Le Valet de Cœur

Partie 5 – Neverland

(Bonus 2)

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« Mais ils n'y arriveront pas, à nous dégrader. »

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Bon... Chers lecteurs, chères lectrices, l'heure est grave. Non parce que, je n'arrête pas d'écrire. Je me dis toujours : 'Allez, stop ! Point final !'

Et puis...

Non.

Et pourtant, je suis en plein déménagement ! Oui, oui !

De fait, je vais mettre très très très longtemps à narrer cette dernière aventure.

Mais bon, qui s'en fiche ?

Tout le monde...

Qui sait, si un jour, un curieux lecteur passe par ici après avoir suivi un étrange lapin blanc...

Sachez que la plupart de mes histoires se perdent dans les méandres de la toile d'araignée, ou terminent leurs courses dans la Lande des Histoires Inachevées. De ce fait, pardonnez-moi pour les fautes restantes. Que voulez-vous, la passion et l'envie sont parfois plus fortes que le bon Français.

Et on se retrouve tout à la fin de ce récit pour une petite surprise...

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Je vous conseille fortement de lire les 4 premières parties de cette saga avant ce chapitre :

'Le Valet de Cœur – Partie 1 – Wonderland'

'Le Valet de Cœur – Partie 2 – Storybrooke'

'Le Valet de Cœur – Partie 3 – Oz'

'Le Valet de Cœur – Partie 4 – The Enchanted Forest'

Voulez-vous me suivre ? Si oui, installez-vous confortablement, préparez-vous une bonne tasse de thé bien chaude et continuons notre Conte, en musique.

Pour la musique, dans cette partie-ci, ce sera un peu particulier.

Un fil conducteur entre chaque chansons.

Pouvez-vous lire entre les lignes ?

Savoir d'où viennent les phrases et les paragraphes ?

En attendant...

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Il était une fois...

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« Je me raccroche à qui ? Tous mes héros sont morts. »

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La petite Hope grandissait à vue d'œil. Elle avait les yeux de Will et les cheveux de Luna. Une fille un peu pâle, aux iris sombres et aux boucles noires. Elle venait de souffler ses deux printemps, en compagnie de ses parents, évidemment, mais également des Fées.

Notamment Tinker Bell (Oui, la fameuse Fée Clochette !) qui parlementait beaucoup avec Will et Luna, inquiets au sujet de la prophétie concernant leur fille.

Elle devait être la Sauveuse du Pays des Merveilles, la seule personne au Monde capable de manier l'Épée Vorpaline et d'anéantir l'affreuse Jabberwocky.

L'arme en diamant était cachée sous le sol de la chambre des parents. Leur idée de base, qui consistait à quitter la Forêt Enchantée pour fuir vers le Pays Imaginaire, devenait de plus en plus concrète. Surtout que, Tinker Bell, venait elle de ce Pays étrange, elle pouvait clairement les aider et les guider.

Leur but était simple : en restant au Pays Imaginaire, Hope ne deviendrait jamais une adulte, elle arrêterait de grandir vers ses 13 ans et ses parents ne vieilliraient pas.

C'était décidé.

Même si Will et Luna étaient très tristes de devoir quitter leur petit Cottage. Un nid douillet qu'ils avaient eux-mêmes réaménagé au fil du temps. Le seul endroit au Monde que Luna, orpheline, pouvait considérer comme 'maison'. Seulement, ils étaient d'accord sur un point : Hope passait en premier. Passait avant tout. Même avant leur Cottage. Et puis, l'envie de rester immortel près de leur fille, jusqu'à la Fin des Temps, leur semblait tout de même alléchante.

Non ?

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« Je me raccroche à qui ?
Tous mes héros sont morts,
Ne restent que mes ennemis,
Tant pis si j'ai eu tort. »

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Le mois d'octobre arriva petit à petit, raccourcissant les jours et laissant les citrouilles sortir doucement de la terre humide.

Luna portait une robe rouge avec des bretelles qui tombaient sur ses épaules et le pan qui s'arrêtait au-dessus de ses genoux. Des petites bottes noires chaussaient ses pieds et ses longs cheveux ébène étaient coiffés en une imposante tresse.

