Ces personnes s'appelaient les shujin. En fait, il n'y a pas de shujin que dans le clan Hyûga, mais dans tous les clans exerçant un sceau dans leur intérêt. La plupart du temps, les shujin ne connaissent qu'un seul sceau. Dans le cas des Hyûga, celui du sceau de l'oiseau en cage. Le shujin est toujours un membre de la sôke.

Encore une chose qui n'était mentionné nulle part dans le canon. Yep, vivre dans Naruto était définitivement mieux. (C'est faux.)

Et puis, en réfléchissant... Hanako se rendit compte que la plupart des ninjas médecins avaient effectivement un niveau de maîtrise des sceaux très élevé. En fait, en y pensant, nombre d'entre eux avaient le talent d'un maître.

Ils ne méritaient cela dit pas le titre. Le titre est donné non pas à ceux qui ont appris un sceau encore et encore jusqu'à le maîtriser à la perfection, mais à ceux qui créent ces sceaux. Minato en était un par exemple.

Les maîtres de sceaux sont les inventeurs et les innovateurs. Ce sont ceux qui façonnent le monde, ou plutôt, qui en ont la capacité, vu la façon dont ils gardent jalousement leurs techniques.

L'année avançait lentement mais sûrement, puis, finalement, le deuxième trimestre se termina, soldé de beaucoup d'événements.

Pour commencer, Orochimaru déserta.

Hanako l'avait totalement oublié.

Ça fit l'effet d'une bombe au village, dont le moral était déjà sapé par la guerre et Kyubi.

Car, après ça, le village avait perdu un de ses meilleurs shinobi, peut-être le meilleur actuellement.

Après tout, Orochimaru avait le niveau d'un Kage. Quand il fut question de désigner le nouvel hokage, (Et rappelons-le, le hokage est le ninja le plus fort du village !), seul lui et Minato ont été évoqués.

Maintenant que l'un des deux concurrents est hors jeu... oui, Orochimaru était sûrement le ninja le plus fort du village. Les gens auraient voulu se rassurer en se disant qu'il y avait le Sandaime, mais ils ne pouvaient pas.

Car, même le sandaime n'a pas stoppé Orochimaru.

Ils s'inquiétaient. Si même le hokage n'a pas pu l'arrêter, qui le ferait ?

Et, le clou du spectacle, les gens étaient scandalisés.

Les expériences d'Orochimaru avaient été exposé.

Pas toute néanmoins, se dit Hanako. Sûrement pas toutes. Ça ne devait être que la partie immergé de l'iceberg.

Mais même ça, c'était suffisant.

Des expériences sur des humains. Et en plus, des enfants.

(Mais Hanako ne put s'empêcher de se dire que si ça avait été des ninjas de Konoha, la réaction n'aurait pas été pareille. Mais bon, elle n'ouvrit pas sa bouche, car les ninjas étaient xénophobes, c'est bien connu.)

Des gens de clans ninjas, tels que les Nara, les Aburame ou, bon sang, les Senju, étaient concernés.

La rumeur s'était répandue à une vitesse hallucinante.

(Bon, en même temps, le jour où les ninjas sauraient garder leur langue, le ciel leur tombera sur la tête. Sans parler du fait que c'étaient des vrais commères)

Beaucoup de détails de l'histoire avaient sûrement été exagérés, mais le plus gros restait là.

On l'avait prit la main dans le sac à mener des expériences en toute illégalité sur des enfants. Le nombre d'enfants était énorme. Des centaines à peu près.

Oh, le scandale fut de taille.

Il n'y avait pas que ça qui secoua le village, et plus personnellement, Hanako.

Après seulement un semestre, Itachi s'était fait connaître de toute l'académie.

C'était simplement le plus grand génie que l'académie n'est jamais connu.

Littéralement.

Les professeurs étaient complètement paniqués face à lui. Il avait déjà fini le cursus scolaire de la première année. Alors on lui donna ceux de deuxième, troisième, puis dernière année. Il réussit tout. Finalement, à l'unanimité, il fut diplômé guenin, et on décida qu'il le serait officiellement à la fin de l'année.

Les gens étaient... admiratifs.

Hanako, pour sa part, était absolument scandalisée.

Itachi avait sept ans.

À sept ans -du moins, dans son ancienne vie- elle faisait des soupes avec de la boue, pour les vendre chez ses voisins et avec l'argent acheter des bonbons.

Lui, il allait tuer des gens ? En combattre ?

Oh, le Narutoverse était un monde impitoyable.

