Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Elle avait pardonné Osman pour son propre bien-être. Aujourd'hui, elle le pardonne parce que lui aussi a besoin de cette paix. [Magnificent Century : Kösem]

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord « La Fabrique à Plume» du 10/03/2022. 30 minutes sur le thème des citations et chansons. N°1 : Vitaa, Slimane - XY

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Le pardon d'une mère

Kösem lui avait déjà pardonné, plus pour elle que pour lui d'ailleurs. Elle lui avait pardonné pour ne plus vivre dans la haine car ce sentiment ne ramènerait jamais Mehmed à la vie. Sauf que là, voir Osman rongé par le regret, le remords, la culpabilité et la haine de lui-même, elle lui pardonne pour lui aussi. Elle voit ses larmes, ses épaules qui tremblent et elle réalise combien il est encore jeune... Il a beau être sultan, c'est encore un enfant à ses yeux, le sien, même s'il n'est pas né d'elle. La mort d'Ahmed a pris tout le monde par surprise, il y a eu Halime, Mustafa, Dilruba, qui ont essayé de les tuer.

Et si Allah l'a épargné, il le teste sur ce trône aussi glorieux que pesant.

On nous demande
D'être l'épaule, d'être les bras, de rester là
Et de sourire devant les gens quand rien ne va
On se demande bien trop de choses qu'on ne sait pas
On se demande
Si on pardonne

Osman n'a que seize ans.

Il n'a été que peu préparé pour sa tâche.

Et il avait toutes les raisons du monde de croire son lala, de croire sa grande-tante, versés dans la politique, des raisons nourries par l'inimitié ouverte que lui portait son demi-frère.

Alors oui, il a signé la fatwa contre son sang, renouant avec la loi du fratricide royal.

Sauf que ce n'est pas de sa faute.

Osman est un enfant.

Les enfants, on les impressionne, ils cherchent à rendre heureux, à plaire, ils ont une confiance aveugle parce qu'ils n'ont que ça pour apprendre à survivre en ce bas monde.

Osman est un enfant à qui on a pris son bébé en représailles, dont on brise l'âme un peu plus chaque jour, on l'écartèle pour un peu de son pouvoir qu'il ne sait pas maîtriser encore car on s'est arrangé pour qu'elle ne soit pas là pour l'épauler.

La différence et toutes les remises en question
Si l'on oublie les idéaux, les illusions
Si on pardonne les faux pas, les déceptions

-Vous, au moins, vous avez pu pleurer Mehmed. Moi, je n'ai pu ni le pleurer ni le regretter... Je n'arrive pas à me pardonner... Comment le pourrais-je ? J'ai tué mon propre frère...

Non, Kösem ne le pardonne plus pour elle. Elle le pardonne pour le sauver lui.

-Je te pardonne, mon enfant. Tu dois te pardonner aussi.

Ses bras l'accueillent avec tout son amour et toute sa chaleur.

Je te pardonne

FIN