Elle portait la petite Hope dans ses bras, qui elle revêtit une simple robe couleur parme, avec des collants blancs et des souliers noires. Dans ses cheveux, mi-long, Luna y avait glissé un serre-tête mauve. Will, quant à lui, portait une ample chemise blanche, légèrement ouvert sur son torse, avec par-dessus un veston noir serré par une ceinture de cuir. Un pantalon, également noir et en cuir et des chaussures de cette même couleur sombre. Ses cheveux, toujours coiffés à la militaire, lui donnaient un petit côté méchant alors que ses yeux bruns reflétaient toute la tristesse du Monde.

Comme ce jour-là.

Car ils se tenaient debout devant le Cottage fermé à clef avec deux sacs de toiles que Will portait et Tinker Bell à leurs côtés. Will portait également la majestueuse Épée Vorpaline dans un étui de cuir autour de sa taille.

La Fée avait la taille d'une Humaine, avec de magnifiques ailes émeraude dans le dos et une tenue faites de lierres et fleurs. Ses longs cheveux blonds semblaient comme flotter dans son dos et des paillettes multicolores la suivaient à chacun de ses pas.

Ensemble, ils dirent adieu à leur maison bien-aimée, puis Will sortit un minuscule miroir magique. Il jeta l'artefact sur le sol. La vitre ne se brisa pas du tout, à la place, un tourbillon étoilé apparut. Des astres et des galaxies tournaient encore et encore, ouvrant un Portail Dimensionnel.

Le jeune père de famille souffla et avoua, en essayant de sourire :

- Prochain arrêt : Le Pays Imaginaire.

Luna inspira et, tous ensemble, sautèrent dans le maelström cosmique.

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Comme toujours, Luna ne se souvint absolument pas du voyage temporel. Mais, éventuellement, ils arrivèrent enfin dans un endroit nouveau et sombre. Apparemment, il faisait nuit ici. Alors qu'ils avaient quitté la Forêt Enchantée en fin de matinée.

- Bloody Hell... murmura Will.

Tinker Bell analysa les environs et expliqua, aux nouveaux :

- Je sais où nous nous trouvons...

Cela rassura quelque peu Will car, en réalité, il n'y avait autour d'eux que des arbres et des feuilles émeraude géantes. Les conifères semblaient comme toucher le ciel étoilé. Les buissons, aussi grands que des Humains, n'avaient rien à voir avec la flore de la Forêt Enchantée. Ici, tout était démesurément grand et surtout, de couleurs si vives que tous les fruits sur les branches ressemblaient à des bonbons ou à des friandises multicolores.

La Fée reprit, avec assurance :

- C'est la Jungle Noire.

Will tiqua et railla :

- On avait compris que c'était une jungle, Tink' !

- Will... gronda gentiment Luna en changeant Hope de place dans ses bras.

La maman sourit à la Fée pour lui demander, plus calmement :

- Tu as dit que tu avais une cabane ici, est-ce que nous sommes loin ?

- Non, nous sommes tout proches.

- Tu peux définir 'proche' ? reprit Will.

Luna leva les yeux au ciel et se mit à suivre Tinker Bell qui ouvrit la marche dans la jungle dense. Luna s'approcha de Will pour lui murmurer :

- Soit gentil avec Tink', elle va nous aider.

- Désolé, Love, je suis un peu à cran dans les endroits comme celui-ci.

Si vous avez lu toutes les aventures de nos héros, vous savez parfaitement que Will n'avait pas forcément de bons souvenirs de ses escapades en pleine nature. Cependant, il reprit la route en embrassant sa femme et son bébé et en suivant la Fée. La Fée qui laissait d'ailleurs traîner des paillettes partout où ses pieds se posaient, ce qui illuminait la végétation touffue.

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« Au printemps on verra,
Au château l'autre ment,
Quelqu'un qui m'attendra,
Quelqu'un qui m'aimera. »

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Bon, chers lecteurs, chères lectrices, petit aparté pour vous dire que j'ai mis cette histoire sur pause durant presque une semaine à cause de mon déménagement. Je suis donc actuellement en train d'écrire ses lignes et les suivantes dans mon nouveau taudis. Euh, appartement. Si on peut appeler ça comme ça. De fait, je ressens carrément l'amertume de Will lorsque ce dernier débarqua devant la cabane de Tinker Bell.