La fin de l'année fut aussi le signe d'une nouvelle.

Hazuki Uchiha, la mère de Izumi, avait accouché, donnant naissance à un petit frère, du nom de Kishi. Enfin, ça, c'était ce qui était prévu. À la naissance du bébé, on remarqua finalement que c'était en fait des jumeaux. Deux pour le prix d'un. Nice. La deuxième, (Oui, la, c'était une fille), fut appelé Kawa.

Hanako... n'avait pas été vraiment choqué.

Elle s'était dit "Super, c'est cool." Sur l'instant, sans se poser plus de question.

Puis elle s'était souvenue que nope, il n'y avait pas de petit frère de Izumi dans le canon, ni de petite sœur, ni de jumeaux.

Là, elle avait un peu paniqué.

Quand on y pensait, c'était normal. Maintenant que Fujita était en vie, il était normal que, peut-être, ils veuillent avoir d'autres enfants. En plus, la guerre était terminée. La menace de mourir n'était plus aussi présente.

Le problème, c'est que qui dit plus d'Uchiha dit plus de problèmes.

Déjà, c'était deux paires de potentiels sharingans de plus. Donc, deux fois plus d'attention de la part des Uchiha sur leur petite famille. En bref, rien de bon.

Mais, Izumi était tellement enthousiaste... que les inquiétudes de Hanako se dissipèrent rapidement. De toute façon, Fujita était vivant, ils avaient une maison, un travail stable et tout le tralala. Ça ira, n'est-ce pas ?

Les notes de Izumi chutèrent un peu, trop distraite par ces agréables nouvelles. Elle commençait aussi à passer un peu moins de temps avec son amie...

Qui s'en plaignait tous les jours à Yôji Aburame.

Finalement, après quelques temps, ce dernier lui parlait dans et en dehors de l'académie, un changement totalement innatendu qu'elle ne se gêna pas pour lui faire remarquer avec quelques remarques bien placés.

Hanako... aimait passer du temps avec Yôji. Et je vous vois amateur de romance, non, absolument pas dans ce sens.

Elle ne ressentait aucun sentiment à son égard. En plus de ça, il avait quatres ans de plus qu'elle. Et elle en avait sept. Si elle avait vingt ans, ça aurait fait moins bizarre, mais à son âge, ça faisait quand même vachement pédophile.

Non, la raison pour laquelle elle aimait passer du temps avec était surtout à cause de sa maturité. Avec sa vie de Kimia derrière, elle était beaucoup plus mature que les autres enfants.

Bien sur, ça avait des points positifs, comme commander des gamins, mais d'un autre côté, elle était parfois vraiment fatiguée de leur immaturité.

Yôji lui... était vraiment mature. Beaucoup plus qu'un enfant de onze ans. Avait-elle un jour remarqué.

Il était vrai qu'il était aussi... mystérieux. Il ne parlait pas beaucoup (Ce qui était normal, à cause de son handicap et de son appartenance au clan Aburame, qui n'était pas spécialement connu pour être très bavard)

Mais, il n'y avait pas que ça.

En y pensant, elle ne l'avait jamais vu avec un autre membre de son clan.

En plus de ça, elle le voyait souvent dans sa cour.

Puis, il l'avait beaucoup aidé quand elle s'était interrogée sur la paume mystique. Comment savait-il ça ?

Et... aussi, quand on y réfléchissait, il semblait quand même vachement intéressé par Itachi.

Alors qu'elle était perdue une énième fois dans ses pensées, elle y pensa très sérieusement.

Yôji était une personne très forte. Il avait sûrement le niveau chunin, et peut-être même jounin, ou tokubetsu jounin.

Et il avait onze ans.

Aussi, cette façon de parler avec ses insectes... oh, il devait y avoir quelqu'un derrière ça. C'était trop... bien fait, réfléchit.

- Récapitulons. Dit Hanako, devant ses carnets fétiches. Elle avait commencé à les utiliser pour se souvenir de... et bien à peu près tout. Ses expériences, le monde d'où elle venait, ce genre de choses. Par précaution, elle écrivait tout en français. Au cas où, si un jour elle perdait la mémoire ou quelque chose dans le genre, elle aurait toujours ses précieux carnets, au nombre de deux. (Elle avait vite usé le premier.) Yôji est à un niveau bien supérieur à Jônin, mais il n'a pas son brevet, alors qu'il pourrait facilement le passer. Il est membre du clan Aburame, et ce n'est sûrement pas une imposture, il n'y a qu'eux qui utilisent les insectes. (Il y avait un autre clan, à Iwa, mais il n'utilisent pas le même type d'insectes), pourtant, il ne semble avoir aucun contact avec son clan. Il a un problème à la gorge. On dirait qu'il a un chat dans la gorge, qu'il est constamment malade. Il n'a jamais voulu dire la provenance de cette... blessure ? Pour compenser, il parle à l'aide de ses insectes. Mais cette technique n'a sûrement pas été inventé par lui.

Elle s'arrêta regardant toutes les informations devant elle.

- Peut-être que c'est un espion ? Lança-t-elle ironiquement à personne en particulier.

Puis, une lumière s'aluma dans son esprit.

Rajoutant, en violet, la couleur qu'elle utilisait pour souligner l'importance d'un sujet, elle écrit.

- Il est intéressé par Itachi Uchiha, répeta-t-elle, les informations commençant à concorder dans son esprit.

Soudain, son cerveau vacilla vers une série qu'elle avait lu, apprécié et dévoré dans son ancienne vie.

CHERUB.

Charles Henderson's Espionage Research Unit B

Le concept de l'histoire de CHERUB était simple.

Le but de CHERUB est d'utiliser des mineurs pour que les criminels n'aient pas la même méfiance que face à des adultes. Cette branche des services secrets britanniques avait été créée car personne n'irait imaginer qu'une telle organisation existe.

C'est vrai que ce concept était un peu... cherché.

Qui irait imaginer qu'un gamin de douze ans était en réalité un agent infiltré ?

Même dans Naruto, c'était difficile à croire.

Pourtant, dans ce même monde, il y avait une organisation qui occupait ce rôle.

Une organisation bien plus sombre et cruelle.

Les yeux de Hanako vinrent sur le mot "Itachi" écrit en grand et en violet.

La racine.Pourquoi tout ce rapportait à ce maudit garçon ?

Son destin était littéralement lié à lui !

Ses buts dans sa vie -Akatsuki, le massacre de clan, empêcher Sasuke de quitter Konoha, Izumi- tout était lié à lui !

Et maintenant, il lui volait, son ami ? Son ami, à elle ?

Hanako n'aimait pas Itachi. Elle ne l'aimait pas vraiment. Quand elle le voyait, il était jeune, innocent... mais l'image du clan Uchiha, de l'homme qui les a massacré lui revenait toujours en tête.

Et en plus, maintenant, il lui prenait Yôji ?

Hanako savait qu'elle ne devrait pas être en colère contre lui. Au fond d'elle, elle ne l'était pas d'ailleurs. Mais... elle ne pouvait s'empêcher de vouloir colérer. Contre le monde. Contre le bureau d'administration de réincarnation. (Abrégé BAR. Oui, elle était fière du nom.) Contre tout.

Savoir que l'un de ses amis (Bien qu'on ne le puisse pas vraiment le qualifier d'ami. Hanako ressentait un mélange entre de l'amitié, bien sûr, mais aussi une sorte... de fraternité. Un amour fraternel. Elle ne s'en était pas rendu compte avant. Ce n'est que lorsqu'elle a réalisé qui était vraiment Yôji qu'elle s'est rendue compte de l'attachement qu'elle avait éprouvé à son égard, en beaucoup trop peu de temps. Comment pouvait-on seulement s'attacher autant à quelqu'un en si peu de temps ?) était en fait ami avec elle par intérêt, juste pour pouvoir garder l'œil sur Itachi la mettait en rage.

Elle aurait aussi aimé se dire qu'elle avait tord. Qu'elle avait trop peu de preuves. Et c'était vrai. Mais les vœux de Mnésie était intervenus. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait si vite compris le jeu de Yôji. Sa mémoire le lui avait soufflé.

Mais, comme pour s'en assurer, un jour ou Yôji portait un haut, elle renversa "Malencontreusement" de l'eau sur la manche supérieure. Ça ne dura qu'une seconde, mais elle vit le tatouage de l'ANBU.

La vie est nulle. Pensa-t-elle amèrement en sirotant son petit thé fait maison, bien que chaud chez elle.

Elle avait besoin d'extérioriser tout ça.

C'est pourquoi, après quelques disputes et ronchonnements, elle finit par convaincre Izumi de s'entraîner au Taijutsu.

Elles avaient commencé la dernière semaine avant les vacances à l'école, mais ça avait été court, et peu approfondie.

Donc, après un bref salut et des petites procédures, elle se sautèrent dessus comme deux chats enragés.

Pire erreur de sa vie.

Pour Hanako.