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Une fois minuit passé, ils arrivèrent enfin chez la Fée Clochette. C'était un endroit simple, construit dans un grand et gros arbre, avec des marches en bois qui menaient à une porte dorée. La maisonnette était camouflée sous le lierre et les feuilles émeraude. Tinker Bell invita la petite famille à entrer dans son humble demeure. Will esquissa un sourire et il laissa sa femme et sa fille pénétrer au chaud en premières. La chaumière était éclairée de millions de lucioles qui transformaient la salle en ciel étoilé. Par magie, la Fée alluma la cheminée, et un gentil feu se mit à crépiter en son antre. L'endroit était charmant, cosy et simple. Avec une table en bois, des fauteuils moelleux, un lit taillé directement dans le tronc de l'arbre et des accessoires un peu partout : des lustres de végétations qui pendaient du plafond, des chandeliers aux murs, des bouquets de fleurs sèches dans des vases en terre cuite, etc.

L'endroit entier respirait le confort et la nature.

Ce que Luna et Hope admirèrent avec attention. Will bloqua seulement sur le fait qu'il n'y avait qu'un seul lit, mais la Fée en fit apparaître un autre par magie, plus grand, avec un petit berceau de bois flotté dans un coin de la pièce. Une peluche en mousse végétale et en forme de lapin se matérialisa dans le couffin du bébé.

Le sourire jusqu'aux oreilles, Luna remercier chaleureusement la bonne Fée. Comme Will ne disait rien, Luna lui donna un gentil coup de coude dans les côtes et l'homme grommela un remerciement à son tour.

Il se faisait tard, la petite famille laissa leurs bagages près de la cheminée. Ils burent une bonne tasse de thé bien chaude, sauf Hope qui fut allaiter par sa maman, et tout le monde prit lentement le chemin des lits aux couvertures de fourrures.

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La première nuit se passa étrangement bien. Je dis 'étrangement' pour Will, qui ne s'attendait sûrement pas à aussi bien dormir au milieu de nulle part, et chez une Fée ! Pourtant, tout se passa sans encombre. Le lendemain, ce fut Hope qui se réveilla la première et qui, de par le fait, réveilla également les parents, ainsi que Tinker Bell. Le plan pour la journée était fort simple : trouver un endroit parfait pour la petite famille. Heureusement que Peter Pan ne vivait désormais plus au Pays Imaginaire. Oui, vous avez bien compris, cela est une autre histoire, mais sachez que Peter Pan n'était pas une gentille et saine personne. Les héros habituels de Storybrooke s'en étaient occupés, il y a quelques petites années de ça.

Lorsque le soleil fut en son zénith, tout le monde reprit la route à travers la jungle dense. La Fée ouvrait la marche en expliquant calmement qu'ils allaient contourner la Crique des Pirates, ce qui ne rassura pas vraiment Will, mais qu'ils resteraient dans la Jungle Noire pour ne pas se faire repérer par Barbe-Noire et ses acolytes. Ce qui rassura encore moins Will. Lui qui avait déjà eu des altercations avec le tempérament de Hook à Storybrooke, il n'avait aucune envie de rencontrer son successeur, qui avait une réputation bien pire que l'ancien Capitaine. Si Hook avait un cœur et une âme sous son désir absolu de revanche, Barbe-Noire lui n'avait plus rien d'Humain.

Mieux valait donc se trouver le plus loin possible de ce dangereux personnage.

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Durant la longue traversée, bébé Hope fut porté tantôt par Luna, tantôt par Will, qui devait aussi traîner deux sacs et l'énorme Épée Vorpaline. Néanmoins, bien avant que le soleil ne se couche, ils avaient atteint l'autre rive, contournant toute la crique, et Will décida de chasser dans la forêt pour manger quelque chose de plus fortifiant pour le corps. Autre chose que les sempiternelles baies et autres fruits que la Fée ramassait à chaque coin des buissons. Cependant, si Will connaissait les environs du Pays des Merveilles par cœur, ceux du Pays Imaginaire en revanche lui étaient parfaitement inconnus. Il ignorait d'ailleurs quelles créatures se promenées dans ces jungles étranges et si, par ailleurs, elles étaient dangereuses et/ou comestibles. Une petite heure plus tard, il revint donc avec de simples champignons, dont il demanda à Tinker Bell s'ils étaient mangeables sans risquer de tomber malade.

Ou, éventuellement, de mourir.

La Fée le rassura en lui disant que la plupart des Fongus du Royaume étaient comestibles et, contrairement à ceux du Pays des Merveilles, ne risquaient pas de faire changer leurs tailles de façon aléatoire.

Tout ça pour dire que, en plus des fruits, ils avaient grillé des cèpes et des girolles ce soir-là, au coin du feu.

Voilà, c'est tout.

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Et, chers lecteurs, chères lectrices, je vous refais un petit aparté pour vous souhaiter une Bonne Saint Patrick !

Au moment où j'écris ces lignes-ci, c'est la Fête Nationale Irlandaise, donc voilà !

Lá Fhéile Pádraig sona duit !

SLÁINTE !

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« J'ignore combien de temps je resterai,
À voir les vents sur les champs, et regarder,
Partir les hirondelles,
Qui se traînent dans le ciel. »

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Ils quittèrent la Jungle et Minaty Bay dès le levé du jour, après que Luna ait allaité la petite Hope. Tinker Bell avait pour idée d'installer la petite famille entre le Lagon des Sirènes et le camp des Enfants Perdus, dans l'ancienne cabane de Baelfire.

Sur le papier, ou la carte, cela paraissait intelligent et logique. Pourtant, cela signifiait que leur nouvelle maison se trouverait non loin du Rocher du Crâne. Ce qui, encore une fois, ne rassura pas le moins du Monde le pauvre Will.

Néanmoins, ils reprirent la route à travers la Jungle, derrière une Tinker Bell plus enthousiaste que jamais. Elle aimait beaucoup les Sirènes, notamment sa vieille amie Ariel, qui traînait de temps en temps au Lagon lorsqu'elle attendait le retour de son Prince Eric. (Comme vous pouvez vous en douter, ça aussi, c'est une autre histoire.)

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Ce trajet-là fut, comparativement aux autres, fort rapide. Ils atteignirent la cabane dans l'après-midi et la petite famille put facilement poser les affaires et dépoussiérer la maisonnette avant que le soleil ne se couche. La Fée profita de ce moment pour faire un feu et chercher d'autres fruits dans les alentours. Will prit souvent Hope et Luna dans ses bras pour les rassurer, ce qui fit beaucoup sourire Luna qui sentait que c'était plutôt Will qui avait besoin de sécurité.

Une fois le soleil couché, ils avaient élu domicile dans leur nouvelle demeure.

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Et maintenant, chers lecteurs, chères lectrices, je vais faire une petite ellipse pour ne pas allonger ce récit avec des choses banales.

Une chose à dire : ils sentaient la magie du Pays Imaginaire.

Ils sentaient qu'ils ne vieillissaient plus. Que Hope grandirait jusqu'à ses douze ou treize ans pour ensuite rester à jamais une enfant.

Cette sensation est difficile à décrire, mais c'est une espèce d'impression qui les prenait aux tripes, jusque dans les os, au plus profond d'eux-mêmes.

Bien sûr, Tinker Bell ne pouvait pas ressentir ces effets, puisqu'elle est une Fée et que les Fées sont immortelles.

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« Est-ce-que tu te souviendras ?
Est-ce-que tu voudras ?
Comme hier à te laisser faire, sous la lune et les chevaux,
Je serai ton chaos. »

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Ainsi, une semaine se déroula dans l'ancienne cabane de Baelfire, où la petite famille avait élu domicile, nettoyant et aérant l'endroit, comme ils l'avaient fait des années auparavant dans la Forêt Enchantée avec le Cottage des Scarlet.

Une impression de 'déjà vu' que Will n'appréciait pas beaucoup, mais qu'il dépassa quand même.

Tinker Bell les aida grâce à sa magie, mais également en allant chercher de quoi les restaurer tout en leur expliquant comment ils pouvaient trouver de la nourriture dans la Jungle.