Elle était vraiment médiocre au Taijutsu.

Oh, son niveau devait sûrement être bon par rapport au reste de sa classe, surtout les filles, mais face à Izumi, ce n'était définitivement pas assez.

Cette dernière avait l'entraînement de sa mère, une Uchiha, et de son père, un ninja.

Le style Uchiha était parfaitement adapté à sa corpulence, donc ça lui donnait un bonus.

En moins de cinq secondes, Hanako était au sol, sous une clé de bras.

Oh cruelle vie.

Elle se prit une belle heure de moqueries de la part de son amie, avant de se dire qu'elle avait définitivement besoin d'un professeur.

Oui, elle en aurait un quand elle aurait son brevet, mais, eh, oh, on ne voulait pas attendre ici ! Il fallait qu'elle soit la meilleure, et le plus tôt possible ! Le canon ne l'attendra pas.

Elle avait là deux options.

Option A) Mukai Kohinata.

Option B) Gaï Maïto

Mukai Kohinata, elle ne savait pas. Ce dernier était entré dans les services spéciaux, et il avait probablement mieux à faire que s'occuper d'une gosse.

Quant à Gaï... et bien c'était Gaï

Bien qu'Hanako ne l'avait jamais personnellement connu, elle l'avait suffisamment vu dans l'animé. Il pouvait probablement l'accueillir à bras ouvert.

Il devait être désespérément à la recherche de guenin pour leur infliger son entraînement (Hum, hum. Torture.) Et leur transmettre les enseignements "De la fougue de la jeunesse".

Elle nota l'idée dans un coin son carnet, et se promit de mettre l'idée dans un coin de sa tête.

Bref, la vie de Hanako devenait affreusement monotone et triste à la fois.

Enfin, c'est ce qu'elle pensait.

Vous savez, une des seules réelles bonne nouvelle de Hanako, sans qu'elle n'ait à se triturer la tête sur le canon et tout ça, c'était son bulletin.

Elle avait finit première en stratégie et dans les épreuves par équipes. (Son amitié et la façon dont les enfants l'adulaient, et l'appréciaient faisait qu'ils lui obéissaient assez bien, et, étant une bonne stratège, lui donnait un avantage dans les épreuves par équipes.) À égalité avec Itachi Uchiha.

Elle aurait aimé dire que c'était là que ça s'arrêtait.

Que ses parents avaient été fiers, et voilà.

Ça aurait été un mensonge.

Rien que la petite touffe de cheveux sombre qui l'attendait devant l'académie prouvait le mensonge.

- Bonjour lança le con avec un sourire qu'elle aurait voulu arracher de ses propres mains. Je crois pas qu'on se connaît, donc je me présente. Je suis Shisui Uchiha !

Oh putain de merde.


Question ; Quel est le perso que vous détestez le plus dans Naruto ? Et dans tout les animés confondus ?

Eh, eh !

Vous vous y attendez pas le coup de Shisui, hein ?

Ce chapitre était vraiment long ! Plus de dix milles mots ! Le pire, c'est que le chapitre 7 qui fait sa moitié, j'ai mit presque un mois à l'écrire, alors que deux jours ont suffit pour écrire celui là, et donc le double.

Édit : Hum. Hey Ça va la vie ?

Bon, comment expliquer cette absence... longue. Bon. Pour commencer, ce chapitre a effectivement été écrit en deux jours, mais au dernier moment, j'ai décidé de rajouter la partie avec Itachi. Ça m'a prit légèrement plus de temps que prévu. Légèrement.

Puis...

Et bien, la démotivation, les problèmes de la vie. La déprime (Je n'irai pas jusqu'à qualifier ça de dépression, mais un état mini-dépressif ? Définitivement. Je veux dire, faut pas être con. Se sentir vide et... ouais bref.) La phase de l'ado complexé qui se renforce, des problèmes avec des amis mêlant suicide, mutilation, divorce, et autres mystères (Une amnésie post traumatique ? Si c'est le cas, qu'est qu'elle cache ? Un viol ? De la torture ?), les problèmes familiaux, les disputes avec les amis, les problèmes sociaux, toujours plus de déprime, une entorse, un spectacle qui nous a rendu plus que stressé, une rage totale contre la société, des cauchemars de plus en plus terrifiants, et autres folies pas fo-folles.

Bref, pas super.

Sinon, vot' vie, ça va ?

Je ne pense pas poster yn chapitre la semaine prochaine, mais peu importe, bonne journée (Ou soirée) !

Bye, bye !

29/05/22