Le pauvre Will devait oublier la forêt du Pays des Merveilles pour tout apprendre sur celles du Pays Imaginaire. Sa bouée mentale pour survivre à cette épreuve était bien évidemment sa femme Luna et sa fille Hope. Il savait pourquoi il faisait tout ça : pour elles.

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Un matin, qui devenait de plus en plus ordinaire, Tinker Bell décida de guider Will, Luna et Hope jusqu'au Lagon des Sirènes pour faire connaissance avec elles.

La Fée sautait de joie en présentant la petite famille à ses amies de l'eau. Ariel était là, bien sûr, posée sur un rocher avec sa queue de poisson émeraude dans la mer, et jouant avec Hope, dans les bras de Luna, accroupit devant la Sirène.

Will, qui n'était pas à l'aise près de l'eau, car il ne savait pas nager et qu'il était encore et toujours traumatisé de la noyade de sa petite sœur Pénélope, resta sur la berge en regardant tout ce petit monde depuis son poste d'observation. Il sourit en voyant sa femme rire et sa fille jouer avec le collier en coquillages de la belle créature.

Mais son cœur se serra, en pensant à la Destinée de son enfant. Une Destinée proche de celle d'Emma Swan et donc, une Destinée que Will n'aurait jamais souhaité pour Hope.

Le Destin est parfois cruel.

La vie aussi.

Au moins, se dit-il, il avait Luna avec lui.

L'amour peut vaincre tous les obstacles.

À ce qu'il paraît.

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Éventuellement, un jour, la Fée retourna à sa cabane, de l'autre côté de l'île. Elle laissa les parents vivre paisiblement avec leur nouvelle maison et leur fille. Bien sûr, Tinker Bell leur donna un papillon magique qu'ils pouvaient relâcher dans le ciel à tout moment pour leur venir en aide.

Juste au cas où.

Un magnifique papillon bleu, qui rappela la chenille de la même couleur, à Will, au Pays des Merveilles.

Ils cachèrent, à nouveau, l'Épée Vorpaline sous le plancher de leur chambre. La maisonnette, plus petite que leur Cottage, était cependant très cosy. À part le fait qu'ils ne vivaient désormais plus dans la Forêt Enchantée et qu'ils ne pouvaient plus voir et parler à des adultes, cela ne changeait pas beaucoup de leur ancienne vie.

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« Des nuits sur un toit,
À regarder les orages,
Et le ciel nous attend,
Et les poissons volants. »

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Dans la sombre tour du château de la Reine de Cœur, le Jabberwocky sous la forme d'une femme reptile, tournait en rond sur les dalles en damiers. Une femme sauvage, avec de longs cheveux ocre en bataille, une peau basanée, des écailles sur les paupières de ses yeux noirs, et une tenue en peau de bête. Elle savait pertinemment que tuer Hope ne servirait à rien, maintenant qu'elle vivait au Pays Imaginaire, elle n'attendrait jamais l'âge pour déclencher la Prophétie. Le Jabberwocky ne pouvait pas non plus se rendre au Pays Imaginaire. Enfin si, elle le pouvait, mais elle préférait se trouver loin, le plus loin possible, de l'Épée Vorpaline : la seule arme au Monde, tous les Mondes, tous les Royaumes et toutes les dimensions, qui pouvait la tuer. Tant que la famille Scarlet possédait la lame magique, le Jabberwocky ne les approcherait pas.

Ils le savaient.

Et le Jabberwocky le savait aussi.

Comme la Reine était désormais emprisonné dans le diamant de la lame, le Pays des Merveilles fut laissé l'abandon.

Bien entendu, Will avait pensé à tout. Surtout pour empêcher sa fille de devenir la Reine de ce Royaume, il avait demandé à Cyrus et Alice si cela les intéresserait de prendre le contrôle du Château Rouge. Malheureusement, ils coulaient des jours heureux en Angleterre, dans le Monde-Sans-Magie avec leur fille.

Par logique, ils refusèrent donc.

Et Will se dit que, finalement, le Pays des Merveilles n'était plus son problème.

Désormais, et comme je l'ai déjà écrit, ce qui comptait le plus pour lui, était Luna et Hope.

Comme vous pouvez vous en douter.

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« C'est un jour impudique,
Et qui jette toutes ces idées imaginaires,
L'emprise à sa poursuite,
Incertaine quand on voit le ciel à l'envers. »

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Cette histoire sera bien moins palpitante que les autres, que les récits précédents, pour la simple et bonne raison que notre petite famille se trouvait au Pays Imaginaire pour se cacher et fuir la Prophétie.

Alors, peut-être que certains ou certaines d'entre vous trouveront cela un peu... Lâche ?

Mais, honnêtement, qui sommes-nous pour juger ?

Personnellement, je comprends tout à fait, puisque c'est clairement ce que je fais depuis plusieurs semaines. Mon dernier Burn-out a éteint mon cerveau et je me suis réfugiée au Pays des Merveilles, avec Will, et dans ces histoires que je raconte.

Ainsi se terminera cette histoire, ce court chapitre.

Oh, mais si vous le souhaitez, je peux vous narrer leurs petites aventures au Pays Imaginaire !

Lorsqu'ils découvrirent la Grotte de l'Écho, quand Hope s'amusa dans la Cabane de Wendy, ou que Will se posta de longues heures devant l'Arbre de la Réflexion. Aussi, Luna aimait passer du temps au Lagon des Sirènes, en passant par le Vallon Noir.

Vous l'aurez compris, ils restèrent des années et des années dans cet étrange Royaume, sans jamais vieillir, et Hope ne dépassa pas les treize ans.

La Prophétie ne pourrait donc pas se déclencher.

Et l'Épée Vorpaline resta caché, jusqu'à la Fin des Temps.

Je vous laisse ici, si vous le désirez.

Quant à moi, je retourne au Pays des Merveilles.

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Et vous ?

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« À la vie, à y croire,
À nos célébrations,
Sauver sa peau, sauver son nom,
À ne garder que le beau. »

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THE END

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SURPRISE !

Une petite poésie sous la forme d'une chanson !

Un poème qui a carrément un rapport avec cette étrange Saga, au sujet du Valet de Cœur.

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Emmenez-moi

Sur l'ordi, où le poids et le stress,

Me font mal au dos,

Je sirote parfois une Guinness,

Pour continuer mon boulot.

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Je voyage au bout du Monde,

À travers un écran,

Échappant chaque secondes,

Aux milliers de gens,

Insupportables.

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J'écris dans mon carnet,

Je narre mes histoires,

De tartines beurrées,

D'un lièvre en retard,

Incroyables.

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Moi qui n'ai connu toute ma vie,

Que la pauvreté,

J'aimerais laisser par ici,

Ce triste passé.

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Emmenez-moi où mon âme s'éveille,

Emmenez-moi au Pays des Merveilles,

Je pense que le Valet de Cœur,

Laisserait chanter les fleurs.

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Dans les Pubs, quand la nuit arrive,

Avec les copains,

Ils parlent d'une allure vive,

Mais je suis déjà loin.

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Je perds la notion du temps,

Et mon esprit s'évapore,

Dans un Pays effrayant,

Que les enfants adorent,

Vers le château.

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Et je vois un long labyrinthe,

Puis, un chat qui chante,

Une bien longue complainte,

Et les huîtres bruyantes,

Sourient au Dodo.

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Quand les Pubs ferment, que l'ivresse,

Envahi tout mon esprit,

Est-ce moi ou la Guinness,

Qui part loin d'ici ?

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Emmenez-moi où mon âme s'éveille,

Emmenez-moi au Pays des Merveilles,

Je pense que le Chapelier Fou,

Est un peu comme nous.

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Quand je plonge dans un livre,

Ou dans mes histoires,

Un Lapin me fait suivre,

Dans la Forêt Noire.

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Prenant la route qui mène,

Vers la Reine de Cœur,

C'est encore la même rengaine,

Il faut peindre les fleurs,

Toutes en rouge.

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Et les cartes vivantes,

Me font jouer encore,

Jusqu'à la semaine suivante,

L'éveil fige ce décor,

Plus rien ne bouge.

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Emmenez-moi où mon âme s'éveille,

Emmenez-moi au Pays des Merveilles,

Le Valet de Cœur, il semblerait bien,

Qu'il ait finalement volé le mien.

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15.03.2022

Inspiration : 'Emmenez-moi' par Charles Aznavour.

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